UADF 6 18 mai 2013

Catégorie : Ethique et tac !, le rendez-vous d'Adélaïde Pouchol
Posté par : Adélaïde Pouchol le 17-05-2013

 

 

 

 

Plongé depuis cinq ans dans le coma suite à un accident de la route, Vincent Lambert, du haut de ses 37 ans et du fond de son lit d'hôpital au CHU Sébastopol de Reims, a relancé le débat sur l'euthanasie. Une histoire dont les médias auraient bien voulu s'emparer, la situation était idéale, celle tragique d'une personne désormais condamnée à une vie jugée insupportable, une femme et une sœur convaincues de devoir le « laisser partir » par amour et des médecins ayant jugé, collégialement et selon les termes prévus par la loi, que le cas dudit patient permettait d'accélérer la venue de la mort.

L'affaire a été rapportée par Jeanne Smits, directrice de Présent, sur son blogue http://leblogdejeannesmits.blogspot.fr, révélant par la même occasion qu'une forme d'euthanasie par omission est pratiquée dans l'hexagone en toute impunité.

 

Vincent Lambert allait-il être le nouveau Vincent Humbert ? Une autre Chantal Sébire ? Il s'en est fallu de peu pour cet homme plongé dans un coma pauci-relationnel, comprenez à même d'entretenir une forme de relation minimale, de ressentir aussi émotions et douleur. La décision collégiale avait été prise par les médecins et la femme de Vincent Lambert le 8 avril d'arrêter l'alimentation et l'hydratation du patient, une manière de le laisser mourir à petit feu sans recourir à l'injection létale encore – pour combien de temps ? – interdite en France. Parce que mourir de faim et de soif, en revanche, est légal depuis que la Loi Leonetti de 2005 autorise à considérer l'alimentation et l'hydratation comme des traitements médicaux plutôt que des soins. Alors que d'aucuns croient encore qu'avoir un toit et manger à sa faim est un droit inhérent à tout homme, le législateur en a décidé autrement. Paradoxalement, l'eau et la nourriture ne sont pas encore remboursées par la Sécurité sociale…

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Catégorie : Société
Posté par : Philippe Cappello et Joël Hautebert le 16-05-2013

 

 

 

À l'heure où nous écrivons ces lignes, nous attendons la décision du Conseil constitutionnel au sujet de la dénaturation du mariage, sans grand espoir, disons-le franchement. Après la promulgation du texte, des élus (officiers d'état-civil), des fonctionnaires, des notaires vont se retrouver dans la très délicate situation de devoir faire le choix entre la collaboration ou la fidélité à la justice et à leur conscience. Hélas, dans notre pays, bien d'autres professionnels (de santé, les pharmaciens…) connaissent déjà ce dilemme dramatique, et très probablement d'autres suivront. Dans notre langage juridique actuel, ce refus de collaborer revêt la forme de l'objection de conscience. Nous jugeons bon de préciser cette terminologie, en adjoignant dans la mesure du possible un article qui souligne la dimension objective du jugement de la conscience : objection de la conscience. On peut parler aussi d'objection de conscience anthropologique. Face au nombre de plus en plus élevé de Français soumis aux risques de répression à cause de leur fidélité aux principes les plus élémentaires de la loi naturelle, nous ne pouvons rester passifs. C'est dans cet esprit de résistance que l'association Objection ! a été créée pour soutenir tous ceux qui ne « lâcheront rien ». Nous constatons que notre démarche correspond au souhait exprimé par plusieurs évêques français. À titre d'exemple, dès le mois de février, Mgr Dominique Rey, évêque de Fréjus-Toulon, (l'un des parrains d'Objection !), écrivait que « la démarche de résistance civique peut encore revendiquer l'exercice de la clause de conscience et de l'objection de conscience face à la corruption de la loi devenue inique puisqu'elle offense gravement les principes d'humanité » (1). De son côté, Mgr Pierre Raffin, évêque de Metz, a écrit juste après le vote en deuxième lecture du projet Taubira que « cette résistance devra tôt ou tard s'incarner dans des engagements concrets et elle a une dimension politique, mais il n'appartient pas aux pasteurs de l'Église de l'organiser » (2).

 

 

1. Éditorial publié dans le mensuel diocésain Église de Fréjus-Toulon, n° 170 - février 2013.

2. Communiqué du 25 avril 2013.

 

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Catégorie : Sommaire
Posté par : le 08-05-2013

 

 

 

Au sommaire du numéro 1542 daté du 11 mai 2013 :

 

Événement
Édition catholique, le choc des crises.

 
Dossier

313 : Constantin amorce le printemps chrétien.

L'Édit de Milan a ouvert une nouvelle ère pour le christianisme. Retour sur un anniversaire riche d'enseignements.

 
Actualité

Quel avenir pour la famille ?

Retour sur une mobilisation

Depuis l'été 2012, les Français se mobilisent contre le projet de loi du « mariage pour tous ». Alors que la loi est passée, retour sur des réactions inattendues avec un député UMP et un juriste européen.

 

Procès aux États-Unis : de l'avortement à l'infanticide.

 
Culture

Ernest Hemingway : le jeu de l'amour et de la mort.

 

Vade-mecum du droit naturel : La doctrine sociale de l'Église

Seule la doctrine sociale de l'Église permet de respecter un droit naturel garant de la justice du droit et d'une véritable liberté.

 
Figure spirituelle

Sœur Ulrika, la petite Thérèse d'Outre-Rhin.

 
Magistère

Se dépouiller des idoles pour adorer Dieu et annoncer l'Évangile.

 
Tribune

Scouts unis par la prière.


Disponible dans notre boutique :
Journal n°1542 du 11-05-2013

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Catégorie : Société
Posté par : La rédaction le 06-05-2013

 

 

 

 

 

Luca Volontè est président du groupe parlementaire du Parti Populaire Européen au sein de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe. Il adresse un courageux message de soutien et d'espérance à tous ceux qui, en France, se battent depuis des mois contre le « mariage pour tous ». 

 
Chers amis de la « Manif pour Tous »,
 

Vous êtes la plus belle surprise d'Europe de cette année!

Dans ces derniers mois, du Royaume-Uni à l'Irlande, de la Belgique à la Hollande, nombreux croyants et non-croyants, chrétiens,  musulmans et laïcs descendent dans les rues avec courage et protestent contre les lois et les mesures des gouvernements qui veulent changer la société et la nature humaine. Dans ces derniers mois, il semble être politiquement incorrect de réaffirmer la simple vérité des faits, la vérité de la vie de l'homme, la vérité de tous les siècles, la dignité de la vie humaine de sa conception à sa mort naturelle, la vérité de la famille fondée sur l'amour d'un père et d'une mère, la liberté religieuse d'affirmer ses propres convictions en public… Vous avez été capables, avec spontanéité et esprit pacifique, d'être un signe de vérité dans la société française. "Pour se poser, il faut  s'opposer!", écrivait votre poète Claudel.


Vous avez fait face, avec courage et audace, persévérance et détermination, à cette barbarie moderne qui voudrait appeler progrès ce qui est simplement un retour aux jours les plus sombres de la décadence de toute l'histoire.

 

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Catégorie : Ethique et tac !, le rendez-vous d'Adélaïde Pouchol
Posté par : Adélaïde Pouchol le 03-05-2013

 

 

 

 

Comme annoncé, la proposition de loi sur la fin de vie du député UMP des Alpes-Maritimes Jean Leonetti a été discutée à l'Assemblée le 25 avril dernier. « Dormir avant de mourir, c'est tout l'objet de cette proposition de loi », expliquait ce jour-là le père de l'actuelle loi sur la fin de vie adoptée en 2005, qui entendait faire adopter le droit à la sédation terminale. Une pratique des plus délicates sur le plan éthique qui, si elle apparaît comme l'ultime et parfois meilleure solution dans certains cas de souffrance extrême, pousse un peu plus loin encore la ligne à ne pas franchir. Car il s'agissait ni plus ni moins de légiférer sur la possibilité pour un patient conscient mais en phase terminale d'une maladie incurable de s'administrer lui-même la solution létale. Un geste difficile, à bien des égards, à distinguer du suicide…

Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales et de la Santé, a rejeté la proposition. Non que le gouvernement ait changé d'avis sur sa volonté de faire évoluer la loi sur la fin de vie mais parce que, selon les mots du ministre, la question mérite un débat plus approfondi. La motion de renvoi en commission déposée par le groupe socialiste a donc été adoptée ce 25 avril et, sans indiquer de calendrier, Marisol Touraine a précisé que le débat ne pourrait être mené tant que le Comité Consultatif National d'Éthique (CCNE), mandaté sur la question par le Président de la République, n'aurait pas rendu son avis. L'avis en question, initialement annoncé pour le mois d'avril, a été retardé à mi-juin, date à laquelle devrait aussi être rendu le bilan du Comité national de suivi du développement des soins palliatifs et de l'accompagnement. Deux contributions importantes qui devraient influencer très largement la suite des évènements.

Paradoxalement, les députés des deux camps ont invoqué à la fois la nécessité de faire évoluer la loi et le fait que celle-ci n'était pas encore suffisamment connue et appliquée. Paradoxalement encore, c'est le même Jean Leonetti qui déplore le fait que la mort soit aujourd'hui trop médicalisée et qui voudrait faire dépendre celle-ci d'une injection létale, d'une ultime piqûre accordée par le corps médical.

À lire le rapport de la séance du 25 avril, on sent la difficulté immense devant laquelle se trouve le législateur qui voudrait à la fois préserver la dignité de la personne, qu'il place essentiellement dans la sauvegarde de l'autonomie et l'absence de douleur, et ne pas faire du suicide un droit-créance. Autrement dit, comment permettre au patient d'abréger une vie devenue insupportable sans organiser le droit au suicide ? Autant chercher à résoudre la quadrature du cercle…


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Catégorie : Ethique et tac !, le rendez-vous d'Adélaïde Pouchol
Posté par : Adélaïde Pouchol le 30-04-2013

 

 

 

 « Ahhh des fleurs pr les filles et des costards pour les mecs!! C'est une pote a Frigide l'organisatrice??!! » (sic). Commentaire cueilli au hasard d'une recherche sur G-Day, le salon du mariage gay « 100% masculin » qui s'est tenu le 27 avril à Paris. L'internaute est fâchée, et pas seulement avec la langue française. L'organisatrice en question, Claire Jollain, explique ainsi le pourquoi du comment : « Les femmes sont plus discrètes dans leur communauté et peuvent trouver des choses qui leur correspondent dans les salons du mariage classiques ». Et de poursuivre en expliquant que les hommes veulent autre chose que « des roses et des pivoines », ce qu'ils ne trouvent nulle part ailleurs, et qu'ils ont bien droit, par conséquent, à un salon rien que pour eux avec, qu'on se le dise, des « professionnels du nœud papillon ».

 

« Les gouines vous emmerdent, Claire ! On ne va pas attendre un salon du mariage pour s'habiller en costard à notre mariage ! », s'énerve une autre commentatrice. Les exposants « proposeront du haut de gamme décontracté » car les homosexuels forment une communauté « à fort pouvoir d'achat avec des goûts haut de gamme » (sic), explique encore Claire Jollain, s'attirant ainsi les foudres des chevaliers de l'égalité qui voient dans ce discours l'incarnation même du sexisme et du patriarcat : les homosexuels masculins seraient riches donc les lesbiennes seraient pauvres… Clichés inacceptables. Au sein de la communauté LGBT, la colère monte. Il est même des internautes pour traiter d'hétéros les organisateurs de ce fameux salon.

 

 

 

 

 

 

 

« et pour ne rien arranger les anti on recuperer cet article en disant qu'on s'etriper entre nous et qu'on se traiter d'hetero. pfff ils sont pathetiques… » (sic). Un commentateur assiste, désemparé, au pugilat par écrans interposés et s'inquiète de ce que ce salon 100% masculin soient une aubaine de plus pour les défenseurs de la famille. Qu'il se rassure, nous n'en attendions pas moins de la communauté homosexuelle.

Ce salon exclusivement masculin serait-il une incohérence, un loupé sur le plan marketing des promoteurs de l'égalité des droits ?

Les homosexuels parlent eux-mêmes de communauté, leur sémantique est empreinte, à leur corps défendant, de ce repli identitaire propre aux minorités. Plus encore, ces mêmes personnes homosexuelles se définissent d'abord par leur orientation sexuelle, créant ainsi des groupes au sein du groupe entre ceux qui aiment les hommes, ceux qui aiment les femmes et ceux qui aiment les deux. L'homosexuel masculin, par définition, exclut la femme de sa vie affective. Ce salon n'en est que l'application concrète, somme toute assez cohérente avec le reste de l'idéologie qui les anime.

Le scénario aurait pu être écrit à l'avance.

Ce sont ces mêmes lesbiennes qui nous criaient lors des manifestations pro « mariage pour tous » que l'égalité des droits pour les homos n'enlèverait rien aux hétéros. De la même façon, que les homosexuels masculins fassent un salon du mariage n'enlève pas le droit aux lesbiennes d'en faire un si cela leur chante et d'y vendre des costumes d'hommes si tel est leur bon plaisir.

Qu'enfin, tout ce petit monde se rassure, la masculinité ne veut plus dire grand-chose et une femme qui se sent homme sera certainement accueillie à bras ouverts dans ce lieu 100% masculin.

 


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Catégorie : Mélodie Grégorienne
Posté par : Un moine de Triors le 27-04-2013

 

 

À côté des alléluias dont le texte se borne à citer l'Évangile, on trouve aussi des alléluias plus théologiques, qui fournissent une réflexion sur le mystère. L'alléluia Christus resurgens de ce 4e dimanche après Pâques, comme celui du dimanche de Pâques, Pascha nostrum, se range nettement dans cette seconde catégorie. Il est emprunté à la grande épître de saint Paul aux Romains : « Le Christ une fois ressuscité des morts ne meurt plus, la mort n'exerce plus de pouvoir sur lui. » Message plein de certitude et aussi plein d'espérance car il ne concerne pas seulement le Christ mais chacun et chacune d'entre nous. La longue mélodie de cet alléluia paisible nous redit cette vérité avec un calme parfait qui donne au triomphe de la Résurrection son caractère de souveraineté achevée. La mort s'est montrée on ne peut plus violente dans son assaut contre le Christ, mais la Vie n'a pas besoin de violence pour s'imposer, elle rayonne ­d'elle-même, et son calme est la marque de sa toute-puissance. Le printemps émerge presque insensiblement de la nature endormie et encore enfoncée dans les frimas de l'hiver. Pourtant sa victoire éclate de partout. C'est vraiment une belle image naturelle et créée de ce qui se passe dans les âmes, dans l'Église, au moment de la Résurrection du Christ, et les compositeurs grégoriens ont compris cela en profondeur. La joie qui passe dans les mélodies pascales est souveraine dans sa sérénité, elle est comme empruntée même à la joie de l'autre rivage, celui de l'éternité, et elle reflue sur nous en paix, en certitude tranquille. C'est ce que l'on ressent en chantant ce merveilleux alléluia du 1er mode.

 

 Pour écouter cet Alleluia.

 

Ce billet est extrait du dernier numéro de L'Homme Nouveau que vous pouvez commander à nos bureaux (10 rue Rosenwald, 75015 Paris. Tél. : 01 53 68 99 77, au prix de 4 euros), ou télécharger directement sur ce site en cliquant sur le lien ci-dessous.


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Journal n°1541 du 27-04-2013

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Catégorie : Société
Posté par : La redaction le 26-04-2013

 

On peut lire sur la page Facebook du diocèse de Metz un excellent communiqué de Mgr Raffin, évêque de ce diocèse à propos de l'adoption de la loi Taubira, de l'esprit de résistance face à celle-ci et de sa nécessaire traduction politique. Nous le reproduisons ci-dessous :

 

Communiqué

 

Au lendemain du vote de la loi « sur le mariage pour tous »

 

 

Et maintenant qu'allons-nous faire ?

 

Nos gouvernants ont réussi à imposer à notre pays le "mariage pour tous", en dépit de l'opposition grandissante et sans doute majoritaire des français. Une telle précipitation surprend, au moment où la crise économique imposerait tant d'autres priorités plus urgentes !

 

Quoi qu'il en soit, ne regrettons pas la mobilisation de ces derniers mois qui aura permis à beaucoup d'hommes et de femmes de France de mieux s'informer et d'affiner leurs convictions.

 

Rappelons-nous que ce qui est légal n'est pas forcément moral. Il peut y avoir en effet des lois que notre conscience refuse de tenir pour justes, non seulement parce qu'elles sont contraires à nos convictions religieuses, mais parce qu'elles sont contraires à cette loi naturelle inscrite dans le cœur de tout être humain. C'est le cas de l'interruption volontaire de grossesse, légale en France, mais qui n'en est pas moins une atteinte grave à la vie et que refuse toute conscience morale éclairée ou non par la Parole de Dieu.

 

L'histoire de l'Eglise nous rappelle que des chrétiens sont morts martyrs pour avoir refusé d'obéir aux lois de l'Etat qui offensaient leurs convictions religieuses (sacrifier aux idoles, ne pas respecter le dimanche...). Elle nous apprend aussi que, par leur témoignage silencieux et la rectitude de leur conduite, les chrétiens ont transformé la société civile. Si, ces derniers mois, l'attachement aux valeurs s'est soudain réveillé, c'est parce que notre culture demeure quoi qu'on en dise imprégnée par le judéo-christianisme.

 

Ne rougissons donc pas de nos convictions sur la famille et le mariage. Elles sont porteuses d'un vrai projet pour notre temps qui articule de façon cohérente la vocation des personnes, l'engagement au bien commun et l'avenir de la société.

 

1. Toute personne humaine est sexuée, elle est masculine ou féminine, non en vertu d'une décision personnelle, mais de par la naissance. C'est en acceptant cette caractéristique de son être qu'une personne peut grandir de façon harmonieuse et heureuse.

 

2. Ce qui fonde la famille, c'est un homme et une femme qui s'aiment et qui s'engagent à s'aimer dans la durée, en prenant la responsabilité d'élever les enfants qui peuvent naître de leur union. Cette responsabilité n'est pas seulement d'ordre privé : elle a une dimension sociale que les lois de l'Etat ont avantage à soutenir comme l'a fait jusqu'ici en France la législation sur le mariage civil.

 

3. L'enfant n'est pas un droit, c'est le fruit d'un amour entre un homme et une femme. Pour sa croissance humaine et spirituelle, l'enfant a besoin d'un père et d'une mère. Aucune manipulation technique ne pourra cacher cette réalité fondamentale.

 

4. Les parents sont les premiers éducateurs de leurs enfants. Certes, ils doivent être soutenus en ce domaine par les institutions de la République, mais celles-ci ne peuvent déposséder les parents de leur droit fondamental d'éducateurs de leurs enfants.

 

La résistance à laquelle les circonstances présentes appellent les chrétiens n'est pas la violence des zélotes contemporains de Jésus, mais la force tranquille des béatitudes, fondée sur la réflexion et le discernement, la méditation des Ecritures et la prière. L'homme des béatitudes ne tient pas pour acquis ce que tout le monde pense, dit et fait. Il ne tient pas pour acquis ce que l'opinion présente comme une évidence ou une certitude, il se laisse conduire par l'Esprit Saint vers la vérité tout entière.

 

Cette résistance devra tôt ou tard s'incarner dans des engagements concrets et elle a une dimension politique, mais il n'appartient pas aux pasteurs de l'Eglise de l'organiser, leur rôle est de soutenir et d'éclairer. Tel est l'objet de ce message.

 

25 avril 2013

 

+ fr. Pierre RAFFIN, o.p.

évêque de Metz


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Catégorie : Humeur
Posté par : Karol Magne le 25-04-2013

 
 

Cela se répand comme une brume, sur un marais, un soir de grisaille et de novembre, poisseuse, angoissante et nauséabonde sur le pays. Comme une nuit polaire qui n'en finit pas et pèse sur l'âme et oppresse le cœur. Ce ne sont pas seulement ces quelques cartouches de gaz lacrymogène, dont le ministre de l'Intérieur a dû découvrir un stock dans les surplus d'un dictateur parti à la retraite, tant, nonobstant les réductions budgétaires, il les utilise pour un oui, pour un mais, avec la générosité d'une nourrice normande. Non, ce qui écœure, ce sont les mensonges, cet épais brouillard qui s'insinue par tous les pores de la société, obscurcissant le ciel de l'intelligence jusqu'à la nausée.

Tout un chacun, quel que soit son camp, prend des libertés, que dis-je des libertés, chacun se livre pieds et poings liés au mensonge, en échange d'une couarde facilité pour dissimuler de petits ou de grands travers, par paresse car il est toujours plus facile de céder que de résister.

Chaque fois que la vérité semble trop pâlotte, trop terne ou alors au contraire, trop brillante, trop lumineuse, chacun d'une façon ou d'une autre prend la liberté de réécrire le réel pour essayer de plier celui-ci à ses caprices. Alors bien sûr, lorsque l'on est à la manœuvre, on a toujours d'excellentes raisons de rebroder, de dissimuler, de travestir la vérité. Et chacun alors, avec souvent beaucoup plus d'éloquence que lorsqu'il faut défendre ce réel, qui se dresse comme un rempart contre nos chemins de traverse et autres élucubrations fruits de la perversion de nos âmes, chacun fait preuve de beaucoup d'ingéniosité pour défendre l'indéfendable, et s'offusque de voir que ses amphigouris ne soient pas repris en chœur par tous et que même, certains, par esprit, forcément de contradiction (en langage médiatique : par fascisme et traîtrise réactionnaire), s'opposent à ce travestissement du réel en chimères aussi vaines que nuisibles.


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Catégorie : Société
Posté par : Pasquin le 22-04-2013

 

 

Parce que nous sommes déterminés, efficaces, avec un vrai sens collectif et une farouche subsidiarité concrète. Nous n'appartenons pas à un mouvement, nous sommes le mouvement ! Là où nous nous trouvons, nous sommes la réaction, avec un sens de l'initiative extrêmement créatif, un humour récurrent et une incroyable faculté à tout donner : du temps, de l'énergie, de l'argent, et notre réputation de bon bourgeois!
Les limites de notre action ne sont pas fixées par un parti qui exige une discipline centralisée, mais par notre conscience éclairée, pour la plupart d'entre nous, par notre pratique ou notre culture chrétienne : nous n'agressons pas, nous ne dégradons pas, mais nous sommes présents ! De toute notre présence. Nous ne partons que quand le gaz nous fait suffoquer ou que les matraques cassent les membres, et nous partirons de plus en plus tard et nous irons de plus en plus près.
Nous utilisons le verbe, la seule arme de destruction massive de la connerie ambiante, souvent le verbe haut, nous ne nous tairons pas ! Et comme ils n'entendent toujours pas, alors nous chantons… Nous chantons la Marseillaise et nous le ferons encore longtemps et encore plus fort car contrairement aux footballeurs milliardaires, nous, nous la connaissons. Elle symbolise pour nous, aujourd'hui, le sens du bien commun, finalité de la politique.

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Catégorie : Société
Posté par : Philippe Maxence le 21-04-2013

D'emblée, Madame Taubira a placé son projet de mariage homosexuel dans la perspective d'un changement de civilisation. Mais même en démocratie, une civilisation ne se joue pas à pile ou face, au hasard d'une majorité de circonstances. On ne force pas l'Histoire, comme si elle était une pauvre fille dont on peut tout obtenir. Les tentative de changements de civilisation, opérés dans le passé par les idéologues, ont montré plus d'une fois leurs funestes conséquences.  Robespierre, Lénine, Hitler, Mao et bien d'autres encore ont déjà cru qu'il suffisait d'une loi pour transformer la nature humaine et la plier à la volonté d'un projet rénovateur et moderne, que l'évolution des temps rendrait nécessaire. Le sang, la barbarie, la violence ont toujours été le résultat funeste de ces actions. La nature humaine n'est pas à repenser et à reconstuire ; elle est à protéger.

La semaine qui commence sera déterminante pour l'avenir de notre civilisation, pour la famille, pour notre pays et pour notre perception de ce qu'est l'humanité elle-même. Il est évident qu'il faut continuer aujourd'hui à s'opposer à cette loi et le montrer clairement. Dans le calme, la détermination, sans céder aux provocations et même en les prévenant.

On connaît la méthode révolutionnaire : la provocation de quelques uns entraînant la repression des forces de l'ordre permet de faire basculer à terme la population inerte du côté des révolutionnaire. Aujourd'hui, il faut bien avoir en tête que certains policiers ont adopté par ordre ce type de méthode. En civil, ils utilisent la provocation afin de créer un climat répressif et montrer à la population que la violence vient des opposants au mariage homosexuel. Les médias, qui n'ont même pas besoin d'être aux ordres puisqu'ils baignent et entretiennent le même climat culturel, répercutent ce mensonge à l'envi. C'est pourquoi il est plus que nécessaire aujourd'hui d'être vigilant. Le combat que nous menons nous dépasse tellement que nous ne devons pas céder à la fièvre et à l'emportement.

 

 

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Catégorie : Ethique et tac !, le rendez-vous d'Adélaïde Pouchol
Posté par : Adélaïde Pouchol le 19-04-2013

 

 

 

 

« Embryons surnuméraires dépourvus de projet parental ». Un nom qui équivaut à un arrêt de mort. La technique de la congélation d'embryons en vue d'une réimplantation nous vient tout droit d'Australie où elle fut réalisée pour la première fois en 1984. Depuis, nous ne le savons que trop bien, la pratique est désormais courante en France. Mais pour qu'une grossesse aboutisse, il faut plusieurs essais… C'est pourquoi plusieurs embryons sont conçus in vitro puis congelés s'ils n'ont pas été utilisés, en attendant un éventuel projet parental. Ils sont conservés cinq ans maximum, délai au-delà duquel ils sont détruits sans plus de cérémonie.

En 2008, l'Académie pontificale pour la Vie avait rendu un avis sur les embryons congelés dont le statut est éminemment délicat. Comme on pouvait le prévoir, il est apparu qu'aucune solution, que ce soit la réimplantation ou la destruction, n'était morale. Un vrai casse-tête, donc, pour les personnes soucieuses de respecter la dignité humaine et confrontées à l'existence de ces milliers d'embryons dont on ne sait que faire.

Comme nous vivons une époque décidément formidable, d'aucuns, moins chagrinés par la notion de dignité, ont mis en place un processus bien huilé. Ainsi l'Institut Marquès, à Barcelone, spécialisé dans la Procréation Médicalement Assistée (PMA), explique :

 

« Adopter signifie s'occuper d'un être humain comme si c'était son propre enfant lorsque les parents biologiques de celui-ci n'ont pas la possibilité de le faire.

Adopter un embryon signifie réaliser un traitement en vue d'obtenir une grossesse grâce à des embryons dont leurs parents biologiques n'ont pas choisit leur affectation.

En ce qui concerne l'affectation des embryons congelés, la loi sur la reproduction assistée permet toutes les options possibles:

les implanter à la patiente même.

Les donner à d'autres patientes.

Les détruire.

Les donner pour la recherche. »

 

Outre-Atlantique, les promoteurs de la culture de mort ne perdent pas le nord. À l'aberration morale s'ajoute l'appât du gain depuis que la clinique de fertilité de Davis, en Californie, propose désormais à la vente des embryons surnuméraires aux couples stériles. Un procédé juteux et plus commode sur le plan technique puisqu'il permet d'échapper à la procédure de récolte des gamètes. Et résout facilement, par la même occasion, le problème des embryons congelés dépourvus de projet parental. Il faut faire de la place dans les congélateurs.

Plus d'adoption donc, mais ni plus ni moins l'achat de bébé, pour la modique somme de 7500 euros, peut être moins si l'on attend les soldes de l'été.

Le marché de l'être humain, ouvert avec les mères porteuses, se diversifie…

 

En France, d'aucuns attendent sagement que la vente d'embryons traverse l'Atlantique.


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Catégorie : Société
Posté par : Patrick de Pontonx, avocat au barreau de Paris le 15-04-2013

 

 


La morale fait son retour. Ou, plus exactement, la moralisation. Il y a loin, en effet, de l'une à l'autre. Tout le monde peut moraliser, et personne ne s'en prive. Ainsi du juste et du vertueux, comme de l'injuste et du vicieux. L'expérience, qui le montre, enseigne davantage : qu'il est plus aisé de moraliser que de donner l'exemple, ce pourquoi le vicieux s'entend mieux au premier rôle et le vertueux au second.

Ce constat conduit à s'interroger sur ce que signifie le terme « moraliser ». Ce n'est pas la même chose, en effet, de « faire la morale », par le discours, et de rendre un espace donné conforme aux exigences de la morale. Tartuffe « fait » la morale ; le juste la pratique et en répand les fruits. « Moraliser », pourtant, peut signifier l'un et l'autre. C'est pourquoi les discours actuels sur la « moralisation de la vie politique » sont si ambigus. Ils le sont d'autant plus que la « moralisation » évoquée ne paraît avoir qu'un seul objet : l'usage de l'argent.

Les politiciens aiment à moraliser, de gauche comme de droite, même si les premiers se sont fait une spécialité d'être une « incarnation des valeurs universelles », à proportion de leur perte de « toute énergie politique » (Jean Baudrillard, Libération, mai 1997).Ce n'est pas par hasard queJérôme Cahuzac, infiniment plus mal traité désormais par ses « amis » que par ses adversaires, se voit reprocher, non pas tant d'avoir commis une fraude fiscale qu'une « impardonnable faute morale » (François Hollande).

Mais de quoi parle-t-on ? Dire que la politique doit être « moralisée » c'est avouer qu'elle ne l'est pas. Soit. Mais en quel sens ? Veut-on suggérer qu'elle a besoin de plus de discours sur la morale, de plus de surenchère dans le pathos moralisateur législatif et médiatique, déjà insupportable, ou que l'on doit revenir à un sens moral de la politique ?

La première solution est à tous égards la plus facile. Elle ne coûte que quelques bricolages juridiques : imposer aux politiciens une déclaration de patrimoine, leur interdire un conflit d'intérêts. À peu de frais, elle peut apaiser les colères montantes, redorer peut-être l'image ternie de la présidence vertueuse et des politiciens. Mais sa simplicité n'est pas la seule cause de son adoption probable. Il se peut aussi qu'elle soit la seule concrètement possible.

 

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Catégorie : Ethique et tac !, le rendez-vous d'Adélaïde Pouchol
Posté par : Adélaïde Pouchol le 12-04-2013

 

Le député UMP des Alpes-Maritimes Jean Léonetti, rapporteur de la loi sur la fin de vie de 2005, a récidivé en déposant le 27 février dernier à l'Assemblée nationale une nouvelle proposition de loi pour « renforcer les droits des patients en fin de vie », qui devrait être discutée à l'Assemblée nationale le 25 avril prochain.

 

    

 

Les études n'en finissent pas de paraître qui montrent que l'on meure mal en France, que les Français veulent finir leur vie « dans la dignité », que nos voisins qui ont déjà légalisé l'euthanasie s'en portent très bien… mais aussi que la loi Léonetti sur la fin de vie de 2005 est méconnue de la plupart des Français et d'une large part du corps médical. La France s'était pourtant doté d'un arsenal législatif permettant la mise en place des soins palliatifs, un vrai pas en avant, malgré quelques ambiguïtés, dans la prise en charge de la fin de vie. Le chantier est loin d'être achevé, conduit notamment Jean Léonetti et le professeur Didier Sicard, ancien président du Comité Consultatif national d'Éthique (CCNE) chargé par François Hollande de rédiger un rapport sur la question. Au cœur de ce travail, de légitimes préoccupations, partagées par les promoteurs de l'euthanasie comme par ses opposants, notamment tenir compte de l'aspect éminemment politique de la fin de vie, au-delà de la subjectivité à travers laquelle chacun aborde la question de sa propre finitude. D'où l'exigence d'une loi qui fixe précisément les responsabilités des patients comme du corps médical. Autre préoccupation largement partagée, celle de développer les soins palliatifs en même temps que limiter l'acharnement thérapeutique. Reste à savoir si la mort est un acte médical, un ultime soin qui entrerait dans le domaine de compétence du personnel soignant…

 

 

 

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Catégorie : Société
Posté par : le 10-04-2013

Nous, juristes du monde,

Roberto ANDORNO, Docteur en droit, chercheur(Argentine)

Maria Gabriela AHUALLI STEINBERG, Procureur, Etat de Sao Polo(Brésil)

Fernán ALTUVE-FEBRES, Avocat, Lima(Pérou)

Julio ALVEAR, Professeur de droit, Santiago de Chili(Chili)

Marcello ANDRADE, Avocat, Sao Paulo(Brésil)

Ignacio BARREIRO, Directeur du bureau de Human Life International, Montevideo

(Uruguay)

Saffi BEN HALIMA, Professeur émérite de la faculté de droit de Tunis(Tunisie)

Alfonso DE RIVERO, Juriste, Ancien ambassadeur, Lima(Pérou)

Ricardo DIP, Juge à la Cour de Sao Paulo(Brésil)

Aviol FLEURANT, Professeur de droit international des droits de l'Homme, Avocat au

barreau de Port au Prince (République de Haïti)

Merab GVARAMIA , Full Professor of Law(Georgia)

Mariakutty KOCHUPURACKAL, Barister, Etat de Tamilnadu(Inde)

Mikhaïl N. KOUZNETSOV, Docteur ès sciences juridiques, professeur de l'Université de

Russie de l'amitié des peuples, professeur de droit, juriste, avocat(Fédération de Russie)

Carlos MAHIQUES, Professeur de droit et juge à la Cour de cassation de l'Etat de Buenos

Aires(Argentine)

Bernardo MANZANO-TORRES, Avocat, Guayaquil(Équateur)

Truong QUANG DUNG, barrister, Hanoï (Vietnam)

Pavel PARFENTIEV, Human Rights advocate, World Congress of Families Advisor for the

International Human Rights Law(Fédération de Russie)

Rodrigo PEDROSO, Avocat de l'État, Sao Paulo(Brésil)

Igor V. PONKIN, Doctor of science (Law), Law teacher(Fédération de Russie)

Horacio SÁNCHEZ DE LORIA, Avocat, Buenos Aires(Argentine)

Sesili SHAMATAVA, Assistant of barrister(Georgia)

Nino SULABERIDZE, Lawyer, Doctor of Law(Georgia)

Natalya TCHERNOVA, Avocat, Saint-Pétersbourg(Fédération de Russie)

Vicente UGARTE DEL PINO, Ancien Président de la Cour de Cassation, Lima(Pérou)

Appelons contre le danger de réification des enfants à adopter.

Depuis la Déclaration de Genève de 1924 sur les droits de l'enfant jusqu'à la Convention de New York relative aux droits de l'enfant du 20 novembre 1989 et la Convention de La Haye sur la protection des enfants et la coopération en matière d'adoption internationale du 29 mai 1993, le droit universellement consensuel repose sur trois fondamentaux convergents : d'une part, la famille est formée d'une mère etd'un père, d'autre part, l'enfant a droit à une famille, enfin, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être garanti par la société.


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Catégorie : Ethique et tac !, le rendez-vous d'Adélaïde Pouchol
Posté par : Adélaïde Pouchol le 05-04-2013

 

 

 

Depuis le 31 mars dernier – la délicatesse du gouvernement voulant que la chose soit officialisée le jour même de Pâques –, la contraception des mineures de 15 à 18 ans, jusqu'alors remboursée à 65%, est désormais intégralement prise en charge par la Sécurité sociale. Plus exactement, sont gratuits les pilules de première et deuxième générations, le stérilet et l'implant contraceptif. Depuis cette même date, l'avortement est gratuit pour toutes les femmes, toutes tranches d'âge confondues alors qu'il était auparavant gratuit uniquement pour les mineures et pris en charge à 70%, voire 80%, pour les femmes majeures. 13,5 millions d'euros. C'est le budget alloué à cette nouvelle mesure de promotion de la « santé sexuelle ». Une coquette somme prélevée dans nos poches pour financer la culture de mort.

La colère contre le gouvernement est depuis peu le sport national des Français, c'est depuis longtemps le passe-temps préféré des féministes, Planning Familial en tête. C'est pourquoi ladite association s'était fendue d'une lettre ouverte à Marisol Touraine, ministre de la Santé, lorsque celle-ci avait annoncé la gratuité de l'IVG et de la contraception le 23 octobre dernier. Le ton n'a pas changé et les invectives contre la politique du gouvernement en matière de santé sexuelle se multiplient depuis le 31 mars. Et pas seulement dans les rangs pro-vie. 

 

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Catégorie : Mélodie Grégorienne
Posté par : Un moine de Triors le 31-03-2013

 

 

L'alléluia du dimanche de Pâques met en musique la grande réflexion théologique paulinienne qui considère le Sacrifice du Christ comme l'accomplissement parfait et définitif du mystère de la Pâque. « Alleluia ! Pascha nostrum immolatus est Christus » (« Alléluia ! Le Christ, notre Pâque, a été immolé ») [1 Co 5, 7]. Voici un chant, fait extraordinaire, qui ne comporte en tout et pour tout que six mots. Merveille de l'art grégorien qui s'empare de chaque mot, le revêt de splendeur musicale, le fait résonner dans l'âme qui peut ainsi s'abîmer avec lui dans la prière, en un acte transformant de contemplation, d'un lyrisme profond et juste, réalisant le plus sûrement possible le double but de la liturgie qui est la gloire de Dieu et la sanctification des fidèles. La longue et incomparable mélodie extatique de « immolatus », en particulier, nous fait revenir, mais dans la paix inamovible de la lumière pascale, sur l'acte sanglant du Calvaire où le Christ est devenu pour nous l'Agneau de Dieu qui ôte le péché du monde. Ce 7e mode impressionne par son calme. Il prend son temps, il nous élève vers les hauteurs sublimes, il y demeure avec nous pour nous faire regarder longuement le mystère de la Croix qui ne peut être séparé de celui de la Résurrection. Il nous fait comprendre, au long de ces vocalises imprégnées d'amour, d'admiration et de joie tranquille, combien la tendresse du Père a eu et donc aura toujours le dernier mot sur la violence, la haine, la laideur et le sang. Chant d'éternité. Chant de l'Église d'ici-bas mais qui a désormais son cœur et sa certitude de l'autre côté de la mort, en pleine Vie.

 

 

 

 Pour écouter l' Alleluia de Pâques.

 

Ce billet est extrait du dernier numéro de L'Homme Nouveau que vous pouvez commander à nos bureaux (10 rue Rosenwald, 75015 Paris. Tél. : 01 53 68 99 77, au prix de 4 euros), ou télécharger directement sur ce site en cliquant sur le lien ci-dessous.


Disponible dans notre boutique :
Journal n°1539 du 30-03-2013

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Catégorie : Société
Posté par : Adélaïde Pouchol le 27-03-2013

Entretien avec Grégor Puppinck, directeur de l'European Centre for law and Justice (ECLJ)

 

 

Il était prévu que vous interveniez sur le podium de la Manif pour tous le 24 mars dernier mais vous n'avez pas prononcé votre discours…

 

Je le regrette vraiment car j'avais quelque chose à dire ! Les hommes politiques ont afflué à la tribune, certains n'étaient même pas prévus au programme. Ils ont tenu le micro, même ceux qui n'avaient pas grand-chose à dire. En tout cas, merci de diffuser le message que l'adoption, la PMA et la GPA, c'est-à-dire les mères porteuses, et l'endoctrinement scolaire des enfants suivent inévitablement le simple vote du « mariage pour tous ». C'est tout ou rien. Dès lors que l'on ouvre le mariage aux couples de même sexe, c'est une cascade, un effet domino : le droit au mariage entraîne le droit à l'adoption et le droit à la PMA, lequel entraîne à son tour le droit à la GPA. Quant au droit des parents d'éduquer leurs enfants dans le respect de leurs convictions morales et religieuses, droit pourtant garanti par la Convention européenne, il est resté lettre morte.

 

Quelle impression retirez-vous de cette manifestation ?

 

Je suis heureux de cette manifestation historique. Quelque chose a changé en France. La manifestation a montré la force de ce mouvement populaire, la force de l'attachement des Français à la famille. J'ai été impressionné par cette foule, elle était prête à avancer. Parmi les élus eux-mêmes, massés devant le podium, nombreux criaient « Aux Champs-Élysées » ! Avec un million de personnes dans la rue, tout est possible, même « le grand nettoyage de printemps ». Ce ne sont pas des excités qui ont manifesté, c'est le « pays réel ». Ce sont des pères et des mères de familles qui en ont assez de l'idéologie néo-marxiste que les médias et le gouvernement veulent leur imposer. 

 

Ils en ont aussi assez du chômage, du déficit public, de l'illettrisme et des taux d'impositions confiscatoires que cette même idéologie engendre. Alors si en plus, le gouvernement veut toucher aux enfants, en faire une marchandise, un droit, et les endoctriner, ça ne passe pas. La famille, déjà très fragilisée, est l'ultime ressource de notre société ; avec l'échec de l'école, la crise culturelle et économique, la société ne tient plus que grâce à la famille, et pourtant elle est méprisée. Si on casse la famille, tout s'effondre, y compris notre liberté. Tant qu'il y a la famille, il y a de l'espoir et de l'avenir.

J'ai le sentiment que c'est pour cela que nous avons manifesté – pas seulement pour envoyer un message au Président Hollande. C'est pour demander un retour au réalisme en toutes choses, la famille, la filiation, mais aussi l'éducation, l'école, l'économie, la finance, les retraites, etc. : « On veut du boulot, pas du mariage homo ! »

Jusqu'à la crise, la société a cru pouvoir devenir virtuelle, se financer à crédit, croître indéfiniment, produire toujours plus. Nous avons cru que la virtualité nous rendrait libres. Le mariage homosexuel appartient au monde de la réalité virtuelle, comme ces pseudo-filiations fondées sur le mensonge ou le secret et établies avec des donneurs anonymes par PMA ou GPA : c'est le monde virtuel du désir égoïste et de la technologie. Ce sens des réalités que nous avons perdu pour une jouissance illusoire, la crise économique est en train de nous le rendre en partie pour l'économie, et les manifestations familiales vont j'espère nous le rendre aussi pour la vie sociale, en particulier pour la famille et l'école.

Il faudrait maintenant que la manifestation ouvre de véritables perspectives capables d'orienter de façon constructive ce mouvement de contestation qui grandit depuis près d'un an. Quand les pères et mères de familles manifestent au contact des CRS, c'est que la crise est profonde et elle l'est : quelle France ? Quel avenir pour nos enfants ? En tout cas, pas celui de Christiane Taubira et de Pierre Bergé.

 

 

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Catégorie : Lecture
Posté par : Philippe Maxence le 25-03-2013

 

 
On ne présente plus Joëlle d'Abbadie, célèbre illustratrice de l'enfance et collaboratrice régulière de L'Homme Nouveau où elle publie la série « Les Bons Enfants ». Par le passé, elle a illustré des missels pour enfants ainsi que des albums complets. Puis, une grande étape fut franchie avec la parution de l'album Resurrexi qui rencontra un énorme succès auprès des petits et des grands.

La clé de cette réussite ? Elle tient peut-être dans la profondeur du texte, écrit par un moine bénédictin, le frère Étienne Roy, et le reflet visible que lui donnent les illustrations de Joëlle d'Abbadie, nées de son talent et de sa prière.

Les deux auteurs récidivent aujourd'hui avec Quid admiramini, qui se penche sur le mystère de l'Ascension, que le lecteur découvre à travers les yeux d'une petite fille, Marcotte.

C'est peu dire que Joëlle d'Abbadie s'est surpassée. Elle est sans doute aucun au sommet de son art et ce livre qui sort ces jours-ci constituera une magnifique cadeau pour la fête de Pâques et ce qu'on appelle désormais les fêtes de la foi (première communion, profession de foi, confirmation, etc.). Un album magnifiquement dessiné sur un texte poétique et inspiré. À commander dès maintenant pour être certain de l'avoir dès sa parution. 


Disponible dans notre boutique :
Quid admiramini

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Catégorie : Société
Posté par : La rédaction le 22-03-2013
Philippe Maxence, Rédacteur en chef de L'Homme Nouveau, sera présent samedi aux Assises de la résistance chrétienne à l'invitation de l'abbé Guillaume de Tanoüarn et du Centre Saint-Paul qu'il a créé et qu'il dirige à Paris.
 
Plusieurs interventions de qualité sont prévues, selon un programme riche et intense. Pour sa part, Philippe Maxence prendra la parole sur le thème de la résistance chrétienne à l'école du bienheureux Jean-Paul II.
 
Rendez-vous donc au Forum de Grenelle, 5 rue de la Croix-Nivert, 75015 Paris (Métro Cambronne ou Bus 80) à partir de 19h30.
 
Le lendemain évidemment, nous serons dans les rues de Paris. Pour mettre en pratique les leçons de la veille. Pour la famille, nos enfants et l'avenir de la civilisation.
 

 


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Catégorie : Ethique et tac !, le rendez-vous d'Adélaïde Pouchol
Posté par : Adélaïde Pouchol le 22-03-2013

2012… L'on se souvient de la jeune Pakistanaise, Rimsha, jeune trisomique d'une dizaine d'années, accusée à tort de blasphème et gardée emprisonnée de longues semaines. 2012, c'est aussi l'affaire Kruzmane contre Lettonie. Déboutée par les autorités de son pays, la Lettone Anita Kruzmane, mère d'une petite trisomique, porta plainte devant la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) contre son médecin pour ne lui avoir pas proposé de test de dépistage lors de sa grossesse. Alors que sa fille est aujourd'hui âgée de 10 ans, Anita Kruzmane porte plainte pour violation du droit à la vie familiale… et attend toujours la décision de la Cour. 2012, c'est la mise sur le marché, au mois d'août, du Praenatest. Venue de Suisse, cette méthode de dépistage est non invasive, une alternative moins coûteuse et moins dangereuse que l'amniosynthèse pour traquer, en toute sécurité, une éventuelle anomalie du bébé à naître. 2012, enfin, c'est comme chaque année l'élimination de 96% des fœtus porteurs de la trisomie 21, c'est la volonté orchestrée par le gouvernement et concrétisée par nombre de scientifiques, d'éradiquer une bonne fois pour toutes non pas la trisomie 21 mais les trisomiques eux-mêmes. 2012, c'est l'indifférence quasi généralisée aux souffrances, aux inquiétudes, aux difficultés comme aux joies des parents d'enfants trisomiques.

 

2012… C'est, malgré tout, le lancement, officialisé par la résolution de l'Organisation des Nations unies (Onu) A/RES/66/149 datée de décembre 2011, de la Journée mondiale de la trisomie 21, fixée au 21 mars de chaque année.

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Catégorie : Religion
Posté par : La rédaction le 18-03-2013

Philippe Maxence, rédacteur en chef de L'Homme Nouveau, a répondu à plusieurs questions concernant le nouveau pape, à la veille de la messe d'installation de François 1er. Un entretien à lire (cliquer sur le texte ci-dessous), sans hésiter à laisser un commentaire sur le site de Direct Matin. 

 

Le pontificat du Pape François commencera effectivement lors de la messe d'installation du 19 mars, jour de la Saint-Joseph. Une date symbolique qui jette un éclairage supplémentaire sur les choix du nouveau Souverain Pontife. Entretien avec Philippe Maxence, rédacteur en chef du bimensuel catholique L'Homme Nouveau qui publie un numéro spécial.


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Catégorie : Religion
Posté par : La rédaction le 14-03-2013

Intense émotion mercredi soir, 13 mars, après l'envol vers le ciel de la fumée blanche tant attendue. Intense émotion, non seulement Place Saint-Pierre à Rome, mais aussi dans le monde entier où les yeux rivés sur leur télévision les catholiques attendaient avec patience de découvrir le nom et le visage du nouveau pape. Quand l'annonce fut faite par le cardinal Tauran, ce fut la surprise. La mouette qui avait été remarquée sur la cheminée en fin d'après midi avait pourtant préfiguré à sa manière que le pape prendrait comme nom celui d'un ami des animaux : saint François. Un saint François, apôtre de la radicalité évangélique, disciple de la pauvreté et d'un christianisme ascète. Dès ce moment, l'Église ne fut plus orpheline; elle avait retrouvée un Père. À lui, maintenant, de nous conduire dans la vérité et la charité, aux portes du Ciel. Nous publions ci-dessous ses premières paroles. Cum Petro, Sub Petro.

 

 

 

Frères et Soeurs, bonsoir!
    Vous savez que la tâche du Conclave était de donner un Evêque à Rome. Il semble bien que mes frères Cardinaux soient allés le chercher quasiment au bout du monde… Mais nous sommes là… Je vous remercie pour votre accueil. La communauté diocésaine de Rome a son Evêque : merci ! Et tout d'abord, je voudrais prier pour notre Evêque émérite, Benoit XVI. Prions tous ensemble pour lui afin que le Seigneur le bénisse et la Vierge le protège.
    [récitation du Notre, du Notre Père, du Je Vous Salue Marie et du Gloire au Père]
    Et maintenant, initions ce chemin: l'Evêque et le peuple. Ce chemin de l'Eglise de Rome, qui est celle qui préside toutes les Eglises dans la charité. Un chemin de fraternité, d'amour, de confiance entre nous. Prions toujours pour nous : l'un pour l'autre. Prions pour le monde entier afin qu'advienne une grande fraternité. Je souhaite que ce chemin que nous commençons aujourd'hui et au long duquel je serai aidé par mon Cardinal Vicaire ici présent, soit fructueux pour l'évangélisation de cette Ville si belle !
    Et maintenant je voudrais donner la bénédiction, mais auparavant, auparavant – je vous demande une faveur : avant que l'Evêque bénisse le peuple, je vous demande de prier le Seigneur afin qu'Il me bénisse : la prière du peuple, demandant la Bénédiction pour son Evêque. Faisons cette prière en silence de vous tous sur moi.
    […]
 
    Maintenant je vais donner, à vous et au monde entier, à tous les hommes et toutes les femmes de bonne volonté, la Bénédiction.
    [Bénédiction]

    Frères et Sœurs, je vous laisse. Grand merci pour votre accueil. Priez pour moi et à bientôt ! Nous nous reverrons rapidement : demain je veux aller prier la Vierge pour qu'Elle protège Rome tout entière. Bonne nuit et bon repos !
 

 

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Catégorie : Société
Posté par : Adélaïde Pouchol le 13-03-2013

Le numéro de L'Homme Nouveau de cette semaine publie un dossier sur le projet de loi sur la recherche sur l'embryon qui devrait être voté le 28 mars prochain. La Fondation Jérôme Lejeune tire actuellement la sonnette d'alarme; par ce dossier L'Homme Nouveau s'y associe. En cinq pages, à l'aide de moralistes, de juristes  et de médecins, notre journal fait le point sur la nouvelle transgression qui pointe. Après avoir voulu organiser la société « sans Dieu et sans roi » (Jules Ferry), le monde moderne a décidé de se passer de l'homme. Nous publions ci-dessous le texte d'introduction à ce dossier. Non, l'embryon n'est pas un objet de laboratoire.

 

 

« Notre pays est très en retard sur les lois de bioéthique », déplorait le 4 octobre 2012 Catherine Lemorton, présidente PS de la Commission des Affaires sociales de l'Assemblée nationale. Le Sénat a en effet voté le 3 octobre dernier, à l'unanimité moins une abstention, une « proposition de loi tendant à modifier la loi n° 2011-814 du 7 juillet 2011 relative à la bioéthique en autorisant sous certaines conditions la recherche sur l'embryon et les cellules souches embryonnaires ». À l'autorisation par exception de recherche sur l'embryon, les « révisionnistes » de la bioéthique voudraient substituer un régime d'autorisation par principe. Concrètement, les faits seraient les mêmes puisque l'Agence de biomédecine (ABM) habilitée à dispenser ces autorisations en prodiguait avec générosité à qui voulait triturer des embryons pour l'avancement de la science…

Pourtant, symboliquement, l'enjeu est de taille. Autoriser, en bonne et due forme, la recherche sur l'embryon serait un nouveau « changement de civilisation », une avancée de plus dans la barbarie. Car il n'y a pas d'autres mots. Le premier pas était fait, les autres ont suivi dans l'indifférence quasi générale de citoyens saturés à l'envie par le débat sur le « mariage pour tous ». Livrés à eux-mêmes, les parlementaires se sont payé le luxe de débattre et de statuer au mépris de la loi de 2011. Laquelle stipule que l'État a l'obligation légale d'organiser des états généraux avant toute modification des lois bioéthiques et que ces mêmes lois ne devaient pas être révisées avant sept ans à compter de la dernière modification… Qu'importe, le texte a été voté au Sénat le 4 décembre dernier à 203 voix contre 74.

 

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Journal n°1538 du 15-04-2013

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Catégorie : Éditorial
Posté par : Philippe Maxence le 13-03-2013

 

 

La période que nous vivons dans l'attente de connaître le nouveau souverain pontife est un temps d'intense bruissement médiatique. Le monde cherche à imposer son propre tempo à la vie de l'Église à laquelle il reste pourtant étranger quand il ne s'en déclare pas un adversaire résolu. À nous catholiques, il revient de rappeler que l'Esprit Saint agit à travers les décisions et les passions des hommes, lesquelles ne sont pas toujours d'une pureté absolue. S'il convient d'éviter le piège du naturalisme, il faut se garder également de tout angélisme.

Plus que jamais notre arme est donc celle de la prière. Nous n'avons pas de candidat parce que l'Église ne ressort pas du champ de la foire démocratique. Mais nous pouvons demander à Dieu qu'Il nous donne un pape d'une sainteté exceptionnelle et qui saura, à la manière d'un saint Pie X, affronter les attaques du monde et réformer en profondeur l'Église dans la fidélité à la Tradition.

Pour le successeur de Benoît XVI, les défis seront nombreux. J'en vois cependant trois principaux : l'affrontement avec le laïcisme agressif, présent aussi bien en Europe qu'aux États-Unis ; la confrontation avec l'islam et l'activisme des sectes protestantes, (c'est le cas notamment au Brésil et en Afrique) ; la réforme de la Curie afin qu'elle travaille dans le même sens.

À ces trois défis, j'ajouterais ce qui doit constituer l'armature d'une vraie réponse et que Benoît XVI avait bien perçu en décrétant une Année de la foi : la réaffirmation et la transmission de la doctrine catholique. Oui, plus que jamais, saint Pie X, priez pour nous !


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Catégorie : Théologie
Posté par : Cardinal Charles Journet le 13-03-2013

 

Sous le titre complet, Eglise romaine : « nom d'humilité mais aussi de miracle », le cardinal Journet a traité dans son célèbre traité sur l'Église le sens de la romanité, attachée à l'Église. En voici un extrait :

 

 

« L'Église vraie est l'Église du vrai pape, du vrai successeur de Pierre, mais le vrai pape est, en droit divin disons-nous, l'évêque légitime de Rome. Qui donc voit à quel titre précis le vrai pape est romain, voit, du même coup, à quel titre précis la vraie Église est romaine. Église romaine, ce sera non pas cependant son nom intérieur compréhensif, profond; mais son nom concret, apparent, immédiatement saisissable : quand les communautés chrétiennes d'extrême Orient, tirées du paganisme par François Xavier et demeurées sans prêtres pendant deux cents ans, virent débarquer enfin de nouveaux missionnaires, elles les reconnurent en leur demandant s'ils obéissaient à la robe blanche

Jésus le Nazaréen,homme approuvé de Dieu... » (Act., I, 22). Sans doute, Jésus était plus que cela; pourtant il était vraiment cela, Pierre pleura amèrement d'avoir renié ce nom d'humilité, c'est ressouvenant que son Maitre ne s'était fait Nazaréen que pour habiter avec nous, que c'était là, au fond, l'un des noms très doux de son amour. Église romaine,c'est, peut-on dire semblablement, le nom de servitude de l'Église divine, son nom d'humilité emprunté à un coin de terre, car pour sauver le monde il fallait qu'elle connût à son tour les asservissements du temps et de l'espace.

En même temps, c'est déjà un nom de miracle. Il fait connaître directement – non pas en vertu d'une simple métonymie, mais en vertu d'une véritable promotion de l'épiscopat romain à l'épiscopat universel – où se trouve le pouvoir spirituel que Simon, fils de Jean reçut de Jésus au lac de Tibériade, et qu'il vint déposer lui-même au sein de la communauté chrétienne fondée dans la Rome païenne, dans Babylone (I Pierre, V, 13),pour qu'il unifiât de là tous les chrétiens de l'univers. »

 

Extrait de L'Église du Verbe incarné, tome 1, Charles Journet, Desclée de Brouwer, 1955, p. 559.

 

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Catégorie : Théologie
Posté par : Cardinal Charles Journet le 12-03-2013

Qui peut légitimement élir le pape ? Alors que s'ouvre aujourd'hui le conclave, un petit rappel sous le plume du cardinal Charles Journet :

 
 

« Durant la vacance du siège apostolique, l'Église ne possède, sur le chapitre de la juridiction suprême, que le pouvoir de procéder, par la voie des cardinaux ou, à défaut, par d'autres voies, à l'élection d'un pape « Papatus, secluso papa, non est in Ecclesia nisi in potentia ministerialiter electiva, quia scilicet potest, sede vacante, papam eligere, per cardinales, vel per seipsam in casu. » Cajetan, De comparatione auctoritatis papae et concilii, cap. XIV, n° 210. Cajetan s'étonne ici des graves erreurs de Gerson.

 

I. Le sens de l'élection. –Toutce que peut alors l'Église, par rapport à la juridiction suprême, c'est de désigner celui sur lequel, en vertu des promesses évangéliques, Dieu la fera descendre immédiatement. « Le pouvoir de conférer le pontificat relève du Christ seul, non de l'Église, qui ne fait que désigner un sujet déterminé. » Jean de Saint-Thomas, II-II, qu. I à 7 ; disp. 2. a., n°9, t. VII, p. 128.

 

II. Le pape peut-il désigner immédiatement son successeur? –Il ne convientpas, tous les théologiens sont d'accord là-dessus, que la désignation d'un successeur soit faite par le pape lui-même. L'acte d'élire un pape, précède à la rigueur, l'exercice du pouvoir papal ; c'est donc à l'Église, non au pape, qu'il convient de l'exercer. Tel est en effet l'usage, conforme, dit Cajetan. A la prudence divine qui demande que chaque chose ait son temps. « Ne inquiets pour le lendemain, car le lendemain aura ses inquiétudes à lui, à chaque jour suffit son mal » (Mt., VI, 34). Mais tandis que, pour certains théologiens, l'élection directe d'un successeur par le pape serait invalide –par exemplepour Cajetan, Apologia de comparata auctoritate papae et concilii, cap. XIII, n° 736, suivant qui le pouvoir d'élire son successeur réside dans le pape non pas d'une manière formelle,apte à l'exécution (l'art du maçon réside dans le maçon), mais d'une manière éminente,inapte à l'exécution immédiate (l'art du maçon réside ainsi dans l'architecte),  – elle serait, pour d'autres théologiens, simplement contre-indiquée dans l'état présent des choses. L'histoire nous présente le cas de Félix IV, qui, en 530, choisit son successeur Boniface II. Mais ce dernier fut-il pape en vertu de l'élection ou en vertu de la ratification postérieure du clergé romain ? Cf. L. Duchesne, L'Église au VIe siècle, Paris,1925,pp. 142-146. A son tour, Boniface II fit promettre au clergé de maintenir après sa mort le choix qu'il faisait de Vigile pour son successeur ; mais, impressionné plus tard par les conséquences d'un tel acte, il le rétracta publiquement. Cf. T. Ortolan, Dict. de théol. Cath. art, Élection des papes, col. 2284

 

 

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Catégorie : Religion
Posté par : La rédaction le 11-03-2013

Le Serive d'information du Vatican a publié cette petite histoire des conclaves modernes 

 

 

 

 

– Le conclave le plus long de l'histoire moderne se déroula en 1740 pour l'élection de Benoît XIV. Il dura du 18 février au 17 août, soit 181 jours. Les électeurs étaient au nombre de 51 à l'ouverture mais 4 cardinaux moururent durant le conclave.

 

– En 1758 le conclave pour l'élection de Clément XIII dura du 15 mai au 6 juillet (53 jours). Il comptait 45 cardinaux électeurs à son ouverture mais lors de la votation finale seuls 44 étaient présents.

 

– L'élection de Clément XIV au conclave de 1769, dura 94 jours, du 15 février au 19 mai et compta 46 électeurs.

 

– Le Pape Pie VI fut élu en un conclave qui se déroula du 5 octobre 1774 au 15 février 1775 (133 jours). Les cardinaux électeurs étaient 44 à l'ouverture, mais deux d'entre eux moururent au cours du conclave.

 

– L'élection de Pie VII eut lieu à Venise, Rome étant occupée par les troupes françaises. Le conclave dura du 1 décembre 1799 au 14 mars 1800 (105 jours). Ce fut le dernier conclave en dehors de Rome, auquel participèrent 34 électeurs.

 

– En 1823, le Pape Léon XII fut élu au bout de 27 jours (2 septembre-28 septembre) par 49 cardinaux électeurs.

 

– En 1829, le conclave pour l'élection de Pie VIII dura 36 jours, du 24 février au 31 mars. Il comptait 50 électeurs.

 

– Grégoire XVI fut le dernier cardinal non évêque élu Pape. Le conclave pour son élection dura 51 jours, du 14 décembre 1830 au 2 février 1831, avec 45 cardinaux.

 

– Les conclaves "courts" commencèrent en 1846 avec l'élection de Pie IX (50 cardinaux) à l'issue d'un conclave qui dura 3 jours, du 14 au 16 juin.

 

– En 1878, Léon XIII fut élu après un conclave de 3 jours, du 18 au 20 février, auquel participèrent 61 électeurs. Le Cardinal John McCloskey, archevêque de New York, premier cardinal non européen devant participer au conclave arriva trop tard.

 

–En 1903 fut élu Pie X. Durant le conclave fut exercé pour la dernière fois le Ius Exclusivæ (droit d'exclusion dont disposaient certains monarques catholiques d'Europe pour opposer leur veto à un candidat à la papauté). A cette occasion, ce fut l'empereur François Joseph I d'Autriche qui exerça son veto contre le cardinal italien Mariano Rampolla. Le conclave dura 5 jours du 31 juillet au 4 août. 64 cardinaux électeurs participèrent et il y eut 7 scrutins. Après son élection Pie X abolit le droit de veto.

 

– En 1914 le conclave qui élit Benoît XV dura 4 jours, du 31 août au 4 septembre. Les électeurs étaient 57 et il y eut 10 scrutins. Deux cardinaux nord-américains et un canadien, arrivés trop tard, ne purent entrer dans la Chapelle Sixtine. Cependant, pour la première fois un cardinal d'Amérique latine participa à l'élection.

 

– En 1922, durant le conclave qui élit Pie XI, 2 Américains et 1 Canadien restèrent dehors à nouveau. Une règle fut alors instituée établissant qu'à compter du Siège vacant les cardinaux auraient un délai de 15 jours pour arriver à Rome. Les électeurs étaient au nombre de 53. Le conclave dura 5 jours, du 2 au 6 février et il y eut 7 scrutins.

 

– Le conclave qui élit Pie XII en 1939 connut pour la première fois la participation d'un patriarche de rite oriental. Ce conclave qui fut le plus court, dura deux jours, du 1 au 2 mars. Il compta 62 électeurs et 3 scrutins.

 

– Jean XXIII fut élu en 1958. Pour la première fois, participèrent au conclave des cardinaux chinois, indiens et africains. Il y eut 51 électeurs. Il dura 4 jours, du 25 au 28 octobre, avec 11 scrutins.

 

– En 1963, le conclave dura 3 jours, du 19 au 21 juin, et 80 électeurs y élirent Paul VI après 6 scrutins.

 

– En 1978, le conclave qui élit Jean-Paul I fut le premier auquel ne participèrent pas les cardinaux de plus de 80 ans. Le conclave dura deux jours, du 25 au 26 août, avec 4 scrutins et 111 électeurs.

 

– Lors du second conclave de 1978, du 14 au 16 octobre, (3 jours) 111 électeurs élirent Jean-Paul II au bout de huit scrutins.

 

– En 2005 Benoît XVI fut élu Pape au quatrième scrutin d'un conclave qui dura 2 jours, du 18 au 19 avril et qui compta le plus grand nombre de cardinaux électeurs de l'histoire: 115.

 

Le conclave qui s'ouvre demain, 12 mars, sera le premier depuis 1829 à avoir lieu en Carême.


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Habemus Papam

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Catégorie : Théologie
Posté par : Cardinal Charles Journet le 11-03-2013

Nous continuons ici l'approfondissement de la théologie touchant le ministère pétrinien, toujours à partir de l'œuvre du cardinal Charles Journet.

 

« Dans la perspective catholique, quand Pierre arrive à Rome, il est, par la promesse irrévoquée et toute-puissante de son Maitre, le fondement qui a pour raison de soutenir l'Église contre les assauts de l'enfer, l'intendant du Royaume des cieux, le pasteur visible, en l'absence du Christ, de ses agneaux et de ses brebis, bref le vicaire du Christ sur la terre, le dépositaire d'un pouvoir transapostolique sur l'Église universelle.

Quand donc il vient à Rome pour y fixer non seulement sa résidence, mais son siège, sa chaire, comme Jacques avait fixé la sienne à Jérusalem, le pontificat romain particulier sera résorbé dans le pontificat transapostolique universel, en sorte que c'est le même pontife qui sera désormais, par un seul pontificat, pontife romain et pontife universel. En joignait ensemble indissolublement le pontificat romain et le pontificat universel, Pierre indiquait à l'Église future, par un caractère précis, où serait la chaîne de ses successeurs.

Notons-le, autre chose est la résidence, autre chose le siège. La résidence peut être transportée ailleurs, comme elle le fut en Avignon. Le pape, en droit, resterait évêque de Rome même détruite.

Que Pierre soit venu à Rome et y soit mort martyr, c'est un fait historique que les historiens des origines chrétiennes ne cherchent plus à mettre en doute. Mais la jonction indissoluble du pontificat romain et du pontificat universel est en outre, pour le croyant, un fait dogmatique, relevant d'une certitude supérieure. Nous savons que, même si Pierre n'était jamais venu à Rome, il pouvait, où qu'il se trouvât, reporter sur le siège de Rome le pontificat transapostolique de l'Église universelle. Ce qui est en cause, Soloviev l'a bien vu, c'est « la transmission spirituelle et mystique du pouvoir souverain » au siège de Rome. »

 

Extrait de Théologie de l'Église, cardinal Charles Journet, Desclée, pp. 163-164, 1987.


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Catégorie : Théologie
Posté par : Cardinal Charles Journet le 09-03-2013
Le Conclave s'ouvrira mardi 12 mars prochain. Le programme prévoit pour ce premier jour de la réunion des cardinaux qui verra l'élection du prochain pape la messe pro elegendo Pontefice à la basilique Saint-Pierre, célébrée le mardi matin. L'après midi aura lieu l'entrée des cardinaux en conclave. Nous profitons de ces jours qui nous séparent de la joie de connaître le prochain successeur de saint Pierre pour approfondir plusieurs aspects de la théologie touchant au ministère pétrinien. À ce titre, nous publions ci-dessous un court texte du cardinal Journet. 
 
 
 

Simon, fils de Jean, dit le Seigneur, sois le pasteur de mes brebis. Il ne dit pas : de tes brebis. Elles seront toujours à lui. Elles ne changeront pas de maître. Je suis, dit-il encore, le bon pasteur ; je connais mes brebis et mes brebis me connaissent. Il les appelle par leur nom, elles écoutent sa voix, et Il les emmène (Jean, X). Ce sont donc les brebis du Christ, ce ne sont pas ses brebis à lui que paîtra Simon Pierre. C'est au nom du Christ, ce n'est pas en son nom à lui qu'il emmènera. Voilà tout ce qu'on veut rappeler quand on dit que Pierre est le vicaire de Jésus-Christ, puisqu'il est convenu que le pouvoir exercé au nom d'un autre se nomme un pouvoir vicaire.

Pierre est le vicaire du Christ ; il n'est pas le vicaire de l'Église et de la multitude chrétienne. La juridiction né remonte pas de l'Église jusqu'à lui, elle descend de lui jusqu'à l'Église. Le Christ la lui donne directement et immédiatement, il ne la donne pas d'abord à l'Église avec charge de la lui transmettre (1). Plus encore, il la lui donne antérieurement au choix par l'Église d'une constitution.

 

1°) Le concile du Vatican (Vatican I) dénonce comme contraire à l'Écriture et à la Tradition, l'erreur de ceux qui prétendent « que le primat de juridiction a été donné immédiatement et directement non pas à Pierre, mais à l'Église, et par elle à Pierre son ministre ». Denz., n°1822.

 
 

Extrait de L'Église du Verbe incarné, essai de théologie spéculative, tome 1, deuxième édition corrigée et augmentée, Desclée de Brouwer, 1955, pp.541-542. 


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Catégorie : Ethique et tac !, le rendez-vous d'Adélaïde Pouchol
Posté par : Adélaïde Pouchol le 08-03-2013

 

 

 

« J'ai avorté, je vais bien, merci ! ». Elles se disent filles des 343 salopes, celles qui, en 1971, avaient signé dans Le Nouvel Observateur une tribune où elles affirmaient s'être fait avorter, pratique encore illégale à l'époque. Elles pensent que « si en France, on ne meurt plus en avortant depuis 1975, en revanche, on est encore sommée d'en crever… de honte et de culpabilité. » Elles ont créé le site www.jevaisbienmerci.net pour dire haut et fort que l'avortement est un droit et non un drame, pour dire qu'elles ont avorté et qu'elles s'en portent fort bien, merci pour elles.

 

 

 

Le 17 janvier, Najat Vallaud-Belkacem, ministre des Droits des femmes et porte-parole du gouvernement, s'était émue, lors de la célébration du 38e anniversaire de la loi Veil à la maternité des Lilas (Seine-Saint-Denis), de la présence massive sur Internet de sites de désinformation sur l'IVG, comprenez, de sites pro-vie. « Trop bien référencés », ces sites sont souvent les premiers consultés par les femmes qui désirent se renseigner sur l'avortement. Najat Vallaud-Belkacem, considérant toute pensée différente de la sienne comme de la désinformation, avait donc annoncé la création prochaine d'un site officiel sur la question et appelé à la mobilisation afin d'étouffer un discours « faux » et « culpabilisateur » sur l'avortement. 

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Catégorie : Mélodie Grégorienne
Posté par : Un moine de Triors le 07-03-2013

 

 

 

Voilà à coup sûr un des sommets dans l'expression de la joie liturgique de l'Église. Il n'est pas difficile d'aimer ce chant d'entrée du 4e dimanche de Carême. Il respire le bonheur et le bonheur du Ciel, le bonheur de l'éternité, celui qui ne finira pas, celui vers lequel nous allons et auquel nous participons déjà dans l'intime de notre prière et de notre vie spirituelle comme dans la joie de nos moments communautaires.

Aujourd'hui, ce dimanche Lætare, comme on l'appelle (nom qui vient du premier mot de notre chant d'entrée) est situé en plein Carême. C'est un chant d'allégresse au milieu de l'austérité de nos pénitences. Mais autrefois, aux tout premiers siècles de l'ère chrétienne, le Carême ne durait que trois semaines. Du coup, le dimanche Lætare se trouvait être le premier dimanche de Carême. Ce n'était donc pas un jour d'oasis au milieu du désert, mais un dernier jour d'allégresse avant d'entrer au désert.

Et ce jour était alors en lien direct et plus explicite avec le jour de Pâques. Deux jours de joie et de triomphe encadraient donc les trois semaines de pénitence, et le premier évoquait le dernier. Un détail mélodique qui peut passer inaperçu aujourd'hui fournit une très ­suggestive illustration de ce lien entre ces deux jours de joie. Les premiers intervalles de l'introït Lætare sont exactement les mêmes que les derniers de l'alléluia de la vigile pascale. On était ainsi d'emblée orienté vers la joie pascale, expression la plus pure de ce que sera notre joie au Ciel.

 

 

 

Pour écouter l' Introït Laetare et l'Alleluiade la vigile pascale.

 

Ce billet est extrait du dernier numéro de L'Homme Nouveau que vous pouvez commander à nos bureaux (10 rue Rosenwald, 75015 Paris. Tél. : 01 53 68 99 77, au prix de 4 euros), ou télécharger directement sur ce site en cliquant sur le lien ci-dessous.


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Catégorie : Tribune libre
Posté par : Joël Hautebert le 04-03-2013

 

 

 

Nous publions ci-dessous le texte de la Tribune libre de Joël Hautebert, professeur agrégé des facultés de droit, parue dans le dernier numéro deL'Homme Nouveau.

 

À l'instar de quelques revendications récentes, les débats législatifs actuels ont pour effet malheureux de brouiller la lisibilité du combat. L'institution défendue perd de sa consistance car domine le sentiment que les arguments avancés se heurtent à l'obstacle infranchissable d'un corpus politico-juridique relativiste, de fait accrédité comme norme juridique supérieure. On voit ainsi resurgir une incapacité chronique à dépasser le positivisme ambiant, un comportement schizophrène qui consiste, d'un côté, à tenir un discours de grande qualité sur ce qu'est le mariage et, de l'autre, à s'imposer une forme d'autolimitation, parce qu'on se refuse à tirer les conséquences juridiques concrètes du caractère absolu et universel de l'institution défendue, ce qui revient à rejeter le droit naturel dans la seule catégorie sympathique et peu dérangeante des énoncés intellectuels.

 

Alors que le garde des Sceaux a d'emblée précisé l'enjeu de son projet, une « réforme de civilisation », nous assistons à la défense de ladite civilisation à coups d'amendements, tandis que seules quelques voix s'élèvent pour affirmer que ce texte, s'il est voté, ne sera rien d'autre qu'une « corruption de la loi », une « loi transgressive »(Mgr Rey), justifiant la « résistance civique ». Le mariage, union d'un homme et d'une femme, est un « invariant humain »(Mgr Barbarin), par conséquent au-dessus des lois et des principes de la République, comme de tout régime politique.

 

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Journal n°1537 du 01-03-2013

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Catégorie : Éditorial
Posté par : Philippe Maxence le 01-03-2013

 

 
Depuis hier soir à 20 h 00 nous sommes officiellement orphelins, même si nous savons que la chrétienté bat encore au rythme du cœur de Benoît XVI. Dans le numéro spécial que L'Homme Nouveau vient de publier, aux rubriques habituelles un peu bousculées, nous retraçons cette étonnante destinée, exemple sans précédent d'humilité et de science, de piété et de proximité, de bousculement aussi des attentes trop humaines. Fidèle à lui-même, Benoît XVI aura jusqu'au bout échappé aux images toutes faites.
 
C'est maintenant le moment du grand silence, comme une sorte de Samedi saint avant l'heure. Le Siège de Pierre est vacant et nous devons vivre à la lumière de la foi dans le recueillement de l'espérance.
 
C'est, pour l'instant, la dernière leçon de Benoît XVI, bien en consonance avec cette Année de la foi, qu'il a lancée pour le renouveau de l'Église. Sa grande œuvre aura été le retour aux fondamentaux du christianisme, que nous avions perdus de vue depuis cinquante ans. Au fond, c'est une invite à rompre définitivement avec le naturalisme. « La destinée du genre humain est une destinée surnaturelle »rappelait déjà dom Guéranger dans son essai sur Le Sens chrétien de l'histoire. C'est aussi la leçon actuelle de Benoît XVI. Nous sommes donc appelés à vivre ce moment historique, ce Carême inédit, dans la foi et l'espérance. Nous attendons maintenant son successeur, en confiant à Dieu le conclave qui va se dérouler. Oui, tout est grâce. 

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Journal n°1537 du 01-03-2013

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Catégorie : Religion
Posté par : La rédaction le 25-02-2013

 

 

Jusqu'au bout, le pape Benoît XVI montre qu'il exerce librement sa charge de souverain pontife et que rien n'interfère à ce sujet contre sa volonté. 

Lundi 25 février, à midi, a été ainsi rendu public le Motu Proprio de Benoît XVI (signé le 22 février) modifiant certains point de la procédure d'élection du Souverain Pontife. Le Motu Proprio du 11 juin 2007 avait déjà procédé à des amendements de la Constitution apostolique Universi Dominici Gregis de 1996, principalement les dispositions de l'article 75 afin de rétablir la tradition voulant que la validité de l'élection papale réclame toujours les deux tiers des votes. Etant donnée l'importance d'assurer le meilleur déroulement de l'élection, ainsi que de mieux interpréter certaines dispositions, le Saint-Père a procédé à la modification des articles 35, 37, 43, 46, 47, 48, 49, 50, 51, 55, 62, 64, 70, 75 et 85. On trouvera ci-arprès les modifications apportées :

 

 

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Catégorie : Société
Posté par : La rédaction le 24-02-2013
Radio Vatican a salué l'accord trouvé entre le gouvernement français et l'Église de France le 21 février dernier, confirmant la reconnaissance des grades et diplômes délivrés par les universités catholiques.
Cette confirmation renvoie à l'accord entre la République française et le Saint-Siège sur la reconnaissance des grades et diplômes dans l'enseignement supérieur, signé à Paris le 18 décembre 2008 par Bernard Kouchner, alors Ministre français des Affaires étrangères et européennes et par Mgr Dominique Mamberti, Secrétaire du Saint-Siège pour les Relations avec les États.
Dans un rapport des Assises de l'Enseignement Supérieur en France, remis au Président de la Républlque, François Hollande, il avait été demandé d'annuler cet accord, qui s'inscrit dans le processus plus général dit de Bologne, qui vise notamment à une reconnaissance des différents diplômes des pays européens, après une mise aux normes.
On trouvera ici le texte du Décret confirmé,  publié au Journal officiel le 16 avril 2009.
Sur le site de la Conférence des évêques de France, on peut lire l'article suivant, mentionant rapidement cet accord : 
 
« Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a présidé jeudi 21 février 2013 la neuvième séance de l'instance de dialogue entre le Gouvernement et l'Eglise catholique en France.
 
 

La réunion a associé le ministre de l'intérieur, chargé des cultes, et les ministres des affaires étrangères, de l'éducation nationale, de la justice, des affaires sociales et de la santé, de la culture et de la communication, de l'enseignement supérieur et de la recherche, des droits des femmes, de la famille.

 

Mgr Luigi Ventura, Nonce apostolique, conduisait la délégation de l'Eglise catholique en France, composée du cardinal André Vingt-Trois, archevêque de Paris, président de la Conférence des évêques de France, Mgr Hippolyte Simon, archevêque de Clermont, vice- président, Mgr Laurent Ulrich, archevêque de Lille, vice-président, Mgr Bertrand de la Soujeole, secrétaire de l'instance de dialogue et Mgr Antoine Herouard, secrétaire général de la Conférence des évêques de France.

 

Instaurée en février 2002, cette instance se réunit chaque année afin de régler les questions institutionnelles et administratives d'intérêt commun entre l'Etat et l'Eglise, et d'échanger autour de thèmes d'actualité.

 

Les débats ont ainsi porté sur la présence cultuelle dans les lieux de rétention, dans les établissements pénitentiaires et dans les hôpitaux. Ont également évoquées les questions liées à l'accès au séjour des religieux étrangers, à l'utilisation culturelle des édifices cultuels et à la reconnaissance des diplômes universitaires. Le Gouvernement a rappelé l'importance qu'il attache à la liberté de conviction et à la liberté de religion dans le monde. Enfin, un échange est intervenu sur les questions de société.

 

Source : Service de presse du premier ministre»

 

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Catégorie : Religion
Posté par : le 23-02-2013

 

 

Le cardinal Bertone, secrétaire d'État et le pape Benoît XVI

 

 

 

La Salle de Presse a diffusé samedi midi le communiqué suivant de la Secrétairerie d'Etat:

 

« Le Saint-Siège a toujours étroitement défendu la liberté du Collège cardinalice, à qui revient de droit l'élection du Souverain Pontife. Elle constitue la garantie d'un choix strictement fondé sur le bien de l'Eglise. Au cours des siècles, les Cardinaux ont été soumis à toute sorte de pressions, personnelles ou collectives, destinées à conditionner leur décision en les pliant à des logiques politiques. Jadis ce sont les puissances qui cherchaient à conditionner l'élection papale. On tente aujourd'hui d'utiliser le poids de l'opinion publique, généralement sur la base d'évaluations ignorant la nature spirituelle du moment que vit l'Eglise. On déplore donc qu'avant le conclave, où les Cardinaux exprimeront leur choix librement et devant Dieu, on diffuse des informations non vérifiées ou invérifiables, quand elles ne sont pas totalement fausses, au dam des personnes et de l'institution. Plus que jamais les catholiques se concentrent sur l'essentiel qui est de prier pour le Saint-Père et pour que l'Esprit Saint éclaire les Cardinaux, de prier pour le futur Pape. Ils sont conscients de ce que l'avenir de l'Eglise réside dans les mains de Dieu ».

 

C'est évidemment la position de L'Homme Nouveau.


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Catégorie : Ethique et tac !, le rendez-vous d'Adélaïde Pouchol
Posté par : Adélaïde Pouchol le 22-02-2013

 

 

 

 

Profitez des réductions de printemps, le « paquet tout compris, succès garanti » est à 9 900 € au lieu de 12 000 €. C'est vrai qu'à ce prix-là, on peut acquérir une belle Clio toute neuve, 2 000 paquets de cigarettes, ou même les lunettes à 12 000 € d'Audrey Pulvar.  C'est aussi le prix d'un bébé. D'un vrai.

Le centre médical ukrainien BioTex.com propose une gamme de services pour avoir un enfant. « Il n'existe pas de stérilité totale », lit-on sur le site de l'organisme, http://mere-porteuse.net, qui réserve bien des surprises. Que vous soyez hétérosexuel mais stérile, hétérosexuelle féconde mais refusant de prendre le risque d'avoir des vergetures après une grossesse, homosexuel assumé ou lesbienne revendiquée, vous pouvez trouver une formule adaptée à votre cas. On se croirait en rendez-vous avec son assureur, il se trouve que c'est avec un médecin. Le centre médical BioTex.com a bien compris où se trouvait le marché et des dizaines d'Ukrainiennes attendent de pouvoir louer leur ventre. Le site est en français et l'organisme donne un certain nombre de renseignements sur la législation actuelle en termes de filiation autant que sur les possibles évolutions de la loi… qu'il appelle de ses vœux. Sans complexe aucun, BioTex.com propose un service pourtant actuellement illégal et n'attend plus que la bénédiction du gouvernement français pour développer ce commerce en toute impunité.

Des centaines de donneuses sont répertoriées sur le site, photos et mensurations à l'appui. Il vous faut plutôt une rousse petite avec les yeux verts ? À moins que vous ne préfériez une grande blonde avec de petits pieds et de grandes oreilles ? Ils ont tout en rayon. Et, cerise sur le gâteau, il est indiqué pour chacune de ces loueuses d'utérus qu'elles ne boivent ni ne fument. Il faut faire les choses proprement ! Qu'on se rassure : la filiation est éclatée, des femmes sont réduites au rang d'esclaves, on achète des enfants comme on achète une paire de chaussettes… mais l'hygiène est préservée.

Les loueuses d'utérus affirment faire cela de plein gré, pour la bonne cause, pour l'égalité, et la générosité.

 

Évidemment, à 12 000 € le bébé, l'altruisme aide à supporter la misère…


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Catégorie : Tribune libre
Posté par : Dominique Morin le 20-02-2013

 

 
 
Depuis dix-huit ans, je témoigne dans les lycées et collèges catholiques de mon adolescence licencieuse et droguée où j'ai contracté le sida.

Les directeurs ou responsables de pastorale m'invitent à témoigner de mon itinéraire, en m'adaptant au public, confortant à travers mon expérience ce qu'enseigne l'Église. Parfois un professeur ne supporte pas ces vérités. Une fois, une femme parent d'élève, promotrice de la « ­prévention-capote », entraîna deux parents à porter plainte contre le directeur pour « non-assistance à personne en danger » parce que j'avais osé critiquer le préservatif et valorisé l'amour vrai. Le procureur n'avait pas poursuivi. Là, un militant homosexuel a réussi à me faire interdire de parole.

Les partisans de la licence morale ne supportent pas que l'on ne partage pas leur avis mais, à part quelques aléas, l'exigence de vérité est bien accueillie, en dépit des carences intellectuelles et spirituelles des jeunes d'aujourd'hui.

Les adolescents, même s'ils ignorent souvent la chasteté et une saine mixité, l'état de beaucoup de familles permettant difficilement une véritable éducation, ne sont jamais agressifs ou prétentieux, à la différence de trop d'adultes, démontrant par là qu'ils ont encore une soif qui peut être étanchée si des éducateurs dignes de ce nom leur transmettent le goût du bien, du beau et du vrai.

Mais avec un gouvernement qui préfère l'idéologie à la réalité, pourrons-nous encore parler librement aux jeunes de la vérité de l'amour et critiquer certains désordres ?

Dans deux écoles catholiques d'une même ville, un professeur vient de changer de sexe, mettant l'enseignement diocésain devant le fait accompli. Comment parler à ces élèves de la complémentarité sexuelle et de l'ordre naturel quand des professeurs ou parents d'élèves concernés par le problème, soutenus par « la force injuste de la loi » (François Mitterrand, à l'émission de TF1 : « La politique de la France dans le monde », Palais de l'Élysée, 16 décembre 1984), s'y opposeront ?

 

 
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Journal n°1536 du 16-02-2013

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Catégorie : Religion
Posté par : Philippe Maxence le 19-02-2013

 

 

Ils sont tellement surpris qu'ils n'en reviennent pas. « Ils », ce sont tout simplement les nombreux commentateurs médiatiques de l'acte posé par le Pape Benoît XVI le lundi 11 février, en la fête de Notre-Dame de Lourdes et en la Journée mondiale du malade.

Certes, nous avons tous été surpris. Qui pourrait le nier ? Mais ce n'est pas tant la surprise qui compte maintenant que les conséquences que l'on en tire. De Franz-Olivier Giesbert qui titre son éditorial du Point « Miracle au Vatican » à l'intellectuel catholique (de gauche) Jacques Julliard qui en appelle, à la fin du sien, à un « Obama » pour l'Église, on ne compte plus la projection de leurs petites lubies mondaines sur ce moment de la vie de l'Église. Il faudrait avoir le temps d'enfiler des perles pour relever les platitudes que ces hommes en place et en cours, bien installés dans le fauteuil de leur réputation et de leur suffisance, distillent comme un magistère infaillible de dogmes mondains. Mais comme l'écrivait G.K. Chesterton : « Il y a deux sortes de gens dans le monde : les dogmatiques conscients et les dogmatiques inconscients. J'ai quant à moi toujours trouvé que les dogmatiques inconscients étaient, de loin, les plus dogmatiques. »

Pour les uns comme pour les autres, le geste de Benoît XVI montre à la fois une Église à bout de souffle, une fin de règne et une incapacité à faire face aux défis de l'heure. Comme la contradiction ne les empêche nullement d'empocher leur salaire, voire les deniers de la trahison pour ceux qui professent appartenir encore au catholicisme, ils n'hésitent pas à clamer également, sur le même ton docte, que par cette renonciation d'un pape l'Église entre enfin dans l'ère démocratique. Jacques Julliard se tortille ainsi d'aise pour saluer la fin de « l'idolâtrie » du Pontife romain. Plus prudent, Franz-Olivier Giesbert invite à ne pas se concentrer sur la seule Église en Occident, effectivement en mauvais état, mais à scruter plus largement les parties du monde où la foi catholique est vigoureuse et ardente. Ce qui ne l'empêche pas de regarder lui aussi l'avenir avec un rétroviseur en appelant à la rescousse un pamphlet de Julien Green datant des années vingt et qui s'appliquait à l'état du christianisme en France.

 

 

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Catégorie : Ethique et tac !, le rendez-vous d'Adélaïde Pouchol
Posté par : Adélaïde Pouchol le 14-02-2013

 

 

 

 

Échevelées, le poitrail à l'air, le ventre en étendard, les Femen ont encore fait parler d'elles. On s'offusque, même à gauche, de cette irruption aussi indécente qu'hystérique à Notre-Dame. « Bye bye Benoît », « Crise de foi », avec d'autres messages tout aussi mémorables, écrits au marqueur noir sur le corps, elles tapaient autant qu'elles le pouvaient sur les nouvelles cloches encore exposées dans la nef de la cathédrale en hurlant « Pope no more ». C'était la provocation de trop, celle que même Bertrand Delanoë, maire de Paris, ne pouvait cautionner, c'est dire.

 Les Femen méritent-elles un énième article ? Qu'on les blâme ou qu'on les loue, les activistes féministes n'ont pour seul but que de faire parler d'elles. Et pour cause. Elles n'ont pour seul argument que leur haine. Exit donc la volonté d'un réel débat.

Elles ont pour seule esthétique leur indécence et leur vulgarité. Exit donc la portée artistique de la chose.

Ces dames entendaient fêter le départ de Benoît XVI… Qu'on se le dise, nous ne voulons pas de leurs fêtes, nous avons tout ce qu'il faut en boutique. Car nous pouvons nous targuer, de Noël à Pâques, en passant par la Pentecôte et l'Ascension, de savoir célébrer, de savoir fêter, de connaître la joie. Celle qui nous vient du Christ.

La barque de Pierre a connu de sacrées tempêtes, et huit poitrails à l'air ne suffisent pas à la faire naufrager.

Ces dames entendent encore nous faire des leçons sur la place de la femme. Mais qu'avons-nous à recevoir de féministes qui ne comprennent rien à la féminité ? Qu'avons-nous besoin de Femen pour nous expliquer ce qu'est la femme, nous avons la Vierge Marie. Si les femmes ne trouvent pas leur place dans la société, qu'elles viennent dans l'Église, elles y sont sentinelles de l'invisible. Si le regard porté sur le corps par la société leur pose problème, qu'elles viennent dans l'Église, le corps y est temple de l'Esprit. Si la conception post-moderne de la sexualité les chagrine, qu'elles viennent dans l'Église, la sexualité y est communion et co-création !

« C'est l'Église comme institution qui nous gêne », explique l'une des huit activistes, interrogée après leur fracassante mise en scène.

Quant à nous, c'est la haine comme seul argument qui nous gêne…


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Catégorie : Religion
Posté par : Benoît Agobard le 13-02-2013

 

 

« Je suis la servante du Seigneur ». Depuis ces paroles lumineuses du Magnificat, nous savons que l'humilité est l'apanage des saints, et qu'elle n'est conquise qu'au prix d'une offrande totale de soi-même au Seigneur, qui comporte nécessairement un chemin de Croix. Le Pape Benoît XVI nous touche profondément, car il illustre ce que humble veut dire. Pour lui, il ne s'agit pas d'une démission, mais d'un acte de renonciation à la charge suprême de Pasteur universel de l'Église. Cette attitude est tout à fait dans la ligne de l'Évangile, à l'imitation du Seigneur, qui est venu « pour servir et non pour être servi » (cf. Mt 20, 28). « Je ne suis qu'un humble ouvrier dans la Vigne du Seigneur » : c'était ainsi que le Pape s'était présenté à la foule lorsqu'il parut à la logia de la basilique Saint-Pierre, le jour de son élection. On peut parler d'une cohésion de fond, qui est celle des saints, une attitude que le « monde » (en particulier la plupart des médias) ne peut comprendre, de même d'ailleurs que les nombreux dissidents et contestataires « ad intra » qui considèrent l'Église pour ce qu'elle n'est pas, une simple société humaine, alors qu'elle est bien le Corps mystique du Christ et le Temple de l'Esprit Saint… (cf.  Constitution dogmatique Lumen Gentium du concile Vatican II). On peut penser que beaucoup, à la Fraternité Saint-Pie X, du moins nous l'espérons, regrettent de ne pas avoir conclu un accord, en saisissant la main tendue d'un Pape si bon et patient… Il reste que la nouvelle de cette renonciation a fait l'effet d'une vraie bombe ici, à Rome, comme partout ailleurs, et que les raisons évoquées sont essentiellement le grand âge et cette impossibilité d'assumer la charge suprême écrasante dans un monde en perpétuelle mutation, marqué par des défis et des changements constants, qui nécessitent des réponses à la fois rapides et de qualité… à la vitesse des réseaux sociaux. Bref, nous éprouvons déjà un grand vide, comme à chaque fois qu'un pape part, et il s'agit cette fois, non d'une mort corporelle, mais d'un renoncement, le troisième seulement depuis plus de deux mille ans ; l'un des autres fut le lointain saint Célestin V, qui s'était retiré dans un monastère, comme le Pape semble vouloir le faire en allant dans ce couvent Mater Ecclesiæ voulu par le bienheureux Jean-Paul II, au cœur du Vatican…


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Catégorie : Sommaire
Posté par : le 13-02-2013

 

 

 

Au sommaire du numéro 1536 daté du 16 février 2013 :

 

Événement
Circulaire Taubira, une prime à l'impunité pour la GPA.

 
Dossier

Enquête au cœur du néo-sexualisme

Exposition, ligne d'écoute, brochure… tout est en place pour imposer l'idéologie perverse du Genre.

 
Actualités

Vers une armée de poche pour la France ?

 

Grande-Bretagne Une Europe à la carte ?

En annonçant un référendum pour 2017, le Premier ministre britannique prend acte de l'euroscepticisme ambiant.

 

Diplomatie pontificale : Israël-Vatican : Accord en vue ?

 
Culture

Carte blanche à Jean Sévillia.

 

La vie dévote pour aujourd'hui

Le père Max Huot de Longchamp introduit le lecteur dans la spiritualité de saint François de Sales.

 
Figure spirituelle

Bienheureuse Teresa Bracco, martyre de la pureté.

 
Magistère
Dieu notre Père tout-puissant.

Disponible dans notre boutique :
Journal n°1536 du 16-02-2013

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Catégorie : Société
Posté par : Émilie de Grandmaison le 12-02-2013

Philippe Brillault, maire du Chesnay et conseiller général des Yvelines, fait partie de ces élus qui n'auront pas ménagé leurs forces pour s'opposer au projet de loi Taubira. Conscient de la nécessité d'aller de l'avant pour s'e

ngager et soutenir le mouvement, il est devenu le mandataire de la pétition contre le « mariage pour tous ».

 

Envoyées directement au Chesnay, les pétitions sont réceptionnées depuis plusieurs jours par 300 bénévoles rassemblés autour du maire. Les centaines de milliers de feuilles sont classées, étiquetées et minutieusement rangées. Chaque jour, d'innombrables caisses remplies d'enveloppes sont apportées en ce qui s'est transformé en un siège de comptabilité nationale. Le trafic du bureau de poste a augmenté de 40 %. Un objectif audacieux s'est profilé. Le collectif a jusqu'à jeudi pour rassembler les 500 000 signatures réglementaires à destination du Conseil économique, social et environnemental (CESE) dont le rôle consultatif pourrait faire changer les choses…

 

 

Une véritable chaîne humaine se déploie avec dynamisme dans toute la France. Comprenant l'importance de l'enjeu qui se jouait dans cette véritable course contre la montre, le bouche à oreille a fait son œuvre et internet a été très sollicité pour véhiculer le message à travers toute la France. Et tout cela, sans aucun écho médiatique.

Malgré les cinq à dix mille pétitions litigieuses auxquels il manque une mention indispensable, le chiffre des pétitions qui arrivent au Chesnay augmente sans arrêt. Entouré de Frigide Barjot ainsi que de plusieurs autres membres du collectif de « La Manif pour tous », Philippe Brillault a donné une conférence de presse sur le lieu même où sont réceptionnées et comptabilisées les signatures, vendredi 8 février en fin de matinée. Il avait alors annoncé l'obtention de 430 000 exemplaires signés. Lundi 11 février, un porte-parole du collectif de « La Manif pour tous » a annoncé 512 000 signatures déjà collectées. Les derniers chiffres parlent de 630 000 signatures alors que toutes les pétitions reçues n'ont pas encore été dépouillées... Selon le maire du Chesnay, la France profonde, la France oubliée, se réveille. Ce sont les Français, ceux qui n'ont pas pu manifester à Paris, ou ceux qui n'ont pas eu l'occasion de s'exprimer qui manifestent ainsi désormais leur position.

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Catégorie : Religion
Posté par : Philippe Pichot-Bravard le 12-02-2013

 

 


 

 

Ce lundi 11 février, le Saint-Père Benoît XVI a annoncé sa prochaine abdication au cours d'un consistoire. Cette nouvelle a surpris le monde entier, et elle a attristé de nombreux catholiques attachés filialement, affectivement, à la personne du Pape Ratzinger.Cette abdication ne manquera pas d'éclairer la lecture qui sera faite de l'histoire d'un grand pontificat. Loin d'avoir été un pape de transition, comme d'aucuns l'ont affirmé au début du pontificat, pour se rassurer, le pontificat de Benoît XVI, malgré sa relative brièveté, restera comme un pontificat marquant, difficile et courageux. Alors que Jean-Paul II avait assuré la transition, une très longue transition, entre le pontificat de Paul VI et celui de Benoît XVI, Benoît XVI a pu, dans un contexte très délicat, malgré les attaques violentes qu'il a essuyées, amorcer de manière décisive une œuvre de restauration et de reconquête spirituelle dont la portée ne sera appréciée à sa juste valeur que dans plusieurs décennies. Son enseignement a permis d'isoler le mal dont souffrait notre monde contemporain, la dictature du relativisme, fruit du divorce cartésien entre la foi et la raison, et le remède, thomiste, d'une raison nourrie par les vérités de la foi. Son enseignement a permis aussi de rappeler à notre monde que le respect du droit naturel était la condition de l'existence d'un État de droit consistant. Sa douceur salésienne lui a permis de conserver l'héritage doctrinal de l'Église, de l'enseigner à notre temps, de panser les blessures du Concile, en affirmant magistralement la nécessité d'une « herméneutique de la continuité », seule conforme à l'esprit de l'Église, seule capable de maintenir l'unité de l'Église et d'y faire régner la paix. Son action éminemment pastorale de restauration liturgique lui a permis de replacer le mystère de la Présence réelle au cœur de la vie spirituelle, condition nécessaire d'un renouveau dont les premiers bourgeons sont déjà visibles, y compris dans notre vieille Europe agnostique. Son invitation à revisiter et à transmettre l'héritage de la civilisation chrétienne, en redécouvrant les grandes figures qui l'ont illustrée, qui ont embelli la Création et enrichi la connaissance en cherchant à mieux connaître Dieu, a fait de Benoît XVI le gardien de la civilisation chrétienne menacée par la barbarie matérialiste et relativiste. Ce faisant, il a mis ses pas dans ceux de Grégoire le Grand.Lors du consistoire, le Pape a déclaré ne plus avoir la force physique d'assumer le ministère pétrinien. Il est probable que les intrigues qui minent le Saint-Siège depuis un an auront conduit le Pape à anticiper sa décision de deux ou trois ans. Benoît XVI a voulu épargner à l'Église une fin de règne au cours de laquelle d'aucuns auraient été tentés d'abuser de sa faiblesse physique grandissante, ou auraient profité du spectacle d'un trop long déclin pour contester la pertinence de l'institution monarchique, comme ce fut le cas à la fin du pontificat du bienheureux Jean-Paul II. Grâce à cette décision courageuse et intelligente, Benoît XVI ne connaîtra pas de fin de règne. Il préserve magistralement l'institution pontificale en lui conservant toute sa force.Cette abdication (et non démission comme l'écrivent ceux qui n'ont aucun sens des nuances linguistiques et juridiques) n'est pas un cas unique dans l'histoire de l'Église. Déjà, en 1295, Célestin V avait renoncé au souverain pontificat quelques mois après son élection. De même, en 1415, déférant à l'invitation du concile de Constance, le pape de Rome, Grégoire XII, avait sacrifié sa tiare à l'unité de l'Église. Le choix de Benoît XVI ouvre sans doute une page nouvelle dans l'histoire de l'Église. Il y aura bientôt deux papes, sans que l'unité en souffre, un pape régnant et un pape « honoraire », dont il faudra définir la place et le rôle dans l'Église, un rôle qui devra sans doute être discret mais qui ne pourra pas être inexistant. On imagine volontiers le successeur de Benoît XVI lui demander de l'éclairer de ses conseils en l'invitant, notamment, à participer aux consistoires ; un peu à l'image de ces monastères bénédictins où le Père abbé ne manque jamais de consulter son prédécesseur. L'abdication de Benoît XVI est la conséquence de l'allongement de l'existence, de la lourdeur croissante du ministère pontifical, soumis depuis quelques décennies à des voyages fréquents et à une pression médiatique souvent hostile. Elle restera un exemple, laissé à la libre appréciation de ses successeurs, qui choisiront le moment où il leur semble, pour le bien de l'Église universelle, plus prudent de transmettre la crosse de Pierre à un homme plus jeune et, physiquement, plus fort.


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Catégorie : Religion
Posté par : le 11-02-2013

 

 

Selon Radio Vatican ce matin :

«Benoît XVI se démet de ses fonctions, à partir du 28 février. Le Pape l'a annoncé, en personne lundi matin, en latin.
Ses déclarations en français

Frères très chers,

Je vous ai convoqués à ce Consistoire non seulement pour les trois canonisations, mais également pour vous communiquer une décision de grande importance pour la vie de l'Eglise. Après avoir examiné ma conscience devant Dieu, à diverses reprises, je suis parvenu à la certitude que mes forces, en raison de l'avancement de mon âge, ne sont plus aptes à exercer adéquatement le ministère pétrinien. Je suis bien conscient que ce ministère, de par son essence spirituelle, doit être accompli non seulement par les œuvres et par la parole, mais aussi, et pas moins, par la souffrance et par la prière. Cependant, dans le monde d'aujourd'hui, sujet à de rapides changements et agité par des questions de grande importance pour la vie de la foi, pour gouverner la barque de saint Pierre et annoncer l'Evangile, la vigueur du corps et de l'esprit est aussi nécessaire, vigueur qui, ces derniers mois, s'est amoindrie en moi d'une telle manière que je dois reconnaître mon incapacité à bien administrer le ministère qui m'a été confié. C'est pourquoi, bien conscient de la gravité de cet acte, en pleine liberté, je déclare renoncer au ministère d'Evêque de Rome, Successeur de saint Pierre, qui m'a été confié par les mains des cardinaux le 19 avril 2005, de telle sorte que, à partir du 28 février 2013 à vingt heures, le Siège de Rome, le Siège de saint Pierre, sera vacant et le conclave pour l'élection du nouveau Souverain Pontife devra être convoqué par ceux à qui il appartient de le faire.»


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Catégorie : Humeur
Posté par : Pasquin le 09-02-2013
 
La pétition auprès du CESE et les signatures pour lutter contre cette foutue loi, c'est maintenant ! C'est possible, ça afflue et ça doit affluer encore ! Le moment n'est pas aux ronchonnements, aux questions de pertinence stratégique, de calculs et de conjectures. Que les dépressifs systémiques nous les lâchent, et que les « ça-ne-marchera-jamais » prennent leur carte à gauche, au moins ils enquiquineront les autres. Pour l'heure et pour les autres, nous devons y aller, aller chercher une par une ces signatures. L'internet, c'est fait. Et, comme nous n'aurons pas dix minutes au 20 heures pour expliquer la démarche à nos concitoyens, c'est donc à « la mano » qu'il faut aller les chercher.

Comme cette mère de famille qui a fait signer son boucher, lequel a demandé un paquet de feuilles car, dit-il, « je connais des clientes qui devraient être d'accord »... et voilà quinze pétitions supplémentaires postées ! Il y a aussi cette vielle dame qui s'est coltinée les résidents de sa maison de retraite. Allez zou ! Trente signatures. Là au moins, ils étaient tous majeurs ! La subsidiarité, c'est aussi ça, chacun dans son domaine de compétences et de relation.

Au-delà des signatures et du nombre de pétitions que nous devons impérativement avoir, c'est la redécouverte de l'action de proximité, du militantisme « de paroisse », de la certitude que je change le monde quand, ici et maintenant, je fais ce que je dois faire ; c'est ça l'action chrétienne, et si la rue appartient à celui qui y descend, alors elle doit être à nous.

Allez mes bons amis, vous n'avez pas épuisé toutes les possibilités autour de vous, il y a encore des « pétitionneurs » à dénicher ! Non, nous ne militons pas quand nous nous scandalisons devant les déclarations des uns et des autres, nos états d'âme devant l'écran d'ordi ou de télé ne changent rien. Les blogs et les forums Internet, bravo à eux, font un remarquable travail de suivi et d'information en temps réel, L'Homme Nouveau, un vrai travail de réflexion et d'analyse. Donc voilà votre ordonnance : deux à trois fois par jour les blogs et forums de réinformation, et deux fois par mois L'Homme Nouveau. Et entre-temps, la rue, le militantisme, les pétitions,… Bref… « l'action directe ». Allons les amis ! J'vous laisse, j'ai des pétitions à aller chercher.

 

Télécharger et signer la pétition CESE à adresser à la Manif Pour Tous, 15 rue Pottier – 78150 LE CHESNAY avant le 12 février.

 
 

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Catégorie : Ethique et tac !, le rendez-vous d'Adélaïde Pouchol
Posté par : Adélaïde Pouchol le 08-02-2013

 

 

 

 

Par les temps qui courent, il est permis d'imaginer bien des choses et ce qui, pour nos grands-parents, tenait de l'absurde ou de la fiction, pourrait bien être notre futur. Un futur pas si lointain que cela.

Une femme peut désormais choisir de devenir homme.  L'homme qu'elle peut devenir pourrait aussi décider d'enfanter, par implantation d'un utérus artificiel, « égalité » que la science sera bientôt à même de réaliser.

Et puisque seul l'amour compte, critère désormais unique de reconnaissance de la valeur d'un couple, qui pourrait reprocher à un homme d'aimer un animal ?

Très vite après l'ouverture du débat sur la légalisation du « mariage » homosexuel, l'hypothèse de la polygamie comme possible conséquence de la dénaturation du mariage a trouvé de nombreux échos parmi les opposants au projet de loi Taubira.

Les plus audacieux ont évoqué aussi la zoophilie. Les choses pourraient aller plus loin encore. La pensée magique, qui veut que le réel soit modelé par le désir humain, n'est pas l'apanage des hommes qui se voudraient femmes ou des duos de même sexe qui se voudraient capables de procréer. Déjà, la notion de projet parental en est une manifestation évidente. L'enfant à naître n'aurait de statut humain qu'à partir du moment où ses parents ont formulé un projet à son égard. Un embryon de deux semaines désiré par ses parents est un enfant. Un embryon de 12 semaines dont ses parents ne veulent pas… n'est qu'un amas de cellules.

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Catégorie : Société
Posté par : Thibaud Collin le 06-02-2013

 

 

Peut-on sans dommage parler de « couple » homosexuel ? Les mots que nous utilisons pour exprimer notre avis sur tel ou tel sujet véhiculent des implications dont le sens parfois nous échappe. La plupart des protagonistes du débat actuel ont pris l'habitude de parler de « couple de personnes de même sexe ». Une telle expression contribue de facto à légitimer la revendication homosexuelle puisque l'usage des mêmes mots pour désigner le phénomène semble faire consensus.

Choisir le mot « couple » pour nommer la relation amoureuse entre deux hommes ou entre deux femmes crée un parallélisme avec le couple homme/femme. Si on désigne ces deux types de relation par le même mot, ne serait-ce pas le signe qu'ils sont comparables ? Puisque seul ce qui est comparable peut être comparé, on a ainsi effectué une partie du chemin de légitimation. L'égalité consistant à attribuer les mêmes droits à des personnes étant dans des situations semblables, les traiter différemment est perçue comme discriminatoire. Au nom de la lutte contre les discriminations, il s'agit donc d'attribuer rigoureusement les mêmes droits à tous les couples, d'où la formule du « mariage pour tous ». Il convient d'interroger à la racine ce présupposé lexical afin de décrypter la logique subversive qu'il déploie à notre insu. Ce qui se cache dans cette utilisation du mot « couple » est une volonté de mimétisme au service d'une stratégie de reconnaissance sociale.

Le mot « couple », du latin copula signifiant « lien, liaison » désigne « un homme et une femme réunis » ; on trouve aussi un sens mécanique dont l'origine analogique est évidente : « ensemble de deux forces parallèles égales entre elles, de sens contraire ». Le mot couple dit donc complémentarité des différences. Tout cela connote l'idée d'un agencement de parties diverses et formant ainsi un tout spécifique. Ce tout est la réalité conjugale, principe de la famille. L'union de l'homme et de la femme réalise un haut degré d'intégration des différentes dimensions de la personne humaine : corps sexué, affectivité, volonté libre ; ­celle-ci assumant les deux premiers niveaux et s'autodéterminant dans un don total de la personne à l'autre, et réciproquement : telle est la signification profonde de l'union des époux par laquelle ils sont ouverts à la transmission de la vie, c'est-à-dire à la procréation d'une nouvelle personne humaine, leur enfant dont ils vont assumer l'éducation. La famille est ainsi cette articulation des différences (sexuelle et générationnelle) et par là elle a pour finalité d'être communion de personnes. La communion conjugale en est la clef de voûte.


 

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Journal n°1535 du 02-02-2013

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Catégorie : Ethique et tac !, le rendez-vous d'Adélaïde Pouchol
Posté par : Adélaïde Pouchol le 01-02-2013

 

 

 

Qui, sinon la Fondation Lejeune, a su maintenir la mobilisation contre la recherche sur l'embryon ? L'esprit saturé par l'actualité du projet de loi Taubira, nous avons, pour beaucoup d'entre nous, abandonné ce front-là. Contraints et forcés de sélectionner et de hiérarchiser les combats. L'échéance pourtant se rapproche, et les différentes étapes du processus de légalisation sont franchies pas à pas. Le texte a été voté au Sénat le 4 décembre 2012 et Dominique Orliac, député PRG du Lot, a été nommée par la Commission des Affaires sociales le 30 janvier dernier rapporteur du projet de loi pour l'Assemblée nationale. La date a été rendue publique, le texte sera examiné le 28 mars prochain. Et si la majorité l'approuve, l'autorisation de recherche sur l'embryon sera légalisée.

C'est l'une des rares autant que funestes promesses de campagne que le candidat désormais Président Hollande entend vraiment tenir.

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Catégorie : Mélodie Grégorienne
Posté par : Un moine de Triors le 31-01-2013

 

 

La mélodie de cet alléluia a bien le calme et le caractère paisible et pacifiant des mélodies du premier mode, sans éclat, mais très tranquilles et très fermes. On peut noter la courbe ascendante de la première vocalise faite de petites montées assez légères entrecoupées de discrètes descentes. L'ensemble monte et un crescendo doit se faire sentir à mesure que l'on s'achemine vers le sol (*) à partir duquel va se développer le jubilus (vocalise sur la syllabe a). Ce jubilus est tout à fait remarquable par son fondu le plus absolu. Sur les deux premières incises qui nous font redescendre jusqu'au do grave, seuls deux intervalles de tierce apparaissent (1, 2). Tout le reste de la vocalise procède par degrés conjoints. Mais cette mélodie très liée doit être aussi très ardente et assez vive. Après la seconde demi-barre, un intervalle de quarte provoque un petit rebond bien énergique avant le retour au grand legato très paisible du début. La cadence finale est belle avec son double intervalle répété mi-fa (*), qui précède, sous la forme d'un balancement binaire très heureux, la déposition toute douce du ré. On a là un petit exemple du génie grégorien qui avec trois fois rien n'a pas son pareil pour établir les âmes dans une atmosphère recueillie et paisible. En chantant ce jubilus, l'âme semble se perdre déjà dans la contemplation de la scène sublime décrite dans le verset : « Le vieil­lard portait l'enfant, mais l'enfant gouvernait le vieil­lard. » Puisse notre société vieillie se laisser inspirer et guider, elle aussi, dans la même lumière et vers le même bonheur par la grâce de l'Enfant.

 

 

Pour écouter cet Alleluia chanté par les chanoines de la Mère de Dieu de Lagrasse.

 

Ce billet est extrait du dernier numéro de L'Homme Nouveau que vous pouvez commander à nos bureaux (10 rue Rosenwald, 75015 Paris. Tél. : 01 53 68 99 77, au prix de 4 euros), ou télécharger directement sur ce site en cliquant sur le lien ci-dessous.


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Catégorie : Ethique et tac !, le rendez-vous d'Adélaïde Pouchol
Posté par : Adélaïde Pouchol le 30-01-2013

 

 

 

« Nous aussi, on veut congeler nos bébés ». Autour de la place de la Bastille, les slogans brandis par les partisans du « mariage » pour tous le 27 janvier dernier mériteraient pour certains de figurer dans une anthologie du mépris. Ou de l'insulte.

Les manifestants avaient reçu des consignes précises en terme d'habillement, c'est donc un cortège décent, à quelques Femen près, qui battait le pavé. Civitas avait publié, au début de la mobilisation, une affiche présentant deux homosexuels avec quelques chaînes pour seuls vêtements, commentant : « Confierez-vous vos enfants à ces gens-là ? ». L'affaire avait fait du bruit et poussé les militants homosexuels à donner une image plus compatible avec celle d'engagement et de responsabilité que renvoient mariage et filiation. Mais, incontestablement, les slogans n'avaient pas été soumis à la même censure. Faute de pouvoir déambuler en tenue d'Adam, les militants ont concentré leur besoin de provocation et de vulgarité dans les slogans. Pas de contrôle du message, donc, comme à la Manif pour tous du 13 janvier où les pancartes étaient toutes estampillées du sigle du Collectif.

Derrière leurs drapeaux couleurs de l'arc-en-ciel, les militants se disaient « fiers de marcher du bon côté de l'histoire ». Peu d'enfants dans le cortège (et pour cause !) mais de nombreuses personnes dont les cheveux blancs et le plaisir visible qu'ils avaient à manifester laissaient supposer qu'en Mai 68, ils étaient sans doute aussi « du bon côté de l'histoire ». Si la poésie du 27 janvier dernier, style « François, si tu recules, on t'encule » ou « Barjot au congélo », ne mérite pas un commentaire composé en bonne et due forme, quelques aspects méritent néanmoins d'être soulignés. Ils révèlent les trois moteurs du lobby gay : la revendication d'égalité, la provocation et la haine de l'Église.

 

 

 

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Catégorie : Sommaire
Posté par : le 30-01-2013

 

 

Au sommaire du numéro 1535 daté du 2 février 2013 :

 

Événement
La logique subversive du mimétisme.

 
Dossier

La révolution chrétienne en débat

Le père Michel Viot et l'abbé Guillaume de Tanoüarn débattent des nécessaires conditions de la nouvelle évangélisation.

 
Actualités

Église : Fontgombault à Wisques

L'abbaye bénédictine de Fontgombault va envoyer des moines à l'abbaye Saint-Paul de Wisques, dans le nord de la France, afin d'y redynamiser la vie monastique.

 

Europe : La liberté religieuse version Cour européenne.

 

La France contre le terrorisme au Mali.

 
Culture

Robert Louis Stevenson, un ange aux moustaches rousses.

 

Que répondre à… Faut-il accorder la filiation aux couples homosexuels ?

 
Figure spirituelle

Takashi Nagaï, apôtre de la charité à Nagasaki.

 
Magistère

Les évêques invités au courage et à l'humilité de la foi.


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Journal n°1535 du 02-02-2013

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Catégorie : Ethique et tac !, le rendez-vous d'Adélaïde Pouchol
Posté par : Adélaïde Pouchol le 25-01-2013

 

 

La scène se passe au Palais de la découverte (Paris) où se tient l'édifiante exposition « Bêtes de sexe, la séduction dans le monde animal » depuis le 23 octobre et jusqu'au 25 août prochain...

« Les humains doivent-ils être monogames ? Oui, non, parfois ? » Une quinzaine de lycéens, sous le regard amusé de leur professeur, se pressent pour appuyer sur le bouton qui enregistrera leur vote. « C'est trop cool d'avoir plein de meufs », ricanent grassement les jeunes garçons tandis que les filles se forcent à glousser, sans pourtant pouvoir retenir une expression de dégoût : «  Ah non, c'est dégueu d'avoir plusieurs femmes ». Stéréotype d'une société hétéronormée ? Réalité surtout de la différence d'appréhension de la sexualité entre garçons et filles.

Dans cette vaste salle d'exposition la lumière est tamisée, les murs sont noirs, ornés seulement de lourdes tentures rouges. Le décor est planté.  

 

 

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Catégorie : Humeur
Posté par : Pasquin le 22-01-2013

 

 

Depuis une semaine nous lisons les posts et autres papiers qui remercient participants et organisateurs. Mais il y a tous ceux à qui nous n'avons pas dit merci, il serait dommage de clore le chapitre en les oubliant.

Merci donc :

Aux lobbies homosexuels militants, à la gauche en général et à nos loges préférées ; grâce à eux une immense chaîne d'action, de prières, de solidarité intergénérationnelle s'est mise en marche. Grâce à eux nous étions heureux et nombreux et heureux d'être nombreux, fiers de ce que nous sommes ; nous avons assumé notre style, notre foi, nos familles, nos diversités et nos gueules. Et on a adoré ça. Oui, quel renforcement du sentiment d'appartenance, quelle fierté et en même temps de quel sens de la responsabilité sociale nous nous sentons tous pleinement investis ! Nous savons qu'ensemble nous ne lâcherons rien. Merci.

Merci au Président de la République : il a redonné espoir à tous les parents d'enfants porteurs de handicaps: on peut être sourd et aveugle et gouverner un pays.

Merci à madame Taubira : elle a montré à tous nos adolescents en crise que l'on pouvait être de mauvaise foi, d'humeur de dogue, dans le déni de la réalité et pontifier comme ministre.

Merci aussi au préfet de police : c'est toute une génération de cancres qui sourit. Ils ont repris le chemin de l'école légers ; ils savent maintenant que l'on peut faire une grande carrière dans la police sans savoir compter.

Merci aux journalistes (de gauche) qui montrent à tous les élèves et étudiants studieux et appliqués mais inquiets pour leur avenir que l'on peut mettre n'importe quoi dans sa copie, ça n'empêche pas d'avoir un boulot.

Merci à Bertrand Delanoë : c'est tout le monde agricole qui reprend espoir… 100 000 euros pour planter 20 hectares d'herbe ! C'est toute la profession qui applaudit. On va s'enrichir dans les chaumières! À ce prix-là les graines sont noires et viennent de chez Petrossian, le tracteur, lui, sort des ateliers Rolls-Royce. Monsieur l'maire, on est un million deux cent mille bouseux à être d'accord pour vous l'refaire vot'gazon ; à ce prix-là on va rentrer dans nos frais.

Merci enfin au chiffre « 340 000 » : grâce à lui nous devenons une minorité. Nous serons enfin entendu !

Merci au chiffre 340 000 : nous nous sentons forts comme si nous étions un million deux cent mille!

Merci au chiffre 340 000 : le nombre on s'en fout ; c'est à douze que le monde a été bouleversé.

Et merci encore à vous tous….

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Catégorie : Humeur
Posté par : Karol Magne le 21-01-2013


 

À cause de la ponctualité de plus en plus déficiente des compagnies d'aviation, dont les prétentions philosophiques vont plutôt vers les théories de l'aléatoire temporel que vers des certitudes chronographiques, et sans doute aussi par l'atavisme républicain de la compagnie nationale, l'exactitude étant la politesse des rois, je dus subir en attendant un possible embarquement, et ce pendant près d'une heure qui n'en finissait pas, les couinements d'une chaîne de télévision qui débitait au kilomètre et sur un tempo abrutissant quelque chose qui par mégarde est encore rangé dans la rubrique musique. Bien sûr, me direz-vous, tous les goûts sont dans la nature mais dans le cas présent, il s'agirait plutôt de dégoût. Imaginez une succession de clips vidéo où l'on vous présente des pantins sous ecstasy, débitant un charabia sans queue ni tête, sur un rythme à vous provoquer un arrêt cardiaque. Jusque-là me direz-vous, rien de répréhensible, si ce n'est l'impossibilité sauf aux sourds d'échapper à cette cacophonie et la stupeur de penser que ce tintamarre à faire tourner le lait dans le pis des vaches puisse avoir des adeptes prêts à dépenser leurs maigres salaires dans l'acquisition de supports audio voire vidéo, alors que n'importe quel individu normalement constitué irait naturellement vers la demande de dommages et intérêts pour atteinte au bon sens en général et à l'art musical en particulier.

Non, là où le bât blesse, où l'absurde le dispute au vulgaire, c'est le caractère quasi pornographique de ces courts-métrages qui ravalent la femme au rang de pièce de boucherie. Il semblerait qu'aucune de ces artistes ne considèrent possible de chanter autrement que déguisées en péripatéticienne, le sous-vêtement réduit à la portion congrue, la pose lascive voire suggestive. Pour les hommes, s'ils ne peuvent pas user de leur charme de façon semblable, ils sont entourés de ces pauvres femmes qui servent de leurre pour aguicher le passant et étalent un luxe où le mauvais goût le dispute à l'ostentatoire.

Pourriez-vous imaginer Piaf ou la Callas en string se trémoussant perchée sur des talons tellement hauts que tenir debout dessus doit être une épreuve qualificative de l'école du cirque? Pas besoin, leur talent, leur voix suffisait à remplir l'espace. Mais pour celles qui ont la prétention de leur succéder, il semblerait que le défaut de talent musical les oblige à compenser l'absence de voix par des artifices fort éloignés de l'art.

Mais ce qui est encore plus affligeant est de penser que cette chaîne de télévision entièrement consacrée au genre musical se fait le vecteur insensé de l'abrutissement de la jeunesse en propageant un idéal où seul compte l'assouvissement des désirs les plus vils, la jouissance comme seule ambition, créant par là même des générations de frustrés, déprimés permanents car incapables d'atteindre le paradis artificiel que décrit en boucle la programmation proposée.


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Catégorie : Ethique et tac !, le rendez-vous d'Adélaïde Pouchol
Posté par : Adélaide Pouchol le 18-01-2013
 
 

C'est peu dire que le projet de « mariage pour tous » éclipse depuis plusieurs semaines le reste de l'actualité sociale et politique. Pourtant, la France ne s'est pas arrêtée de tourner et, sans bruit, le gouvernement avance sur d'autres sujets tout aussi graves...

Le 17 janvier 2013, les partisans de la culture de mort célébraient le 38e anniversaire de la loi Veil dépénalisant l'Interruption Volontaire de Grossesse (IVG). Un symbole fort pour le gouvernement en place, à l'occasion duquel une table ronde a été organisée à la maternité des Lilas, en Seine-Saint-Denis. Autour de la table, Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales et de la Santé, ainsi que Najat Vallaud-Belkacem, ministre des Droits des femmes et porte-parole du gouvernement.

La première a annoncé une revalorisation du tarif à hauteur de 50 % pour les établissements de santé pratiquant l'IVG. Après la mise en place en janvier du remboursement intégral de l'avortement, cette seconde mesure devrait être effective en mars prochain. Elle doit répondre à la baisse de la pratique de cet acte « médical » considéré comme déficitaire pour les établissements de santé...

400 €, car c'est le prix actuel de l'IVG, c'est donc trop peu pour tuer.

 

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Catégorie : Société
Posté par : Philippe Maxence le 15-01-2013

 

 

Dimanche après-midi, comme des milliers de Français, j'ai arpenté les rues et les boulevards de Paris pour défendre la famille, le mariage et l'avenir des enfants. Voulant éviter ce souci de « l'immédiateté », qui est un des travers profonds de notre époque, j'ai voulu prendre le temps d'une sorte de bilan qui méritera certainement d'être affiné. 

Au rang des points positifs, il faut saluer la réussite même de la manifestation. Mobilisation réussie, déroulement sans heurts ni violences, organisation efficace et très large participation, même si comme il fallait s'y attendre les chiffres du nombre de manifestants diffèrent entre ceux de la Préfecture de police (340 000) et ceux des organisateurs (entre 800 000 et 1 million). 

Autre point positif : la générosité et le dévouement des organisateurs, qui ne sont pas des « professionnels » de ce type d'événements, au sens où ils n'en vivent pas et qu'ils ont par ailleurs d'autres occupations. J'imagine bien les heures, les jours et les nuits de préparation. Cette générosité, je l'ai sentie à l'œuvre également parmi tous les jeunes (et moins jeunes) mobilisés pour « encadrer » et animer les différents parcours.Générosité et amabilité se sont ainsi déployées et ont ainsi bien réchauffé des cœurs alors que nous subissions le froid parisien.

Cette générosité et cet esprit bon enfant, civique et civil, nous l'avons vu également à l'œuvre parmi les manifestants dont certains (beaucoup, en fait) étaient venus de très loin, des quatre coins de la France. Manifestants de tous âges, venus en famille ou seuls, de toutes conditions sociales, de milieux ou de confessions bien différentes. Personnellement, ma famille était au grand complet (huit enfants, de 22 à 2 ans et deux parents, père et mère, puisqu'il faut préciser les choses désormais) et ce fut une joie de se retrouver pour montrer notre attachement commun à la famille et au mariage. 

Parmi les points positifs, je range également le fait que je n'ai pu voir et croiser « que » quelques amis. Cela change de bien des manifestations ou des réunions publiques où l'on est sûr de retrouver, même sans l'avoir prévu, nombre de connaissances. Là, ce fut exactement le contraire. Je pensais retrouver tel ou tel, ou du moins les croiser, car je savais qu'ils participaient à la manifestation. Mais l'affluence de la foule n'a pas permis de multiplier ces rencontres amicales. 

Enfin, comment ne pas signaler – et saluer – la présence de plusieurs évêques et de nombreux prêtres et religieux ? La présence épiscopale est une nouveauté, même si depuis quelques années nous apercevions des évêques à la manifestation du mois de janvier contre l'avortement. Assurément, cette présence a été décisive dans la présence de beaucoup de catholiques dimanche dernier. Espérons que cette mobilisation épiscopale ne retombe pas et même qu'elle s'amplifie. 

 

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Catégorie : Ethique et tac !, le rendez-vous d'Adélaïde Pouchol
Posté par : Adélaïde Pouchol le 11-01-2013

 

 

 

« Incontestablement ça a parfois brouillé le fait qu'il s'agissait d'une grande réforme, ça a empêché qu'on aille au fond des conséquences et du message de cette réforme », a déclaré le 11 janvier madame Taubira, ministre de la Justice, à propos du projet d'ouverture de la Procréation Médicalement Assistée (PMA) pour les couples homosexuels.
 
De fait, le gouvernement a annoncé le 9 janvier dernier que l'amendement sur la PMA serait retiré du projet de loi sur le « mariage pour tous » présenté le 29 janvier à l'Assemblée. Il faut dire que les sondages en faveur du droit à la filiation pour ces « couples » n'ont cessé de baisser au cours de ces derniers mois. Quoique la même madame Taubira ait annoncé que le gouvernement ne reculerait pas malgré la mobilisation du 13 janvier, ce retrait d'amendement est un signe de ce que la « réforme de civilisation » du président « Normal » passe mal. Le gouvernement est allé trop vite. Justement, la question de la PMA n'a pas « empêché qu'on aille au fond des conséquences et du message de cette réforme », elle a ouvert les yeux de nombre de Français, qui ont soudainement pris conscience que le « mariage pour tous » n'était pas qu'une question d'amour, d'égalité et de progrès, qu'il cache en réalité une injustice profonde faite aux enfants et un désordre moral grave.
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Catégorie : Sommaire
Posté par : le 05-01-2013

 

 

Au sommaire du numéro 1533 daté du 5 janvier 2013 :

 

Événement
« Homophobie » : ni pour ni contre

Dans le contexte de l'opposition à la dénaturation du mariage, l'argument de la lutte contre l'homophobie a été invoqué comme renfort en vue d'une légitimation médiatique, mais n'est pas sans danger.

 
Dossier

Le Message du Pape pour le 1er janvier : bienheureux les artisans de paix.

 
Actualités

Pour l'Année de la foi : En route avec Notre-Dame de Chrétienté.

 

Rome/Fraternité Saint-Pie X : où en sommes-nous ?

 

Bientôt le suicide sur ordonnance en France.

 
Culture

Roger Nimier, le fils de d'Artagnan.

 
La Vigne ravagée de Dietrich von Hildebrand.
 
Figure spirituelle

Le cardinal Merry del Val, au service des âmes et de l'Église.

 

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Journal n°1533 du 02-01-2013

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Catégorie : Ethique et tac !, le rendez-vous d'Adélaïde Pouchol
Posté par : Adélaïde Pouchol le 04-01-2013

 


 

Le ministère de la Santé pourrait se montrer plus ferme que prévu quant aux pilules contraceptives de troisième et quatrième générations, tristement célèbres depuis que des accidents graves leur étant imputés ont été révélés.


Les faits datent. Marion Larat est handicapée depuis 2006, suite à un AVC dû à la pilule de troisième génération Méliane qu'elle prenait depuis quatre mois. Son cas n'est pas isolé mais il a fallu du temps pour que l'enquête médicale confirme les raisons de l'accident. Désormais, les choses sont claires, établies par la Haute Autorité de Santé (HAS) : ces produits comportent un risque de complications thrombo-emboliques veineuses (constitution de caillots de sang dans le réseau veineux).


Marisol Touraine, ministre de la Santé, annonçait donc le 19 décembre dernier que ces pilules de troisième génération ne seraient plus remboursées dès septembre 2013, les pilules de quatrième génération n'étant déjà pas prises en charge par la Sécurité sociale. Les pilules de première et deuxième générations (qui ne sont pas fabriquées à partir du même type d'hormones) étant tout aussi efficaces sur le plan contraceptif, elles devront désormais être proposées en priorité par les médecins, sauf cas spécifiques. Mercredi 2 janvier, Marisol Touraine a finalement avancé l'arrêt du remboursement des pilules de troisième génération au 31 mars prochain. Plus encore, l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) a ajouté qu'elle n'hésiterait pas à « aller encore plus loin en retirant du marché des pilules de 3ème et 4ème génération si leur consommation ne baissait pas suffisamment vite ».


La diminution de consommation de ces produits espérée par le gouvernement sera-t-elle effective ? La pilule est sans conteste le moyen de contraception le plus répandu en France. Selon le Baromètre de la santé, 55,5% des femmes sous contraceptifs prenaient la pilule en 2010. La pilule est aussi utilisée comme médicament dans certains cas, et de plus en plus souvent pour résoudre des problèmes d'acné, de taille de poitrine ou de pilosité. C'est donc sans surprise que l'on apprend, de la même étude citée plus haut, que 83% des femmes sous contraceptifs et âgées de 20 à 24 ans sont sous pilule. Et justement, les pilules de première et deuxième génération étaient connues pour engendrer des effets secondaires indésirables, notamment la prise poids et l'augmentation de la pilosité… De quoi rebuter nombre de femmes et jeunes filles. Enfin, Marisol Touraine expliquait le 2 janvier dernier sa décision d'avancer les mesures gouvernementales et de favoriser la prise des pilules de première et deuxième générations : « le risque de complications thrombo-emboliques veineuses (phlébites) est deux fois moins élevé que chez les femmes sous pilules de troisième et quatrième générations ». Un risque deux fois moins élevé, certes, mais un risque quand même.

Que le ministère semble prendre sans complexe.


Que l'on ne s'y trompe pas, les médecins prendront-ils vraiment le temps de faire tous les examens nécessaires pour dépister d'éventuelles prédispositions aux complications thrombo-emboliques veineuses chez les femmes qui viennent se faire prescrire la pilule ?


 

 


 

 


 

 


 

 

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Catégorie : Mélodie Grégorienne
Posté par : Un moine de Triors le 02-01-2013

 

 

Les raccourcis de l'année liturgique nous emportent bien vite loin de la crèche et vers la croix, mais la piété mariale, en consacrant chaque samedi au souvenir de la Sainte Vierge, nous permet de demeurer un peu, avec Marie, contemporains des grâces de la Nativité qui chaque année s'envolent trop rapidement à notre goût. L'alléluia dont le jubilus (vocalise sur la syllbabe a) est représenté ici, célèbre le mystère de la virginité perpétuelle de Notre Dame, virginité que la naissance du Sauveur n'a pas amoindrie mais au contraire consacrée. « Après votre enfantement, ô Vierge, vous êtes demeurée inviolée. Mère de Dieu, intercédez pour nous. » La mélodie de cet alléluia, qui oscille entre le mode de ré et le mode de mi, s'harmonise à merveille avec les sentiments d'admiration, de respect, de recueillement, qui remplissent une âme d'enfant devant la beauté de sa mère. Tout est simple, tout est calme : les élans répétés et en progression intensive vers les deux la de la fin, traduisent avec sobriété l'émotion de l'âme contemplative en présence d'une grandeur si aimable qui la dépasse. Les retombées plus longues permettent l'intériorisation si caractéristique du chant grégorien. C'est le règne du legato (mélodie chantée de façon liée) de la douceur. Une grande tendresse se cache sous cette mélodie en apparence très peu expansive. Ce sont les variations d'intensité, les crescendos et les decrescendos, qui manifesteront avec discrétion et pudeur l'ardeur de l'amour filial des chrétiens pour leur Mère du Ciel.

 

 

Pour écouter cet Alleluia Post partum chanté par les moines de Fontgombault, ou celui-ci chanté par les moines de Solesmes.

 

Ce billet est extrait du dernier numéro de L'Homme Nouveau que vous pouvez commander à nos bureaux (10 rue Rosenwald, 75015 Paris. Tél. : 01 53 68 99 77, au prix de 4 euros), ou télécharger directement sur ce site en cliquant sur le lien ci-dessous.


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Catégorie : Rendez-vous
Posté par : le 31-12-2012

 

 

 Toute l'équipe de L'Homme Nouveau vous souhaite une bonne et sainte année 2013.


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Catégorie : Société
Posté par : Denis Sureau le 31-12-2012

 

 

Dans le cadre du combat contre le « mariage » homo, certains de ses opposants disent, déclarent et affirment à haute voix que, s'ils sont hostiles au projet de loi gouvernemental, ils sont aussi résolument « contre l'homophobie ». Évidemment, nul ne peut se dire « pour l'homophobie », d'abord, parce que c'est un délit inscrit dans le Code pénal. Ensuite, parce que cela aurait pour fâcheux effet de s'exclure d'emblée du débat public et des convenances du système médiatique. Enfin, parce que cela pourrait être compris comme un encouragement aux agressions verbales ou physiques contre les personnes homosexuelles.

Et pourtant, se déclarer « contre l'homophobie » est déjà l'aveu d'une défaite. En effet, le concept d'« homophobie » n'est pas neutre : c'est une arme forgée pour paralyser toute tentative de critique des revendications homosexuelles.

Avant d'être un outil de propagande, l'homophobie est une faute de français. Le préfixe grec « homo » signifie semblable (comme dans homogène, homonyme) et la racine « phobie », elle aussi grecque d'origine, signifie crainte ou peur (arachnophobie, peur des araignées). D'un strict point de vue linguistique, homophobie signifie donc crainte ou peur de son semblable, au lieu de suggérer quelque hostilité à l'égard des homosexuels. (Et comme si cette aberration étymologique ne suffisait pas, voici que l'homophobie est concurrencée par la gayphobie, la biphobie, la lesbophobie, la transphobie…).

Ce néologisme bancal aurait été inventé dans les années 1970 mais ses utilisateurs ne sont jamais parvenus à le définir avec précision. Le 20 novembre dernier, la grande agence de presse américaine Associated Press, dont les règles de rédaction font souvent autorité, a même déconseillé l'usage du terme homophobie comme trop imprécis, et dont l'utilisation est dévoyée dans la mesure où il suggère une peur irrationnelle, relevant d'un trouble mental – pourtant ignoré par la psychiatrie.

Que peut recouvrir l'homophobie ? D'un point de vue juridique, la loi française n'apporte aucune définition mais punit depuis 2004, les incitations à la haine ou à la violence, l'injure ou la diffamation visant une personne ou un groupe de personnes à raison notamment de leur « orientation sexuelle».On se souvient que Christian Vanneste, alors député UMP, fut condamné à partir d'une interprétation large de cette loi avant que la Cour de cassation ne casse ces décisions au motif que « des propos critiques, même s'ils peuvent choquer les homosexuels, ne sont pas nécessairement injurieux pour cette raison ». Cet arrêt déclencha les protestations du lobby gay, mais on voit ici toute l'ambiguïté de la question.

En effet, où commence l'homophobie ? L'association SOS homophobie retient l'acception suivante : « Il (le terme) désigne les manifestations de mépris, rejet, et haine envers des personnes, des pratiques ou des représentations homosexuelles ou supposées l'être. Est ainsi homophobe toute organisation ou individu rejetant l'homosexualité et les homosexuel-le-s, et ne leur ­reconnaissant pas les mêmes droits qu'aux hétérosexuel-le-s. » La définition révèle tout son enjeu politique. Il s'agit de lutter contre toute discrimination, celle-ci étant définie comme « une attitude, une action ou une loi qui visent à distinguer un groupe humain d'un autre à son désavantage ».

 

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Catégorie : Ethique et tac !, le rendez-vous d'Adélaïde Pouchol
Posté par : Adélaïde Pouchol le 28-12-2012

 

 

Un millions de signatures. C'est le chiffre au-delà duquel les instances ad hoc de l'Union européenne sont contraintes de considérer sérieusement les pétitions et autres formes d'initiatives citoyennes. La mesure est en vigueur depuis le Traité de Lisbonne et les associations pro-vie qui fleurissent en Europe entendent bien en profiter.
Alors que le Conseil de l'Europe fait en ce moment même pression pour que la Pologne et l'Irlande modifient la législation sur l'avortement pour le libéraliser, 27 associations de défense de la vie issues de 20 pays européens ont lancé une pétition en ligne afin que la défense de la vie soit assurée par les gouvernements nationaux autant que par les instances internationales. « L'un de nous »,car c'est le nom de la pétition, exige « la protection juridique de la dignité, du droit à la vie et à l'intégrité de tout être humain depuis la conception, dans les domaines de compétence de l'UE où cette protection s'avère d'une importance particulière ».
Cela impliquerait que l'Europe cesse de faire pression sur les législations propres aux pays, qu'elle garantisse, sinon la mise en place d'une vraie politique familiale, au moins le respect de la clause de conscience due au personnel de santé. Elle devrait cesser aussi de subventionner les projets de recherche sur l'embryon. La Cour européenne des droits de l'Homme (CEDH) détient aujourd'hui un pouvoir tel que les lois propres d'un pays comme l'Irlande ou la Pologne ne suffisent plus à maintenir l'interdit de l'avortement puisque nombre d'affaires remontent jusqu'à la CEDH, laquelle se veut le héraut du « droit à l'avortement » et interprète à sa manière les critères d'accès à l'IVG. Les cas traités actuellement pourraient, à l'avenir, faire jurisprudence et rendre parfaitement inopérants les garde-fous prévus par l'Irlande ou la Pologne, derniers pays européens à n'autoriser l'IVG qu'en cas de danger pour la mère ou l'enfant.
À la tête du projet, le Français Gregor Puppinck (directeur du Centre européen pour le droit et la justice), l'Italien Filippo Vari, l'Allemand Manfred Liebner, l'Espagnole Alicia Latorre, l'Anglaise Joséphine Quintavaille, la Hongroise Edith Frivaldszky et le Polonais Jacub Baltroszewicz, tous présidents ou responsables d'associations pro-vie.
La pétition en ligne (https://ec.europa.eu/citizens-initiative/ECI-2012-000005/public/)  est disponible en 16 langues différentes et renvoie au site de l'association L'un de nous qui détaille de manière sobre et claire le but et les auteurs de cette initiative dont nous ne pouvons qu'espérer qu'elle prendra de l'ampleur. 

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Catégorie : Rendez-vous
Posté par : La rédaction le 24-12-2012

 

 

Toute l'équipe de L'Homme Nouveau vous souhaite un saint et joyeux Noël sous le regard de Notre Dame et des saints anges.


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Catégorie : Ethique et tac !, le rendez-vous d'Adélaïde Pouchol
Posté par : Adélaïde Pouchol le 21-12-2012

 

 


Les socialistes voudraient faire tenir à François Hollande les promesses qu'il n'a pas faites. L'ouverture du « mariage » et de l'adoption aux personnes homosexuelles figurait dans son programme de campagne, la Procréation médicalement assistée (PMA) pour les couples de même sexe n'y était en revanche pas mentionnée. Bon sens ou stratégie électorale ? Libre à chacun de répondre. En attendant, le groupe socialiste s'est prononcé le 19 décembre dernier par 126 voix pour, 61 contre et 9 abstentions, en faveur d'un amendement sur la PMA pour les couples de femmes mariées, qui devrait figurer dans le projet de loi qui sera discuté le 29 janvier à l'Assemblée nationale. 27 députés socialistes s'y sont opposés, dénonçant le détournement de la PMA, prévue pour pallier l'impossibilité pour les couples d'avoir un enfant quand l'un des deux conjoints est stérile. Pour les couples de même sexe, il ne s'agit pas de stérilité mais d'infécondité, due non pas à une maladie ou une malformation mais bien à la nature du couple elle-même.
Le médecin et député socialiste Jean-Marie Le Guen explique à juste titre qu'« il n'existe pas de droit à l'enfant, ni pour les homosexuels ni pour les hétérosexuels ». Il ajoute que « le recours à l'AMP sans raison médicale soulève la question de la rupture du lien entre sexualité et procréation et celle de l'utilisation de la médecine pour assouvir un désir ».
Mais n'est-ce pas un peu tard pour dénoncer le droit à l'enfant et la rupture du lien entre sexualité et procréation ? La machine s'est déjà mise en branle depuis bien longtemps, depuis le développement de la contraception et de l'avortement.
Conscients aussi que la question des mères porteuses est encore bien loin de recueillir les suffrages de la majorité des Français, les socialistes proposent dans ledit amendement l'ouverture de la PMA aux seuls couples de femmes. Car pour les couples d'hommes pour qui la PMA est techniquement impossible (que Dame Nature est injuste !), le recours aux mères porteuses est bien la seule alternative à l'adoption. D'ici là que les médias fassent leur travail de propagande pour faire oublier aux français l'horreur que représente l'instrumentalisation du corps d'autrui, une inégalité sera créée entre couples de femmes et couples d'hommes. Inégalité qu'il faudra bien sûr pourfendre au nom de l'égalité. Et le tour sera joué.
Les hétérosexuels ont droit au mariage… Pourquoi pas les couples homosexuels ?
Les couples hétérosexuels peuvent adopter … Pourquoi pas les couples homosexuels ?
Les couples lesbiens peuvent adopter mais aussi avoir un enfant issu à 50% des gamètes de l'un des partenaires… Pourquoi pas les couples homosexuels masculins ?
Les couples hétérosexuels peuvent se marier… Pourquoi pas ma grand-mère et son arrière-petit-neveu ?


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Catégorie : Sommaire
Posté par : le 19-12-2012

 

 

Au sommaire du numéro 1532 daté du 22 décembre 2012 :

 

Événement
Notre paix, leur haine

Aux attaques contre l'Église et la société tout entière, nous devons répondre par la prière… et la mobilisation !

 
Dossier
Contes de Noël bulgares
 
Actualités

La liberté religieuse, souci des juristes catholiques.

 

Biarritz : capitale de la Vie

Le Colloque international pour la Vie organisé à Biarritz par l'Académie diocésaine pour la Vie fut un franc succès. Compte rendu.

 

Diplomatie vaticane

Le Saint-Siège s'associe à Interpol contre la violence.

 
Culture

Jean Sévillia : l'Église au tribunal de l'Assemblée nationale.

 

Bilbo le Hobbit fait son cinéma

Présentation de l'œuvre de J.R.R. Tolkien à l'occasion de la sortie en salle de Bilbo le Hobbit, inspiré de cet auteur anglais et catholique.

 
Figure spirituelle

Sainte Catherine Labouré, apôtre de la Médaille miraculeuse.

 
Magistère

Prière et action pour évangéliser en France.


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Journal n°1532 du 22-12-2012

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Catégorie : Humeur
Posté par : Karol Magne le 18-12-2012

 

 

Il serait temps d'utiliser quelques subsides du ministère de la Culture pour restaurer d'urgence les champs catalauniques car il va bien falloir un jour nous atteler à l'ouvrage et renvoyer dans le désert aride de leur conscience atrophiée par une consommation abusive de psychotropes et d'égocentrisme, les hordes de Huns verts et leur Attila en jupon, dont même le patronyme est une faute de syntaxe : Duflot. La donzelle, sans doute émoustillée par son titre tout neuf de ministresse (soyons moderne et versons dans le néologisme féministe), n'en peut mais, et se répand en âneries, sans doute pour se rapprocher de la cause animale.

Le dernier avatar de la bredine écologue est de nous servir une resucée de la nationalisation des biens de l'Église au nom de la charité républicaine. C'est un peu Madoff donnant des leçons de charité à saint Vincent de Paul ! Évidemment, après avoir effacé des consciences toutes traces de nos saints, ils réinventent le fil à couper le beurre et l'eau tiède. Les restos du cœur sont une bonne chose mais enfin au XVIIe siècle, l'abbé de Paul et ses Filles de la charité, avec plus de trois cents ans d'avance sur monsieur Colucci, avait déjà inventé le concept. À la différence que les « people »de l'époque, n'en profitaient pas pour se pousser du col et redonner du lustre à leurs ventes de disques, mais au contraire dans un humble anonymat, participaient financièrement et physiquement, comme Louise de Marillac, aux distributions de vivres et de vêtements aux plus démunis.

Il faut quand même que les lecteurs sachent que si un petit nombre d'artistes participent par réelle charité, et donnent de leur temps et de leur argent, la plupart de ces donneurs de leçons, compagnons de route de toutes les billevesées et calembredaines utopiques et néfastes de l'internationale des « yaka-fokon » à la rose, caparaçonnés d'une générosité de façade, ne font que suivre un plan de marketing qui case une charité en toc, entre deux entretiens et un plateau de télé, et que certains artistes, parce qu'ils sont catalogués de droite, n'ont pas accès, même si il y a de leur part un véritable altruisme, à ce qui est devenu un festival des ego.

Pour en revenir à notre bergère d'opérette, la gourgandine et tous ses semblables du cercle de la jugeote disparue, n'ont en fait qu'un seul but : l'éradication de la culture chrétienne. Et pour cela tous les moyens sont bons même les plus grotesques, ce qui n'est pas sans rappeler les dessins animés de feu Tex Avery, avec le coyote s'évertuant, mais avec une bêtise confondante, d'attraper le volatile surnommé « mip-mip ». Mais le chrétien n'est pas une proie facile, et ces chasseurs du dimanche, plus proche de Tartarin de Tarascon que de Buffalo Bill, le décimateur de bisons, ne pratiquent le tir à tuer qu'affalés dans les moelleux sofas des « talk-shows » télévisuels, prudemment protégés dans les aquariums vitrés des studios de radio ou dans l'atmosphère feutrée des salles de rédaction. Il suffit bien souvent de leur administrer, comme à des garnements mal élevés, une bonne fessée ou une paire de claques médiatiques, pour les faire revenir, non pas à la raison, car à l'impossible nul n'est tenu, mais à une posture un peu moins bravache.

 

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Catégorie : Ethique et tac !, le rendez-vous d'Adélaïde Pouchol
Posté par : Propos recueillis par Adélaïde Pouchol le 14-12-2012

 

Laurent Meeschaert vient de créer www.embryo-ethics.com, un site publiant les conclusions d'une enquête sur les laboratoires pharmaceutiques et cosmétiques. Une mine d'informations pour qui veut savoir lesquels de ces laboratoires versent ou non dans la recherche sur l'embryon.

 

 

 

 

 

En quoi consiste le site embryo-ethics.com que vous venez de lancer ?
Embryo-ethics.com est un site d'informations pour les investisseurs. Nombre d'entre eux s'intéressent à l'éthique, pour les questions de gouvernance ou de respect de l'environnement par exemple, mais la bioéthique est souvent la grande oubliée. Ce site propose donc les résultats d'une enquête que j'ai menée auprès des 44 principaux laboratoires pharmaceutiques du monde et cotés sur les marchés financiers pour connaître leurs méthodes de travail et savoir, en particulier, lesquels pratiquent la recherche sur l'embryon. Laquelle, comme chacun sait, implique la destruction de l'embryon. Embryo-ethics.com est donc un outil pour les investisseurs désireux de faire des placements financiers et soucieux de ne pas sacrifier l'exigence du respect de la dignité humaine à celle de la performance.
Quel a été votre parcours professionnel et comment vous a-t-il mené jusqu'à ce projet ?
J'ai été directeur des ressources humaines en entreprise pendant une dizaine d'années avant de monter mon cabinet de coaching, orientation et bilan de compétences il y a huit ans. J'ai vu combien la question du sens est au cœur de l'interrogation des personnes que je rencontre. Et cela ne vaut pas seulement pour le choix de l'orientation scolaire ou professionnelle mais pour tous domaines de la vie, dont celui des investissements financiers. J'en ai fait l'expérience pour moi-même, ayant été amené à investir pour des laboratoires pratiquant la recherche sur l'embryon. Je ne pouvais pas continuer, j'ai donc décidé de mener cette enquête. J'en ai publié les conclusions, assorties des coordonnées de chacun des laboratoires étudiés, des informations sur les techniques alternatives à la recherche sur l'embryon et sur la législation dans le domaine de la bioéthique ainsi que les raisons pour lesquelles je refuse d'investir dans certains laboratoires.
 

 

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Catégorie : Mélodie Grégorienne
Posté par : Un moine de Triors le 12-12-2012

 

 

Le Rorate Cæli est une œuvre récente, puisqu'il a été composé par un Oratorien du début du XVIIe siècle. Il s'enracine dans le beau chant d'entrée du 4e dimanche de l'Avent dont il utilise le texte comme refrain : « Cieux répandez votre rosée, et que des nuées descende le Juste ». Ce refrain s'intercale entre quatre versets qui constitue chacun une petite mosaïque de références bibliques empruntées au prophète Isaïe, le prophète de l'Avent. Avec ces textes, le poète a produit une œuvre originale vraiment inspirée. La mélodie bien connue et très émouvante du premier mode qui l'accompagne est à la hauteur d'une telle éloquence. Ce chant tout entier nous parle au cœur puisqu'il unit la terre au Ciel dans une demande humble et suppliante et le Ciel à la terre dans la descente mystérieuse de la rosée céleste, puisqu'il évoque de façon poignante le mystère du péché et de la souffrance, puisqu'il invoque puissamment et ardemment le Sauveur et nous fait entendre la réponse d'amour du Dieu qui vient à notre rencontre. C'est par excellence le chant du désir et de la consolation. La mélodie des versets se situe d'abord sur la corde la qui est la dominante et la teneur récitative du premier mode. Mais bientôt elle s'élève jusqu'au do, donnant à ces passages une dimension plus dramatique, expression de la mendicité radicale de l'humanité. Que Dieu vienne combler l'abîme de notre misère, qu'Il vienne nous éclairer, nous réchauffer, nous transformer au contact du feu de son amour. C'est ce que nous attendons du petit Enfant de la crèche, petit Être abandonné et sans défense, mais fort d'un amour qui ira combattre nos résistances et nos haines jusque sur le bois de la Croix.

 

 

Pour écouter ce Rorate coeli chanté par les moines de Triors, ou celui-ci chanté par un chœur d'enfants.

 

Ce billet est extrait d'un dernier numéro de L'Homme Nouveau que vous pouvez commander à nos bureaux (10 rue Rosenwald, 75015 Paris. Tél. : 01 53 68 99 77, au prix de 4 euros), ou télécharger directement sur ce site en cliquant sur le lien ci-dessous.


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Journal n°1531 du 08-12-2012

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Catégorie : Religion
Posté par : Didier Rance le 11-12-2012

 

 

Belle expression de la catholicité de l'Église catholique le 2 décembre dernier à Notre-Dame de Paris : la cathédrale Saint-Wolodymyr des Ukrainiens semblant trop exiguë pour accueillir la liturgie d'installation du nouvel évêque pour la France – ainsi que pour le Bénélux et la Suisse –, Kyr (Mgr) Borys Gudziak, celle des Latins, autrement dit Notre-Dame de Paris, leur avait été obligeamment prêtée par le cardinal Vingt-Trois. De fait, elle suffit à peine à accueillir les milliers de fidèles.

Le chef de l'Église gréco-catholique d'Ukraine, Kyr Sviatoslav Shevchuk, présidait la célébration, à laquelle deux cardinaux, plus de vingt évêques dont plusieurs nonces, près de 70 prêtres, des délégations orthodoxes et protestantes participaient. Heures de gloire, donc, pour une communauté catholique qui bien plus souvent a connu la croix. Le jeune évêque et le plus jeune encore chef de cette Église qui l'a intronisé résument en leurs personnes son histoire récente. Le second n'était encore, il n'y a guère plus de vingt ans, qu'un adolescent soviétique membre clandestin d'une Église pourchassée et criminalisée par le régime. Quand la liberté religieuse advint, Sviatoslav Shevchuk rejoignit le séminaire provisoire de Lviv, rouvert après 45 ans de liquidation et je l'avais vu là, avec près de 500 autres candidats au sacerdoce, âgés de 18 à plus 50 ans. Leur pauvreté m'avait frappé : ils n'avaient alors qu'un exemplaire de la Bible mais aussi qu'une fourchette et un couteau pour deux ou trois séminaristes ! Je l'ai retrouvé quinze ans plus tard, recteur de ce séminaire, dans les bâtiments construits avec l'aide de l'Aide à l'Église en Détresse.

Mgr Gudziak est né, lui, aux États-Unis dans une famille d'origine ukrainienne. Étudiant brillant à l'Université d'Harvard, auteur d'une thèse qui a renouvelé l'Histoire de l'Union de Brest (1596) qui vit le retour de l'Église de Ruthénie (comme on appelait alors l'Ukraine) à la communion avec Rome, il découvre le pays de ses ancêtres quand les frontières de l'URSS s'ouvrent, et décide aussitôt de se mettre au service de la reconstruction du pays et de l'Église catholique, juste en train de sortir des catacombes. Il commence par le devoir de mémoire et ouvre un Institut d'Histoire qui recueille plus de 2000 témoignages de confesseurs de la foi et sur les martyrs ukrainiens, des archives uniques en leur genre, disponibles sur Internet. Ordonné prêtre en 1998, il est chargé par son Église de fonder, au tournant du millénaire, l'Université catholique d'Ukraine, l'unique sur tout le territoire de l'ex-URSS et en devient le premier recteur. Fait remarquable : le père Gudziak a tenu à ce que L'Arche et Foi et Lumière soient partie prenante de cette fondation. Une délégation de personnes handicapés était présente à Notre-Dame, et Jean Vanier a présidé le colloque organisé à cette occasion sur le thème «Fragilités et témoignage» – il y a plus d'un lien entre ceux qui ont témoigné et souffert pour la foi et le monde du handicap. 


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Catégorie : Sommaire
Posté par : le 07-12-2012
 
 
Retour sur une révolution par Adélaïde Pouchol

La Bonne Nouvelle du mariage, par le père Laurent-Marie Pocquet du Haut-Jussé

Entretien avec Thibaud Collin : Une question de justice

Adoption : qu'en dit le pédopsychiatre ? par Christian Flavigny

Les enfants au crible du désir par Gérgor Puppinck

 

Comprendre la nature de l'homosexualité par Mgr Tony Anatrella

Petit précis de l'activisme homosexuel par Philippe Kersantin

Les homosexuels, combien de divisions ? par Gauthier Vaillant

Manipulations sémantiques par Thibaud Collin

Entretien avec Philippe Arino : un homosexuel s'oppose au « mariage » pour tous

 

Table ronde : Le combat, c'est maintenant, avec Jacques Bompard, Xavier Lemoine et Jean-Frédéric Poisson

Et si on libérait le mariage religieux ?par Grégor Puppinck

Entretien avec Christophe Eoche-Duval : L'analyse juridique d'un conseiller d'État

Le drame des maires : démission ou objection ? par Grégor Puppinck

Résister à la corruption de la loi par Joël Hautebert
 
Argumenter et débattre par Raphaëlle Lespinas
Pistes de lecture


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Catégorie : Ethique et tac !, le rendez-vous d'Adélaïde Pouchol
Posté par : Adélaïde Pouchol le 06-12-2012

 

 

Le Téléthon (7 et 8 décembre) et le vote par le Sénat, dans la nuit du 4 au 5 décembre dernier, du projet de recherche sur les cellules souches embryonnaires mettent les petits d'homme sur le devant de la scène. Ici on court, là on débat, au mépris des principes éthiques les plus fondamentaux.
Sans grande surprise et avec l'appui du gouvernement, le Sénat a voté, à 203 voix contre 74, l'autorisation par principe et non plus par exception de la recherche sur l'embryon et les cellules souches embryonnaires, modifiant, ou plutôt bouleversant les dernières lois de bioéthique. Le projet a été voté par l'ensemble de la gauche, à l'exception de cinq sénateurs écologistes qui se sont abstenus. Au centre et à droite, les votes étaient plus divers. La prochaine étape est donc celle de l'Assemblée nationale, dont on espère qu'elle tiendra compte de la loi de bioéthique de juillet 2011 qui stipule qu'aucune modification ne peut être apportée à ces lois sans États généraux.
La Fondation Lejeune, mobilisée depuis que le projet de loi a été rendu public, a ouvert un site de sensibilisation (www.vous-trouvez-ca-normal.com) et d'information, appelant toutes les bonnes volontés à signer et à diffuser une pétition et à écrire à leurs députés pour exiger, sinon le respect de la dignité humaine dont peu sont encore capables, au moins le respect des règles du jeu démocratique afin que soient organisés de nouveaux États généraux de la bioéthique. Une très bonne initiative, donc, relayée par un site clair et précis.
« Le vote du Sénat est d'autant plus choquant que, dans les tests pour les nouveaux médicaments, la communauté scientifique internationale privilégie désormais les cellules souches reprogrammées découvertes par les Nobels Gurdon et Yamanaka. Comme l'a écrit le neurobiologiste Alain Privat, l'adoption d'une disposition autorisant par principe l'expérimentation sur les embryons humains "enverrait au monde un message de négation de l'éthique et d'anachronisme scientifique" », a expliqué Mgr d'Ornellas, archevêque de Rennes, dans un communiqué daté du 5 décembre.
Exit donc le Code civil et ce qu'il stipule sur le respect de la vie humaine, il s'agit pour la gauche de « rattraper le retard » qu'aurait la France en matière de recherche. Ce serait pourtant une formidable avancée, quelque chose d'inédit et de novateur, de résolument « en avance » en somme, si la France pouvait se défaire du matérialisme dont est pétrie la société occidentale pour décider une fois pour toutes d'ordonner la science à l'éthique et non l'inverse.

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Catégorie : Société
Posté par : Denis Sureau le 05-12-2012

 

 

La question du pseudo-mariage homosexuel semble traverser les principaux partis. Des élus de gauche voire d'extrême gauche font la grimace, tandis que certains à l'UMP trouvent le projet gouvernemental timoré. On en vient à s'interroger : cette réforme sociétale qui nous agite est-elle de droite ou de gauche ?

La réponse est la suivante : elle est de droite comme de gauche, pourvu que l'on considère cette droite et cette gauche comme des variantes de la même idéologie, celle qui définit la modernité, et qui n'est autre que le libéralisme (mais ce mot est parfois mal compris).

De quoi s'agit-il ? D'un individualisme radical. D'une affirmation du moi, d'un ego qui ne voit dans la liberté que la capacité purement négative de ne pas être empêché d'agir par les autres. Elle est la matrice de tous les projets culturels, politiques et économiques qui façonnent notre monde.

Reconstruire (ou plutôt déconstruire) le monde en partant de l'individu libre et souverain, c'est nier que la famille soit la cellule de base de la société. Si la famille peut avoir une utilité, celle-ci ne peut être que relative au projet de chacun, et donc provisoire. Elle ne peut résulter que d'un contrat, puisque le contrat est le seul mode de relation envisageable par nos modernes. Mais le contrat social doit être avantageux pour chacune des parties. Et révocable.

Aucune référence à la « nature », à la « loi naturelle » n'a ici de pertinence : pour nos modernes l'homme n'est qu'un être de culture, et la culture ne renvoie pas à quelque chose qui en serait son fondement. Tout ce qui risque d'entraver mon épanouissement (lois, traditions, règles…) doit être tenu en suspicion, voire disparaître. C'est pourquoi le christianisme, qui enseigne que l'homme a une finalité et que la liberté n'a de sens que par rapport à cette finalité, est l'ennemi majeur : « Écrasez l'infâme », disait Voltaire.


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Journal n°1530 du 24-11-2012

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Catégorie : Sommaire
Posté par : le 05-12-2012

 

 

 

Au sommaire du numéro 1531 daté du 8 décembre 2012 :

 

Événement
Avec Benoît XVI, Jésus Enfant fait l'évènement

L'Enfance de Jésus de Benoît XVI introduit avec pédagogie au mystère du Christ et de la foi.

 
Dossier

« Mariage » homosexuel :

Le coup de gueule de Daniel Ange

 
Actualités

J'étais aux deux manifestations

Daniel Hamiche a pu suivre les deux manifestations contre le « mariage » pour tous. Analyse d'une forte mobilisation.

 

Un catholique au sommet de l'Union

Tonio Borg a été élu de justesse commissaire européen à la Santé, certains s'inquiétant de ses convictions catholiques.

 

Un accroissement sans fin des vols en magasin.

 
Culture

Jean Anouilh, le théâtre en personne.

 

Bernard Antony revisite l'œuvre de Jean Jaurès.

 
Figure spirituelle

Sœur Zdenka, martyre du communisme athée.

 
Magistère

La voix de l'Église doit se faire entendre.


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Journal n°1531 du 08-12-2012

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Catégorie : Humeur
Posté par : Karol Magne le 04-12-2012

 

    

 

Après l'éparpillement façon puzzle, comme aurait dit feu Bernard Blier, le PS du congrès de Reims a su recoller les morceaux à la colle Ubu, citoyenne et républicaine, une sorte de torchis malodorant qui mêle dans un improbable syncrétisme les innombrables coteries de camarades, qui pour les unes frôlent un attachement fanatique à la pensée des Khmers rouges et pour les autres un centrisme honteux façon Bayrou. Ce carnaval bigarré, on le sent bien, n'était qu'un vernis supposé tenir le temps de la campagne électoral, et même si l'on voit que les coutures après six mois passés à la tête du char de l'État sont au bord de l'explosion. Mais le grassouillet de Tulle a beau rentrer le ventre avec tout son gouvernement, il ne va pas pouvoir retenir sa respiration très longtemps, et l'illusion de l'homme normal mais providentiel va se vautrer avec la bedaine, serait-elle la première de France, sur la sous-ventrière en peau de catho (c'est la seule matière qui résiste au prurit marxiste).

Bref, nous savions que nous avions la gauche la plus bête du monde, la mode étant au pléonasme, mais nous venons de voir après deux semaines d'un « soap opéra » dans le plus pur style hollywoodien, la droite française nous donner le spectacle navrant de la compétition égotique de deux olibrius, qui voudraient bien nous faire accroire de leur amour de la France, mais dont la seule chose qui transpire de leurs gesticulations de foldingues sous amphétamines pour le sieur de Meaux et sous Prozac pour l'éclopé de Sablé-sur-Sarthe, c'est un nombrilisme qui tourne à la caricature de Narcisse. Aux dernières nouvelles ils organiseraient un référendum pour savoir s'il faut revoter ! Claude Pieplu est mort; mais pas les Shadoks !

Un tel désintérêt pour la cause publique de la part de ces autoproclamés républicains nous fait comprendre l'insistance de notre Saint-Père à redonner au latin ses lettres de noblesse, car ces nouveaux barbares, ignorant du sens des mots qu'ils emploient, confondent bien souvent l'intérêt de tous avec le leur.

Par exemple, la res publica n'est pas un contrat social en vue de créer des associations de malfaiteurs mais est en vue du bien commun. Il faudrait aussi expliquer à ces prévaricateurs de tous poils que l'on peut faire le bien mais que l'on ne peut pas le posséder, ce qui est à peu de chose près l'inverse de la ligne de conduite de ces goinfres à l'ambition protéiforme et illimitée.

 

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Catégorie : Ethique et tac !, le rendez-vous d'Adélaïde Pouchol
Posté par : Adélaïde Pouchol le 30-11-2012

 

 
Le débat sur la fin de vie se poursuit, il s'intensifie même puisque le professeur Didier Sicard rendra le 18 décembre prochain les conclusions du rapport que lui a demandé le gouvernement sur la question.
Le 21 novembre dernier, le Français et député européen Philippe Juvin, du Parti populaire européen (PPE) organisait un débat sur l'euthanasie au Parlement européen. Furent donc réunis à sa demande le député belge Anne Delvaux, le député luxembourgeois Frank Engel (tous également membres du PPE), ainsi que Jean-Luc Romero, président de l'Association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD).
Philippe Juvin ne cache pas son hostilité à l'égard d'une possible légalisation de l'euthanasie mais il tenait à entendre les arguments des représentants de deux pays l'ayant légalisée et du président de l'un des plus importants lobbys français en faveur d'une modification de la loi sur la fin de vie. Plus qu'un simple débat, cette rencontre devait permettre aussi de dresser un bilan de la légalisation de l'euthanasie puisque la Belgique en 2002 et le Luxembourg en 2009 l'ont légalisée.

 

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Catégorie : Humeur
Posté par : Karol Magne le 29-11-2012

 

 

Le brave homme accoudé sur le rebord de la fenêtre de son échoppe, regardait l'œil en coin s'éloigner la frêle silhouette de l'écolier, en pensant : Merci, bonne fée d'avoir, en donnant la vie à Pinocchio, permit que, lorsqu'il transige avec la vérité, son nez s'allonge.

Geppetto avait comme tout un chacun une confiance toute relative dans les promesses de sagesse et d'assiduité à l'école que son pantin de fils proclamait la main sur son petit cœur. Et comme le vieil ébéniste, nous sommes en permanence confrontés à la taraudante question de confiance dans la parole de l'autre. Rien ne nous permet en effet de séparer le bon grain de l'ivraie, et il serait fort bien venu parfois de voir le museau de l'imposteur s'allonger en proportion de l'iniquité.

Que ce soit face au corps médical – car l'adage dit bien : menteur comme un arracheur de dents –, ou face à l'homme politique dont on sait bien que les promesses sont comme les roses de Malherbe, elles ne durent que l'espace d'un instant électoral. Mais il est curieux de constater que les plus grands menteurs, sûrement parce qu'ils connaissent toutes les ficelles de la fourberie, sont bien souvent ceux qui exigent des autres la plus grande droiture morale.

 

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Catégorie : Humeur
Posté par : Karol Magne le 23-11-2012

 

 

 

Le Torquemada plus vrai que nature qui officie à la tête du ministère de la propagande nationale et accessoirement de l'éducation, ne sait plus quoi inventer de nouveau pour extirper une fois pour toutes les racines chrétiennes de la France de la tête de nos chères têtes, de moins en moins blondes. Pourtant depuis le petit père Combes, des progrès ont été faits, mais les racines vivaces de la foi renaissent sans cesse de leurs cendres, comme un phénix.

Là où l'on croit que le scientisme a enfin fait fuir les derniers malheureux, forcément incultes, pour verser avec une conviction quasi pathologique dans une aventure digne des contes de Perrault ou des frères Grimm, ne voilà-t-il pas que certains de ceux que l'on pensait thuriféraires patentés de l'athéisme le plus virulent se mettent à proclamer leur foi en un Dieu d'amour.

Des chanteurs, des comédiens, qui depuis fort longtemps s'étaient rangés dans le camp des mécréants, font tout à coup, face aux mines déconfites de leurs coreligionnaires, profession de leurs convictions chrétiennes. Bref, ma pauvre dame, c'est la débandade dans les rangs des troupes d'élite des libres penseurs. L'œil hagard, les spécialistes de la cause religieuse, c'est-à-dire des ennemis les plus farouches de l'Église, en avalent la crosse et le goupillon de leurs certitudes béates. Comment après avoir finalement accepté que le père Noël était une invention commerciale pour soda hallucinogène, des gens d'une grande culture et de bonne réputation peuvent-ils se prêter à de tels reniements de la cause rationaliste ? Les maîtres du petit écran essayent bien d'enrayer la contamination en réunissant des aréopages de marauds et de faquins, qui, la haine de Dieu en porte-voix et la conscience atrophiée, tentent par d'oiseuses considérations sociologiques et des sondages équivoques, de nier jusqu'à l'évidence pour ne pas avoir à rentrer en contact avec la réalité. Une réalité qui leur parle de ce Dieu qu'ils nient pour ne pas réveiller cette conscience qu'ils ont plongée dans un profond coma en se berçant d'illusions au fort parfum de soufre.

 

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Catégorie : Sommaire
Posté par : le 21-11-2012

 

 

Au sommaire du numéro 1530 daté du 24 novembre 2012 :

 

Événement
Derrière l'intox, la matrice libérale

Le libéralisme et l'individualisme radical rassemblent les tenants du mariage homosexuel et d'un égoïsme sans frein.

 
Dossier

Il y a 800 ans, sainte Claire d'Assise

La disciple de saint François fuit le domicile paternel en 1212. Elle va ainsi fonder l'Ordre des clarisses et en rédiger la Règle. Depuis son Ordre illumine l'Église.

 
Actualités

Évangélisation : L'Institut du Christ-Roi construit une église au Gabon.

 

Économie : Le rapport Gallois a minima

 

États-Unis : la résistance de l'Église continue.

 
Culture

Les contes marins de Jean de La Varende.

 

Parution : Alexandra Viatteau présente Une jeune fille à Varsovie.

 
Figure spirituelle

Saint Pierre-Julien Eymard, apôtre de l'Eucharistie.

 
Magistère

Prier pour nos morts : une ouverture sur la Vie.


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Journal n°1530 du 24-11-2012

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Catégorie : Religion
Posté par : La rédaction le 19-11-2012

 

 

Samedi 17 novembre, le Saint-Père recevait en visite ad limina un groupe d'évêques français conduit par le cardinal archevêque de Paris, Mgr Vingt-Trois, auquel le Pape a adressé ce message, encourageant notamment à défendre l'institution du mariage. Le même jour, ainsi que le lendemain, dimanche 18 novembre, les manifestations pour défendre la famille et le mariage naturel ont rencontré un vif succès, aussi bien à Paris qu'en province. Une grande manifestation unitaire devrait avoir lieu le 13 janvier prochain et non le 20 janvier comme il avait été annoncé auparavant.

 
Monsieur le Cardinal, chers frères dans l'épiscopat,

Je vous remercie, Éminence, pour vos paroles et je conserve un souvenir très vivant de mon séjour à Paris en 2008, qui a permis d'intenses moments de foi et une rencontre avec le monde de la culture. Dans le message que je vous ai adressé à l'occasion du rassemblement à Lourdes que vous avez organisé en mars dernier, j'ai rappelé que « le Concile Vatican II a été et demeure un authentique signe de Dieu pour notre temps ». C'est particulièrement vrai dans le domaine du dialogue entre l'Église et le monde, ce monde « avec lequel elle vit et agit» (cf. Gaudium et spes, n. 40, §1), et sur lequel elle veut répandre la lumière qui irradie de la vie divine (idem, § 2). Vous le savez, plus l'Église est consciente de son être et de sa mission, plus elle est capable d'aimer ce monde, de porter sur lui un regard confiant, inspiré de celui de Jésus, sans céder à la tentation du découragement ou du repli. Et « l'Église, en remplissant sa propre mission, concourt déjà par là même à l'œuvre civilisatrice et elle y pousse » (ibidem, n. 58, 4).

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Catégorie : Ethique et tac !, le rendez-vous d'Adélaïde Pouchol
Posté par : Adélaïde Pouchol le 16-11-2012

 

 
Les animaux font ce que bon leur semble, ou plutôt ce que leur instinct leur présente comme tel. L'escargot, outre sa fâcheuse tendance à baver, est hermaphrodite et les femelles de certaines espèces d'oiseaux, les cygnes par exemple, « s'accouplent »  régulièrement pour élever leur nichée. Le Gender à l'état de nature… C'est pourquoi notre opposition au « mariage » homosexuel ne naît pas de l'observation du mode de vie des fourmis ou des albatros, contrairement à ce que nos objecteurs nous assènent.
Nous sommes des animaux raisonnables, certes, mais suffisamment différents des autres pour manifester pour ou contre un projet de loi, pour discuter du sexe des anges, croire ou refuser de croire en Dieu,  pour disserter  - justement- sur l'exception humaine. Lorsque je verrai des bonobos tenir une séance au Parlement, ou des poules faire une procession pour la Fête-Dieu, peut-être faudra-t-il revenir sur cette idée…
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Catégorie : Ethique et tac !, le rendez-vous d'Adélaïde Pouchol
Posté par : Adélaïde Pouchol le 09-11-2012

 

 
D'aucuns rient lorsque les défenseurs du vrai mariage objectent que si toutes les formes d'amour sont permises, on aboutira, peu après le « mariage » entre deux personnes du même sexe, à la polygamie. Le polyamour plutôt. Car l'amour est très important dans toute cette histoire : sincère ou non, il est en tout cas le fondement revendiqué et brandi de ces couples nouveaux qui voudraient que l'Etat bénisse leurs sentiments… Au Brésil, il a fallu un an tout juste entre la légalisation du « mariage » homosexuel et la célébration du premier « mariage » à trois, par le notaire de Tupa, Claudia do Nascimento Domingues. Que l'on ne nous fasse pas croire que les Français seront plus raisonnables que les Brésiliens.
Ce bouleversement de civilisation est un engrenage, une folle machine qu'on n'arrête que très difficilement. C'est la légalisation du Pacs qui a préparé les mentalités au débat sur le « mariage » homosexuel, et c'est ledit mariage qui préparera les mentalités aux ménages à trois ou plus. La disparition des termes de père et mère au profit de celui de « parent » rend de toute façon la chose assez simple à mettre en place.
La revanche est des plus jouissives pour la minorité homosexuelle et militante, trop heureuse de renverser l'ordre hétérosexuel, patriarcal et dominant. Trop heureuse aussi de mettre à bas l'héritage judéo-chrétien. Réflexe infantile de rejet brut de ce qui est édicté par l'autorité du simple fait qu'il émane justement de cette autorité. Le mariage serait fondé sur un ordre transcendant ? A la poubelle donc !
Faudra-t-il continuer de jeter, un par un, tous les commandements du Décalogue, du simple fait qu'ils aient été donnés par Dieu à Moïse ? L'interdit de tuer, l'interdit de l'adultère aussi, ont déjà été bravés depuis longtemps. Mais combien de temps la société laïque pourra-t-elle souffrir l'interdit du vol et du mensonge, donnés, de la même manière, par Dieu ? Tout de même, on ne rigole pas avec ça ! Dans un pays où le voile intégral et les crucifix à l'école sont interdits, il serait de bon ton que l'on travaille le dimanche, que l'on vole, que l'on mente, que l'on tue… Il ne s'agit pas seulement de laisser libre court à l'humaine bassesse, la logique voudrait que ces préceptes figurent dans les lois de la République française. Laïcité oblige.

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Catégorie : Humeur
Posté par : Pasquin le 09-11-2012

 

 

 

Les Gaulois avaient, paraît-il, très peur que le ciel leur tombe sur la tête. Les millénaristes craignaient la fin du monde. Nous, les cathos bourgeois, les Christo-mondains, ce que nous redoutons plus que tout, notre tétanie, notre angoisse systémique et récurrente, c'est l'amalgame ! Cette crainte absolue d'être mis dans le même sac que les brutes, les violents, les épais, les imbéciles, les dogmatiques et les obtus intégroïdes et fascisants. Nous aimerions tellement « bien passer », être aimés, reconnus comme fins, intelligents, sympas et cools par le monde médiatique, que nous sommes prêts à toutes les circonvolutions. Et nous voilà encore bien plus préoccupés à nous distinguer, nous démarquer, à montrer du doigt et condamner nos plus proches alliés sur d'insignifiantes différences, qu'à assumer notre propre position. Mais quelle chimère ! Si le catho était média-compatible, Jésus aurait fini comme directeur d'une agence de média-training et non pas accroché à une croix entre deux délinquants minables au point de se faire prendre. Si les cathos étaient média-compatibles, alors les premiers chrétiens, doux comme des agneaux, n'auraient pas été condamnés comme « bouffeurs d'enfants » et incendiaires de Rome. Si les cathos étaient média-compatibles, alors Pie XII, juste parmi les nations, ne serait pas aujourd'hui traité de collabo pro-nazi. Ce que nous avons à dire dérange le monde et le monde n'aime pas être dérangé. Alors ne perdons plus notre énergie à nous justifier, à démontrer que nous ne sommes pas ceux qu'ils disent que nous sommes… Imaginez-vous le Christ à son procès tortiller et commencer à répondre : « Mais non, ce n'est pas ce que j'ai voulu dire » ?

Allez zou ! Laissons tout ça, il y a une civilisation à ressusciter.

 

Ce billet est extrait du dernier numéro de L'Homme Nouveau que vous pouvez commander à nos bureaux (10 rue Rosenwald, 75015 Paris. Tél. : 01 53 68 99 77, au prix de 4 euros), ou télécharger directement sur ce site en cliquant sur le lien ci-dessous.


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Journal n°1529 du 10-11-2012

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Catégorie : Humeur
Posté par : Karol Magne le 08-11-2012

 

 

 

 

Dans des temps pas si éloignés de nous où l'on appelait sans crainte un chat un chat et un chien un chien, lorsque l'on croisait un homme tenant en laisse une brosse à dents, la société entière, du bas en haut de l'échelle sociale, s'accordait sur le fait qu'une case du chef d'icelui devait être manquante, voire après la révolution industrielle qu'un fusible avait dû sauter sous son couvre-chef. Dans les cas les plus sérieux l'établissement de Sainte-Anne prenait alors en pension le malheureux.

Puis soudain, dans les vapeurs de l'après-guerre, les membres des académies germano-pratine d'ici ou d'ailleurs noyèrent leur ennui morbide dans les fumées de pharmacopées orientales et dans des pratiques que la morale réprouve et qui d'après un récit biblique coûta cher aux villes de Sodome et de Gomorrhe. Bref si l'histoire ne manque pas de sel et pour cause, essayant de créer quelque chose de nouveau ils s'enfoncèrent dans une vie de stupre réinventant ce qui dans toute l'histoire de l'humanité est le prodrome maintes fois répété d'une apocalypse.

Seulement impossible pour ces intellectuels autoproclamés de vivre seuls leur immuno-dépression, cela eût été contraire à leur activiste charité. Il fallait donc prouver que le navire amiral qui transporte l'humanité vers son destin était semblable à leur radeau de la Méduse voire pour les plus farouches à la nef des fous qui les conduit de la gay pride à la trithérapie, d'un vice à l'autre et vice versa !

De même que le fou pense que ce sont les autres qui sont fous, ils décidèrent de renverser la situation et décidèrent en congrès à Pékin en 1995 qu'il était urgent d'appeler un chat un chien. Le principe du Gender était né et le monde indifférent à l'apparition de cette chimère diabolique fit entendre un silence assourdissant (après tout Néron jouait de la lyre en regardant l'incendie de Rome qu'il avait lui-même ordonné).

 
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Catégorie : Société
Posté par : Père Bernard Gallizia le 07-11-2012

 

 

 

 

Réalise-t-on assez que Jésus-Christ lui-même ne s'est pas cru autorisé à nous donner un enseignement nouveau sur le fondement du mariage ? Dans l'évangile selon st Marc, il rappelle seulement ce que fit son Père en créant l'humanité : « dès l'origine de la création, Il les fit homme et femme (altérité sexuelle). À cause de cela, l'homme quittera son père et sa mère (qui l'ont conçu), pour s'attacher à sa femme (avec laquelle il concevra), et les deux ne feront qu'une seule chair ». Et ainsi fut la naissance de la famille humaine...

 

Ce que Jésus rappelle là est la conséquence logique des paroles prononcées dans la Genèse sur Adam et Eve. On y lit que Dieu, dès le début de l'humanité, après avoir fait l'homme et la femme à son image (amour-communion trinitaire), les bénit et leur dit : « Soyez féconds, multipliez, emplissez la terre... ». Le lien indissoluble du mariage primordial du premier homme et de la première femme est ici dans l'affirmation divine : « ils ne feront qu'une seule chair ». Ce lien indissoluble ne doit pas être vu comme une chaîne, laquelle serait insupportable à la longue, mais comme une communion de corps et d'esprit, construisant le couple, ouvrant sur la vie et favorisant un attachement de plus en plus grand l'un envers l'autre jusqu'à la mort.

 

La bénédiction de Dieu est donc liée à la fécondité avec, comme finalité, que l'espèce humaine perdure naturellement, ce qui ne veut pas dire que les gens mariés ne doivent avoir des relations conjugales qu'en vue d'avoir des enfants.

 

Il y a ainsi dans le récit de la Genèse, un lien direct pour Dieu entre bénir et donner la vie. C'est pourquoi Vatican II dit que Dieu lui-même est l'auteur du mariage. Jésus le rappelle dans l'évangile de Marc : « Eh bien ! Ce que Dieu a uni, que l'homme ne le sépare pas ». C'est un fait profondément inscrit dans la nature même de l'être humain, ce n'est pas une structure inventée par la société.

 

C'est pourquoi, nul gouvernement, ni aucunes institutions sociales et politiques d'aucun pays du monde ne peuvent s'arroger le droit de conférer le mariage à une union qui est stérile par nature, puisque nos institutions ont pour but de soutenir, de protéger, et de faire perpétuer l'existence de la personne humaine. Là où cette loi a été votée, elle reste totalement arbitraire et illicite, puisqu'elle soutient institutionnellement une conception artificielle de la procréation de l'espèce humaine. Le mariage est la base et le fondement même de toute la théologie de l'Alliance entre Dieu et l'humanité. On parle d'égalité des droits, mais cette égalité oblige seulement l'État à traiter de la même manière ceux qui sont dans des situations identiques.

 

Pour lire la suite.


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Catégorie : Lecture
Posté par : La rédaction le 05-11-2012
 
 
Aujourd'hui, le professeur Alexandra Viatteau présentera sur les ondes de Radio Courtoisie, à partir de 12h00, le livre de souvenirs de Bogina Mond qui vient de paraître aux éditions de L'Homme Nouveau sous le titre : Une Jeune fille de Varsovie. À travers ces souvenirs sur la Résistance polonaise à l'Occupant nazi, Bogina Mond – qui sera également présente pendant l'émission – montre comment un État national a organisé la vie clandestine de toute la population prise sous le double joug soviétique et nazi et comment la Pologne fut livrée à Staline.
 
 

Fille de Bogina et de Georges Mond, Alexandra Viatteau est arrivée à Paris dans son enfance, elle y a fait toutes ses études. Journaliste, notamment à Rome où elle fut spécialiste du Vatican sous le pontificat de Jean-Paul II, elle fut nommée à son retour à Paris, de 1988 à 2004, Chargée de cours à l'Université de Paris II Panthéon-Assas. Docteur en Études slaves en 1974, soviétologue à l'époque de l'URSS et du bloc de l'Est, spécialiste de l'étude de la désinformation, elle est l'auteur de nombreux ouvrages sur l'Histoire de la Pologne. Elle a également publié La Société infantile sur l'état de notre société aux éditions Hora Decima. Elle est Conseillère scientifique du Centre géopolitique. Elle signe ici la préface et la postface des souvenirs de sa mère.

 

Le livre de Bogina Mond est en vente sur site.  

 

Pour écouter Radio Courtoisie : 

 

 

Radio Courtoisie en modulation de fréquence (MHz) : 
Paris et Ile-de-France, 95,6 | Caen, 100,6 | Chartres, 104,5 | Cherbourg, 87,8 | Le Havre 101,1 | Le Mans, 98,8.

 

Radio Courtoisie par satellite, sur les bouquets satellite Canalsat (canal 179 pour la mosaïque des radios et canal 496 pour l'accès direct à Radio Courtoisie) et TNTSAT.


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Catégorie : Ethique et tac !, le rendez-vous d'Adélaïde Pouchol
Posté par : Adélaïde Pouchol le 31-10-2012

 

 

 

La mentalité moderne veut que de l'état de fait on tire un état de droit, indépendamment de toute considération morale. Aussi l'avortement a-t-il été légalisé pour donner un cadre légitime à ce phénomène qui existait déjà quoique de manière marginale. De la même manière, on voudrait que soient légalisés le mariage et l'adoption par les homosexuels, sous prétexte qu'en France, des couples homosexuels élèvent des enfants. On objecte à raison que ce n'est pas, par exemple, parce qu'il y a des viols – c'est un état de fait – qu'il faut dépénaliser et encadrer ces pratiques. Nos adversaires rétorquent que la comparaison ne tient pas, le mariage homosexuel ne causant aucun tort à un tiers. L'enfant, nous le savons, est le grand oublié du débat. Mais en attendant, sous prétexte d'égalité, la machine est en marche. Qu'il faille changer près de 200 articles du Code civil si les termes de père et mère venaient à être abolis ne semble pas poser de problème au gouvernement.
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Catégorie : Humeur
Posté par : Karol Magne le 31-10-2012

 

 
Les philippiques des nouveaux néroniens prêts à crucifier du chrétien par paquets de douze pour crime contre l'inhumanité se font de plus en plus assourdissantes. Pas une télévision, une radio, un journal qui ne nous rappelle quotidiennement, non pas ce qu'il faut penser, mais ce que l'on doit penser.

Et pour cela, ils ont inventé un concept à l'efficacité redoutable chez nos contemporains, dont la capacité de jugement est inférieure à celle de l'huître parce que si celle-ci gobe tout, du moins elle filtre et rejette les aliments dangereux ou inutiles pour sa survie.

 

 

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Catégorie : Mélodie Grégorienne
Posté par : Un moine de Triors le 31-10-2012

 

 

 

L'alléluia de la messe de la Toussaint nous présente une mélodie à la fois solide et élancée qui se structure autour de quelques notes fondamen­tales : le sol (*) et le do (*), respectivement tonique et dominante du 8e mode, souvent mises en relation par l'intervalle de quarte ; le fa qui joue le rôle d'appui bien ferme de la sous-tonique, au début d'une mon­tée comme au terme d'une descente mélodique (*) ; le ré enfin qui conclut au sommet la quinte du mo­de de sol et que l'on rencontre à trois reprises comme note supérieure d'une in­cise (1, 2, 3). Le mi aigu ajoute ici sa noble nuance de plénitude qui sera même dépassée par celle, plus douce, du fa dans les élans sereins du verset. L'ensemble de la vocalise baigne en effet dans une atmosphère de grande confiance, de douceur et de tendresse en même temps que de certitude, ce qui est la caractéristique du 8e mode. On chantera cet alléluia dans un tempo assez large, sans éclat mais avec une bonne chaleur vocale. Les contours de la mélodie invitent à y mettre de la vie, c'est-à-dire des variations d'intensité et de mouvement, selon qu'on s'élève dans les hauteurs ou que l'on revient au grave, le tout dans un beau legato imperturbable. Le long mélisme, qui servira de thème musical à tout le verset, nous prépare à entendre le message aimable, attirant et réconfortant délivré à ses fidèles par le Seigneur lui-même : « Venez à moi, vous tous qui peinez et ployez sous le fardeau et moi je vous donnerai le repos »(Mt 11, 28).

 

Pour écouter cet Alleluia. chanté par las moniales d'Argentan, ou celui-ci chanté par les moines de Solesmes.

 

Ce billet est extrait du dernier numéro de L'Homme Nouveau que vous pouvez commander à nos bureaux (10 rue Rosenwald, 75015 Paris. Tél. : 01 53 68 99 77, au prix de 4 euros), ou télécharger directement sur ce site en cliquant sur le lien ci-dessous.


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Journal n°1527 du 13-10-2012

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Catégorie : Ethique et tac !, le rendez-vous d'Adélaïde Pouchol
Posté par : Adélaïde Pouchol le 26-10-2012

 

 

 

 

 

 

Grossesses non désirées, maladies sexuellement transmissibles, violences, pornographie, homophobie… Les enfants sont peut-être analphabètes, mais la priorité n'est pas là. Le ministère de l'Education nationale se fait ministère du bas-ventre et le ministère des Droits de femmes se fait ministère des revendications LGBT (Lesbienne, Gay, Bi et Trans).
Le 4 juillet 2001, l'avortement et la contraception étaient inscrits comme un droit dans le code de la santé publique, le délai de l'avortement était rallongé et les mineures pouvaient s'affranchir de l'autorisation parentale pour recourir à une IVG. C'est tout ? La loi en question précisait aussi que les écoles, collèges et lycées devaient dispenser un enseignement sur la sexualité à raison de trois séances par an minimum. Comment ne pas voir que l'éducation sexuelle à l'école telle qu'elle est conçue n'est qu'un vecteur de la culture de mort ? Vendredi dernier, les députés ont voté le remboursement à 100% de l'avortement pour toutes les femmes et le remboursement, intégral là encore, de la contraception pour les jeunes filles de 18 à 20 ans. Ainsi financées par la Sécurité Sociale, les lycéennes pourront se conforter dans l'idée que la grossesse est une maladie et pourront, à nos frais, mettre en pratiques leurs cours d'éducation sexuelle.
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Catégorie : Humeur
Posté par : Karol Magne le 24-10-2012

 

 
 

Au temps où le pouvoir politique tenait sa légitimité du Ciel, il y avait, dans une sagesse qui n'a plus cours, adjoint au souverain, une éminence grise pour rappeler la fugacité du pouvoir, s'assurer de son bon ordonnancement à la finalité du pouvoir politique, c'est-à-dire le bien commun en vue du Ciel, et un bouffon pour empêcher au souverain de se prendre lui-même pour l'autorité dont il n'était que le dépositaire. Enraillant les petits travers du monarque et des grands du royaume, le fou du roi redonnait une dimension humaine à l'omnipotence royale dont la pente naturelle tend vers une sorte de divinisation. Ainsi balancé entre le ciel et la terre, le pouvoir pouvait s'exercer sans une trop grande tyrannie et vaille que vaille s'orienter vers le bien commun.

 

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Catégorie : Culture
Posté par : Pierre Benoît le 23-10-2012

 

 

Dans le cadre de l'Année de la foi, voulue et décrétée par le Pape Benoît XVI, les Éditions de L'Homme Nouveau publient ce mois-ci un neuvième hors-série, consacré au concile Vatican II. Pourquoi un tel sujet ? Les raisons sont multiples mais indiquons-en les deux principales. La première est bien évidemment le souhait de Benoît XVI lui-même d'associer étroitement cette Année de la foi à la mémoire du Second Concile du Vatican, selon l'herméneutique de continuité qu'il a dégagée dans son discours à la Curie du 22 décembre 2005.

La seconde raison est plus directement liée à l'Histoire. Le 11 octobre 1962, le pape Jean XXIII ouvrait solennelle­ment un nouveau Concile œcuménique, réunion qui ne s'était pas vue depuis 1869. Cinquante ans après, c'est non seulement l'heure du bilan et du discernement – œuvre qui appartient par excellence au magistère – mais celui du regard historique sur le Concile et l'après-­Concile. En partie dégagée des passions théologiques qui sont d'un autre ressort, l'Histoire peut aider, de manière auxiliaire et en restant dans son ordre, les chrétiens à porter un jugement plus éclairé sur un évènement qui a suscité et qui suscite encore bien des interprétations opposées.

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Catégorie : Société
Posté par : Philippe Maxence le 22-10-2012

 

 

 

Le sujet occupe tous les esprits. La révolution morale et anthropologique que prépare le gouvernement socialiste avec l'instauration d'un mariage ouvert aux personnes homosexuelles, constitue le vrai débat de fond de ce début de mandat socialiste. Enfin, « débat » ! Tout dépend de ce qu'on entend par là. Fidèle à une certaine pratique de la Ve République, l'actuel gouvernement, fort de sa majorité absolue à l'Assemblée nationale et au Sénat (sans parler des régions), semble considérer le Parlement comme une simple institution d'enregistrement. Même dans ces enceintes, que l'on fait vénérer aux jeunes collégiens et lycéens comme les temples du débat démocratique, l'échange contradictoire semble avoir disparu. La discipline du parti l'emporte sur le devoir d'agir selon sa conscience. Certes, contre cette transformation radicale de l'institution du mariage la grogne monte, même dans les rangs de la gauche. Une grogne réelle, mais qui au final risque bien de servir de prétexte pour laisser croire que le… débat politique est possible dans notre pays, alors même que les décisions sont déjà prises. Faisant fi de toute prise en compte des arguments de l'opposition, et ce jusque dans son propre camp, le porte-parole du gouvernement en personne, Najat Vallaud-Belkacem, l'a en quelque sorte avoué en annonçant ingénument que le premier « mariage » gay aurait lieu à Montpellier, une fois la loi votée. Refermant le monde clos de son mensonge, le système entend, donc, siffler la fin de la partie à temps pour promouvoir cette suite logique des lois sur le divorce, la contraception et l'avortement.

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Journal n°1527 du 13-10-2012

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Catégorie : Tribune libre
Posté par : Jean-Pierre Maugendre le 19-10-2012

 

 

Alors que se précisent en France les menaces de lois iniques contre le mariage et les enfants, la 22e Marche de prière pour la vie et la famille revêt plus que jamais un caractère d'évidence et de nécessité. Les cinq associations pro-vie organisatrices font ainsi fidèlement écho à la recommandation de Benoît XVI de défendre la vie et la famille. Explications par Jean-Pierre Maugendre, Président de Renaissance Catholique.

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Catégorie : Ethique et tac !, le rendez-vous d'Adélaïde Pouchol
Posté par : Adélaïde Pouchol le 17-10-2012

 

 

 

« ATTENTION !
Le Collectif pour l'Humanité Durable tient à informer les personnes qui ont reçu des tracts non signés pour une manifestation le dimanche 18 novembre 2012 (ministère de la Famille-Assemblée Nationale) qu'elle est organisée par l'Institut Civitas de la Fraternité Saint-Pie X.
Alors, maintenant, à vous de décider ! »

 

La mise en garde est signée Frigide Barjot et son Collectif pour l'Humanité Durable pour conclure son communiqué d'appel à la manifestation du 17 novembre prochain contre la légalisation du mariage homosexuel.

Quels ont pu être les différends et tensions entre Civitas et d'autres associations militantes ? Là n'est pas la question. Le vrai problème est d'abord de savoir quel est notre combat. Le mariage entre deux personnes de même sexe est en passe d'être légalisé et voilà que nous en sommes toujours à nous demander dans quel camp nous sommes. Que nous le voulions ou non, Civitas se bat contre le mariage homosexuel et – sur ce point là en tous-cas - , ceux qui se battent pour la même cause sont dans le même camp. Non pas dans le camp de Civitas car ce combat n'appartient à personne, mais dans le camp des tenants du respect du vrai mariage.

 

Ne pas partager les idées de Civitas et de la Fraternité Saint-Pie X est une chose, mettre en garde publiquement contre une manifestation de Civitas en est une autre. Marcher avec Civitas jetterait le discrédit sur notre revendication ? Dès lors que nous descendrons dans la rue pour défendre le vrai mariage, nous serons taxés d'homophobes, d'obscurantistes, voire pire. Le qualificatif d'intégriste, aussi peu vrai que les autres, doit-il nous effaroucher à ce point ?
Nous refusons la légalisation du « mariage » homosexuel pour des raisons anthropologiques, sociales et politiques et non pas parce que nous sommes traditionnalistes ou charismatiques. Ces manifestations ne sont pas des sorties de messe où nous nous retrouvons entre gens de la même chapelle, ce sont des mobilisations de citoyens décidés à prendre la place qu'on voudrait leur refuser dans le débat publique.

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Catégorie : Société
Posté par : Paul Piccarreta le 15-10-2012

 

 

 

C'était une promesse de campagne du candidat socialiste à la présidence de la République. Désormais, il s'apprête à légiférer. Les couples de même sexe pourront se marier et adopter « dès 2013 » assure le garde des Sceaux, Christine Taubira. Tous ne s'accordent pas sur les termes de l'adoption d'enfants ; la question de la « parentalité » laisse encore quelques ombres juridiques. Mais dans le fond et la forme, l'opinion publique, les médias et les personnalités politiques s'entendent. Les pierres tombent, le feu brûle, les personnes de même sexe forment une famille. Évidences…
Visibles et moins visibles ont répondu. Des maires et des députés, des étudiants, des chômeurs, des cadres, des mères de familles. Et même des homosexuels. Signes peut-être que la loi qui s'annonce est une blessure grave. États des lieux d'une réponse de société.
 
 

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Catégorie : Religion
Posté par : Pierre Julien le 15-10-2012

 

 

 

S'inscrivant dans une tradition dont l'antiquité est évoquée dans l'article « La longue tradition de l'homélie » en page 26 de L'HN n°1527 du 13 octobre, le Bréviaire romain réformé à la suite du concile de Trente donne, les dimanches et fêtes, une homélie d'un Père de l'Église. En 1961 fut publiée l'édition typique du Bréviaire qui suit la réforme lancée par Pie XII et promulguée par Jean XXIII. Le dimanche, pour alléger l'office de nuit (les « matines »), cette homélie est réduite à un tiers. Les ordres religieux non-actifs, comme les bénédictins et les cisterciens, ont conservé le texte initial.

On trouvera ci-après la traduction des homélies du Bréviaire romain de 1568 pour les XXe et XXIe dimanches après la Pentecôte (14 et 21 octobre), dans la forme extraordinaire.

 

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Journal n°1527 du 13-10-2012

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Catégorie : Ethique et tac !, le rendez-vous d'Adélaïde Pouchol
Posté par : Adélaïde Pouchol le 11-10-2012

 

 

 

 

« Notre pays est très en retard sur les lois de bioéthique », déplore Catherine Lemorton, présidente PS de la commission des Affaires sociales de l'Assemblée nationale et fermement décidée à faire lever l'interdiction de recherches sur l'embryon. La commission en question a ainsi voté le 3 octobre dernier, à l'unanimité moins une abstention, une « proposition de loi tendant à modifier la loi n° 2011-814 du 7 juillet 2011 relative à la bioéthique en autorisant sous certaines conditions la recherche sur l'embryon et les cellules souches embryonnaires ». Une première étape de la procédure, avant le débat en séance publique prévu pour le lundi 15 octobre.
« Les lois de bioéthique ont fait l'objet de longues discussions et de larges débats démocratiques. Il avait été décidé de les réviser dans sept ans. Passer en force comme cela revient à nier le débat démocratique qui a eu lieu et qui a abouti à un compromis équilibré, entre interdiction et dérogations au coup par coup », remarque Philippe Juvin, secrétaire national de l'UMP. Qu'ont les parlementaires à faire de l'obligation légale qu'a l'Etat d'organiser des Etats-généraux avant toute modification des lois bioéthiques ?
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Catégorie : Lecture
Posté par : Denis Sureau le 10-10-2012

Après le succès de son livre De Luther à Benoît XVI, le Père Michel Viot publie un nouveau livre à l'occasion du Synode sur la nouvelle évangélisation. Dans ces entretiens avec l'abbé Guillaume de Tanoüarn,, il s'interroge sur l'avenir de l'Eglise, particulièrement en Europe. Pourra-t-elle continuer à être présente dans l'espace public ? Ou retournera t-elle aux catacombes, voire à une certaine forme de "captivité babylonienne" avec exil à la clé ? Confrontés à la montée de l'islam et au défi du sécularisme, comment les chrétiens vivront leur foi chrétienne au grand jour dans une société hostile ?

En s'appuyant notamment sur la lettre Porta fidei pour l'Année de la Foi, le Père Michel Viot répond à toutes les questions posées par l'abbé Guillaume de Tanoüarn sans craindre de secouer les pieux conformismes. Avec une conviction forte : c'est une véritable révolution chrétienne que la nouvelle évangélisation doit provoquer.

 

 

 

 

 

Né en 1944, le Père Michel Viot est vicaire épiscopal et aumônier de la maison d'arrêt dans le diocèse de Blois, conférencier et président de l'association « Ecouter avec l'Eglise ». Il a expliqué son itinéraire d'ancien pasteur luthérien et dirigeant maçonnique dans son précédent livre, De Luther à Benoît XVI, qui a remporté un vif succès.

 

L'abbé Guillaume de Tanoüarn est docteur en philosophie (thèse sur Cajétan parue au Cerf en 2009) et directeur du centre culturel Saint-Paul à Paris.


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La Révolution chrétienne

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Catégorie : Culture
Posté par : La rédaction le 05-10-2012

 

 

Créé en 1998, le Prix Combourg-Chateaubriand est décerné chaque année par l'Académie Chateaubriand. Il récompense un écrivain dont le style honore la mémoire et l'oeuvre de Chateaubriand, qui passa au château de Combourg (Ille-et-Vilaine) une partie de sa jeunesse.

Le Prix 2012 sera remis à notre collaborateur et ami, Reynald Secher, pour son livre Vendée : du Génocide au mémoricide, mécanique d'un crime legal contre l'humanité (Le Cerf) au château de Combourg le samedi 6 octobre 2012 à 16h par Christophe Barbier, directeur de la rédaction de L'Express et écrivain, lauréat de l'édition 2011 du Prix.

La cérémonie de remise du prix sera suivie à 18h00 d'une conférence-débat autour du livre de Reynald Secher et d'une séance de dédicace.


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Catégorie : Ethique et tac !, le rendez-vous d'Adélaïde Pouchol
Posté par : Adélaïde Pouchol le 03-10-2012

 

 

Les faits rapportés sont réels et l'histoire se passe quelque part en France, il y a peu. Un homme, ancien légionnaire de son état et réputé pour son franc-parler, venait de récupérer ses deux filles à la sortie de l'école. Les deux têtes blondes, âgées tout au plus de 6 et 8 ans tenaient sagement la main de leur père et étaient arrêtées devant le feu rouge au passage piéton. Deux femmes ayant choisi une orientation sexuelle différente, loin de l'hétérosexualité patriarcale et sexiste, se trouvaient arrêtées au même endroit et profitèrent du moment pour s'embrasser langoureusement devant les yeux ébahis des deux gamines.

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Catégorie : Mélodie Grégorienne
Posté par : Un moine de Triors le 29-09-2012

 

 

Le chant grégorien privilégie rarement les grands intervalles. L'alléluia présenté ci-dessus, et plus encore son verset, montrent que de belles exceptions peuvent se rencontrer à l'intérieur de son riche répertoire. Quatre intervalles de quarte sont repérables tout au long de cette mélodie (1, 2, 3, 4), dont les trois derniers, préludant chacun à une descente par degrés conjoints (*), s'organisent de façon équilibrée autour du sommet expressif de la vocalise. La modalité de cet alléluia est nuancée. Elle oscille entre le mode de ré et le mode de sol, plus pré­sent dans le verset et qui conclut effectivement la pièce. Cette richesse modale permet d'allier harmonieusement la paix, le calme, la confiance, la légèreté caractéristiques du mode de ré, à la fermeté, la puissance, la plénitude du mode de sol. Il en résulte une mélodie solidement charpentée, avec des appuis très marqués sur le sol, mais aussi sur le la (*) puis sur le si naturel (*), appuis qui dessinent, avec leurs élans consécutifs, une courbe générale nettement ascendante puis descendante. Cette ligne mélodique et intensive ne manque donc ni d'enthousiasme ni d'ampleur et de solennité, mais elle ne se départit ­jamais de la sérénité propre au mode de ré. Tout reste calme, et c'est dans cette paix que la prière de supplication du verset, assez poignante pourtant, peut monter, tranquille et ardente : « Saint Michel archange, défendez-nous dans le combat, afin que nous ne périssions pas lors du jugement redoutable. »

 

Pour écouter cet Alleluia.

 

Ce billet est extrait du dernier numéro de L'Homme Nouveau que vous pouvez commander à nos bureaux (10 rue Rosenwald, 75015 Paris. Tél. : 01 53 68 99 77, au prix de 4 euros), ou télécharger directement sur ce site en cliquant sur le lien ci-dessous.


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Journal n°1526 du 29-09-2012

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Catégorie : Religion
Posté par : La rédaction le 20-09-2012

 

Un de nos lecteurs s'est rendu ce 9 septembre à l'inauguration de la cathédrale Notre-Dame de Fatima-Mère de toutes les nations à Karaganda, au Kazakhstan. Un évènement unique qu'il a bien voulu nous relater.

 
 

Il semble qu'ils ne soient pas nombreux les catholiques français qui ont été informés de l'évènement majeur qui s'est déroulé le dimanche 9 septembre en Asie centrale, plus précisément au Kazakhstan dans la ville de Karaganda. Il faut savoir que la nouvelle République kazakhe est un pays de 15 millions d'habitants à majorité musulmane, dont le président Nazarbaïeï est lui-même musulman sunnite. Et voilà donc que dans cette terre d'islam une cathédrale vient d'être consacrée sous le vocable de Notre-Dame de Fatima-Mère de toutes les nations par le cardinal Angelo Sodano en personne, délégué officiel de Benoît XVI, en présence des représentants locaux des autres religions.

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Catégorie : Ethique et tac !, le rendez-vous d'Adélaïde Pouchol
Posté par : Adélaïde Pouchol le 12-09-2012

 

Ardent défenseur des enfants, grands oubliés de la revendication homosexuelle, le Collectif pour l'enfant a publié ce matin même une demande publique au Premier ministre ainsi qu'au ministre de la Famille d'ouvrir un vrai débat national – Etats généraux ou référendum - sur la question du mariage homosexuel. Pour que la démocratie ne soit pas qu'un vain mot, les 79 associations que regroupe le Collectif veulent faire valoir que le mariage et l'adoption pour les personnes homosexuelles ne sont pas approuvés par l'ensemble du peuple français, loin de là, quoiqu'on veuille tenter de nous faire croire.
Cette demande sera-t-elle entendue ? Et s'il y a référendum, sera-t-il pris en compte ? Le souvenir du référendum de 2005 sur la constitution européenne qui n'avait été qu'un vaste pied de nez au peuple français ne s'est pas effacé.
 
 
 
 
En attendant, le Collectif a pu faire valoir plusieurs des conséquences désastreuses de la possible ouverture du mariage et de l'adoption aux homosexuels par sa lettre ouverte, fidèle à son mot d'ordre : les droits de l'enfant avant le droit à l'enfant.
Il s'inquiète ainsi du mépris de la complémentarité du père et de la mère au profit de « parents 1 et 2 » (voire 3 ou 4) mais plus encore des conflits de parenté qui seront monnaie courante entre parents biologiques et adoptifs, « ex » et nouveau compagnons des uns et des autres. Il rappelle enfin le mensonge qui consiste à dire à l'enfant qu'il a deux pères ou deux mères, tout en sachant que ces « couples » ne peuvent engendrer.
Cette lettre ouverte, soucieuse de justice puisque faisant valoir les droits des enfants et des adultes plus que de la satisfaction des désirs de ces derniers, s'inscrit donc dans une démarche politique, au sens noble du terme, que nous ne pouvons que saluer.

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Catégorie : Ethique et tac !, le rendez-vous d'Adélaïde Pouchol
Posté par : Adélaïde Pouchol le 05-09-2012

 

 

 
« Nous avons des personnes qui se droguent dans des conditions sanitaires exécrables. Elles ne sont pas à même de retrouver le chemin du sevrage, d'être accompagnées »,expliquait le ministre de la Santé Marisol Touraine le 30 août sur LCI pour justifier son projet de « centre d'injection supervisée ». L'idée n'est pas neuve, elle nous avait déjà fait hurler et nous n'avons plus qu'à recommencer avant que les tests manigancés par le ministère et ses lobbies ne soient mis en place. D'aucuns avaient proposé que l'on prévoit aussi des salles où les criminels puissent violer proprement avec contraceptifs en tout genre et consultations pour I.V.G à disposition. Il se trouve que l'idée n'a pas été retenue…
« Nous allons voir dans quelles conditions il est envisageable d'expérimenter de telles salles mais il faut que le travail se poursuive avec des élus, avec des associations concernées en particulier », a ajouté la très démocrate Marisol Touraine. Mais, que tous les prudents et les peureux se rassurent, « il ne s'agit absolument pas d'ouvrir une espèce de supermarché de la drogue comme j'ai pu l'entendre. »Nous voilà rassurés. Mais, à bien y réfléchir,qui paiera la drogue proposée à la consommation dans ces centres ? L'Etat devra-t-il se fournir auprès de réseaux illégaux que par ailleurs ses troupes de police tentent de démanteler ? Ces centres pourraient bien être une première étape vers la légalisation de certaines drogues… Puisque le pseudo-argument de la liberté individuelle n'avait pas convaincu tout le monde, il fallait bien essayer celui de l'hygiène et de la sécurité.
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Catégorie : Ethique et tac !, le rendez-vous d'Adélaïde Pouchol
Posté par : Adélaïde Pouchol le 29-08-2012

 

 

 

Thibaud Collin, agrégé de Philosophie et professeur en classes préparatoires ainsi qu'à l'Institut de Philosophie Comparée, vient de publier un essai incisif sur le mariage homosexuel. Quand certains agacent par la violence de leurs jugements sur l'homosexualité, Thibaud Collin gêne plutôt par la pertinence de ses questions. Il est de ceux qui mettent le doigt là où ça fait mal, qui questionnent, encore et toujours, les fondements du politique jusqu'à trouver la contradiction, l'erreur et parfois le mensonge…


 

 
 

 

Anthropologie, connaissance de l'homme et de la nature fondaient habituellement le réquisitoire des tenants du mariage. Soit, quoique ce soit un pléonasme, du mariage hétérosexuel. Pourtant, c'est un tout autre paradigme qu'engendre la société des droits de l'homme et de la lutte contre les discriminations. L'homme des droits de l'homme n'a plus rien à voir avec celui de l'anthropologie chrétienne, le débat se fait dialogue de sourds. Sa nature n'est plus donnée mais construite et l'anthropologie comme science n'a plus lieu d'être sinon pour dire de l'homme qu'il est sa liberté, un point c'est tout. « C'est un peu court, jeune homme ! » Soit, mais nous sommes dans l'aire du tout politique, et c'est à ce niveau que le philosophe Thibaud Collin envisage la question.
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Catégorie : Ethique et tac !, le rendez-vous d'Adélaïde Pouchol
Posté par : Adélaïde Pouchol le 24-08-2012

 

 

 

 

Michel Menu écrivait : « Lorsque le monde tourne à l'envers, nous ne sommes pas de ceux qui marchent sur la tête pour se persuader qu'il va droit ». Les deux pieds fichés sur le sol, nous voyons bien, nous voyons trop bien que les choses sont sens dessus dessous. Et voilà que par arrêté du 20 août dernier, le gouvernement a nommé membre de la Commission nationale consultative des Droits de l'homme le Collectif interassociatif sur la santé, la Coordination française pour le lobby européen des femmes (CLEF) et l'Interassociation lesbienne, gaie (mais vraiment pas drôle), bi et trans – le dernier ferme la porte -, plus simplement nommée Inter-LGBT.

Bien évidemment, aucune association pro-vie ou pro-famille n'y a droit de cité.

Parce que tout le monde a le droit de revendiquer des droits de l'homme, des droits de forniquer comme ci ou comme ça, des droits à être subventionné… sauf le citoyen lambda conscient que la famille n'est pas polymorphe et que le respect de la dignité humaine n'est pas une option.

 

Faut-il s'attrister d'être évincés encore et toujours de la sphère publique ? Cet ostracisme est le signe évident d'un bouleversement de société que nous connaissons et déplorons et, à cet égard, cette mise au ban de la société est proprement insupportable.

Mais… à bien y regarder, ne sommes nous pas mieux loin de toutes ces commissions qui ne sont qu'un repaire de minorités revendicatrices qui ont besoin de la bénédiction de l'Etat pour légitimer ce qu'elles font le soir dans leur chambre à coucher ? Loin des minorités bruyantes qui se victimisent et revendiquent des droits tandis que, silencieux, nous sommes conscients d'avoir des devoirs avant que d'avoir des droits, que nous remplissons tant bien que mal tandis que dans les commissions droits-de-l'hommiste, on pleurniche aux frais du contribuable. Qu'avons-nous à faire de la bénédiction d'un Etat qui n'en a plus que l'apparence ?

Vouloir les mêmes droits et la même reconnaissance que les lobbies pro-mort et anti-famille serait nous placer sur le même plan, ce serait faire de l'hétérosexualité une option de plus parmi la large gamme des orientations sexuelles possibles.
Maigre consolation ? Faute d'avoir le pouvoir, nous avons au moins l'allure, un certain panache même, à ne pas nous victimiser sans cesse… alors que nous sommes les véritables parias,  à faire marcher nos écoles, nos associations pro-vie, nos églises et nos couvents sans le moindre sou de l'Etat.
« Ne pas monter bien haut peut-être, mais tout seul ! » aurait dit Cyrano.


 

 


 

 


 

 


 

 

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Catégorie : Culture
Posté par : La rédaction le 02-08-2012

 

Elle a eu 600 ans cette année, mais sa jeunesse frappe toujours. Née en Lorraine, brûlée vive en Normandie, ses jeunes années ont traversé son époque comme un éclair. Celui de la sainteté ! Comme dans toutes les histoires chrétiennes, sa mission terrestre semble un échec. Elle échoue devant Paris et, elle qui se réclame de l'Église, meurt condamnée par un tribunal ecclésiastique, dirigé par un évêque.

Tout le paradoxe chrétien est là, en acte ! Mais c'est vrai : le disciple n'est pas plus grand que le Maître. Comme le Christ au Jardin des Oliviers, la frêle Jeanne a eu aussi ses moments de détresse. Rien ne lui fut épargné. Aucune injure, aucune accusation. Jusqu'au bout pourtant, elle s'est voulue fille de l'Église et son dernier regard fut tourné vers le Ciel. Après la révision de son procès, l'Église l'a finalement élevée à la gloire des autels en 1920 et la République, elle-même, a institué une fête nationale en son honneur.

Que retenir de sainte Jeanne d'Arc aujourd'hui ? Tout est à garder et à méditer. Autant son humilité que la certitude de sa foi, son humanité que son courage, son sens politique que son sens surnaturel. Jeanne n'est pas à juger à l'aune de ce que nous sommes. C'est nous qui devons regarder vers elle et la prendre comme mesure. Elle nous dépasse, c'est certain.

Pour entrevoir une partie de son mystère, nous avons donc préféré en cette année du VIe centenaire de sa naissance prendre les chemins de la littérature pour montrer que, du XVe au XXe siècle, Jeanne de Lorraine, Jeanne la sainte française, n'a cessé d'attirer le regard des poètes et des écrivains, de ceux qui parfois bousculent les faits dans leur lourdeur mais parviennent pourtant à dire quelque chose de profondément vrai du sujet abordé.

On s'étonnera peut-être de ne pas trouver ici les noms de quelques grands qui ont chanté sainte Jeanne d'Arc avec talent, et parmi eux, le tout premier, Charles Péguy. Ce n'est pas que nous les avons ignorés, mais plus simplement que reproduire un texte d'un écrivain obéit à des règles et à des impératifs que nous avons voulu respecter.

Reste pourtant qu'à travers les siècles, poètes, écrivains, chansonniers ou hommes politiques se sont plus à méditer ce destin singulier. Les styles diffèrent comme la profondeur du propos. Un trait domine : quoi que l'on écrive sur elle, Jeanne fascine.

Elle fascine les écrivains, mais aussi les artistes. Tout au long de ce numéro le lecteur retrouvera les planches qui ont servi de base pour la réalisation des vitraux de la cathédrale du Mans et qui racontent l'épopée de sainte Jeanne d'Arc. 

 

Avec la collaboration, volontaire ou involontaire, de : 

Christine de Pizan, Jean Chapelain, Fronton du Duc, Alphonse de Larmartine, Alexandre Dumas, Sainte-Beuve, Alfred de Musset, sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus, Léon Bloy, Maurice Barrès, Francis Jammes, Raoul Ponchon, Philippe Kersantin, Adélaïde Pouchol, Gérard Joulié, abbé Guillaume de Tanoüarn, Jacques Trémolet de Villers, Philippe Maxence.

 

Un numéro à commander sur ce site (sécurisé), sans frais de port. 


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Ils ont écrit sur Jeanne d'Arc

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Catégorie : Humeur
Posté par : Philippe Maxence le 28-07-2012

 

 
 

Le viol est-il assimilable à l'avortement ? D'emblée, la question ne me serait pas venue à l'esprit. C'est Clémentine Autain qui m'y a fait penser, l'autre jour, en lisant son appel dans Le Nouvel Observateur (12 juillet 2012). Pour ceux qui auraient un trou de mémoire, rappelons que Clémentine Autain a été conseillère municipale de Paris, apparentée PCF et qu'elle est aussi une féministe militante. Elle ne manque pas de courage ! Si elle lance un « appel », c'est parce qu'elle a été violée et que non seulement elle a décidé de ne pas le cacher mais aussi de mener la lutte contre le viol. Cause légitime.

Son appel se revendique du « Manifeste des 343 salopes », publié en son temps par Le Nouvel Obs. Pour Clémentine Autain, les signataires de ce texte « menaient le combat qui a conduit au droit d'avorter en toute légalité. Finissons-en avec le tabou du viol ».

Je me demande si elle s'est bien relue en écrivant une telle phrase. Avant sa légalisation, l'avortement était un tabou, ce qui veut dire selon l'étymologie du mot, un interdit sacré. La loi à laquelle se réfère Clémentine Autain a fait sauter cet interdit et a désacralisé du même coup la vie.

Le viol reste quant à lui un tabou. C'est un interdit, et un interdit sacré, parce qu'il touche au plus intime de la personne.

Clémentine Autain veut-elle vraiment en finir avec ce tabou ? Bien évidemment, non ! C'est sa comparaison avec l'avortement qui ne tient pas. Ou, plutôt, elle tient, mais en sens inverse de ce que veut dire la militante aveuglée par l'idéologie féministe. À sa manière, l'avortement est une forme de viol. Radical ! Il viole l'enfant à naître en l'expulsant du ventre protecteur. En toute logique, il faut donc s'opposer au viol comme à l'avortement.

 

* Normalitude : normalisation voulue par un président de la République qui entend être normal et qui utiliserait le « code de langage » mis au point en Chine par son ex-compagne alors candidate à l'élection présidentielle.

 


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Catégorie : Mélodie Grégorienne
Posté par : Un moine de Triors le 26-07-2012

 

 

 

La paix du premier mode envahit cette mélodie consacrée à la louange de Dieu à travers la figure du père de la Sainte Vierge. L'art grégorien se révèle dans la libre alternance des différentes montées et descentes par degrés conjoints, toujours très régulières et très fluides, juste entrecoupées çà et là d'intervalles de tierce ou de quarte, et même ici de quinte, qui donnent du relief à la vocalise mais sans jamais rompre la souplesse et la parfaite unité de la ligne mélodique. C'est dans les variations de tempo et d'intensité, comme aussi dans la mise en valeur du rythme qui anime et traverse les neumes, que l'expression va surtout jaillir d'une pièce comme celle-là, dont la paix reste la caractéristique spirituelle dominante. L'alléluia commence piano, monte une première fois jusqu'au fa (*), premier palier, redescend avec douceur sur le do (*), sous-tonique du mode, remonte encore jusqu'au sol (*) cette fois, pour redescendre à nouveau vers le ré (*), après avoir déposé fermement l'accent (*). Puis l'ardeur de l'âme en prière emporte la vocalise vers les hauteurs. Celle-ci culmine, après un beau crescendo, sur le si bémol plein de vénération et d'ardeur, plonge une nouvelle fois vers le grave (*), jaillit à nouveau en un dernier élan, mais moins fort (*), et s'achève enfin dans la contemplation paisible du Père des cieux, dont Joachim est un reflet privilégié pour l'Église, Israël de Dieu : « Ô Saint Joachim, mari d'Anne et père saint de la Vierge, accordez à vos serviteurs le secours nécessaire au salut, alléluia ! ».

 

Pour entendre cet Alleluia.

 

Ce billet est extrait du dernier numéro de L'Homme Nouveau que vous pouvez commander à nos bureaux (10 rue Rosenwald, 75015 Paris. Tél. : 01 53 68 99 77, au prix de 4 euros), ou télécharger directement sur ce site en cliquant sur le lien ci-dessous.


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Journal n°1522 du 14-07-2012

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Catégorie : Humeur
Posté par : Philippe Maxence le 20-07-2012
 
 

L'adoption des enfants par les couples homosexuels est un sujet à la mode. Si la possibilité du mariage pour cette catégorie de la population est retenue, celle de l'adoption d'enfants suivra inévitablement, renforçant au passage l'idée qu'un mariage implique procréation.

Mais seulement, voilà ! Les lois de la nature, que l'on nie d'un côté, se rappellent à notre bon souvenir de l'autre. Qu'on le veuille ou non, deux personnes homosexuelles ne peuvent procréer ensemble. Il faut donc passer par l'adoption, étape que connaissent des milliers de couples dits hétérosexuels, lesquels butent bizarrement le plus souvent devant des tracasseries administratives sans nom. 

Mais, on peut penser que les couples homosexuels auront quelques facilités de ce côté-là. Il faudra donc créer à leur intention des réserves d'enfants, dans lesquels ils pourront aller faire leur marché. Une solution pas étonnante et qui caractérise bien notre société libérale-libertaire, où l'absence de limites au plan économique s'associe (j'ai manqué écrire s'accouple) fort bien avec l'absence de limites au plan moral.

Comment appellera-t-on ce grand marché de l'enfance ? Comme il faut toujours s'inspirer de l'Histoire, proposons ce simple nom : Lebensborn, autrement dit, fontaine de vie. Si vous hésitez sur le précédent historique, allez voir du côté de l'Allemagne de 1935…

 

 

* Normalitude : normalisation voulue par un président de la République qui entend être normal et qui utiliserait le « code de langage » mis au point en Chine par son ex-compagne alors candidate à l'élection présidentielle.


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Catégorie : Ethique et tac !, le rendez-vous d'Adélaïde Pouchol
Posté par : Adélaïde Pouchol le 18-07-2012

 

 

 
 
« Un acte médical assumé ». Jolie périphrase de François Hollande en visite le 17 juillet au centre de soins palliatifs Notre-Dame-du-Lac de Rueil-Malmaison, concluant au terme de deux heures en compagnie des soignants, des malades et de leur famille, qu'il était sans doute temps « d'aller plus loin dans des cas exceptionnels, quand la douleur est irréversible et appelle un acte médical assumé ». Une manière diplomatique et rusée de relancer le débat sur la fin de vie. Un débat qui « doit être noble et digne », a-t-il ajouté. Heureuse nouvelle ! La réflexion sera menée par le Professeur Didier Sicard, président d'honneur du Comité National Consultatif d'Éthique, qui a au moins le mérite d'inquiéter l'ADMD pour ses convictions « proche de la morale catholique ».

 

Si le président de la République doit tenir une de ses promesses de campagnes, ce sera certainement celle de l'euthanasie et il s'y prend bien. Il n'a pas fait de visite officielle au docteur Bonnemaison (condamné pour plusieurs actes d'euthanasie), ni même à l'ADMD. Il s'est rendu dans un centre de soins palliatifs, l'antithèse même de l'acharnement thérapeutique en même temps que de l'euthanasie. Qui serait assez fou aujourd'hui pour remettre en cause la mise en œuvre croissante – quoique toujours insuffisante – des soins palliatifs ? Qui ne saluerait pas l'immense travail humain et médical accompli chaque jour au chevet des mourants ?

 

 
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Catégorie : Humeur
Posté par : Philippe Maxence le 13-07-2012
 
 
L'hebdomadaire Minute a publié dans sa dernière édition une photo d'une manifestation d'homosexuels. On y voit deux hommes, quasiment nus, les fesses à l'air. On me permettra, j'espère, de passer très vite sur le côté esthétique de la chose.
Mais, alors que l'on annonce l'imminence du « mariage » civil pour les couples homosexuels, prélude à l'adoption d'enfants par les mêmes, une petite question s'impose. Pour une fois, ne nous arrêtons pas sur les aspects moraux, psychologiques, sociaux de la question. En cette période intense de « normalitude », faisons seulement un petit effort d'imagination.
Quelle serait, en effet, la réaction des médias et du monde politique, dont la proximité ne s'est jamais autant affichée qu'aujourd'hui (d'accord, c'est une autre histoire…), si l'on voyait des couples de ceux que l'on appelle désormais « hétérosexuels » se balader quasiment nus lors de manifestations pour réclamer notamment la possibilité d'adopter des enfants ?
Gageons que l'on penserait qu'ils manquent au mieux de maturité et de cette « décence commune » dont parlait George Orwell, pour élever des enfants. Et qu'on leur refuserait le soin de s'occuper de conduire ces enfants à l'âge adulte.
Mais évidemment, il s'agit de couples « hétérosexuels ». Ce qui change, en effet, tout à l'affaire…
 
 

* Normalitude : normalisation voulue par un président de la République qui entend être normal et qui utiliserait le « code de langage » mis au point en Chine par son ex-compagne alors candidate à l'élection présidentielle.


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Catégorie : Ethique et tac !, le rendez-vous d'Adélaïde Pouchol
Posté par : Adélaïde Pouchol le 11-07-2012

 

 

 
 
 
Les affaires se multiplient concernant les législations propres à chaque pays en matière de bioéthique, portées devant la Cour pénale internationale de la Haye (CPI) ou la Cour européenne des Droits de l'homme (CEDH).  Ici une femme qui porte plainte contre son médecin au motif que sa fille est née trisomique, là une autre pour un avortement qui a échoué et malgré lequel elle a mis au monde un petit garçon… Chaque jugement rendu pourra faire jurisprudence et les juges tiennent entre les mains les vies de plusieurs petits d'homme.
La situation parfois s'inverse et la mentalité moderne qui veut que l'individu laisse à l'Etat ou aux instances internationales le soin de régler tous les conflits et veut qu'au moindre préjudice, le citoyen fasse appel au législateur, pourrait profiter à la cause pro-vie. Comme en Nouvelle-Zélande où l'association de défense des personnes trisomique Saving Downs vient de porter plainte devant la CPI contre le projet du gouvernement néo-zélandais qui voudrait établir et financer un programme de développement du Diagnostic PréNatal (DPN) afin de limiter les naissances d'enfants porteurs de maladies génétiques. La Nouvelle-Zélande, pourtant, est signataire du statut de Rome qui stipule que « la persécution d'un groupe déterminé de la population civile par la prévention des naissances est interdite ».

Aussi étonnant que cela puisse paraître, la plainte n'a pas été rejetée et sera donc examinée selon la procédure habituelle. Reste à savoir si l'embryon, comme tel, sera considéré comme faisant partie d'une population déterminée. Ce serait lui accorder un statut de personne peut conciliable avec le droit à l'avortement…

Le DPN se développe et de nouvelles techniques non-invasives (qui, contrairement à l'amniocentèse, ne nécessitent pas d'introduction dans la cavité amniotique) voient le jour, moins dangereuses et plus efficaces. Contre elles, l'argument du risque de fausses couches ne pourra même plus être invoqué… Les législateurs, au niveau national autant qu'international, ont le pouvoir de faire de ce puissant outil de diagnostic une machine à tuer ou un moyen efficace de dépister pour mieux soigner. Il ne reste plus qu'à attendre les conclusions de la Cour…


 

 

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Catégorie : Rendez-vous
Posté par : Ludovic Laloux le 06-07-2012

 

 

 

Pouvez-vous nous expliquer ce que sont les Louisianes ?

Ludovic Laloux : Le 25 août 2007, en la fête de saint Louis roi de France, ont commencé les premières Louisianes. Depuis lors cette université d'été annuelle destinée à des jeunes commence chaque fois un 25 août et s'achève quatre jours plus tard, le 29 août. Avec d'autres amis historiens et philosophes, nous avons souhaité offrir à des jeunes des points de repère pour comprendre le christianisme, le rôle de l'Église catholique dans la société, le monde actuel mais aussi mieux saisir les enjeux des siècles passés avec des questions parfois récurrentes. Il nous paraissait également important d'être dans un lieu calme et paisible avec une présence monastique. Les Petits Frères de Marie Mère du Rédempteur nous accueillent à l'hôtellerie de leur prieuré situé à une quinzaine de kilomètres de Laval. Ils nous portent dans la prière, nous accompagnent et soutiennent l'initiative. Nous leur sommes grandement redevables de ce qui a été réalisé depuis les débuts.

Dès la première année, nous avons eu la chance d'accueillir des personnes renommées mais aussi d'autre moins connues qui ont eu à cœur d'aborder tel ou tel thème dans des domaines variés (théologie, histoire, philosophie, littérature, bioéthique…) : Thibaud Collin sur « Les enjeux théopolitiques de la revendication homosexuelle », le père Laurent-Marie Pocquet du Haut-Jussé sur « Péguy et la modernité », Reynald Secher sur « La Terreur en Vendée : le prototype d'une politique génocidaire » et « Falsification de l'Histoire et désinformation », Annie Laurent sur « Quel avenir pour les chrétiens en terre islamique ? », Xavier Mirabel sur les « Enjeux des combats pour la vie », Michel Fauquier sur « Le dimanche : fondements et enjeux ».

Cette année, le programme propose : François Ars sur « Sainte-Anne d'Auray, l'histoire d'un pèlerinage au cœur des Bretons » et « L'Église est-elle responsable du basculement politique de la Bretagne ? » ; Frédéric-Pierre Chanut sur « Le Moyen Âge : mythes et réalités » et « Bossuet, un Démosthène chrétien à la cour du Roi-Soleil », Yves Dupont sur « Évolution, Darwin et darwinisme », Michel Emmanuel sur « L'Église face au marxisme : l'exemple d'un vicaire en banlieue rouge », Michel Fauquier sur « L'Europe a-t-elle une âme ? » et « Aux sour­ces de l'eugénisme », Ludovic Laloux sur « Don Bosco (1815-1888), un éducateur confronté à une société anticléricale : quelle actualité aujourd'hui ? » ; Annie Laurent sur « Les chrétiens d'Orient et le "printemps arabe" » et « Situation actuelle de l'islam », Hélène Michon sur « Entre l'avette de François de Sales et l'abeille de Montaigne » et « Justice et force chez Pascal », Reynald Secher sur « Vendée : du génocide au mémoricide »… Et aussi une analyse « Tintin et le trésor de la grâce » à partir du film de Spielberg ou une table ronde avec Jean Chaunu et Hubert Houliez sur la légitimité ou non du tyrannicide…

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Journal n°1521 du 30-06-2012

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Catégorie : Ethique et tac !, le rendez-vous d'Adélaïde Pouchol
Posté par : Adélaïde Pouchol le 05-07-2012

 

 

 

 

Sur quelque 130 millions de naissances par an dans le monde, près de 350 000 enfants sont conçus par FIV (fécondation in vitro). Le chiffre a été rendu public le 2 juillet dernier lors de la conférence de la Société européenne de reproduction humaine et d'embryologie (ESHRE) à Istanbul. Cela représente 0,3 % des naissances au niveau mondial. En France, ce sont 1,5 % des enfants qui sont conçus selon ce procédé, c'est à la fois peu… et trop !
La FIV fait partie de ces techniques de procréation médicalement assistée (PMA), certes impressionnantes sur le seul plan technique, mais abusivement considérées comme un traitement de la stérilité. Pourtant les techniques de PMA ne soignent pas le corps défaillant mais s'en passent. Outre la question éthique que pose la séparation de l'acte d'amour de la procréation, la menace eugéniste se fait jour une fois de plus, à telle enseigne que, paradoxalement, le désir de la vie à tout prix se nourrit d'un refus de cette même vie.
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Catégorie : Société
Posté par : Annie Laurent le 29-06-2012

 

 

 

Le Saint-Père devrait se rendre au Liban du 14 au 16 septembre prochain. Dans un climat de tension, panorama d'un pays plus meurtri et divisé que jamais avec la complicité du Hezbollah inféodé à Damas.

Depuis son accession à l'indépendance, en 1943, le Liban n'a jamais été vraiment libre, souverain et en paix. Constamment, il subit les retombées déstabilisatrices des rivalités interconfessionnelles et des guerres qui meurtrissent le Proche-Orient. Par le jeu de subtiles instrumentalisations des communautés libanaises, cette géopolitique tourmentée maintient le pays du Cèdre en situation d'otage, l'empêchant de répondre à sa vocation de « pays-message » que lui reconnaissait le bienheureux Jean-Paul II. Aujourd'hui, c'est la crise syrienne qui vient une nouvelle fois étayer cette réalité.

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Journal n°1521 du 30-06-2012

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Catégorie : Ethique et tac !, le rendez-vous d'Adélaïde Pouchol
Posté par : Adélaïde Pouchol le 27-06-2012

 

 

 
 
Un demi-million de dollars ont été dépensés pour accueillir la Conférence de Rio sur le développement durable et pourtant l'évènement… n'en a pas été un, contre toute attente. Il y a 20 ans, le 12 août 1992, les Etats membres des Nations unies signaient la Déclaration de Rio, l'un des textes fondateurs de l'engagement des Etats dans la promotion du développement et de la protection de l'environnement. Vingt ans plus tard – date qui explique que la Conférence des 20, 21 et 22 juin derniers ait été baptisée Rio+20 – s'il est presque peccamineux de ne pas adhérer à la thèse du réchauffement climatique ou de s'opposer à la promotion massive du droit à la « santé reproductive », les hommes polluent toujours autant. Voire plus.

Le tri sélectif, les discours d'Eva Joly autant que les mesures prises au niveau international n'ont pas changé les habitudes du consommateur lambda ni modifié les moyens de production des pays développés. Le principe 15 de la Déclaration de Rio est toujours en vigueur, qui veut que « l'absence de certitude scientifique absolue ne doit pas servir de prétexte pour remettre à plus tard l'adoption de mesures effectives visant à prévenir la dégradation de l'environnement ».En l'occurrence, quoique le réchauffement climatique et l'hypothèse d'un prochain épuisement des ressources naturelles soient largement contestés dans le milieu scientifique, l'Onu et affiliés, à grand renfort de déclarations et directives, de temps et d'argent, ont pris sur eux de sauver la Terre de son plus terrible prédateur : l'homme.

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Catégorie : Mélodie Grégorienne
Posté par : Un moine de Triors le 23-06-2012

 

 

 

La mélodie de cet alléluia du 2e mode est probablement celle qui revient le plus fréquemment sur le cycle de l'année liturgique. Elle a surtout un goût prononcé de nativité et c'est pourquoi on la retrouve abondamment utilisée durant les fêtes de Noël. Elle convient donc également très bien ici, alors que l'Église se penche avec bonheur sur le berceau du Précurseur. Mélodie très simple, très joyeuse, qui se déploie avec beaucoup de grâce autour du fa, dominante du 2e mode (*). L'élan est donné d'emblée sur les trois premières syllabes qui nous emmènent avec allégresse et flamme vers le premier fa qui coïncide avec l'accent du mot. La ligne mélodique, après avoir touché le sol, s'incurve une première fois avec beaucoup de délicatesse et de fraîcheur jusqu'au ré avant de remonter avec une joie renouvelée vers le sommet de toute la vocalise (*), mais pour redescendre à nouveau et se maintenir désormais pour l'essentiel à l'intérieur de la tierce ré-fa, sans jamais manquer toutefois de souplesse et d'un réel enjouement. On doit bien faire sentir un courant d'intensité croissante vers la dernière note longue, sur le fa, juste avant le ralentissement final qui s'accompagne d'une ravissante révérence déposant avec beaucoup de douceur le ré de la fin. Le verset chante alors la grâce de ce petit être qui est venu au monde, le plus grand parmi les fils de la femme :« Et toi, petit enfant, tu seras appelé prophète du Très-Haut. Tu iras au-devant du Seigneur pour préparer ses voies. »

 

Pour entendre cet Alleluia.

 

Ce billet est extrait du dernier numéro de L'Homme Nouveau que vous pouvez commander à nos bureaux (10 rue Rosenwald, 75015 Paris. Tél. : 01 53 68 99 77, au prix de 4 euros), ou télécharger directement sur ce site en cliquant sur le lien ci-dessous.


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Journal n°1520 du 16-06-2012

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Catégorie : Ethique et tac !, le rendez-vous d'Adélaïde Pouchol
Posté par : Adélaïde Pouchol le 21-06-2012

 

 

 
 
Alors même que les recherches sur les cellules souches de sang de cordon ombilical ont fait leurs preuves, le sénateur radical de gauche Jacques Mézard a déposé au Sénat le 1er juin une proposition de loi pour autoriser sous certaines conditions la recherche sur l'embryon. Depuis 1994, date des premières lois de bioéthique, les barrières ont sauté petit à petit pour passer d'une interdiction absolue de la recherche sur l'embryon à une interdiction tempérée par quelques exceptions et, si le projet de loi devait être accepté, à une autorisation en bonne et due forme, pudiquement nommée « régime d'autorisation encadrée ».
Depuis qu'en 2004 le législateur avait autorisé pour cinq ans une dérogation à cette interdiction « sous réserve de progrès thérapeutiques majeurs », le ver était dans le fruit. Dès lors, cinquante-huit protocoles de recherche sur l'embryon ont été autorisés par l'Agence de biomédecine.
Cette interdiction qui n'en était pas vraiment une, maintenue par la révision de 2011, ne satisfait personne : ni les opposants aux recherches sur l'embryon, conscients que ces dérogations ont permis déjà la destruction de trop nombreux embryons, ni même les partisans de cette nouvelle transgression, freinés dans leur élan par plusieurs contraintes, celle par exemple de devoir apporter la preuve qu'il est impossible de parvenir au résultat escompté par le biais d'une autre recherche ne portant pas sur des embryons humains ou des cellules souches embryonnaires.

 

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Catégorie : Église de France
Posté par : La rédaction le 15-06-2012

En ce vendredi 15 juin 2012, fête du Sacré-Coeur de Jésus, le Pape Benoît XVI, ayant accepté la démission de Mgr Guy Bagnard, a nommé évêque de Belley-Ars (Ain), Mgr Pascal Roland, jusqu'à présent évêque de Moulins et a nommé évêque de Basse-Terre (Guadeloupe), Mgr Jean-Yves Riocreux, jusqu'à présent évêque de Pontoise.

 

 

 

Né le 14 janvier 1951 à Chatou (Yvelines), Mgr Roland a été ordonné prêtre le 16 juin 1979 pour le diocèse de Versailles. Il est nommé évêque le 27 janvier 2003 et évêque le 2 mars de la même année. Il était depuis lors évêque de Moulins. Il succède à un évêque qui a fait un travail remarquable dans la formation des prêtres et qui a donné une nouvelle vitalité au diocèse de Belley devenu depuis celui de Belley-Ars.

 

 

 

 

 

Bien que surprenante à première vue, la nomination de Mgr Jean-Yves Riocreux, jusqu'ici évêque de Pontoise, en Guadeloupe s'explique aussi par son passé. Né le 24 février 1946, à Marlhes (Loire), il a été ordonné prêtre le 22 juin 1974 à Marlhes pour le diocèse de Nouméa (Nouvelle-Calédonie), où il reste incardiné jusqu'à son retour à Paris en 1987. Parmi les différentes charges qu'il occupe alors, il est aumônier des Océaniens de Paris. Il a été nommé évêque le 5 mai 2003 et consacré le 29 juin suivant. Il était évêque de Pontoise depuis 2003.


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Catégorie : Culture
Posté par : Judith Cabaud le 15-06-2012

 

 

 

Au cours de cette série sur l'œuvre de William Shakespeare, nous avons pu mesurer l'importance de la place de ce grand dramaturge dans la culture chrétienne. Ses pièces historiques expriment le drame de la monarchie anglaise, dont les œuvres inspirées de l'Antiquité sont aussi autant de métaphores. Ses tragédies explorent les défauts de l'âme humaine, happée par la spirale du mal, tandis que les comédies et enfin les romances tardives exhortent à la réconciliation entre les hommes sur leur chemin d'éternité. On a vu que l'idéal théâtral de Shakespeare se focalise ainsi sur les problèmes de morale et de religion et que ses personnages sont à la fois le symbole et le miroir de nous-mêmes.

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Journal n°1520 du 16-06-2012

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Catégorie : Tribune libre
Posté par : Père Bernard Gallizia le 14-06-2012
 
 
 
 
Les pieds dans le bénitier est le titre d'un livre co-écrit par Mesdames Christine Pedotti et Anne Soupa, et paru en novembre 2010. Ce livre aux idées progressistes (possible ordination des femmes, refus d'Humanae Vitae, etc.) a connu un réel succès de librairie. Le ton subversif de ce livre est tout entier dans une déclaration volontairement provocante que l'on trouve en page 113 : 
 
« Il ne s'agit pas d'obéir au pape, à son directeur spirituel ou au Catéchisme de l'Église catholique comme un bon petit soldat, il s'agit de nous laisser ajuster, modeler par la parole de Dieu ». 
 
Mais la parole de Dieu sans le Magistère de l'Église, cela n'a-t-il pas de forts relents de la pensée protestante ?  D'ailleurs, comment obéiraient-elles au pape quand on voit l'image qu'elles en donnent : 
 
« Pour la majorité des jeunes générations, le pape n'est qu'un vieil enjuponné, représentant une institution poussiéreuse qui s'est compromise avec tous les pouvoirs. » (p. 118). 
 
Il est peut-être temps de montrer les vrais visages de ces deux co-auteurs, surtout celui de Madame Christine Pedotti qui vient de publier La bataille du Vatican. On peut résumer l'esprit de ce livre par un commentaire de Madame Pedotti elle-même : 
« Ne nous faisons pas d'illusions, la minorité ne s'est pas tenue pour battue à l'issue du Concile. Elle tenait la place, Rome, et avait bien l'intention de regagner lentement mais sûrement le pouvoir que le Concile lui avait momentanément fait perdre… et petit à petit, petit gain par petit gain, elle l'a fait avec l'énorme bonne conscience d'une administration qui "fait son travail" » 
(Commentaire de Madame Christine Pedotti, du 19 février 2012, sur le site de la Conférence catholique des Baptisé-e-s francophone, à la suite de l'article écrit par Monique sur son livre, le 14 février 2012).
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Catégorie : Ethique et tac !, le rendez-vous d'Adélaïde Pouchol
Posté par : Adélaïde Pouchol le 13-06-2012

 

 

 

 
 
Le mot d'euthanasie n'est bien sûr jamais employé par les socialistes, croqueurs de personnes âgées et de malades incurables, qui ont voulu donner un aspect plus vendeur à leurs revendications. Le sénateur socialiste de l'Aude Roland Courteau, devançant toute initiative gouvernementale, a déposé ce 8 juin une proposition de loi « relative à l'assistance médicale pour mourir et l'accès aux soins palliatifs ». Il n'a pas le côté sentimental du Président qui promettait une mort, non seulement avec assistance médicale mais aussi - et surtout - dans la dignité. Roland Courteau use plutôt de flagornerie à la sauce démocratique et veut par sa proposition, répondre « aux souhaits lucides et responsables » de ses concitoyens, arguant du fameux sondage de l'IFOP d'octobre 2010 selon lequel 94% de Français seraient favorables à l'aide active à mourir.
Point d'arguments donc, point de référence au bien commun – cela fait bien longtemps qu'on n'en parle plus -, ni même de bien vivre ensemble ou de quelconques valeurs. Monsieur Courteau parle de vie et de mort et se contente d'invoquer quelques chiffres : la France serait l'un des pays où l'on meurt mal, où seuls 35% des décès auraient lieu dans des conditions acceptables (lesquelles conditions ne sont pas mentionnées), un pays aussi où chaque année sont cessés les soins sur plus de 15 000 personnes qui n'avaient pas exprimé leurs dernières volontés. On meurt mal… alors mourons plus vite et plaçons la dignité humaine au bout de la seringue.
La solution est efficace, peu coûteuse en temps, en argent et en compassion, quoique… nécessitant de nombreuses paperasses qui auront tôt fait d'exaspérer les médecins et de pousser ces derniers à euthanasier dans l'illégalité.
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Disponible dans notre boutique :
Les soins palliatifs

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Catégorie : Ethique et tac !, le rendez-vous d'Adélaïde Pouchol
Posté par : Adélaïde Pouchol le 07-06-2012

 

 

 

 
L'institutrice s'arrache les cheveux. Chaque année il lui faut déployer des efforts d'imagination et de patience à l'approche de la fête des mères pour que les bambins puissent offrir à leur maman l'attendrissant cadeau qu'elle rangera à côté du collier de nouilles jamais porté et de l'informe sculpture en pâte à sel du jeune Rodin en herbe.
Paul renifle au fond de la classe tandis que ses camarades, avec force rubans, perles et pampilles, s'essayent à la création de bijoux. Il n'a pas de maman mais il a deux papas… et le cœur lourd.
Claire est bien embêtée. Elle a justement un papa et deux mamans. Une vraie galère pour la gamine qui s'emmêle dans ses rubans et trouve qu'un seul bracelet était déjà un défi suffisant pour cette matinée de bricolage. Claire a une mère biologique et une mère adoptive qui, stérile, avait dû faire appel au ventre généreux d'une très humaniste prêteuse d'utérus.
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Catégorie : In Memoriam
Posté par : Pasquin le 06-06-2012

 

 

 

 

Ce mardi 5 juin, s'est éteint dom François Henry, moine de l'abbaye de Fontgombault. Son enterrement aura lieu ce vendredi 8 juin à 10h30. Avec les nombreux lecteurs qui l'ont connu, Pasquin partage sa peine.

 

Comme si le crabe n'avait que ça à faire que de ronger la rate d'un bénédictin, de se repaître de sa tripe à lui en arracher la vie. N'épargnant rien, pas même lui, pas même la chair et le sang de ceux qui, pourtant, ont déjà donné leur vie. Vilaine preuve de ce qu'est la maladie. Nous savons tous dans quelle tanière de mort et de soufre elle fut engendrée, de quel refus elle est le fruit, de quelle faiblesse elle est la conséquence. Mon père, en rédigeant cette chronique, les larmes brouillent l'écran, je vous pleure ; tout simplement parce que je vous aimais comme on aime un proche, un très proche. Je vous aimais profondément, depuis longtemps. Du jeune scout, de l'adolescent, de l'étudiant, de l'amoureux, du fiancé, de l'homme marié, du père de famille, du professionnel, vous avez tout su, tout écouté, tout pardonné au nom du Seigneur, relevé et réorienté, souvent avec humour, parfois même caustique… Vous n'aviez ni la charité poisseuse, ni la compassion gnangnan, ni le conseil alambiqué. Combien sommes-nous à avoir été accompagnés vers nos vocations respectives ? Combien d'heures de parloir et de tours de parc ? J'ai rencontré, presque frustré, quantité d'alter ego qui pensaient eux aussi être seuls à avoir le privilège d'être spirituellement suivis par vous, tant vous saviez donner du temps à chacun. Parfois, votre indémodable téléphone sans fil sonnait sous votre bure, venant nous rappeler qu'il y avait un monde au-delà du parloir. Mais seule la cloche de l'office vous tirait de l'écoute pour vous mettre en prière. Mon père, je vous pleure et je n'ai pu vous dire adieu. Je vous ai vu pourtant, il y a quelque temps, la démarche improbable, le teint mortellement jaune, les cernes gris inquiétants, le visage fatigué, tiré et je vous ai cru quand vous avez dit : « Le pire est derrière nous ». Je vous ai cru au premier degré, parce que quelque chose n'avait pas changé : votre regard, votre sourire. J'y ai vu la vie… c'était depuis longtemps la vie éternelle.


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Catégorie : Culture
Posté par : De notre correspondante aux États-Unis, Armelle SIgnargout le 05-06-2012

 

 

 

 

 

Un président athée déterminé à asphyxier l'Église. En face, de fervents catholiques prêts à mourir pour défendre leur foi, leur famille, leur liberté. For Greater Glory, qui décrit l'épopée des Cristeros mexicains (1926-1929), a envahi les écrans américains ce 1er juin. Un coup de clairon.

 
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La véritable histoire des Cristeros

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Catégorie : Société
Posté par : Denis Sureau le 04-06-2012

 

 

  

 

Tous deux furent de jeunes catholiques, tous deux aujourd'hui sont des apostats. François Hollande et Jean-Marc Ayrault, les deux hommes forts du nouveau régime, ont troqué leur foi contre la laïcité.

Il y a dix ans, le journaliste Jean-Yves Boulic interrogeait seize hommes politiques, Ceux qui croient au Ciel et ceux qui n'y croient pas(Grasset, 280 p., 19,30 euros). Parmi eux, François Hollande. Le futur président contait comment ses parents, sans être pratiquants, l'envoyèrent dans une école tenue par les Frères des écoles chrétiennes. Première communion, confirmation, communion solennelle.« J'ai donc accompli toutes les étapes d'un jeune catholique pratiquant ».

Le journaliste posait la question : « Dans la ferveur ou l'ennui ? ».Hollande répondait :« Plutôt la ferveur, du moins jusqu'à l'entrée en seconde, et la foi jusqu'en terminale. Adolescent, j'ai servi la messe, chanté à la chorale, fait mes prières. »

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Journal n°1519 du 02-06-2012

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Catégorie : Rendez-vous
Posté par : De notre correspondante à Rome, Marie d’Armagnac le 01-06-2012

 

 

Le 29 février dernier s'est ouverte à Rome, dans les musées du Capitole, une exposition unique en son genre : Lux in Arcana,l'Archivio Segreto Vaticano si revela.

Cent documents, parchemins, registres, codex, sceaux, livres de comptes et actes de procès ont été choisis parmi tous les trésors des Archives privées de la Bibliothèque Apostolique Vaticane (segreto signifie privé et non secret comme cela a été souvent traduit, de façon impropre) et ont franchi pour la première fois les portes de la Cité du Vatican.

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Journal n°1518 du 19-05-2012

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Catégorie : Ethique et tac !, le rendez-vous d'Adélaïde Pouchol
Posté par : Adélaïde Pouchol le 30-05-2012

 

 

 

 
 
Une vidéo tournée en caméra cachée dans les locaux du Planning Familial américain et publiée hier révèle que le gendercide ne s'est pas arrêté aux frontières de la Chine. Aux Etats-Unis aussi, les filles peuvent être tuées quand leur seul crime est… d'être une fille.

 

Lila Rose, à 24 ans, a déjà à son actif quelques sueurs froides du Planned Parenthood, Planning Familial de nos camarades d'outre-Atlantique. Cette jeune Américaine militante pro-vie catholique s'était introduite dans les centres dudit organisme avec micros et caméras cachés et avait diffusé les vidéos qui trahissaient les mensonges et graves entorses à la loi de ces champions de l'infanticide. L'organisme, fleuron de l'idéologie féministe, s'était vu retiré ses subventions dans plusieurs des Etats américains et fut attaqué en justice. L'affaire avait fait beaucoup de bruit et la belle jeune femme avait, avec de l'audace, de l'imagination et la foi chevillée au corps, fait trembler cette institution toute-puissante.
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Catégorie : Religion
Posté par : Adélaïde Pouchol le 30-05-2012

 

 

 

 

 

Ils étaient plus de 10 000 sur les routes de Chartres cette année encore. On voit désormais autant de mèches de « tradis » que de mèches rebelles, de crânes rasés que d'hommes chevelus. Les Bensimon concurrencent largement les chaussures bateaux et les sweats à capuche sont légions quand la vareuse semble une espèce en voie de disparition. Bref, le mythique pèlerinage de Notre-Dame de Chrétienté ne rassemble pas seulement les latinistes distingués et l'on a même entendu, lors de la messe de Pentecôte, un chant de la communauté de l'Emmanuel. Comme chaque année, des catholiques persuadés que la messe saint Pie V n'attire plus que quelques vilains réactionnaires découvrent toute la richesse d'une liturgie et toutes les grâces qui peuvent abonder le long du chemin qui mène à Chartres. L'on pourrait recueillir des centaines de fioretti. En voilà quelques-uns…

 

L'histoire, d'abord, de cet homme qui s'apprêtait à entrer au séminaire pour Points-Cœur et qui a voulu découvrir le pèlerinage. Tout futur prêtre qu'il était, il a confié avoir été particulièrement touché par l'importance donnée dans la forme extraordinaire du rite au « Et incarnatus est » du Credo. « Ces milliers de personnes agenouillées à ce moment crucial de la profession de notre foi est absolument magnifique. »

 

L'histoire ensuite de cette jeune fille nourrie depuis le berceau de la messe paroissiale, fût-elle affreusement pauvre liturgiquement et célébrée par un prêtre progressiste revendiqué. Ce qui l'a touchée, ce fut le silence étonnant qui règne pendant la messe alors que des milliers de pèlerins, dont des enfants, sont rassemblés. « Il y a moins de bruit que dans ma paroisse où, avec seulement une trentaine de vieilles paroissiennes, c'est la foire d'empoigne ! »

 

L'histoire enfin, de cette jeune fille éduquée dans une famille très fervente mais franchement pas tradi et même hostile à l'égard de cette drôle d'espèce. Elle est pourtant venue cette année sur les routes de Chartes, sans doute à la fois par l'opération du Saint-Esprit et par l'esprit de contradiction qu'elle cultive à l'envi et qui lui a fait faire ce que jamais personne n'avait fait dans sa famille. Elle est arrivée, au terme des cent kilomètres, fatiguée mais ravie, pensant déjà au pèlerinage de 2013. Elle a conclu par ces mots : « Finalement, les tradis ne sont pas du tout comme on croit ».

 

Mission accomplie et à l'année prochaine !

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Catégorie : Mélodie Grégorienne
Posté par : Un moine de Triors le 29-05-2012

 

 

 

On a attribué la mélodie de cet alléluia à Robert II le Pieux, roi de France de 996 à 1031. Difficile d'imaginer aujourd'hui le chef de l'État se mettant à l'écoute de l'inspiration grégorienne… En tout cas, cette mélodie est une pure merveille. En elle passe toute l'ardeur aimante de la prière de deman­de exprimée dans le verset. L'intonation monte d'abord doucement par degrés conjoints puis redescend de même en se chargeant de l'humilité qui permet les plus audacieuses requêtes. Ensuite, un intervalle de quarte soulève une première fois l'espérance de l'âme, mais à nouveau la mélodie redescend sur le ré, note structurante, comme pour aviver encore l'intensité du désir.

Le crescendo progressif de la descente enflamme le cœur et c'est dans la ferveur de cet élan que la quinte ardente est franchie et même dépassée avec le si bémol qui apporte sa nuance de tendresse en préludant à la douce et large retombée vers le ré final. La puissance amoureuse de ces quelques neumes de louange a pour effet de jeter le chœur à genoux et c'est dans cette humble posture qu'il va exprimer sa demande d'embrasement : « Venez, Esprit Saint, remplissez les cœurs de vos fidèles et allumez en eux le feu de votre amour. » Toute cette pièce mérite d'être chantée avec un legato absolu et dans un tempo large et chaleureux. La séquence Veni Sancte Spiritus qui suit immédiatement l'alléluia en reprend les premières notes et déploie magnifiquement le thème mélodique de cette pièce féconde.

 

Nous vous proposons trois interprétations de cette mélodie. Pour entendre ces Alleluia : celui du choeur Saint-Michel, celui d'une chorale polonaise, celui des moines de Triors.

 

Ce billet est extrait du dernier numéro de L'Homme Nouveau que vous pouvez commander à nos bureaux (10 rue Rosenwald, 75015 Paris. Tél. : 01 53 68 99 77, au prix de 4 euros), ou télécharger directement sur ce site en cliquant sur le lien ci-dessous.


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Journal n°1518 du 19-05-2012

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Catégorie : Rome
Posté par : la rédaction le 24-05-2012

 

 

 

Le site du Saint-Siège vient de publier en ligne le texte des Normes sur la façon de procéder dans le discernement d'apparitions et de révélations supposées, un texte approuvé par le Pape Paul VI en 1978. Cette publication est accompagnée d'une préface de l'actuel préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la foi, le cardinal Levada qui complète le dernier débat publié dans L'Homme Nouveau :« Pour ou contre Medjugorge ? ».    

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Catégorie : Liturgie
Posté par : Pierre Julien le 24-05-2012

 

 

 

À la glorieuse Ascension du Christ, on pense sans doute plus facilement au Ressuscité, que la liturgie nous présente depuis Pâques dans son Corps de gloire. Une hymne de la fête oriente le regard plus loin : « Le Fils que la Vierge enfanta, après les crachats, les fouets, la Croix, monte s'asseoir auprès du Père » (Liturgia horarum, à laudes). En effet, ce n'est pas un homme simplement vivant qui monte au Ciel, mais un supplicié ressuscité. De plus, en montant au Ciel, c'est notre humanité que Jésus fait entrer dans le Royaume : « Notre corps fut porté bien haut jusqu'au palais du roi du Ciel » (ib.). Il est donc bien dans notre intérêt que le Seigneur quitte cette terre (cf. Jn 16, 7) parce que le Père glorifiera « tout le corps de l'Église comme(Il a) glorifié son chef, Jésus le Christ » (Missel romain 1970, 7e dimanche de Pâques, postcommunion).

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Catégorie : Ethique et tac !, le rendez-vous d'Adélaïde Pouchol
Posté par : Adélaïde Pouchol le 23-05-2012

 

 

 

 

 

C'est vrai qu'un tout petit jour, ce 8 mars accordé aux femmes, faisait un peu pingre. Comme la confiserie que l'on donne en maugréant au gamin pour qu'il se taise enfin. François Hollande a donc fait renaître une vieille invention de Mitterrand que d'ailleurs aucun autre gouvernement n'avait jugé bon de garder après lui. Alors que la mode est au changement, surtout maintenant, à la transgression et la nouveauté, l'idée aurait paru réac et arriérée s'il ne s'agissait pas du « Ministère des Droits de la femme ». Le féminisme est périmé depuis bien longtemps mais c'est l'une des seules vieilleries que notre société de consommation et de zapping contemple toujours avec la même vénération, comme s'il s'agissait d'un combat d'avant-garde. Les mots « droit » et « femme » fascinent, accolés ils hypnotisent.
Poussée jusqu'au bout, la logique égalitariste telle que prétend la porter la démocratie à la française, aurait plutôt confié la diffusion de l'idéologie du Gender (car c'est bien de cela qu'il s'agit en réalité) à un Ministère de l'égalité entre les femmes et les hommes.
Ce Ministère des Droits de la femme est tout à la fois discriminant à l'égard des hommes et humiliant à l'égard des femmes, considérées comme une minorité incapable de se défendre par ses propres moyens. Merci pour elles. C'est enfin une graine de discorde de plus semée dans la société ou s'opposent hommes et femmes, parents et enfants, patrons et salariés, Français et immigrés… Diviser pour mieux régner, comme disait l'autre.
Ces ministères créés ou recréés d'un seul coup d'un seul risquent de coûter fort cher puisqu'il faudra bien, à terme, ou bien créer un Ministère de l'égalité entre tous ceux qui sont ou se sentent humains qui puisse réunir les revendications des uns et des autres, ou bien créer de multiples ministères, pour les enfants, les adolescents et les adolescentes, les trans, les bi, les un peu femmes et les pas trop hommes.

 

Comme le faisait remarquer très justement Nadine Morano le 18 mai dernier, la nomination de Najat Vallaud-Belkacem, qui s'était montrée à l'époque de la polémique favorable au port de la burqa, au Ministère des Droits de la femme, est pour le moins grotesque.
Quoique… la même Najat Vallaud-Belkacem, pressée d'œuvrer pour sa noble cause, travaille déjà à un projet de loi sur le harcèlement sexuel. Et, incontestablement, une femme en burqa se prête assez peu aux regards lubriques de ces messieurs. Serait-ce la ceinture de chasteté des temps modernes ?

 

Mesdames, haut les cœurs !


 

 

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Catégorie : Rome
Posté par : Philippe Maxence le 22-05-2012

 

 

 

 

Alors que l'avenir de la famille est de plus en plus incertain en France, le Pape Benoît XVI a donné rendez-vous aux familles du monde entier du 29 mai au 3 juin prochain à Milan, en Italie, sur le thème « La famille: le travail et la fête ». Hasard ? Attaquée, mise en cause, défigurée sous un pluriel dévastateur, la famille n'est plus défendue aujourd'hui que par l'Église. 

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Catégorie : Ethique et tac !, le rendez-vous d'Adélaïde Pouchol
Posté par : Adélaïde Pouchol le 16-05-2012

 

 

 

 
C'est l'histoire (vraie) d'une petite école, comme nous les aimons et comme notre président ne les aime pas beaucoup. Une petite école, dont on taira le nom, créée il y a peu et menant son petit bonhomme de chemin avec une trentaine d'élèves et sans doute plus encore l'année prochaine. Un bon niveau scolaire, des institutrices charmantes, épanouies et dévouées, des parents heureux pour leurs enfants et des élèves… turbulents certes, mais finalement tout à fait normaux. Mais une normalité libre et catholique ne plaît pas toujours.

Dans le paysage scolaire actuel, les écoles juives et coraniques hors contrat sont légions, plus nombreuses encore que les établissements catholiques. Difficile, donc, d'interdire l'enseignement hors contrat sans froisser certaines sensibilités disons… très susceptibles.

Mais voyez-vous, il y a des moyens beaucoup plus fourbes et bigrement efficaces. Dans notre société qui avorte 96 % des enfants dépistés trisomiques, la lutte pour l'intégration à bon dos, mobilise peu mais sert parfois. Dans un pays ou les communautarismes s'exacerbent à force de vouloir mélanger tout ce qui bouge, la lutte contre les sectes ressemble de plus en plus à une farce mais peut s'avérer utile de temps à autre.

Ainsi donc, notre petite école a reçu un beau matin le terrible papier les prévenant d'une prochaine inspection pour suspicion de dérives sectaires...

 

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Catégorie : Société
Posté par : Philippe Maxence le 15-05-2012

 

 

 

 

La République, elle aussi, a ses symboles. Ce mardi, le Président de la République, le ci-devant candidat du Parti socialiste François Hollande, rend hommage à Jules Ferry. Pour beaucoup, Ferry symbolise l'école laïc et obligatoire, l'école républicaine, celle du tableau noir et de la craie, des vertus civiques, des chefs-lieux et préfectures appris par cœur, des coups de règle sur les doigts et de bien d'autres choses que certains cultivent aujourd'hui avec nostalgie, à l'imitation des « nouveaux réacs » qui arpentent les couloirs de la grande presse.

Mais Jules Ferry, le symbole de l'an I du nouveau quinquennat, c'est aussi la lutte contre l'Église catholique, à propos de l'école justement, une vieille habitude républicaine.

Des exemples ? Disons, plus modestement, quelques dates que n'importe quelle encyclopédie confirmera :

 

– février 1880 : expulsion des ecclésiastiques du Conseil supérieur de l'Instruction publique ;

– 12 mars 1880 : la collation des grades universitaires est retirée à l'enseignement catholique ;

– 29 mars 1880 : décret d'expulsion des jésuites et décret imposant aux autres congrégations non autorisées de se mettre en règle sous trois mois sous peine de dissolution et de dispersion ;

– 28 mars 1882 : loi de laïcisation de l'enseignement.
 


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Catégorie : Société
Posté par : Philippe Maxence le 10-05-2012

 

 
 

Résultat de l'élection présidentielle oblige, la presse s'est plu à voir dans la transition pacifique entre un Président de droite et son successeur de gauche, la preuve que notre pays était une « démocratie pacifique ». C'est, surtout, la preuve que les mots supportent tout !

Pacifique, une démocratie qui considère comme un droit la suppression des enfants dans le ventre de leur mère ?

Pacifique, une démocratie qui se prépare à éliminer ses vieillards et ses malades, comme le prévoit la panoplie électorale du nouveau Président ?

 

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Catégorie : Ethique et tac !, le rendez-vous d'Adélaïde Pouchol
Posté par : Adélaïde Pouchol le 09-05-2012

 

 

 

 

 

 
 
 
Entretien avec Thierry de la Villejégu, Directeur de la Fondation Lejeune


 

Propos recueillis par Adélaïde Pouchol


 

Pouvez-vous rappeler les grandes lignes de l'affaire Kruzmane ?

Il s'agit de la plainte d'une jeune mère de Lettonie qui s'est retournée contre son médecin au prétexte qu'elle aurait été mal informée des risques liés à sa grossesse. Le médecin aurait manqué à l'obligation de lui prescrire un test de dépistage de la trisomie. Après avoir accouché d'une petite fille trisomique, elle a porté plainte devant la Cour Lettone. Ayant perdu devant la juridiction de son pays, elle a porté plainte devant la Cour Européenne des Droits de l'Homme (CEDH). Selon elle, son enfant handicapée porte atteinte à la vie de famille. Ne nous trompons pas, derrière l'affaire Kruzmane, plane la tentation de l'eugénisme, qui demeure absolument contraire aux droits de l'homme tels qu'ils sont définis dans la Convention européenne.

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Catégorie : Société
Posté par : Philippe Maxence le 07-05-2012

 
 
 
Toute la vie politique et sociale de notre pays ne s'est pas arrêtée hier soir avec le résultat de l'élection présidentielle qui a vu la victoire de François Hollande, candidat du Parti socialiste, sur Nicolas Sarkozy.

Une chose est certaine, la France est profondément malade, ravagée par le doute sur toute idée de communauté de destin, incapable d'envisager une politique fondée sur une véritable perspective du bien commun. L'heure n'est certainement pas au repliement des catholiques car c'est toute une société qu'il faut refaire depuis ses fondements. Plus que jamais, il faut changer les termes du débat pour que les catholiques ne soient plus enfermés dans des choix impossibles qui ne répondent aucunement à la totalité de leurs principes et à la hauteur des enjeux.

 

 

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Catégorie : Rome
Posté par : Philippe Maxence le 04-05-2012

 

 

L'affirmation selon laquelle le Pape Benoît XVI donne une grande importance à la question liturgique dans son pontificat est parfois considérée comme une exagération. Et il est vrai que le pontificat ne se réduit pas aux seuls aspects liturgiques. Dans le même temps, ce serait ignorer la signification profonde de ce dernier que de passer à côté de l'importance qu'accorde Benoît XVI à ce pan essentiel de la vie de l'Église, qui touche, selon lui, à l'essence même du mystère de l'Église. Une preuve récente vient d'être d'ailleurs donnée par la lettre que le Pape Benoît XVI a écrite aux évêques allemands à propos d'un problème de traduction du Missel romain de la forme ordinaire dans la langue de ce pays. Que le Pape en personne s'implique ainsi dans cette question montre au moins deux choses. D'abord, qu'il attache de l'importance à ces questions de traduction – c'est-à-dire au rapport entre la foi et son expression – et ensuite, qu'il y a du côté de l'épiscopat allemand un manque évidence de clairvoyance sur ce rapport entre la foi et son expression.

 

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Catégorie : Ethique et tac !, le rendez-vous d'Adélaïde Pouchol
Posté par : Adélaïde Pouchol le 02-05-2012

 

 

 

 
 
 
Libération du 3 avril annonçait officiellement que Luc Chatel, ministre de l'Education nationale, autorisait finalement la diffusion du film « Le baiser de la lune » dans les classes de CM1 et CM2 alors même qu'il l'avait interdit en 2010 suite à la polémique que le court métrage en question avait suscitée. L'histoire de la « vieille chatte Agathe » qui refuse l'amour entre les deux poissons Félix et Léon avait réjouit les bien-pensants, inquiété certains parents et enseignants, et profité sans aucun doute à Nicolas Sarkozy, qui tout en assurant s'opposer au mariage homosexuel pour collecter quelques voix de droite dont il a bien besoin, s'assure en même temps la sympathie des homosexuels revendiqués et revendicateurs. Mais pendant que la classe politique se perd en calculs, les enfants, eux, apprennent que l'hétérosexualité est promise à la frustration tandis que l'homosexualité est gage de bonheur. A peine le film autorisé, Le Monde a publié le reportage d'une journaliste venue assister à la projection du film et au débat qui s'en est ensuivi avec les enfants.
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Catégorie : Société
Posté par : Adélaide Pouchol le 02-05-2012

« Il faut savoir mourir fièrement lorsqu'il n'est plus possible de vivre avec fierté », écrivait Nietzsche dans le Crépuscule des idoles, offrant à la modernité l'élégance de la formule et la force de la revendication. Les élections présidentielles ont fait de la légalisation de l'euthanasie une question brûlante et rendu d'autant plus nécessaire une réflexion de fond en même temps qu'un engagement toujours grandissant auprès des mourants. Si les lobbies proeuthanasie ont pu faire évoluer les mentalités, pourquoi les tenants du respect de la vie jusqu'à sa mort naturelle ne pourraient- ils pas faire entendre leurs voix ?

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Disponible dans notre boutique :
Les soins palliatifs

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Catégorie : Église de France
Posté par : La rédaction le 30-04-2012

 

 

 

Hier, dimanche 29 avril, a été béatifié à Coutances le père Pierre-Adrien Toulorge, religieux de l'Ordre des Prémontrés, guillotiné sous la Révolution. C'est le 2 avril 2011 que le Pape Benoît XVI a signé le décret de la Congrégation pour les Causes des saints reconnaissant le martyre du prémontré de Blanchelande, décapité à Coutances à l'âge de 36 ans, « en haine de la foi ».

Né le 4 mai 1757, formé au collège puis au séminaire de Coutances, il est ordonné prêtre en 1782 et devient vicaire avant de découvrir l'Ordre des Prémontrés, fondé par saint Norbert. Après un temps de formation, il prononce ses vœux en 1788. Après la confiscation des biens du clergé, au moment de la Révolution, le jeune religieux se réfugie à Jersey avant de prendre la décision de revenir sur le continent. Il passe alors neuf mois dans la clandestinité avant d'être arrêté le 2 septembre 1793. Après avoir nié sa fuite vers Jersey, il revient sur ses déclarations, en sachant qu'il se condamne ainsi. Il écrit : « Comment peut-il se faire, tout pécheur que je suis, que j'aie le bonheur d'être couronné du martyre ? ». Finalement, il meurt, guillotiné à Coutances, le 13 octobre 1793.

« Dieu fait de l'extraordinaire dans nos vies ordinaires », s'est réjoui Mgr Lalanne, l'actuel évêque de Coutances et Avranches qui a découvert en Pierre-Adrien Toulorge « une figure stimulante ».

La célébration solennelle de la béatification s'est déroulée sous la présidence du cardinal Angelo Amato, préfet de la Congrégation pour les Causes des saints, venu spécialement de Rome et représentant le Pape Benoît XVI. L'Ordre de Prémontré était représenté par Monseigneur Thomas Handgrätinger, abbé général de l'ordre de Prémontré entouré de 109 frères venus du monde entier.


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Catégorie : Société
Posté par : Philippe Maxence le 27-04-2012

 

 

 

Il y a quelques années nous n'étions pas nombreux à nous intéresser aux écoles hors contrat ou indépendantes, voire à l'école à la maison. Ils n'étaient pas si nombreux non plus ceux qui s'étaient lancés dans la constitution d'une école, non pour répondre à une soif de faire absolument autrement, mais pour répondre aux besoins et au bien des enfants.Ces pionniers existaient bien pourtant et c'est ainsi que j'ai réalisé pour notre confrère La Nef un premier annuaire de ces écoles, opération que j'ai renouvelée quelques années après, lors de mon arrivée à L'Homme Nouveau.

Depuis quelques années, à côté des écoles qui naissent un peu partout dans toute la France – dans ma boîte de courrier électronique cette semaine, par exemple, l'invitation à une réunion de parents pour une école maternelle et primaire à Laval –, la Fondation pour l'École, fondée et animée par Anne Coffinier, travaille inlassablement dans ce sens. Elle aide les fondations d'écoles, soutient les projets et argumente en faveur de la liberté scolaire. Sur son blogue, elle vient de reproduire des extraits d'un article du Monde sur ces écoles, ainsi que des témoignages recueillis par la journaliste du quotidien du soir.

En voyant cet ensemble, je me suis dit que nous n'avions pas travaillé pour rien depuis toutes ces années, à œuvrer, chacun à notre place, pour une autre forme d'enseignement, ce qui se traduit pour les catholiques par un enseignement fidèle aux décisions du magistère.

Je n'ai pas pu m'empêcher de songer aussi aux quelques remarques reçues de lecteurs, regrettant parfois que j'accorde autant de place à ces écoles. Celles-ci sont pourtant notre liberté en acte et il est clair que le candidat Hollande, qui veut encore rabaisser l'âge de la scolarité obligatoire, ne doit pas voir d'un bon œil ces écoles indépendantes, pas plus d'ailleurs que l'école à la maison. Disant cela, je n'entre pas dans ces histoires de consigne de vote. À chacun de prendre ses responsabilités, la conscience éclairée par la doctrine morale de l'Église, et en toute liberté d'esprit. Mais je me dis aussi que ce bien, là il faudra si besoin le défendre. À tout prix !


Disponible dans notre boutique :
Guide des écoles catholiques pas comme les autres

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Catégorie : Religion
Posté par : La rédaction le 26-04-2012

 

 

 

 

 

La commission instituée par Benoît XVI en 2007 pour étudier les questions d'importance majeure quant à la vie de l'Eglise catholique en Chine, s'est réunie pour la cinquième fois en sa présence et vient de publier un communiqué ci-dessous. Rappelons à cette occasion que la rédaction de L'Homme Nouveau a publié un hors-série de 64 pages entièrement consacré à l'Église catholique en Chine et disponible sur ce site.

 

 

« C'est en union spirituelle avec tous nos frères et sœurs dans la foi vivant en Chine, que la Commission a pris connaissance des nouvelles preuves de fidélité et de dévouement qu'en une année le Seigneur a donné à son Eglise.

Les participants ont abordé la question de la formation des fidèles laïcs, en vue notamment de l'Année de la foi (11 octobre 2012 - 24 novembre 2013). Les paroles évangéliques: Et Jésus croissait en sagesse, en âge et en grâce devant Dieu et les hommes" illustrent la tâche à laquelle sont appelés les fidèles laïcs catholiques en Chine. Premièrement, ils doivent entrer plus profondément dans une vie nourrie par la doctrine de l'Eglise, en étant conscients de leur appartenance à l'Eglise et d'une adhésion cohérente de leur vie dans le Christ. Ceci nécessite une écoute de la Parole de Dieu dans la foi. Dans cette perspective, une connaissance approfondie du Catéchisme de l'Eglise catholique est incontournable. Ils sont ensuite appelés à participer pleinement et de manière responsable à la vie sociale et au monde du travail, à manifester l'amour et le respect de la vie de sa conception jusqu'à sa fin naturelle, mais aussi l'amour d'autrui ou la famille, ainsi que les valeurs propres de la culture traditionnelle chinoise, comme le patriotisme et l'honnêteté civile en faveur du bien public. Comme le dit un proverbe chinois : "le chemin de la grande sagesse est de démontrer les vertus de la lumière... Les laïcs chinois doivent grandir dans la grâce, devant Dieu et devant les hommes, nourrir et perfectionner leur vie spirituelle en étant des membres actifs des communautés paroissiales, en s'ouvrant à l'apostolat avec le soutien d'associations et de mouvements ecclésiaux capables de favoriser leur maturation.

 

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Disponible dans notre boutique :
Quand l'Église en Chine s'éveillera

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Catégorie : Humeur
Posté par : Philippe Maxence le 26-04-2012

 

 

 

Le monde ne suit pas une ligne droite, sans courbe, ni brisure, sans surprise surtout. Un grain de sable, une paille que l'on prend pour une poutre, à moins que cela ne soit le contraire, un mauvais réveil ou un retard, et le cours apparemment si tranquille des choses change. Décidément ! Radicalement ! Enfin, parfois.

Sans aller jusque-là, sans prétendre même qu'il s'agit d'un évènement d'une ampleur mondiale, admettons quand même que ce genre de petit évènement inattendu vient de se produire.

Alors que deux experts préparaient la mise en vente d'un paquet de lettres et d'autographes confiés par un collectionneur, ils sont tombés sur un brouillon, inconnu jusqu'ici, du Petit Prince de Saint-Exupéry. Le retour miraculeux de la poésie – et de quelle façon ! – dans notre quotidien bien brumeux.

On croyait tout savoir du Petit Prince, livre exploré par des générations d'écoliers, le plus souvent imperméables à ce texte écrit pour des adultes, et par une quantité d'experts, qui se révèlent être fréquemment à la littérature ce que sont les sexologues à l'amour. Et voici que la nouveauté débarque sans crier gare. Magnifique !

Pour la petite histoire, ce brouillon contient un chapitre inédit et des variantes des chapitres XVII et XIX du Petit Prince que nous connaissons. Il est antérieur (probablement 1941) au tapuscrit du livre détenu par la Bibliothèque nationale de France. Il révèle, surtout, à sa manière que rien n'est définitivement écrit et que Dieu nous réserve encore quelques beaux étonnements.

S'il te plaît, Petit Prince, dessine-moi encore une surprise…

 

 


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Catégorie : Ethique et tac !, le rendez-vous d'Adélaïde Pouchol
Posté par : Adélaïde Pouchol le 25-04-2012

 

 

 

 
Il y a des délinquants du divorce. Ceux qui ne paient pas la pension de leurs enfants, ceux qui les délaissent ou les accaparent… Il y a des gens qui se sont battus pour ce droit à délier sur la terre ce qui avait été lié devant le Ciel, s'il vous plaît !, point donc de remise en cause possible. Mais les dégâts sont là malgré tout et c'est l'enfant qui trinque. Nous connaissions les stages de citoyenneté pour les délinquants mineurs, pour les d'jeun's pas sages mais quand même pas au point de brûler les locaux et de violer l'animatrice du stage et les stages de récupération de points pour les délinquants de la route, nouveaux boucs émissaires solvables à merci. Voient aujourd'hui le jour des stages pour parents pas sages, les délinquants du divorce. On doit la trouvaille à Jean-Michel Cailliau, procureur de la République à Grasse, qui œuvre avec Montjoye, une association spécialisée dans l'action sociale et qui se présente elle-même comme étant d'inspiration chrétienne. Le projet, expérimenté dans les Alpes-Maritimes, pourrait bien être ensuite étendu à l'ensemble du pays.
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Catégorie : Rome
Posté par : La rédaction le 20-04-2012

 

 
 
Selon l'agence d'information vaticane, VIS (Vatican Information Service), le Saint-Père a adressé un message à la Commission pontificale biblique qui a clôt ce matin son assemblée plénière. Lu par le cardinal William Joseph Levada, préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la foi et, à ce titre, président de la Commission biblique, ce message est revenu sur la notion de « correcte herméneutique du message biblique ». Selon Benoît XVI :
«  L'inspiration comme l'action de Dieu font que les paroles humaines expriment sa Parole... Une interprétation des textes qui minimiserait ou éliminerait cette inspiration se priverait de sa plus précieuse caractéristique, son origine divine... Grâce au charisme de l'inspiration, l'Écriture possède une force d'appel concrète, même si la Parole de Dieu ne se limite pas aux écrits. Si la Révélation s'est conclue avec la mort du dernier apôtre, la Parole révélée continue d'être transmise et interprétée par la vie et la tradition de l'Église. Ainsi la Parole fixée par les textes sacrés n'est pas un dépôt inerte dans l'Église, mais la règle suprême de sa foi et puissance existentielle. »
 
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Catégorie : Culture
Posté par : La rédaction le 20-04-2012

 

 

 

À partir du samedi 21 avril (à 15 h 30 pour les heureux invités au vernissage) jusqu'au 27 mai 2012, Monseigneur Michel Dubost, évêque d'Evry, ouvre l'espace du Musée Paul Delouvrier (12, Clos de la Cathedrale) qui se trouve à l'arrière de la cathédrale d'Evry aux œuvres de Philipppe Lejeune réunies sous le thème de l'imitation créatrice.

Parmi les dix-huit peintures exposées – et une maquette du vitrail de Morsang sur Orge réalisé par l'artiste – on pourra voir le premier tableau à la gouache de Philippe Lejeune peint alors qu'il était âgé de 14 ans, le premier à s'intituler «  Misereor super turbam » qu'il sera intéressant de comparer à celui de la maturité portant le même titre.

C'est au vu de cette œuvre précoce que Maurice Denis prit Philippe Lejeune dans son atelier. Ainsi débuta la carrière du grand peintre dont l'œuvre est couronnée de multiples et prestigieux distinctions et prix. Un grand rendez-vous avec l'Art à travers cette exposition d'un vrai serviteur de la Beauté, à ne pas manquer.

 


 


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Catégorie : Ethique et tac !, le rendez-vous d'Adélaïde Pouchol
Posté par : Adélaïde Pouchol le 19-04-2012

 

 

 

 

 

L'argument dit de la pente glissante entraîne sur des sentiers difficiles. Il entend faire valoir l'application ou l'interdiction d'un principe en invoquant ses hypothétiques conséquences. Il consiste par exemple à dire qu'il ne faut pas légaliser l'euthanasie et le suicide assisté en France car les dérives seraient sans aucun doute inévitables et nombreuses, de la grand-tante piquée en douce au beau milieu de la nuit au jeune homme désespéré qu'une rupture amoureuse et la varicelle ont convaincu d'avaler quelques grammes de barbituriques. A moins d'être devin, d'hypothétiques conséquences peuvent être invoquées mais restent un bien faible argument. Par chance, le collectif promoteur des soins palliatifs Plus digne la vie a publié un bilan des 10 ans de légalisation de l'euthanasie en Belgique qui offre aux Français un aperçu de ce qui pourrait bien leur arriver. Car nos amis du grand Nord ont une civilisation semblable à la nôtre sur le plan des mœurs, à quelques kilos de frites et litres de bière près, et l'euthanasie à la française pourrait bien ressembler à l'euthanasie à la belge.
Des chiffres qui arrivent fort à propos en ces périodes électorales…
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Catégorie : Rome
Posté par : Philippe Maxence le 18-04-2012

 

 

Selon la presse italienne, et plus particulièrement Andrea Tornielli de La Stampa, l'un des vaticanistes les plus connus, le Saint-Siège et la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X, se seraient entendus sur les termes du préambule doctrinal, fruit de la longue et exigeante persévérance du cardinal Ratzinger, puis du Pape Benoît XVI, pour clore l'épisode douloureux qui avait vu, selon l'expression d'Alain de Penanster, « des papistes contre le pape ».

 

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Catégorie : Religion
Posté par : L'internaute le 17-04-2012

 

 

 

Les bénédictins – c'en est même devenu proverbial – sont des moines laborieux et industrieux. Leur pieuse application à recopier manuellement et pendant des siècles la Sainte Écriture n'a pas peu contribué à la diffusion de la Parole de Dieu en Occident. Mais nous ne sommes plus au temps des calames et de la plume d'oie : nous sommes entrés dans l'ère informatique. Les bénédictins aussi ! Le prouve, une nouvelle fois, cette initiative des moines de l'abbaye du Barroux qui nous permet désormais de suivre en direct l'Office divin en nous associant à leur prière (www.barroux.org/liturgie/ecoutez-nos-offices.html) depuis notre ordinateur, en les écoutant et en lisant les textes du jour – on peut aussi enregistrer l'Office dans le cache de son ordinateur pour une écoute différée. Pour le moment, on peut suivre les Offices de Prime – à 7 h 45 ou 8 h : un calendrier mensuel permet de connaître l'heure précise de cet Office –, Sexte, Vêpres et Complies (les Matines et les Laudes devraient suivre…). Le système fonctionne aussi bien pour Mac que pour PC. Mais, pourriez-vous objecter, que faire lorsqu'on n'a pas accès à l'ordinateur familial ou de bureau ? Les moines y ont songé : ils vous proposent de télécharger, si vous disposez d'un iPhone, iPod touch ou iPad, une application qui vous permettra de suivre les Offices lors de vos déplacements !

 

Cet article est extrait du dernier numéro de L'Homme Nouveau que vous pouvez commander à nos bureaux (10 rue Rosenwald, 75015 Paris. Tél. : 01 53 68 99 77, au prix de 4 euros), ou télécharger directement sur ce site en cliquant sur le lien ci-dessous.


Disponible dans notre boutique :
Journal n°1516 du 21-04-2012

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Catégorie : Rome
Posté par : La rédaction le 16-04-2012

 

 

 

Le Pape Benoît XVI fête aujourd'hui son 85e anniversaire. Pour l'occasion, son frère Mgr Georg Ratzinger, âgé pour sa part de 88 ans, s'est rendu au Vatican pour passer quelques jours auprès du Saint-Père. L'édition d'hier dimanche de L'Osservatore Romano a publié à l'occasion deux photographies en première page représentant les deux frères en train de prier ensemble. Mais c'est un autre anniversaire qu'a évoqué hier le Saint-Père, au moment de la récitation publique du Regina Caeli de midi. S'il a fait mention du dimanche de la Miséricorde, institué par son prédécesseur le pape Jean-Paul II, le dimanche in albis (ou de Quasimodo), il a surtout demandé les prières des fidèles pour qu'il puisse accomplir sa charge de Pasteur universel :

« Je suis heureux de vous saluer, chers pèlerins de langue française, en ce deuxième dimanche de Pâques où nous célébrons également la fête de la Divine Miséricorde. Le temps pascal nous invite, à la suite de la première communauté chrétienne, à exprimer notre confiance et notre joie d'être baptisés. Jésus nous convie à ne pas être incrédules, comme Thomas, mais croyants. N'ayons pas peur, ayons l'audace de témoigner de notre foi ! Jeudi prochain, à l'occasion du septième anniversaire de mon élection au Siège de Pierre, je vous demande de prier pour moi, pour que le Seigneur me donne la force d'accomplir la mission qu'Il m'a confiée ! Que la Vierge Marie, Mère des croyants, nous aide à vivre dans la joie de Pâques ! »

Jeudi prochain, le 19 avril, il fêtera donc le septième anniversaire de son élection. Les observateurs les plus avertis laissent entendre qu'il pourrait marquer cet évènement par une première réconciliation avec la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X à laquelle la Congrégation pour la Doctrine de la foi avait, le 16 mars dernier, laissé un mois pour proposer un texte d'accord doctrinal.


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Catégorie : Religion
Posté par : Philippe Maxence le 13-04-2012

 

 

 

 

 

Lors de l'homélie qu'il a donnée le Jeudi saint, pendant la messe chrismale, le Saint-Père a engagé de manière surprenante (pour une telle circonstance) son autorité en évoquant le problème de l'obéissance des prêtres dans l'Église. Il a très clairement visé des mouvements réclamant l'ordination sacerdotale des femmes alors que la question a été définitivement tranchée par son prédécesseur le pape Jean-Paul II. S'il n'a pas donné de noms, Benoît XVI a parlé de « prêtres dans un pays européen », visant ainsi l'Autriche. Il aurait aussi pu parler de l'Allemagne, sa propre nation, dans laquelle des groupes de catholiques ont fait profession de contester le magistère de l'Église.

 

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Catégorie : Culture
Posté par : Philippe Maxence le 12-04-2012

  

 

 

Notre collaborateur David Miège vient de publier un nouvel ouvrage sous le titre de L'Europe vagabonde (éditions Muller, 102 pages, 18€). Joseph Vebret en signe la postface et Philippe Maxence la préface que l'on trouvera ci-dessous. 

 

C'est par l'entremise de Daniel Hamiche que j'ai fait naguère la connaissance de Miège dont j'avais pu voir les dessins dans plusieurs publications politiquement peu correctes et dans des recueils comme celui-ci. Depuis, Miège hante mon bureau une fois par semaine, mettant en avant ses camarades dessinateurs, me signalant un article intéressant, nourrissant ma rédaction de pains au chocolat, le tout enveloppé dans un bon bol d'air frais et des rires de bon aloi.

 

 

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Catégorie : Ethique et tac !, le rendez-vous d'Adélaïde Pouchol
Posté par : Adélaïde Pouchol le 11-04-2012

 

 

 

 

Rien de très catholique là-dedans si ce n'est le logo du site, choisi à dessein pour rappeler le péché originel, celui de la femme qui croqua la pomme. Gleeden est un site de rencontres extraconjugales qui s'est récemment payé le luxe d'une vaste campagne de publicité dans le métro parisien, aussi percutante que choquante.  C'est l'histoire d'un groupe de femmes très discriminées, très victimes des hommes, très peinées des inégalités dont souffrent les femmes et qui ont tapé du poing. Non ! Au nom de l'égalité, du Gender, du féminisme, de la liberté, du plaisir, de tout et de rien, il fallait que l'infidélité cesse d'être l'apanage des hommes.  Le premier « site de rencontres extraconjugales pensé par les femmes » avait vu le jour  en 2009 et revendique aujourd'hui « Déjà 1 216 117 membres, une discrétion totale, 100 % membres réels, une communauté mondiale ». Eve a croqué la pomme, encore une fois.

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Catégorie : Rendez-vous
Posté par : Adélaïde Pouchol le 10-04-2012

 

 

 

  
  
 Les 13, 14 et 15 avril 2012, la ville de Blois sera le théâtre d'un Festival pas comme les autres. Du grégorien à la pop louange, voix et talents fort divers se produiront avec ce même désir de chanter de Dieu et de chanter pour Dieu.

 

Entretien avec Mathieu Bonnin, organisateur du Festival

 

Pâques en Octaves… un nom qui est tout un programme ! Que signifie-t-il ?

Au-delà du jeu de mots, le festival de musique chrétienne Pâques en Octaves aura lieu… pendant l'octave de Pâques. 22 concerts de musique sacrée et de pop chrétienne seront donnés à Blois les 13, 14 et 15 avril, dans une ambiance à la fois festive et priante puisque, entre autres, une adoration perpétuelle aura lieu pendant toute la durée de l'évènement et que des messes seront célébrées le samedi et le dimanche. Pâques en Octaves sera aussi l'occasion de se former, des conférenciers interviendront, une exposition sera proposée ainsi qu'un atelier de chant grégorien animé par le chœur grégorien de Paris.

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Catégorie : Mélodie Grégorienne
Posté par : Un moine de Triors le 07-04-2012

 

 

 

Voici l'alléluia des alléluias ! Le retour solennel de l'alléluia dans la nuit de Pâques est certainement un des rites les plus expressifs de toute l'année liturgique. Durant la messe de la vigile, après le chant de l'épître, le célébrant entonne seul cet alléluia par trois fois, en élevant la voix d'un ton à chaque reprise, le chœur le répétant de même à chaque fois. L'émotion monte irrésistiblement dans cette grande vague de louange adressée à chacune des personnes de la Sainte Trinité.

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Disponible dans notre boutique :
Journal n°1515 du 07-04-2012

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Catégorie : Rome
Posté par : le 06-04-2012


 

 

C'est ce que le Pape Benoît XVI a rappelé, hier, lors de son homélie pour la messe de la Cène du Seigneur en la Basilique Saint-Jean-de-Latran.

 

Chers frères et sœurs,

Le Jeudi Saint n'est pas seulement le jour de l'institution de la Sainte Eucharistie, dont la splendeur irradie certainement tout le reste et, pour ainsi dire, l'attire à elle. La nuit obscure du Mont des Oliviers vers lequel Jésus sort avec ses disciples, fait aussi partie du Jeudi Saint ; en font partie la solitude et l'abandon de Jésus, qui, en priant, va vers la nuit de la mort ; en font partie la trahison de Juda et l'arrestation de Jésus, ainsi que le reniement de Pierre ; l'accusation devant le Sanhédrin et la remise aux païens, à Pilate. Cherchons en cette heure à comprendre plus profondément quelque chose de ces événements, car en eux se déroule le mystère de notre Rédemption.

Jésus sort dans la nuit. La nuit signifie le manque de communication, une situation où l'on ne se voit pas l'un l'autre. Elle est un symbole de la non-compréhension, de l'obscurcissement de la vérité. Elle est l'espace où le mal qui, devant la lumière, doit se cacher, peut se développer. Jésus lui-même est la lumière et la vérité, la communication, la pureté et la bonté. Il entre dans la nuit. En dernière analyse, la nuit est le symbole de la mort, de la perte définitive de communion et de vie. Jésus entre dans la nuit pour la vaincre et pour inaugurer le nouveau jour de Dieu dans l'histoire de l'humanité.

 

 

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Catégorie : In Memoriam
Posté par : Philippe Maxence le 05-04-2012

 

 

 

Il y a des circonstances qui ouvrent les yeux des hommes. Le hasard (!) des dates a ainsi le pouvoir de raviver la mémoire. Ce 8 avril 2012, nous célébrons la Résurrection du Seigneur, et sa victoire définitive sur la mort. C'est justement à la lumière de Pâques que nous nous souvenons également que, le 8 avril 2005, Marcel Clément, qui fut longtemps à la tête de L'Homme Nouveau, au point d'identifier le journal à son nom, s'est endormi dans la paix du Seigneur.

Comme professeur de philosophie, comme journaliste et comme écrivain, il n'avait cessé de vouloir servir le Christ et l'Église, qu'il ne séparait pas l'un de l'autre, à travers une foi sans cesse ravivée, réchauffée, au contact de Marthe Robin, qui fut certainement la grande rencontre de son existence. Celle-ci fut loin d'être sans douleurs et sans épreuves, à la hauteur du personnage, à la fois exigeant pour lui-même et pour les autres, habité par des convictions si fortement enracinées en lui qu'il lui fallait les partager dans son entourage proche et à travers la parole publique qui était son métier.

Depuis son retour à Dieu, il semble – à tort – qu'un certain silence ait enveloppé son nom et son œuvre, comme si la mort avait vaincu définitivement tout signe de vie. Ce silence existe certainement, car pour une grande part, les hommes ont naturellement la mémoire courte et le bruit permanent dans lequel nous enferme la société d'aujourd'hui, agrandit encore davantage cette béance qui nous sépare des réalités essentielles. La ruse est aussi vieille que le démon, lequel a dû croire la partie gagnée pendant les trois jours qui séparaient la mort du Christ de sa Résurrection, alors qu'il avait tout simplement oublié que Dieu se fait connaître dans le murmure du vent.

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Journal n°1515 du 07-04-2012

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Catégorie : Ethique et tac !, le rendez-vous d'Adélaïde Pouchol
Posté par : Adélaïde Pouchol le 04-04-2012

 

                   

 

 
 
Ce sont les mêmes qui se battent contre l'hypersexualisation des enfants, leur exploitation sexuelle et militent pour une éducation sexuelle de ces mêmes bambins dès la naissance et pour la reconnaissance de droits sexuels dès 10 ans. Ils se battent à grands coups de conférences, décrets, communiqués et directives efficaces car nourris des concepts magiques de droit, d'égalité et de développement, surtout s'il est durable. « Ils »… Ce sont la nébuleuse Organisation des Nations Unies (Onu) et toutes ses ramifications, spécialement l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS), la Conférence Internationale sur la Population et le Développement (CIPD), l'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture (Unesco) et l'Association Humanitaire pour la survie et la protection des enfants du monde (Unicef).
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Catégorie : Religion
Posté par : Adélaïde Pouchol le 02-04-2012

 

 

 

 

Il en faut beaucoup pour rassembler les catholiques au-delà de leurs querelles de chapelle. La crise que traverse la France, qui n'est pas tant économique que spirituelle est, assurément, un prétexte suffisamment terrible pour que conflits et différences passent au second plan. Sous le parrainage de Mgr Brouwet, évêque de Tarbes et Lourdes, et de dom Philippe Dupont, père abbé de Solesmes, des prêtres ont fondé Messes pour la France, un projet pour que soient célébrées aux quatre coins du pays des messes pour la France du 1er avril au 30 juin 2012.

Le comité de coordination est composé de prêtres de la Communauté Saint-Martin, de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pierre, des diocèses de Paris, Versailles et de Belley-Ars, des prêtres de la Communauté Saint-Jean et de la Communauté de l'Emmanuel, « rassemblés par leur désir de prier pour la France ».

Les prêtres comme les laïcs sont invités à jeûner et prier pour la France, à tourner leurs regards vers la Vierge Marie qui veille tout particulièrement sur notre pays. Mais plus encore, ils peuvent célébrer ou faire célébrer une messe spécialement à cette intention. Les laïcs peuvent le demander à un prêtre de leur choix ou, par l'intermédiaire de l'Aide à l'Église en détresse (AED), la faire célébrer par un prêtre d'un pays où l'Église est pauvre et persécutée. À la prière pour la France s'ajoute alors l'œuvre missionnaire pour que vive l'Église partout dans le monde.

Tous sont invités à relayer les dates de messes, dont plusieurs sont déjà indiquées sur le site, lesquelles messes doivent être rendues publiques et célébrées « en utilisant les formules de messe prévues par le Missel Romain. »

Le site (www.messespourlafrance.fr ) est clair, sobre et facile d'utilisation. Il précise en quelques mots la nature du projet et permet non seulement de contacter l'AED pour faire célébrer des messes mais informe aussi des horaires et lieux des messes déjà prévues. Peu de diocèses en sont dotés à ce jour mais espérons que le projet sera connu et diffusé pour que des prières s'élèvent de toutes les régions de France.

Placées sous le patronage de la Vierge Marie, de sainte Jeanne d'Arc, de sainte Thérèse de l'Enfant Jésus et du bienheureux Jerzy Popieluszko, les Messes pour la France, sans nous décharger de nos devoirs civiques, nous donnent en tous cas une excellente occasion de vivre en chrétiens les évènements politiques qui rythmeront le printemps 2012…


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Catégorie : Rome
Posté par : le 29-03-2012

 

Le cardinal Levada,

préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la foi

 

 

 

La Congrégation pour la Doctrine de la foi vient de publier un communiqué au sujet de plusieurs prêtres ukrainiens se proclamant évêques et souligne qu'ils sont frappés de la peine d'excommunication en vertu du Code des canons des Églises orientales. Cette blessure invite chacun à prier pour l'unité de l'Église.

Selon l'agence Apic, « Dans une lettre adressée à Benoît XVI, en 2008, ces évêques se montraient très critiques envers les autorités du Vatican et pointaient du doigt une dérive générale de l'Eglise. Après s'être "autoproclamés évêques de l'Eglise gréco-catholique ukrainienne", en 2008, quatre anciens religieux – un Ukrainien, un Slovaque et deux Tchèques – ont fondé "l'Eglise orthodoxe gréco-catholique ukrainienne", en 2009, destinée aux fidèles les plus orthodoxes et déçus par l'Eglise gréco-catholique ukrainien».

 

 

 

 

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Catégorie : Ethique et tac !, le rendez-vous d'Adélaïde Pouchol
Posté par : Adélaide Pouchol le 28-03-2012

 

 

 

L'histoire – vraie, faut-il le préciser ? – a lieu dans la file d'attente des cabines d'essayage d'une boutique de vêtements. Un jeune garçon, probablement de 15 ou 16 ans, attend comme tout le monde, à côté de sa « copine » qu'il a bien voulu accompagner. Cet univers féminin, ces chiffons et ces froufrous ne l'amusent pas et ça se voit mais il est là, seul représentant de la gent masculine. Une des cabines se libère, en sort une jeune fille de 12 ans, visiblement ravie de ses trouvailles, fort court vêtue, outrageusement maquillée et montée sur plusieurs centimètres de talon. Et le mâle de grommeler, dans un langage tout a fait poétique : « Ben tu m'étonnes qu'avec des gueules de pouffiasses pareilles, ça se fasse violer à 12 ans ». Voilà qui est dit.

 

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Catégorie : Culture
Posté par : Philippe Maxence le 27-03-2012

 

 

 

Nos amis de l'association « Avec Jeanne » organisent ce samedi un congrès sur le thème « Jeanne d'Arc, une figure politique pour aujourd'hui ». Le sixième centenaire de la naissance de la Pucelle d'Orléans, sainte patronne secondaire de la France (avec sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus qui la vénérait tant), explique bien sûr cette rencontre et cette mobilisation. L'approche de rendez-vous électoraux importants pour notre pays – quoi que l'on pense par ailleurs du système qui les suppose – fournit une autre raison explicative à cette rencontre. Sainte Jeanne d'Arc, ce n'est pas seulement une belle figure du passé, une parfaite enluminure pour un album de sainteté, ni même une geste héroïque qui touche aux tréfonds de nos âmes de Français par temps de grosse pluie. Jeanne résume tant et tant de choses, chacune vraie dans leur ordre, qu'elle apparaît comme une formidable synthèse de la rencontre du Ciel et de la terre, sans altération d'aucune sorte.

 

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Catégorie : Église de France
Posté par : La rédaction le 24-03-2012

 

 

 

À l'occasion du Rassemblement des Églises diocésaines réunis par leurs évêques à Lourdes pour le 50e anniversaire du Concile Vatican II, le Pape Benoît XVI a adressé un message vidéo aux participants. On trouvera le texte de ce message ci-dessous.

Dans ce message, le Saint-Père revient sur l'herméneutique de la continuité telle qu'il l'avait abordée lors de son discours du 22 décembre 2005 et insiste sur la juste réception du Concile à « lire et (…) recevoir à l'intérieur de la Tradition de l'Église et sous la direction sûre du Magistère ».  Il relie l'anniversaire du Concile Vatican II à l'Année de la Foi qu'il a décrétée afin qu'elle soit une période de conversion profonde à l'intérieur de l'Église. Dans ce sens, il insiste sur la consolidation de « la communion à l'intérieur de la grande famille qu'est l'Église catholique », souci que l'on ne peut détacher de toute son action actuelle vis-à-vis de la Fraternité Saint-Pie X, mais aussi sur l'unité entre tous les chrétiens. On pensera notamment, à ce sujet, à son action auprès des Anglicans désireux de rejoindre l'Église catholique.

 

 

 

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Catégorie : Religion
Posté par : Abbé François de Mesmay le 23-03-2012

 

 

 

Dans notre société « post-chrétienne » nous pourrions nous lamenter de ce que, à l'instar du démarchage commercial de Noël, beaucoup aient oublié le véritable sens des fêtes de Pâques qui approchent. Et pourtant au cœur du Pays basque, terre de vieille chrétienté, une heureuse initiative d'évangélisation voit le jour, visant à restaurer dans les familles, les paroisses et les catéchèses l'aspect rédempteur de la Passion du Christ.

Je n'ai eu donc qu'à m'inspirer de l'idée géniale de mon saint patron, le petit pauvre d'Assise, qui imagina en son temps, la première crèche vivante de l'Histoire, dont on sait quel fut le succès séculaire. Même chez les familles non pratiquantes en effet, on reste attaché aux crèches, il faut rechristianiser les baptisés avec des choses simples !

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Journal n°1514 du 24-03-2012

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Catégorie : Religion
Posté par : Faustine des Lys le 22-03-2012


 

 

 

Don Jean-Yves Urvoy, prêtre de la Communauté Saint-Martin, est installé, avec trois autres membres de cette communauté, depuis six ans à Placetas, petite ville située au centre de l'île de Cuba. Quelques jours avant la visite de Benoît XVI, qui commencera demain pour se terminer lundi 26 mars, il a bien voulu répondre à nos questions.

 

 

À quelques jours de la visite du Pape à Cuba, pouvez-vous nous faire un état des lieux de l'Église sur cette petite île ?
 

40 % de la population se reconnaissent catholique aujourd'hui à Cuba, autant se disent protestants, le reste se revendique sans religion. Mais la pratique dominicale ne concerne qu'1 % des catholiques ! Ils se sentent parfois très croyants, mais l'ignorance religieuse est dramatique, bien plus qu'en France ! Parmi ceux qui se disent catholiques et très croyants, certains ne savent même pas que Jésus est le Fils de Dieu…

Il y a sur l'île de Cuba 300 prêtres, dont la moitié d'étrangers, pour 11 millions d'habitants, soit, proportionnellement, dix fois moins qu'en France. L'Église est unie et respectée mais on constate chaque jour l'évangélisation assez superficielle qui a été faite. Néanmoins aujourd'hui l'Église va bien et les Cubains sont réceptifs à son message.

 

 
 
 
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Catégorie : Ethique et tac !, le rendez-vous d'Adélaïde Pouchol
Posté par : Adélaide Pouchol le 21-03-2012

 

 

 

 

« Je garantirai l'existence d'un volet handicap dans chaque loi. Et je renforcerai les sanctions en cas de non-respect des 6 % de travailleurs handicapés dans les entreprises, les services publics et les collectivités locales. ».C'est la mesure 32 du programme du candidat socialiste François Hollande qui tient, vaille que vaille, à « lutter contre toutes les discriminations » à grands coups de pourcentage.

 

Cette vaillante mesure prend une saveur toute particulière en cette Journée mondiale de la Trisomie.

 

Car  6 %, comme d'ailleurs 200 % , ce n'est pas une vraie place dans la société. Ce ne sont certainement pas chiffres et menaces de sanctions qui rendront les Français moins handicapés du cœur et de l'intelligence, qui feront valoir l'inaliénable dignité de toute personne, fût-elle atteinte dans son corps ou son intelligence.

 

 

 

 

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Catégorie : Culture
Posté par : La rédaction le 21-03-2012

 

 

 

Alors que le cinéaste Pierre Schoendoerffer vient de mourir (14 mars dernier), Bénédicte Chéron, diplômée de Sciences-Po et docteur en Histoire, publie un livre qui lui est consacré.

 

 

 

1/ Pourquoi une thèse sur le cinéma de Pierre Schoendoerffer ?

Cette œuvre occupe une place particulière, très originale, dans le paysage cinématographique français. D'abord parce que les films et les livres de Pierre Schoendoerffer, sans être exclusivement consacrés à la guerre, la prennent comme prétexte et cadre des aventures de ses héros. Or, le cinéma français se penche peu sur les sujets guerriers. Par ailleurs, cet écrivain-cinéaste se saisit d'une période dans sa globalité, de 1945 à l'après-décolonisation, du destin d'une génération de militaires et de jeunes officiers. Il livre sur eux non pas des mémoires ou un récit à prétention historique mais une œuvre de fiction et de création. En cela, il bâtit des représentations qui alimentent un imaginaire sur cette période alors qu'aucun récit national n'émerge vraiment. Il me semblait donc opportun que le travail de l'historien se saisisse de cette œuvre, d'abord pour raconter l'aventure qui a permis sa fabrication mais aussi pour en décrypter les tenants et les aboutissants, pour analyser son impact sur une mémoire nationale en souffrance.

 

 

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Catégorie : Religion
Posté par : le 20-03-2012

 

 

 

 

Don Nicolas Bux, spécialiste de liturgie, professeur de liturgie et de théologie sacramentaire à l'Institut de théologie de Bari en Italie, est aussi consulteur de la Congrégation pour la doctrine de la foi et de la Congrégation pour les causes des saints et depuis septembre 2008, il est également consulteur au Bureau des Célébrations liturgiques du Souverain Pontife. Il est aussi l'auteur de plusieurs livres dont La réforme de Benoît XVI (Tempora). Il vient d'adresser une lettre à Mgr Bernard Fellay, supérieur général de la Fraternité Saint-Pie X pour lui demander d'accepter la proposition du Saint-Père. C'est cette lettre que nous publions ci-dessous (on la trouve aussi sur son propre blog).

 

 

 

 

À son excellence Mgr Bernard Fellay

et aux prêtres de la Fraternité sacerdotale saint Pie X

 

 

 

Excellence Révérendissime,

Bien chers Frères,

 

La fraternité chrétienne est plus forte que la chair et que le sang parce qu'elle nous offre, grâce à la divine eucharistie, un avant-goût du paradis.

 

Le Christ nous a invités à faire l'expérience de la communion, c'est en cela que consiste notre "je". La communion, c'est estimer a priori son prochain, parce que nous avons en commun avec lui l'unique Sauveur. De ce fait, la communion est prête à tout sacrifice au nom de l'unité ; et cette unité doit être visible, comme nous l'enseigne l'ultime invocation de la prière adressée par Notre Seigneur à son Père – "ut unum sint, ut credat mundus" –, parce qu'elle est le témoignage décisif des amis du Christ.

 

Il est indéniable que de nombreux faits du concile Vatican II et de la période qui l'a suivi, liés à la dimension humaine de cet événement, ont représenté de vraies calamités et causé de vives douleurs à de grands hommes d'Église. Mais Dieu ne permet pas que Sa Sainte Église puisse en arriver à l'autodestruction.

 

 

 

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Catégorie : Société
Posté par : le 20-03-2012

 

 

La terrible tuerie qui s'est déroulée à Toulouse ce lundi a été condamnée par les représentants de l'Église catholique en France, dont Mgr Le Gall, archevêque de Toulouse et Mgr Podvin, porte-parole des évêques de France.  Dans leurs déclarations, ils associent aux victimes du collège juif Ozar-Hatorah les parachutistes assassinés à Toulouse et Montauban. Hier soir, en la cathédrale Notre-Dame de Paris les vêpres ont été célébrées à l'intention des victimes :

 

 

De Mgr Robert Le Gall, archevêque de Toulouse

 

Après l'assassinat des parachutistes ces jours derniers à Toulouse et Montauban qui a profondément ému notre région, un pas de plus a été franchi dans l'horreur ce matin avec le meurtre de quatre personnes dont 3 enfants devant le collège juif Ozar-Hatorah dans le quartier de La Roseraie, à Toulouse.

 

Actuellement à New York pour trois jours de rencontre auprès de nos frères juifs avec une délégation d'une dizaine d'évêques conduite par le Cardinal Vingt-Trois, notre émotion est très grande. Nous exprimons aux familles touchées par cette horreur nos sentiments de profonde compassion et notre prière.

 

 Mgr Robert Le Gall, archevêque de Toulouse

 

 

Communiqué des évêques de France

 

Paris, le 19 mars 2012

Suite à la tuerie odieusement perpétrée ce Lundi contre un professeur et des enfants devant un collège juif de Toulouse, les catholiques de France expriment leur vive indignation devant cette violence aveugle qui vise des personnes sans défense.

Dans l'attente de toutes précisions concernant le déroulement de l'enquête, partageant l'émotion des familles et des communautés concernées, l'Eglise catholique organise un temps de prière à la Cathédrale Notre Dame de Paris, le lundi 19 mars 2012 à 17h45.

Seront évidemment associés à cette intention les parachutistes lâchement assassinés il y a quelques jours à Montauban et à Toulouse.

Réunis à New York pour une rencontre avec des rabbins, les Cardinaux VINGT-TROIS et BARBARIN, ainsi que Monseigneur LE GALL, Archevêque de Toulouse, font savoir leur tristesse et leur prière.

Monseigneur Bernard PODVIN

Porte-parole des évêques de France

 

 

Réaction du directeur de la salle de presse du Saint-Siège, le Père Lombardi :

 

Contacté par l'agence Zenit, le directeur de la salle de presse du Saint-Siège a dénoncé « un acte horrible et ignominieux, qui s'ajoute à d'autre actes récents de violence absurde qui ont blessé la France ». Le P. Federico Lombardi l'a fermement condamné : « Il suscite une profonde indignation et désarroi et la plus ferme condamnation et exécration notamment pour l'âge et l'innocence des jeunes victimes et parce que cela s'est produit dans une institution juive pacifique d'éducation. » Il a assuré la communauté juive de sa « solidarité spirituelle la plus profonde ».


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Catégorie : Société
Posté par : le 19-03-2012

 

 

 

Député de Vendée, Dominique Souchet vient d'écrire au directeur de France Culture après l'annulation d'une émission consacrée au génocide vendéen avec notre ami et collaborateur Reynald Secher. À lire Ici (le téléchargement du document peut prendre un peu de temps).

Est-il interdit de parler du génocide vendéen aujourd'hui en France ?

 

 

 


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Catégorie : Religion
Posté par : La rédaction le 16-03-2012

 Communiqué du cardinal Levada, préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la foi : 

 

 

 

Au cours de la rencontre du 14 septembre 2011 entre Son Éminence le Cardinal William Levada, Préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi et Président de la Commission pontificale

Ecclesia Dei, et Son Excellence Monseigneur Bernard Fellay, Supérieur général de la Fraternité sacerdotale saint Pie X, un Préambule doctrinal, accompagné d'une Note préliminaire, a été communiqué à ce dernier, comme base fondamentale pour parvenir à la pleine réconciliation avec le Siège Apostolique. Dans ce Préambule étaient énoncés certains principes doctrinaux et critères d'interprétation de la doctrine catholique, nécessaires pour garantir la fidélité au Magistère de l'Église et le sentire cum Ecclesia.

La réponse de la Fraternité sacerdotale saint Pie X à ce Préambule doctrinal, parvenue en janvier 2012, a été soumise à l'examen de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, puis au jugement du Saint-Père. Conformément à la décision du Pape Benoît XVI, l'évaluation de la réponse de S.E. Mgr Fellay lui a été communiquée par lettre remise en ce jour. Cette évaluation fait remarquer que la position qu'il a exprimée n'est pas suffisante pour surmonter les problèmes doctrinaux qui sont à la base de la fracture entre le Saint-Siège et ladite Fraternité.

Au terme de la rencontre de ce jour, dans le souci d'éviter une rupture ecclésiale aux conséquences douloureuses et incalculables, le Supérieur général de la Fraternité sacerdotale saint Pie X a été invité à bien vouloir clarifier sa position, afin de parvenir à la réduction de la fracture existante, comme l'a souhaité le Pape Benoît XVI.


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Catégorie : Religion
Posté par : Propos recueillis par Adélaïde Pouchol le 16-03-2012

 

 

 

Le 11 mars dernier, Mgr Jean Bonfils, administrateur apostolique du diocèse d'Ajaccio, donnait le sacrement de confirmation à 19 jeunes de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie  X, un geste fort qui a suscité de nombreuses réactions. Fort de notre ligne qui consiste à prendre du recul sans tomber dans le piège de l'immédiateté, j'ai demandé à Adélaïde Pouchol de s'entretenir avec Mgr Bonfils. Serein et loin de toute agitation médiatique, celui-ci a bien voulu répondre à nos questions. Il confirme ici ce qu'il a déjà déclaré lors d'autres interventions, tout en apportant certaines précisions et notamment le bon accueil que son geste a suscité parmi les fidèles de son diocèse qui ne sont pas attachés à la Fraternité Saint-Pie X. Preuve que la « base », toutes tendances confondues, est mûre pour la réconciliation et l'unité des catholiques. Et c'est bien ce que désire Benoît XVI. (Philippe Maxence).

 


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Catégorie : Société
Posté par : Adélaide Pouchol le 14-03-2012

 

 

 

 

Votre mort, vous la voulez avec l'option « Ivresse ultime » ou plutôt « Festin royal » ? À moins que, plus libertin, vous préfériez l'option « Petite Mort »… Au choix, votre « prestation euthanasique » avec, pour les amoureux du litron, « perfusion d'alcool éthylique, odeurs d'alcools raffinés, goûts d'essences alcooliques sur la langue ou à boire », pour les fins gourmets,  « perfusion lipidique, odeurs de mets raffinés, goûts d'essences de mets raffinés sur la langue ou à manger » et pour tarés du bas-ventre, (âmes sensibles, s'abstenir), « masturbation par instrument électro-mécanique (possibilité de masturbation manuelle par un membre de la famille ou des proches) » .

 

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Catégorie : Portrait
Posté par : Jérémie VILLET le 14-03-2012

 

 

Du haut de ses presque deux mètres, recouvert d'un parka kaki et d'un pantalon de camouflage tombant sur des gros rangers, le frère Marie-Angel Carré n'a, vous l'aurez compris, rien d'un « petit gris » ordinaire. Entré dans la communauté en 1992, le frère de Saint-Jean s'explique : « Mon expérience de pompier m'a poursuivi toute ma vie. »

Après un service militaire chez les sapeurs-pompiers de Paris, il fut nommé aumônier adjoint de cette unité de la capitale le jour même de son ordination. Dès lors sa vocation sacerdotale s'ancra toujours plus dans l'accompagnement des forces françaises. Génie, transmission, gendarmerie mobile, et le GIGN, ce prêtre originaire du Sud-Ouest a cumulé les casques, cagoules et autres casquettes afin de porter le Christ auprès de ces hommes d'action.

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Journal n°1513 du 10-03-2012

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Catégorie : Société
Posté par : La rédaction le 13-03-2012

 

 

 

Samedi et dimanche, Mgr Vincent Nichols, archevêque de Westminster, a fait lire une lettre dans les églises catholiques d'Angleterre et du Pays de Galles, réitérant l'opposition de l'Église catholique à la légalisation de l'union homosexuelle prévue par le gouvernement conservateur de David Cameron. Il invitait les catholiques à « faire tout ce qu'ils peuvent pour s'assurer que la vraie signification du mariage ne soit pas perdue pour les générations futures ». En mettant sur le même plan, le mariage entre un homme et une femme et l'union de deux personnes du même sexe, le gouvernement britannique risque selon le chef de l'Église catholique de changer la « nature même » du mariage en le transformant en un simple « engagement entre deux personnes », au risque de ne plus reconnaître « la complémentarité de l'homme et de la femme ». Une tentative de subversion du mariage d'autant plus étonnante que les couples homosexuels bénéficient en Angleterre depuis 2005 d'une sorte de Pacs.

 

 

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Catégorie : Société
Posté par : Marie d'Armagnac le 12-03-2012

 

    (La fille de Jeanne Beretta Molla, lors du congrès)
 
 
Les 25 et 26 février derniers s'est tenu à Rome, à l'ombre de la basilique Saint-Pierre, le congrès international de bioéthique, « Aux frontières de l'humain, la personne humaine à l'heure de la révolution biotechnologique ».
Avec précision et conviction, sont intervenus lors de ce congrès international de bioéthique des philosophes, juristes, historiens et médecins venus du monde entier (Italie, Chili, Allemagne, Brésil, États-Unis), après l'introduction sobre et rigoureuse du cardinal Burke, préfet du Tribunal suprême de la Signature apostolique, suivie de la vigoureuse intervention de Mgr Luigi Negri, archevêque de Saint-Marin-Montefeltro.
Ont été évoquées toutes les manipulations juridiques, scientifiques de notre triste postmodernité : les nouvelles conceptions et définitions juridiques de l'être humain dans le domaine de l'avortement et de l'euthanasie, la révolution philosophique à l'origine de la théorie du « Gender », et surtout, et ceci est d'une importance capitale car de nombreux catholiques sont ignorants de ce sujet, la nouvelle définition de la mort : le critère selon lequel un homme est déclaré décédé est, aujourd'hui, celui de sa mort cérébrale.
 
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Catégorie : Religion
Posté par : La rédaction le 09-03-2012

 

 

 

Sur le site de l'association Pro Liturgia dont il est le Président, Denis Crouan consacre un article à la tribune libre publiée dans nos colonnes par l'abbé Pellabeuf et à la réaction qu'elle a suscitée de la part de trois évêques français qui ont demandé un droit de réponse dont le texte est publié dans notre édition de cette semaine (voir ici). On ne soupçonnera pas Denis Crouan d'être un « intégriste » de la « forme extraordinaire » ni de cacher, derrière sa demande du respect des normes liturgiques édictées par le concile Vatican II et les textes des autorités romaines, une volonté d'un retour aux formes liturgiques pré-conciliaire. 

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Catégorie : Religion
Posté par : Philippe Maxence le 08-03-2012

 

 

 

 

La mise au point que nous publions dans notre numéro à paraître – et signée de trois évêques français : Mgr Aubertin, Mgr Robert Le Gall et Mgr Philippe Gueneley – nous a été envoyée par lettre recommandée avec accusé de réception le 13 février dernier. Ce courrier était accompagné d'une lettre explicative, signée par le père Jacques Rideau, directeur du Service national de la Pastorale liturgique et sacramentelle. Dans sa missive, le père Rideau écrivait que « conformément à la loi, je vous demande que soit exercé leur droit de réponse dans les plus brefs délais et ce dans les conditions de publication équivalentes à celles de l'article de l'abbé Pellabeuf ». C'est, en effet, une « Tribune libre », signée de ce dernier et publiée dans notre édition du 17 décembre 2011 (n° 1507), que les trois évêques mentionnés mettent en cause, y voyant, selon les propos du père Rideau, « de très nombreuses approximations et passages à caractère quasi diffamatoires ». Il suffira de relire ce texte pour voir ce qu'il en est réellement.

 

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Catégorie : Société
Posté par : Adélaide Pouchol le 07-03-2012

 

 

 

Le chromosome est à l'honneur, et c'est heureux. Petits nez en trompette, nuques un peu épaisses, langues envahissantes et délicieux sourires ont envahi nos panneaux publicitaires. La campagne « Trisomique… et alors ? » est lancée, et Alice, 5 ans, les bras croisés, s'est emparée du slogan « Le tri c'est bien, mais pas pour tout ». Sarah, 3 ans, a de quoi être fière. « Mes parents ne savaient pas. Aujourd'hui, ils m'appellent princesse ».

Triomphalisme ? Dolorisme ? Les rabat-joie diront ce qu'ils voudront, mais lorsqu'on sait que 96 % des enfants trisomiques sont avortés, nous sommes heureux que, pour une fois, ils soient sur nos panneaux publicitaires plutôt que dans les poubelles de nos hôpitaux.

De mars à juin, rues et journaux seront le théâtre d'une campagne de sensibilisation pour le moins originale, adressée aux parents ou futurs parents d'enfants trisomiques que ce fichu chromosome inquiète. À l'approche des élections, c'est aussi une manière d'appeler nos politiciens à un peu d'humanité. L'idée est fraîchement importée d'Espagne où des parents d'une petite fille trisomique, de passage de l'autre côté des Pyrénées, ont vu à Madrid une campagne de sensibilisation en faveur de la trisomie. Ils ont pu réaliser ce projet en France avec beaucoup de détermination, de réseau et l'aide d'organismes et associations comme la Fondation Lejeune, le Collectif des Amis d'Eléonore…

 

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Catégorie : Religion
Posté par : Philippe Maxence le 06-03-2012

 

 

 

On peut le dire nettement : le cardinal André Vingt-Trois, archevêque de Paris, a visé juste en consacrant cette année les conférences de Carême au thème de la solidarité. Crise oblige, c'est, en effet, à un large examen de conscience que nous sommes invités parce que la crise économique que nous vivons ne tient pas seulement à des choix politiques et économiques (qu'il ne faut pas oublier, pourtant), mais aussi à nos propres façons de vivre. Depuis Paul VI, au moins, les papes appellent à un changement de style de vie, dans un monde dominé par l'économie et la consommation. Jean-Paul II et Benoît XVI n'ont pas dit autre chose, mais peu de monde a voulu les entendre. On n'y voyait qu'un prêche de curé pour une meilleure vie personnelle alors qu'il y avait bien également tout un aspect social.

Lors de la deuxième conférence de Carême, la parole a été donnée à deux acteurs : à sœur Cécile Renouard, religieuse de l'Assomption et directrice de programme à l'Essec et à Emmanuel Faber, vice-président du Groupe Danone. Deux cartes de visite qui avaient tout pour nous inquiéter, disons-le franchement : une grande école et un grand groupe de l'agroalimentaire. Mais l'Esprit souffle où il veut et il nous montre avec un certain humour que nous pouvons, nous, être bien en retard dans nos appréciations. Comme pour l'intervention du cardinal Scola, on trouvera le texte des conférences de sœur Cécile Renouard et d'Emmanuel Faber sur Internet (ICI). Je voudrais ici m'arrêter un instant sur l'intervention de sœur Cécile Renouard, sans m'interdire d'ailleurs de revenir, plus tard, sur celle d'Emmanuel Faber. 

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Catégorie : Société
Posté par : Père Bernard Gallizia le 05-03-2012

 

 

Le Pape Benoît XVI voit dans les valeurs du christianisme « l'élément non seulement utile mais indispensable pour l'édification d'une société bonne et d'un véritable développement humain intégral » (Caritas in veritate, n. 4). Aussi, dans la ligne du Pape, affirmons déjà qu'aucun catholique ne peut accepter que soit votée, un jour, une loi dépénalisant ou légalisant le suicide assisté ! En effet, l'euthanasie nuira à la vie en société, la rendant de plus en plus angoissante, morbide et mortifère. Le commandement de Dieu « Tu ne tueras pas », c'est aussi : « Tu ne te suicideras pas ». Et quelle horreur de conduire un membre « soignant » à devenir un meurtrier pour accomplir votre suicide ! 

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Catégorie : Société
Posté par : Denis Sureau le 02-03-2012


 

 

 

L'hebdomadaire Famille chrétienne publie dans son dernier numéro (n°1781) un entretien avec William Cavanaugh. Le théologien catholique américaine y expose les grands thèmes de son essai Etre consommé, publié par les Editions de L'Homme Nouveau en 2007. Cette critique chrétienne du consumérisme a remporté un large succès. Toute la presse chrétienne, de Témoignage chrétien à Présent, avait apprécié l'originalité et la finesse de l'analyse.
Depuis, un autre livre magistral a connu une audience comparable : Le Mythe de la violence religieuse, paru en 2009.

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Catégorie : Religion
Posté par : Christophe Dickès le 29-02-2012

 

 

« Des progrès vraiment substantiels »… En langage diplomatique, cela signifie une nette avancée, sanctionnant ici un long travail entre le Saint-Siège et l'État d'Israël. Il y a deux ans, on ne parlait que de « compréhension mutuelle »… Le commun a du mal à se représenter ces subtilités de langage qui aboutissent finalement à des résultats extrêmement concrets. Les choses avancent donc. Elles sont même, visiblement, sur le point d'aboutir.

L'histoire des rapports entre le Vatican et Israël est complexe. Liées naturellement à la question palestinienne mais aussi à celle de la protection des minorités chrétiennes, les relations entre les deux parties se sont fortement améliorées grâce à l'accord de reconnaissance mutuelle du 30 décembre 1993. Ce fut l'œuvre de la diplomatie de Jean-Paul II, relayée par l'archevêque Jean-Louis Tauran, à l'époque secrétaire pour les relations du Saint-Siège avec les États. Le gouvernement de l'Église prit simplement acte de la reconnaissance de l'État d'Israël par plusieurs pays arabes et surtout par l'Organisation de Libération de la Palestine (OLP).

 

 

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Catégorie : Société
Posté par : La rédaction le 28-02-2012

 

 

Le cardinal Angelo Scola, actuel archevêque de Milan, a inauguré, dimanche 26 février, la série des conférences de Carême à Notre-Dame de Paris, sur le thème « Éthique chrétienne et vie en société ? ». Voulant d'emblée écarter les lieux communs liés à la notion de solidarité, il s'est attelé à une longue déconstruction des idées fausses en la matière et à une reconstruction argumentée des liens entre solidarité, bien commun, subsidiarité et dignité humaine. Derrière Benoît XVI, il a ainsi remis la croix au centre même de la réflexion sociale catholique, remise en place qui dépasse le simple cadre du symbole :  « Nous pouvons tracer les interconnections entre ces quatre principes en plaçant la dignité de la personne au point d'intersection de deux axes, un axe horizontal qui représente la "solidarité" et la "subsidiarité", et un axe vertical, qui représente le bien commun (Benoît XVI) ». La doctrine sociale de l'Église ne peut donc être réduite à un seul aspect ni être pleinement comprise sans l'ensemble des principes qui la constituent.

 

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Catégorie : Société
Posté par : Jean-Michel Beaussant le 27-02-2012

 

 

 

 

Alors que le nombre de mal-logés a explosé en France depuis dix ans (3, 6 millions aujourd'hui, selon la Fondation Abbé-Pierre), les jeunes de 18 à 25 ans sont les plus touchés par la pauvreté, souligne le Secours Catholique dans son dernier rapport annuel, en constatant une hausse régulière des personnes ayant eu recours à ses services, dont une majorité de familles. Il faudrait ajouter à cette pauvreté juvénile la pauvreté infantile, sur laquelle s'est penché également un colloque à l'Assemblée nationale (le 21 novem­bre 2011). Selon une étude réalisée avec les données de la CAF (sur les moins de 18 ans vivant dans une famille dont les revenus sont inférieurs à 942 euros par mois et par unité de consommation), 1 140 000 mineurs vivent démunis dans trois régions françaises (Île-de-France, Rhône-Alpes et ­Provence-Alpes-Côte d'Azur).

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Journal n°1512 du 25-02-2012

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Catégorie : Culture
Posté par : Reynald Secher le 24-02-2012

 

 

 

 

Quelle société voulons-nous pour demain ? Malgré les apparences et ce que la pensée unique veut nous faire croire, c'est le débat de fond de la campagne électorale en cours. L'enjeu est de taille car il s'agit de notre avenir proche. Nous assistons depuis quelques années à un retour sur la scène politique des vieilles idées marxistes reprises en chœur par un certain nombre de candidats de gauche y compris ceux qui pourraient apparaître comme modérés, voire mous. Ils proposent, ni plus ni moins, une société collectiviste gérée par un État omnipuissant et omniscient dans laquelle l'individu n'est rien sinon un élément sur lequel on a le droit de vie et de mort au nom d'un pseudo-intérêt général. Ils rêvent encore à l'homme nouveau, dit de progrès, animé de l'idéal révolutionnaire. Son programme s'inscrit dans cette logique. Nationalisation de l'esprit, nationalisation des vies, nationalisation des moyens de production, nationalisation de la richesse individuelle, redistribution tous azimuts…
Il s'agit, ni plus ni moins, de créer une société nouvelle, dite de progrès, celle à laquelle ces leaders d'opinion rêvent depuis la grande révolution de 1793 et que certains ont eu la chance de vivre comme en Russie, en Chine… ou à Cuba comme l'expliquait madame Mitterrand, grande admiratrice de son ami et héros Fidel Castro. Qu'importent les génocides de classe, les faillites économiques systématiques, les détresses généralisées. Pour eux, Staline est toujours le référent, Soljenitsyne, le traître. Ce modèle idéal passe par la mort de l'ancienne société vue comme obscurantiste. À titre d'exemple : si ces politiques veulent sceller dans la constitution la loi de séparation de l'Église et de l'État, c'est qu'ils veulent qu'elle soit appliquée et surtout à la lettre. Relisez le contenu de cette loi qui est d'un autre temps. Nous, les catholiques, avons de quoi être inquiets : nous sommes potentiellement les boucs émissaires de demain comme nous l'avons été hier.


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Catégorie : Humeur
Posté par : Pasquin le 23-02-2012

 

 

 

Il fut un temps où la Grèce dominait le monde, où son empire brillait, civilisant par sa suprématie les contrées lointaines, un temps de souffle politique et d'intelligence contemplative. Être alors reconnu comme citoyen était un privilège et conférait le droit de décider de son sort et de se prononcer sur celui du pays. Un temps où ceux qui décidaient de la destinée collective avaient fait la preuve qu'ils pouvaient défendre par les armes la souveraineté de leur cité, un temps où la démocratie était aux citoyens et aux sages. Un temps où la Grèce était tout et l'Europe rien. Dans cette Grèce antique, les marchands n'étaient pas citoyens et l'argent des artisans enrichis ne leur conférait pas le droit de cité, l'usure était méprisée. Ce tempsa marqué le cœur et l'intelligence de l'Europe ; ce temps est notre Histoire. Comme à l'époque où les pays « modélisaient » sur cette partie du monde leur culture et leur démocratie, regardons le sort d'Athènes, la contemporaine. Sa destinée actuelle est aux « normes européennes », rien donc de ce qu'elle subit ne nous sera épargné : une souveraineté asservie par des technocrates lointains à des oligarchies financières, un peuple qui ne décide plus de son sort, à qui l'on refuse les référendums, un peuple que l'on dépouille de son patrimoine

en le vendant, comme le port du Pirée cédé aux Chinois, des ouvriers à qui on baisse les salaires, des retraités dont on réduit les pensions, des malades qu'on ne rembourse plus, le peuple entier croule sous l'impôt. Bruxelles, qui a déjà refusé notre héritage chrétien, lamine maintenant le legs hellénique. Sans Dieu et sans héros, que restera-t-il de nos contrées ? Un marché délabré, des consommateurs abusés et trop pauvres pour consommer… Mais que renaissent donc les titans et les temps épiques !            


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Journal n°1512 du 25-02-2012

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Catégorie : Mélodie Grégorienne
Posté par : Un moine de Triors le 22-02-2012

 

 

Durant tout le Carême et, pour la forme extraordinaire, dès le temps de la septuagésime (c'est-à-dire les trois semaines qui précèdent le premier dimanche de Carême), l'alléluia est supprimé à la messe et remplacé par le trait. L'Église, en cette période de pénitence, s'interdit le cantique de la joie chrétienne, mais elle ne peut cependant se priver de chanter. Alors elle ne se contente pas de réciter le psaume qu'elle substitue à l'alléluia, elle le chante. C'est un besoin pour elle car elle aime, et le chant liturgique est l'expression privilégiée de son amour.

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Catégorie : Religion
Posté par : La rédaction le 20-02-2012

 

 

 

 

 

La réponse du Pape Benoît XVI lors du consistoire ordinaire publique ce samedi 18 février.

 

 

Vénérés Frères,
Chers frères et sœurs,

C'est en ces termes que le chant d'entrée nous a introduits dans le rite solennel et suggestif du Consistoire ordinaire public pour la création des nouveaux Cardinaux, l'imposition de la barrette, la remise de l'anneau et l'attribution du titre. C'est par ces paroles efficaces que Jésus a constitué Pierre comme fondement solide de l'Église. De ce fondement, la foi représente le facteur qualificatif: en effet, Simon devient Pierre – roc – car il a professé sa foi en Jésus Messie et Fils de Dieu. En annonçant le Christ, l'Église est liée à Pierre et Pierre est établi dans l'Église comme roc ; cependant celui qui édifie l'Église, c'est le Christ lui-même, Pierre doit être un élément particulier de la construction. Il doit l'être à travers sa fidélité à la confession faite à Césarée de Philippe, en vertu de l'affirmation : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant ».

 

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Catégorie : Société
Posté par : Philippe Maxence le 17-02-2012

 

 

Le candidat Sarkozy vient de faire savoir par le secrétaire d'État chargé du commerce, Frédéric Lefebvre, qu'il était favorable à l'élargissement des « conditions d'ouverture des magasins le dimanche ». Il y a, à peine une semaine, le même, alors qu'il n'était encore que… Président de la République, et potentiellement candidat (mais non officiellement déclaré), avait répondu lors de l'entretien accordé au Figaro Magazine : « La France a des racines chrétiennes, et mêmes judéo-chrétiennes, c'est une réalité historique qu'il serait absurde de nier. »

L'un des derniers aspects visibles de ce passé chrétien, de ces racines chrétiennes de notre pays, en plus du « long manteau d'églises et de cathédrales qui recouvre notre pays » évoqué également par le chef de l'État, se situe justement dans l'absence du travail le dimanche pour les métiers qui ne sont pas directement ordonnés au bien commun du pays ce jour-là. On peut se passer de se rendre dans une supérette ; on peut difficilement se passer de policiers et des services de santé. Pour le chef de l'État, pourtant, le travail du dimanche permettra de donner plus de croissance au commerce, plus de liberté aux Français et de renforcer l'attractivité touristique de notre pays.

 

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Catégorie : Société
Posté par : Philippe Maxence le 16-02-2012

Dans l'éditorial du dernier numéro de L'Homme Nouveau, j'écrivais qu'à mon sens il y avait des choses plus importantes pour la société française que la querelle des 500 signatures dont nous parlait la presse chaque jour. La disparition des familles, l'avortement, l'euthanasie, la mort des chrétiens dans le monde, bien d'autres choses encore, me semblent effectivement plus urgentes que cette dispute pré-électorale. Aussitôt, j'ai reçu un courrier venant des partisans de Marine Le Pen ou de Christine Boutin (qui n'avait pas encore renoncé à se présenter) me reprochant cette prise de position, preuve selon eux que je faisais campagne pour… Nicolas Sarkozy et non pour le candidat de leur choix. Ce que je découvrais ainsi !

Aujourd'hui, le Salon Beige publie ma note d'hier sur l'économie en estimant que je réponds ainsi à l'éditorial d'Aymeric Pourbaix. Aussitôt, quelques messages m'arrivent également, allant dans le sens de cette interprétation. C'est à ces messages que je voudrais répondre.

La droite française qui aime tant Jacques Bainville ferait bien de s'en tenir à ses conseils. L'historien ne cessait de conseiller de s'en tenir aux faits et, quand il s'agissait d'écrits, aux textes. Si j'avais voulu répondre à Aymeric Pourbaix, je l'aurais clairement nommé. Comme je le connais et que j'apprécie son travail, je l'aurais même prévenu avant la publication de mon texte.

Mais la question ne se situe pas dans ce que pense ou ne pense pas Aymeric Pourbaix, mais dans le fait que je constate depuis des années (la chose ne date pas donc du dernier numéro de Famille Chrétienne) que nous avons trop déserté, nous catholiques, ce champ de la question économique alors qu'elle a un lien direct à mon sens (c'est justement ce point qu'il faudrait discuter plutôt que d'imaginer des querelles entre deux publications) avec la disparition des valeurs morales auxquelles nous tenons à juste titre.

Je l'ai dit naguère sur un blogue personnel (Caelum & Terra) et je l'ai laissé entendre encore plus récemment dans un article paru dans L'Homme Nouveau concernant les fameux points non négociables. De nombreux articles que nous publions dans L'Homme Nouveau vont aussi dans l'illustration de cette idée. Mon propos n'apportait d'ailleurs rien de bien nouveau.

Ma pensée, sur ce sujet, existait bien avant l'éditorial d'Aymeric et si celui-ci a joué un rôle indirect dans la rédaction de ma note sur le blogue de L'Homme Nouveau, c'est davantage à titre d'aiguillon pour la réflexion que de réponse à son propos ou de querelle entre nos publications. Qu'il en soit donc publiquement remercié.

Les mœurs actuelles étant ce qu'elles sont, je sais bien que mes propos seront encore sujets à interprétation. Au moins, j'aurais dit ce qu'il en est de mon point de vue.

 


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Catégorie : Société
Posté par : Philippe Maxence le 15-02-2012

 

 

 

 

 

Certains se réjouissent que la campagne électorale prenne le chemin d'une discussion sur les « valeurs » plutôt que sur l'économie, considérée comme étant un sujet uniquement « technique », sans grande valeur ajoutée de la part des candidats, lesquels n'auraient qu'une étroite marge de manœuvre. Il est vrai que la proposition du candidat Hollande, maquillage léger en faveur de l'euthanasie, conforte une telle perception. Le discours de Claude Guéant sur la supériorité de certaines civilisations va aussi dans ce sens, sans même parler de l'entretien fleuve accordé au Figaro Magazine par le Président de la République, pas encore candidat (on parle d'une annonce officielle pour ce soir) ou de la volonté d'autres d'inscrire la laïcité dans la constitution.

Mais, pour autant, faut-il rejeter dans le domaine de la seule technique la question du système économique, sous prétexte qu'il n'aurait rien à voir avec les valeurs ou, pour être, plus précis avec la morale ? Les catholiques sont-ils acculés à ne se battre ou à se faire entendre que sur la question de l'avortement ou de l'euthanasie, voire de la famille et de la liberté de l'enseignement, comme si le système économique dans lequel nous vivons était complètement innocent ? Il est indéniable que le Pape nous invite à prendre en compte ce qu'il a nommé les points non négociables, limites ultimes au-delà desquelles nous basculerons dans des politiques déshumanisantes et franchirons le cap du déni de civilisation. Mais la situation du Chinois (par exemple), travaillant pour le grand marché mondial et le profit aussi bien des entreprises contrôlés par le parti dans son pays que des revendeurs occidentaux, n'est-elle pas aussi le fruit d'une politique déshumanisante et un déni de civilisation ?

 

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Catégorie : Société
Posté par : le 14-02-2012

Dans le dernier numéro de L'Homme Nouveau, le journaliste et écrivain Michel De Jaeghere, auteur notamment chez Renaissance Catholique d'un livre Enquête sur la christianophobie qui popularisa, à partir de 2001, cette expression, revient sur le débat entre l'abbé Grosjean et l'abbé de Tanoüarn que nous avions publié après les différentes manifestations liées aux spectacles dévoyant la figure du Christ. Nous publions ici la première partie de la réponse de Michel De Jaeghere, le texte intégral de son intervention étant à lire. On peut se le procurer en commandant le dernier numéro de L'Homme Nouveau (à commander auprès de nos bureaux, 10, rue Rosenwald, 75015 Paris, tél. : 01 53 68 99 77 ou en version numérique sur ce site).

 

 

 

 

Sur les réserves qu'inspire à M. l'abbé Grosjean le concept de christianophobie

Je ne suis pas certain d'avoir inventé le terme. Au moins l'ai-je popularisé à partir de 2001 à l'occasion d'une conférence que j'avais prononcée sur le sujet à l'Université d'été de Renaissance catholique, puis lors du congrès organisé à la Mutualité de Paris par M. l'abbé de Tanoüarn en 2005, enfin quelques mois plus tard lors de la publication de mon livre (1). Il ne s'agissait pas, dans mon esprit de « victimiser » les catholiques, d'entrer dans une logique « communautaire », moins encore de prétendre pour eux à la palme du martyre, mais de récupérer le vocabulaire de l'adversaire (ce qu'on appelle communément un argument ad hominem) pour faire toucher du doigt le fait que les mêmes qui traquaient les phobies de toutes sortes au nom du sacro-saint principe de lutte contre toutes les formes de discrimination n'avaient aucun scrupule à éprouver des phobies, et à mettre en œuvre des discriminations, quand il s'agissait pour eux de mettre en cause le christianisme. J'ai d'ailleurs essayé d'expliquer pourquoi dans mon livre.

Le terme qui commençait, alors, à être utilisé ici ou là, était celui de « cathophobie ». Je l'ai récusé, justement, parce qu'il me semblait renvoyer à un réflexe victimaire et communautaire qui me paraissait à proscrire. La déploration par les catholiques du mal qu'on peut leur faire ne mène à rien. Moins encore lorsqu'elle s'accompagne de comparaisons désabusées avec la condition privilégiée dont bénéficieraient les autres religions. Le catholicisme « identitaire », au terme duquel l'amour de ce que l'on est risque de supplanter celui que l'on doit à Dieu, est une tentation à laquelle nous devons résister : on croit défendre la vérité, on ne défend, en dernier ressort que soi-même.

Dans christianophobie, au contraire, il y avait le mot Christ, et c'était une manière de dire que la haine qu'elle manifestait dépassait nos personnes.

 

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Catégorie : Société
Posté par : Thibaud Collin le 13-02-2012

Devant la situation faite à la famille dans notre société moderne, à partir des politiques mises en place depuis plusieurs décennies et qui débouchent aujourd'hui sur une conception plurielle de la famille (il n'existe pas un type de famille, mais des familles), une question s'impose : la famille est-elle devenue un objet relatif ? Relatif à l'évolution des mentalités ou aux choix de ses membres. Nous avons demandé son analyse au jeune philosophe Thibaud Collin. Nous publions ici un extrait de son article dont vous pourrez trouver l'intégralité dans le dernier numéro de L'Homme Nouveau (à commander auprès de nos bureaux, 10, rue Rosenwald, 75015 Paris, tél. : 01 53 68 99 77 ou en version numérique sur ce site). Un grand merci à Thibaud Collin pour son éclairage. 

 

 

 

 

Au vu des lois votées en France depuis près de quatre décennies, il est légitime de se demander si ce ne sont pas les sciences sociales qui ont raison : la famille ne serait-elle pas qu'un mot référant à toutes sortes de situations particulières dont l'histoire, l'ethnologie et la sociologie feraient leur objet ? C'est effectivement sous la pression d'un tel afflux d'études que « la » famille identifiée à une réalité stable et pérenne s'est trouvée affublée de l'adjectif « traditionnelle ». Simultanément la floraison d'autres adjectifs (« monoparentale », « homoparentale », « recomposée », etc.) a semblé confirmer qu'il existe une pluralité de modèles familiaux, modèles désignant ici non plus l'exemplarité et la norme, mais divers types sociologiques pour guider la description des pratiques sociales.

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Catégorie : Église de France
Posté par : La rédaction le 11-02-2012

 

 

En ce samedi 11 février 2012, fête de Notre-Dame de Lourdes, le Pape Benoît XVI, ayant accepté la démission de Mgr Jacques Perrier, a nommé évêque de Tarbes et Lourdes, Mgr Nicolas Brouwet, jusqu'à présent évêque auxiliaire de Nanterre.

 

Né en 1962, ordonné prêtre en 1992 puis évêque en 2008, Mgr Nicolas Brouwet appartient à cette génération d'évêques qui sont pleinement entrés dans la direction impulsée par le Pape Benoît XVI depuis son élévation au suprême pontificat. Mgr Brouwet a notamment participé à de nombreuses reprises au Pèlerinage de la Pentecôte organisée par l'association Notre-Dame de Chrétienté et a facilité la célébration de la messe selon la forme extraordinaire dans le diocèse de Nanterre. À Noël dernier, il a d'ailleurs célébré dans cette forme. Il s'intéresse aussi aux questions touchant à l'enseignement, et notamment à l'enseignement libre. Ce jeune évêque va désormais apporter son dynamisme et sa foi au diocèse de Tarbes et Lourdes, lieu privilégié de la dévotion mariale et des rencontres internationales. L'Homme Nouveau lui adresse ses compliments pour sa nomination et l'assure de ses prières pour ce nouvel apostolat.


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Catégorie : Religion
Posté par : Stéphen Vallet le 10-02-2012

 

 

 

 

 

Dans son dernier numéro qui vient de paraître, L'Homme Nouveau publie en exclusivité le texte intégral de l'intervention de l'évêque missionnaire, Mgr Schneider, intervention consacrée à « Nouvelle évangélisation et liturgie» et prononcée en janvier dernier dans le cadre de Reunicatho. Dans ce texte d'une grande force, le prélat constate l'existence de cinq plaies qui entachent l'Église et lance un vibrant appel à un renouveau dans le sillage de Benoît XVI. Un numéro exceptionnel à commander auprès de nos bureaux (10, rue Rosenwald, 75015 Paris, tél. : 01 53 68 99 77) ou en version numéroque sur ce site (voir en bas de cette note). Mais qui est Mgr Schneider ? En voici un portrait !

 

 

Pour le célèbre vaticaniste Sandro Magister, Mgr Athanasius Schneider est avec le cardinal Ranjith (cf. notre entretien dans L'H.N. n° 1500) le meilleur élève de Benoît XVI. Un élève qui l'est non seulement par les idées qu'il défend, mais aussi par le style qu'il affiche. Loin d'être un prélat médiatique, c'est un homme doux et bon, qui respire une foi profonde et tranquille. Il est né le 7 avril 1961 au sein d'une famille allemande (mais originaire d'Alsace) déportée par Staline et dont un des grands-pères fut fusillé en 1936 parce qu'il était considéré comme « koulak » (riche paysan propriétaire, en Russie). En 1973, sa famille a pu partir pour l'Allemagne où le jeune garçon qui ne parlait que russe a dû se mettre à l'allemand et suivre le cycle scolaire auprès d'institutions religieuses. Il est entré par la suite dans la Congrégation des Chanoines réguliers de la Sainte-Croix et il a été ordonné prêtre le 25 mars 1990.

 

 

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Journal n°1511 du 11-02-2012

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Catégorie : Religion
Posté par : Philippe Maxence le 09-02-2012


 

 

La vaticaniste Sandro Magister rapporte dans un article publié aujourd'hui sur son site les propos vigoureux tenus par le cardinal chinois Joseph Zen dont on trouvera un portrait dans le dernier hors-série de L'Homme Nouveau, qui vient justement de paraître.

Dans un entretien accordé à Asia New, l'agence de presse de l'Institut pontifical des Missions étrangères, le cardinal Joseph Zen met, en effet, en cause la communauté de Sant'Egidio et Gianni Valente du mensuel catholique international, proche de Communion et Libération, 30 Jours.

La raison de sa colère (car il s'agit bien de cela) ? La Communauté de Sant'Egidio a, en effet, invité à l'une de ses rencontres interreligieuses (à Munich, du 11 au 13 septembre dernier) un évêque chinois qui en participant à une ordination illicite d'un nouvel évêque non approuvé par Rome a désobéi de manière flagrante au Saint-Père. Il reproche au journaliste Gianni Valente qui a réalisé un entretien avec ce même évêque de n'avoir rien objecté aux propos de celui-ci « qui porte gravement préjudice à l'unité de l'Église », cachant par ailleurs la réalité du régime communiste.

 

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Quand l'Église en Chine s'éveillera

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Catégorie : In Memoriam
Posté par : Philippe Maxence le 08-02-2012

 

 

 

 

Nous venons d'apprendre que notre ami et collaborateur Benjamin Guillemaind a été rappelé à Dieu le 6 février, muni des sacrements de l'Église.

Homme profondément bon et humble, doté d'un véritable sens de ce qu'était la doctrine sociale de l'Église, Benjamin Guillemaind nous avait fait l'honneur depuis quelques années de nous donner des articles dans lesquels il défendait cette vision de l'Église sur la vie sociale.

 

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Catégorie : Lecture
Posté par : Philippe Maxence le 07-02-2012

 

Le dernier numéro hors-série de L'Homme vient de paraître. Consacré à l'Église catholique en Chine, il est disponible sur ce site et auprès de nos bureaux. Philippe Maxence explique dans son éditorial, reproduit ici, les raisons qui ont poussé la rédaction de L'Homme Nouveau à s'intéresser à ce sujet. 

 

 

 

 

À l'heure où je commence ces lignes, quatre évêques catholiques chinois sont toujours détenus ou portés disparus. L'un d'eux, Mgr James Su Zhimin, évêque clandestin de Baoding, est au secret depuis 1997. Âgé de 80 ans, cet évêque « clandestin » a passé 26 années en camp de travail. La dernière fois qu'il a été aperçu vivant, c'était en 2003. Dans un hôpital, mais sous étroite surveillance. Son crime ? Être catholique et fidèle à Rome. C'est-à-dire libre de toute inféodation au pouvoir chinois.

 

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Disponible dans notre boutique :
Quand l'Église en Chine s'éveillera

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Catégorie : Lecture
Posté par : La rédaction le 04-02-2012

 

 

 

Non, ce n'est pas un effet de mode. Et ce n'est pas parce que Régis Debray, ex-guérillero reconverti en sage de la République, s'est emparé du sujet que les éditions de L'Homme Nouveau publient aujourd'hui un nouveau livre intitulé : L'Espace du sacré, géographie intérieure du culte catholique. La raison est plus simple et plus fondamentale aussi.

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Disponible dans notre boutique :
L'Espace du sacré

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Catégorie : Société
Posté par : La rédaction le 03-02-2012

 

 

On reparle actuellement du Planning familial. À l'étranger ! On apprend ainsi que le Planned Parenthood(Planning familial aux États-Unis) vient de perdre le soutien financier de l'organisation Susan G. Komen for the Cure. Pourquoi la fin de ce soutien ? Tout simplement parce que le Planned Parenthood est l'objet d'une enquête du Congrès et que les statuts de Susan G. Komen for the Cure lui interdisent de financer un organisme faisant l'obet d'une enquête du législateur. Mais c'est en Amérique…

Plus près de nous, on apprend aussi qu'en Pologne le Planning familial est financé par un groupe pharmaceutique international. Mais c'est en Pologne.

 

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J'ai voulu avorter

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Catégorie : Culture
Posté par : Didier Rance le 02-02-2012

 

 

 

D'où vient que l'intérêt pour les Pères de l'Église ne faiblit pas, à en juger par le nombre de publications récentes ? De la prise de conscience que le monde qui se veut post-chrétien ressemble fort à celui encore largement pré-chrétien que ceux-ci affrontaient ? De la conviction que tous les renouveaux en Église se sont faits explicitement ou implicitement dans leur compagnonnage ? Quoi qu'il en soit, ces ouvrages récents charrient le meilleur et parfois le pire.

L'âge des Pères de l'Église est d'abord celui de la lecture et relecture inlassables de Bible. L'ouvrage de Philippe Henne (La Bible et les Pères, parcours historique de l'utilisation des Écritures dans les premiers siècles de l'Église, Cerf, 288 p., 24 e), poursuit en mode mineur les entreprises récentes de la collection « La Bible de tous les temps » (Beauchesne) et de Bertrand de Margerie (Introduction à l'histoire de l'exégèse, Cerf, tome 1 : 330 p., 32 e ; tome 2 : 196 p., 20 e ; tome 3 : 204 p., 20 e ; tome 4 : 288 p., 25 e), y ajoutant les acquis de travaux plus récents. La lecture est aisée, les suggestions de poursuite de la réflexion souvent bienvenues.

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Catégorie : Religion
Posté par : Philippe Maxence le 31-01-2012


 

 

 

Il faut certainement s'appeler Benoît XVI pour oser livrer à la méditation du monde et de la plus bavarde des professions un des plus beaux éloges du silence. Signé le 24 janvier dernier, en la fête de saint François de Sales, le saint patron des journalistes, le message pontifical pour la prochaine Journée mondiale des communications sociales dépasse pourtant largement le cadre du simple paradoxe. Ou, plutôt, si paradoxe il y a, c'est dans le but de susciter la curiosité de l'intelligence pour que celle-ci se détourne des schémas préfabriqués et perçoive une vérité plus profonde.

Au monde de l'information, Benoît XVI propose donc de se réapproprier le silence, « partie intégrante de la communication » et sans lequel « aucune parole riche de sens ne peut exister ». C'est une invitation exigeante dans un monde, le Pape le note aussi, saturé d'informations et où nous sommes tous appelés à nous prononcer sur des évènements qui nous dépassent le plus souvent. Pire : comme le note toujours Benoît XVI, nombre d'entre nous, aujourd'hui, recevons des réponses à des questions que nous ne nous sommes jamais posés. L'information et la communication ne sont plus des services qui permettent aux hommes de mieux communiquer et de travailler ensemble à la poursuite du bien commun. Elles ont opéré une révolution, se transformant en fin en soi. Et, à notre corps défendant, nous sommes devenus les réceptacles d'une surinformation qui se double souvent d'une désinformation.

À L'Homme Nouveau, journal qui paraît depuis sa fondation tous les 15 jours, cet éloge du silence nous conforte dans la direction que nous avons prise. À contre-courant d'un monde fondé sur la publicité, arme de propagande commerciale, et sur la prétention à tout traiter en permanence, nous avons opté depuis le début pour la nécessité d'un double silence. D'abord, celui qui implique de se taire sur les sujets qui n'entrent pas dans le cadre de notre vocation et de nos domaines de compétence. Celui, ensuite, du discernement. Il faut parfois du temps pour aborder certains sujets. Un temps de silence, qui n'est pas une absence à la réalité, mais qui implique une forme de présence. Il faut du temps et du silence pour trouver les réponses les plus conformes à la vérité des êtres et des choses. Il faut du temps et du silence pour discerner l'essentiel de l'accessoire. Benoît XVI le dit fort bien : « Le silence est précieux pour favoriser le nécessaire discernement parmi tant de sollicitations et tant de réponses que nous recevons, précisément pour reconnaître et focaliser les questions vraiment importantes. »

C'est en donnant toute sa place à cette sorte de silence que nous entendons continuer notre mission au sein de L'Homme Nouveau. En posant le pari que les lecteurs seront toujours au rendez-vous de cette nécessaire ascèse qui est un pan de la libération chrétienne par rapport au monde.

 

 


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Catégorie : Société
Posté par : Philippe Maxence le 30-01-2012

 

 

 

Roumain et orthodoxe, Ovidiu Hurduzeu s'inscrit dans un courant qui s'inspire du distributisme de Chesterton et Belloc, enraciné dans une vision de la chrétienté orthodoxe. Son pays a connu le communisme avant d'être la proie de l'ultra-libéralisme. Il a bien voulu répondre à nos questions. 

 

 

 

 

Quel regard portez-vous sur la crise économique mondiale et comment celle-ci affecte-t-elle spécifiquement votre pays, la Roumanie ?

 

Nous nous trouvons aujourd'hui devant une crise généralisée de ce que j'appelle la société technoglobaliste. C'est une société où le système remplace la vie, où l'organisation creuse se substitue à l'organique, la complexité et le gigantisme sapent de l'intérieur l'homme vivant dans sa situation concrète. À la concentration des pouvoirs et des richesses dans les mains d'une technocratie globale correspond une monopolisation des critères de vérité, de toutes les significations humaines. 

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Journal n°1510 du 24-01-2012

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Catégorie : Société
Posté par : La rédaction le 28-01-2012

 

L'archevêque de Dijon, Mgr Roland Minnerath, a publié un communiqué dénonçant vigoureusement l'utilisation commerciale et consumériste du mariage chrétien et le refus par la presse locale de rétablir la vérité. Voici le texte de ce communiqué : 

 

 

Le site internet d'un quotidien local a annoncé du Mardi 24 Janvier au Jeudi 26 Janvier 2012 qu'une cérémonie religieuse de mariage allait être célébrée dans un Centre commercial du nord de Dijon.

Pour le Centre commercial, il s'agissait d'une opération purement publicitaire que le journal a présentée comme une information.

La prétendue information répercutée par plusieurs médias nationaux, est restée 48 heures en ligne donnant lieu à près de 10 000 visites et à la publication de commentaires désagréables vis-à-vis du prétendu prêtre célébrant et de l'Eglise en générale.

Nous protestons énergiquement contre l'utilisation abusive de l'institution du mariage religieux a des fins commerciales d'un gout douteux et nous déplorons que le quotidien n'ait pas, malgré notre insistance, jugé utile de rétablir la vérité.

 

 

Dijon, le 27 Janvier 2012

Roland Minnerath

 

 

Non l'Église n'est pas un objet de consommation courante. Non les sacrements ne peuvent servir à la propagande commerciale. Non, le Christ n'est pas à vendre comme un produit de consommation courante. Il est notre sauveur. La presse catholique est là pour rétablir la vérité. 

 


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Catégorie : Éditorial
Posté par : Philippe Maxence le 26-01-2012

 

 

 

 

 

Nous ne cessons de le dire : une autre économie est possible. Il faut pour cela commencer par faire tomber les murs intellectuels qui sont les nôtres. Non, il ne suffit pas d'un soupçon de moralité pour rendre l'économie de marché conforme au bien de l'homme et à la doctrine sociale de l'Église. On ne peut isoler quelques aspects de celle-ci pour baptiser d'emblée l'ensemble du système économique. Non, il ne suffira pas d'en appeler à un cercle vertueux pour que la finance le devienne à son tour.

 

Dans le prochain numéro de L'Homme Nouveau (en date du 28 janvier), comme en écho à la Semaine de l'Unité des chrétiens qui s'est déroulée du 18 au 25 janvier, nous donnons la parole à Ovidiu Hurduzeu, orthodoxe roumain. Sur le terrain de la construction d'une autre organisation sociale et économique, il souligne combien l'entente entre chrétiens est possible dès lors que l'on ne se laisse pas séduire par les sirènes contemporaines. Son verdict est sévère, mais il sait de quoi il parle : son pays a été défiguré par le communisme puis par l'ultra-libéralisme. C'est pourquoi il dénonce cette économie moderne qui profane le monde et appelle à changer de perspective.

Dans le même sens, Denis Sureau livre une analyse essentielle du rôle de la monnaie, qui d'instrument de stabilité est devenue une marchandise, objet de spéculation. Vous trouvez qu'il y va fort aussi ? Lui aussi s'appuie sur l'enseignement social de l'Église et notamment sur la doctrine des corps intermédiaires. Dépassé cet aspect du discours de l'Église ? Relisez, par exemple, le n. 14 de Laborem exercens de Jean-Paul II, vous serez peut-être surpris.

 

 

Pour en savoir plus sur ces articles et beaucoup d'autres, vous pouvez vous procurer L'Homme Nouveauauprès de nos bureaux (10, rue Rosenwald, 75015 Paris, tél. : 01 53 68 99 77) ou télécharger ce numéro en cliquant sur le lien ci-dessous.


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Journal n°1510 du 24-01-2012

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Catégorie : Société
Posté par : le 24-01-2012

 

 

 

Après San Francisco samedi, Paris, dimanche, la Marche pour la vie (March for Life) de ce lundi à Washington a été un plein succès. Des centaines de milliers de marcheurs, dont une très forte proportion de jeunes, ont défilé pacifiquement pour demander le respect de la vie naissante à l'occasion de l'anniversaire de l'arrêt Roe vs. Wade, de la Cour suprême légalisant l'avortement aux États-Unis en 1973 et ouvrant certainement une brèche mondiale par l'effet de l'exemple.

C'est en 1975, en effet, soit deux plus tard, que l'avortement sera légalisé en France, avant d'être remboursé par la Sécurité sociale. Selon ses défenseurs, cette loi devait à l'origine concourir à la diminution des avortements, alors clandestins, et l'avortement légal n'était perçu que comme un recours ultime. Au final, l'avortement est aujourd'hui considéré comme absolument normal, voire comme une solution contraceptive parmi d'autres. La loi l'a fait entrer dans les mœurs. Cette banalisation est l'un des échecs de cette loi (au-delà de l'aspect strictement moral).

 

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Catégorie : Société
Posté par : La rédaction le 20-01-2012

 

 

 

 

Après Paris, la pièce de Romeo Castellucci, Sur le concept du visage du Fils de Dieu, arrive à Milan, au théâtre Parenti, à partir du 24 janvier. Les réactions ne se sont pas fait attendre du côté catholique. Le Saint-Siège, par l'intermédiaire de Mgr Brian Wells, de la Secrétairerie d'État a fait savoir dès le 16 janvier que « Sa Sainteté espère que tout manque de respect envers Dieu, les saints et les symboles religieux rencontre une réaction ferme et déterminée de la communauté chrétienne, éclairée et guidée par ses pasteurs. » Même réaction du côté de l'archidiocèse de Milan à la tête duquel se trouve le cardinal Angelo Scola.

Dans son prochain numéro, à paraître le samedi 28 janvier, L'Homme Nouveau revient justement sur la réaction des catholiques face à ce type d'évènements en donnant la parole dans un débat courtois et constructif aux abbés Grosjean et de Tanoüarn.

La fin de l'année 2011, en effet, a été agitée par plusieurs spectacles attentatoires à la dignité du Christ qui ont suscité dans les milieux catholiques une vive polémique. Le calme étant revenu, nous avons invité deux protagonistes à débattre de cette question pour tirer la leçon de ces semaines d'agitation, discerner au mieux les erreurs commises et les solutions à encourager en conformité avec notre vocation de chrétien. Au-delà des différences d'approche, il ressort que le dialogue entre catholiques vaut mieux que les invectives et les condamnations.

Un débat exceptionnel à découvrir dans L'Homme Nouveau, en réservant ce numéro 1510 dès maintenant auprès de notre secrétariat au 01 53 68 99 77.


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Catégorie : Religion
Posté par : Adélaïde Pouchol le 19-01-2012

 

 

 

 

 

Mgr Michel Aupetit est vicaire général du diocèse de Paris. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages dont le dernier en date est L'Homme, le sexe et Dieu (éditions Salvator). Il a bien voulu nous accorder un entretien après la circulation sur Internet d'une déclaration concernant l'abbé Pagès et plus largement la prise de parole sur Internet au nom de l'Église.

 

 

Vous avez souligné, dans une déclaration du 15 décembre sur l'abbé Pagès, les difficultés liées à l'absence d'imprimatur pour les documents circulant sur Internet, spécialement les vidéos. Tout d'abord, qu'est-ce que l'imprimatur ? Par qui est-il délivré et en quoi se distingue-t-il du nihil obstat ?

 

L'imprimatur, c'est l'autorisation de l'autorité hiérarchique pour imprimer un ouvrage. Le nihil obstat indique simplement que dans le texte rédigé il n'y a rien de contraire à la foi. Ce sont des théologiens désignés par l'évêque et sous l'autorité de celui-ci qui les délivrent.

 


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Catégorie : Société
Posté par : Adélaïde Pouchol le 18-01-2012

 


 


Matthieu Rouveyre, élu socialiste à Bordeaux, est en colère. Très, très en colère. « Une mutuelle santé brevetée par les extrémistes catholiques », titre-t-il sur son blogue avant de taper à bras raccourcis sur Fidelis Santé, « cette mutuelle qui est une insulte au droit des femmes et aux principes fondamentaux de la République » et qui, tenez-vous bien, « n'est qu'une extension des produits de la galaxie intégriste qui a connu un spectaculaire développement depuis l'arrivée au pouvoir de Nicolas Sarkozy » .

Personne, pourtant, n'oblige le conseiller municipal socialiste et ancien président de la « Lesbian and Gay Pride » Bordeaux à souscrire à Fidelis Santé mais l'initiative de Samuel Potier, fondateur de la mutuelle en question, le met dans tous ses états.


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Journal n°1509 du 14-01-2012

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Catégorie : Religion
Posté par : Philippe Maxence le 12-01-2012

 

 

 

Depuis quelque temps, le bruit courait de la reconnaissance des vertus héroïques du père Jacques Sevin, l'un des fondateurs des Scouts de France. Le 10 janvier dernier, les évêques et cardinaux membres de la Congrégation pour les Causes de saints ont reconnu officiellement ses vertus. Le statut de vénérable sera probablement accordé fin juin lorsque le Pape Benoît XVI autorisera la publication du décret reconnaissant les vertus héroïques de Jacques Sevin. C'est donc une nouvelle étape franchie en vue de la béatification.

 

 

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Catégorie : Religion
Posté par : La rédaction le 10-01-2012

 

 

 

 

 

Hier s'est tenu à Sainte-Foy-les-Lyon un colloque international consacré à la belle figure de Pauline Jaricot. Il y a 150 ans, en effet, mourait cette Lyonnaise qui, dans une France sortant du choc de la Révolution, consacra sa vie au service des pauvres et à la prière. Elle fut surtout à l'origine de la Propagation de la Foi (aujourd'hui l'une des quatre Œuvres Pontificales Missionnaires), ainsi que du « Rosaire vivant ».

 

 

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Catégorie : Religion
Posté par : Philippe Maxence le 09-01-2012

 

 

 

 

Peut-être plus qu'aucun autre avant lui, Benoît XVI a les yeux irrémédiablement fixés sur l'avenir. L'avenir de l'Église et l'avenir du monde. Ce Pape, que l'on a décrit avec facilité comme un passéiste, sous le prétexte fallacieux qu'il était soucieux de préserver le dépôt de la foi, ne cesse de poser des actes qui préparent le futur. Ce Pape, que l'on a dépeint avec une rare complaisance, teintée d'ignorance, de « pessimiste » sous prétexte qu'il est augustinien – mais qui a lu saint Augustin parmi ses critiques ? – garde le regard projeté en avant.

À vrai dire, Benoît XVI n'est ni « pessimiste » ni « optimiste ». Ces termes qui dépeignent des tempéraments ne lui conviennent pas, même s'il peut à l'occasion se révéler l'un ou l'autre. La force de Benoît XVI, dans la modestie de sa démarche, dans le déroulement de son pontificat plus surprenant qu'il n'y paraît, réside dans son enracinement dans la foi et dans le fait de se placer résolument dans la perspective de l'espérance chrétienne.

 

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Catégorie : Histoire
Posté par : Père Bernard Gallizia le 06-01-2012

 

 

 

 

 

Il y a de nombreuses manières d'aborder la vie de Jeanne d'Arc. Cependant, en ce six centième anniversaire de sa naissance, choisissons de mettre l'accent, non pas sur ses succès militaires qui, bien que magnifiques, sont du passé, mais sur l'exemplarité de sa vie intérieure, qui perdure aujourd'hui, en soulignant l'héroïcité de ses vertus et ses victoires sur elle-même. Ceci oblige, au fur et à mesure du récit de sa vie remplie de l'amour de Dieu, à dénoncer les légendes qui, pour la discréditer, ont encore cours à son sujet : sa prétendue lignée de sang noble ou royal, sa supposée naissance à Paris, sa présumée entrevue avec Charles VII, la veille d'être reçue par lui dans la salle du château, son supplice apparent où une autre personne aurait été brûlée à sa place, sa survivance après Rouen en la personne de Claude-Jeanne des Armoises. De toutes ces inventions, il faut montrer la fausseté, preuves à l'appui.

 

La suite du texte est à lire ici en intégralité

 

 


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Catégorie : Lecture
Posté par : Philippe Maxence le 05-01-2012

 

 

 

 

 

Ce n'est quand même pas commun que le fils d'un archevêque anglican devienne prêtre catholique ! C'est pourtant ce qui est arrivé à Robert-Hugh Benson, le plus jeune fils d'Edward White Benson, archevêque de Canterbury et, à ce titre, primat de la communion anglicane.

 


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Catégorie : Société
Posté par : Adélaïde Pouchol le 04-01-2012

 

 

 

À 45 ans, Jean-François Chemain retrouve la foi de son enfance. Agrégé d'Histoire, il troque une prestigieuse carrière pour enseigner dans un collège de Zone Éducative Prioritaire (ZEP). Une expérience exigeante mais enrichissante qu'il relate dans Kiffe la France (Via Romana, 236 p., 20 euros).

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Journal n°1508 du 27-12-2011

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Catégorie : Religion
Posté par : La rédaction le 03-01-2012

 

 

En France, l'Église fête aujourd'hui sainte Geneviève, particulièrement dans le diocèse de Nanterre où elle est née et dont elle est la patronne, dans l'archidiocèse de Paris où elle est vénérée également comme la patronne ainsi que dans le diocèse aux armées puisque par décret en date du 18 mai 1962, le bienheureux pape Jean XXIII a solennellement désigné sainte Geneviève comme patronne de la Gendarmerie (même si elle est fêtée habituellement par cette arme le 26 novembre, en la fête de Sainte Geneviève des Ardents, instituée par le pape Innocent II). En ce début d'année 2012, nous confions ces diocèses à leur patronne et nous prions celle-ci également aux intentions de la France. En son honneur, nous publions un extrait de la notice que lui consacra dom Prosper Guéranger, dans son Année liturgique

 

Notice à télécharger


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Catégorie : Anglicanisme /Épiscopalisme
Posté par : Daniel Hamiche le 02-01-2012

 

 

Après un premier Ordinariat personnel destiné à accueillir les Anglicans désirant rejoindre l'Église catholique selon les dispositions de la constitution apostolique Anglicanorum Cœtibu,la deuxième structure de ce type est officiellement née aux États-Unis le 1er janvier à destination des Épiscopaliens de ce pays.

C'est un ancien évêque épiscopalien marié, l'abbé Jeffrey Steenson, entré dans l'Église catholique en 2007 et ordonné prêtre en 2009 pour l'archidiocèse de Santa Fe (Nouveau Mexique), et qui a développé un programme de formation pour les pasteurs épiscopaliens souhaitant intégrer l'Église catholique, qui a été nommé par Rome premier Ordinaire de l'Ordinariate of the Chair of St Peter (ordinariat de la Chaire de saint Pierre) dont le siège est la paroisse Our Lady of Walshingham de Houston (Texas).

C'est le cardinal Donald Wuerl, archevêque de Washington D.C., qui avait été chargé par Rome le 23 septembre 2010 d'étudier la "faisabilité" d'un Ordinariat personnel et de l'application d'Anglicanorum Cœtibus aux États-Unis.

Dans son rapport donné le 15 juin 2011, lors de l'assemblée plénière de printemps des évêques américains, le cardinal concluait positivement, annonçant qu'une centaine de pasteurs épiscopaliens et plus de 2 000 fidèles étaient disposés à y entrer dès sa création, laquelle, précisa-t-il le 15 novembre dernier, se ferait le 1er janvier, ce qui a été officiellement annoncé par Rome à cette date. Deo Gratias !

 

(Plus d'informations dans le prochain numéro de L'Homme Nouveau, à paraître le 14 janvier). 

 


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Catégorie : Religion
Posté par : Un moine de Triors le 01-01-2012

 

 

Il y a 45 ans, Paul VI instituait au 1er janvier une Journée mondiale pour la Paix. Depuis, les papes adressent à l'Égli­se universelle un message, car dans la pensée des papes, la paix n'est pas « un piège » (cf. Jb 15, 21), elle n'est pas « un mensonge établi »(cf. Jr 6, 14). Non, la paix est un don de Dieu et c'est le Christ, son Fils unique, qui seul, par son mystère pascal, peut accorder la paix véritable. Sans lui, il ne peut y avoir de conception authentique de la paix.

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Catégorie : Société
Posté par : La rédaction le 31-12-2011

 

 

 

Toute l'équipe de L'Homme Nouveau vous souhaite une sainte et heureuse année 2012. En cette nouvelle année importante pour la France, nous confions notre patrie à la protection de sa reine et patronne principale, la Vierge Marie, sans oublier sainte Jeanne d'Arc, l'une de ses patronnes secondaires, dont nous fêterons cette année le sixième centenaire de la naissance.

 

 

 

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Catégorie : Société
Posté par : Pasquin le 30-12-2011

 

 

 

 

Ça à l'air d'être un vrai sujet, ce « triple A » ; le truc à ne pas rater cette année ! C'est visiblement ce qu'il faut se souhaiter en ce début d'année : « Bonne année, bonne santé, et surtout le triple A ! ». « Ah ben c'est sûr, quand le triple A va, tout va ».

Personne ne sait exactement ce qu'est cette note ni ce qu'elle veut dire ; ce qu'on constate simplement c'est que ceux qui nous en causent sont plutôt du genre « Accumuler, Amasser, Accaparer ». Et, plus ils en parlent, plus nous pensons notre budget familial en « Aménageant, Ajustant, Ajournant ». Nous démarrons l'année plutôt « Assommés, Appauvris, Assombris ». Certains même, qui n'ont pas la grâce de se ressourcer « Adorant, Agenouillés, Apaisés » risquent fort d'être « Affaiblis, Abattus, Annihilés », voire pour les plus fragiles, « Avinés, Avilis, Anéantis ». Les politiques « Asservis, Arrogants, Autocrates », non contents de favoriser des « Actionnaires Avides d'Avoirs » en recapitalisant les banques avec notre argent, financent et subventionnent, toujours avec notre argent, par provocation, « Aversion, Aveuglement, Acharnement » des pièces de théâtre et autres représentations « Anti-Christ, A-culturelles et Artificielles ». « Aliénés à l'Assouvissement Aurifère », les « Amers Agioteurs Amoncellent » et détruisent l'économie nationale et familiale, et moquent la religion !

Pourtant nous allons passer une bonne année, car nous avons aussi nos « triples A ».

Nous vivrons heureux, même avec un peu « d'Abnégation, d'Ascétisme, d'Abstinence ». Nous vous souhaitons « Amitié, Accomplissement, Allégresse ». Soyons les uns pour les autres « Aimants, Attentifs, Attentionnés » et pour les plus faibles « Accessibles, Accueillants, Attendris ».

Bonne année « triple A » !


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Pasquin concentré non sucré

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Catégorie : Société
Posté par : Philippe Maxence le 29-12-2011

 

 

 

Selon un récent sondage, réalisé par « mingle Trend », à la demande de l'association Enfance et Partage, 33 % des Français estimeraient que la garde alternée en cas de divorce augmenterait les risques de troubles du comportement pour les jeunes enfants. Parmi les personnes sondées, celles avec un niveau d'études bas et celles avec un niveau d'études supérieur estiment que la garde alternée n'a pas de conséquence sur le comportement des jeunes enfants. Ce sondage a été réalisé auprès d'un panel de 1 475 personnes, âgées de 15 à 69 ans et choisies de façon représentative. Les résultats semblent aller contre une proposition de loi présentée en octobre dernier par des députés UMP qui préconisaient la garde alternée comme décision de justice si les parents ne parvenaient pas à se mettre d'accord.

 

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Catégorie : Société
Posté par : Philippe Maxence le 28-12-2011

 

 

Vous avez détesté les dessins de Charlie Hebdo, vous aimerez ceux de L'Homme Nouveau ! C'est sur cette note que nous aimerions (entre autres) quitter 2011 pour aborder une nouvelle année sous le signe du sourire et de la bonne humeur. Qui peut l'ignorer ? L'hebdomadaire Charlie Hebdo a consacré récemment un cahier spécial de huit pages à des dessins salissant le Christ et le christianisme. Même si vous ne lisez pas ce genre de presse, il est peu probable que vous n'en ayez pas entendu parler. Il suffisait de tourner le bouton de sa radio ou d'allumer son poste de télévision pour savoir que ce journal satirique avait donné cette fois dans la caricature anti-chrétienne. La presse papier, quotidiens et magazines, n'était d'ailleurs pas en reste ! Belle publicité pour une publication qui fait de l'outrance son fonds de commerce.

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Journal n°1508 du 27-12-2011

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Catégorie : Religion
Posté par : Philippe Maxence le 26-12-2011

 

 

« O Emmanuel, notre Législateur et notre Roi, espérance et salut des nations, viens, Seigneur, viens nous sauver ! » Veni ad salvandum nos !

 

Extrait d'une ancienne antienne liturgique, citée par le Saint-Père lors du message (cf. ci-dessous) accompagnant la bénédiction Urbi et Orbidu jour de Noël, ce texte nous rappelle, par la voix même du Pape, l'importance de la Seigneurie du Christ sur l'ensemble des réalités humaines.

En 1925, le Pape Pie XI publiait l'encyclique Quas Primas sur le Christ-Roi, rappelant que la royauté du Christ s'étendait non seulement sur les personnes mais aussi sur les institutions. Après le Concile Vatican II, ce qu'on appelait la royauté sociale du Christ est tombée en désuétude. Elle revient doucement aujourd'hui dans le souci de lutter contre le relativisme et dans une perspective anti-totalitaire qui est bien soulignée dans le Compendium de la doctrine sociale de l'Église. Dans le chapitre qui aborde la question de « la Seigneurie de Dieu » et qui en montre certains fondements bibliques, il est écrit :

« Quand le pouvoir humain sort des limites de l'ordre voulu par Dieu, il s'auto-divinise et demande la soumission absolue; il devient alors la Bête de l'Apocalypse, image du pouvoir impérial persécuteur, ivre « du sang des saints et du sang des martyrs de Jésus » (Ap 17, 6). La Bête a, à son service, le « faux prophète » (Ap 19, 20) qui pousse les hommes à l'adorer grâce à des prodiges qui séduisent. Cette vision désigne prophétiquement tous les pièges utilisés par Satan pour gouverner les hommes, en s'insinuant dans leur esprit par le mensonge. Mais le Christ est l'Agneau Vainqueur de tout pouvoir qui s'absolutise au cours de l'histoire humaine. Face à ce pouvoir, saint Jean recommande la résistance des martyrs: de la sorte, les croyants témoignent que le pouvoir corrompu et satanique est vaincu, car il n'a plus aucun ascendant sur eux. »

Un tel passage mérite assurément d'être médité, à l'aube d'une nouvelle année qui s'insère dans un contexte où le christianisme est parfois attaqué avec virulence. Le Catéchisme de l'Église catholique l'avait souligné également, par exemple, en son numéro 2244 :

« Toute institution s'inspire, même implicitement, d'une vision de l'homme et de sa destinée, d'où elle tire ses références de jugement, sa hiérarchie des valeurs, sa ligne de conduite. La plupart des sociétés ont référé leur institutions à une certaine prééminence de l'homme sur les choses. Seule la Religion divinement révélée a clairement reconnu en Dieu, Créateur et Rédempteur, l'origine et la destinée de l'homme. L'Église invite les pouvoirs politiques à référer leurs jugements et leurs décisions à cette inspiration de la Vérité sur Dieu et sur l'homme :

Les sociétés qui ignorent cette inspiration ou la refusent au nom de leur indépendance par rapport à Dieu, sont amenées à chercher en elles-mêmes ou à emprunter à une idéologie leurs références et leur fin, et, n'admettant pas que l'on défende un critère objectif du bien et du mal, se donnent sur l'homme et sur sa destinée un pouvoir totalitaire, déclaré ou sournois, comme le montre l'histoire (cf. CA 45 ; 46). »

La Seigneurie et la royauté du Christ résume à elles seules tout le paradoxe du christianisme. Le roi que nous devons reconnaître est un humble enfant, né dans une crèche, pauvre parmi les pauvres, fragile de cette fragilité de l'enfance, mais aussi pleinement Dieu. G.K. Chesterton l'a magnifiquement montré dans L'Homme éternel quand il écrit :

« Enfance et divinité, impuissance totale et toute-puissance, ce contraste unique, mille et mille fois répété, ne lasse jamais. Bethléem est par excellence le lieu où les extrêmes se touchent. »

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Catégorie : Religion
Posté par : La rédaction le 25-12-2011

 

 

 

Dans la nuit du 24 au 25 décembre, sa sainteté le Pape Benoît XVI a prononcé une homélie dans laquelle il nous rappelle que Dieu qui s'est fait homme n'est pas seulement une idée mais qu'il est vraiment « apparu ». Méditant sur le mystère de la crèche, le Pape nous invite à « descendre du cheval de notre raison "libérale". Nous devons déposer nos fausses certitudes, notre orgueil intellectuel, qui nous empêche de percevoir la proximité de Dieu » et « nous baisser, aller spirituellement, pour ainsi dire, à pied, pour pouvoir entrer à travers le portail de la foi et rencontrer le Dieu qui est différent de nos préjugés et de nos opinions : le Dieu qui se cache dans l'humilité d'un enfant qui vient de naître ». 


 

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Catégorie : Religion
Posté par : La rédaction le 23-12-2011

 

Toute l'équipe de L'Homme Nouveau vous souhaite un saint et joyeux Noël.

 

 

 

 

 

 PUER NATUS EST NOBIS, VENITE ADOREMUS 

UN ENFANT NOUS EST NÉ, VENEZ, ADORONS-LE

 

 

« Il n'a rien de plus beau que d'être rejoints par le Christ. Chacun de nous est voulu, chacun est aimé, chacun est nécessaire. Lorsque nous rencontrons dans le Christ le Dieu vivant, alors seulement nous connaissons ce qu'est la VIE »

(Benoît XVI).

 

 

 


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Catégorie : Société
Posté par : La rédaction le 22-12-2011

 

 

 

La disparition de l'ancien dissident puis président de la République tchèque Vaclav Havel a conduit sur le moment à la publication d'une multitude d'éloges avant de disparaître sous l'écorce d'une actualité véritablement chronophage. Dans le même temps, la Corée du Nord voyait  la disparition du tyran qui était à sa tête – Kim Jong-il – et entrait dans une nouvelle ère pleine d'incertitudes. Les journaux n'ont cessé d'en parler, comme si la peur qui habite d'un coup le monde l'empêchait de dormir avant la dégustation de la dinde de Noël. Ce n'est pas le sort du peuple de Corée qui inquiète l'Occident, mais la crainte de voir sa tranquillité bousculée. À sa manière Vaclav Havel avait aussi bousculé cette tranquillité de l'Occident en refusant le mensonge du système communiste. Cette leçon est toujours d'actualité. Voici donc un extrait de l'article de Stéphen de Petiville que L'Homme Nouveau publiera dans son numéro du 31 décembre.

 

 

 

 


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Catégorie : Religion
Posté par : Philippe Maxence le 21-12-2011

 

 

 

 

Signé comme chaque année le 8 décembre dernier, en la fête de l'Immaculée Conception, le message du Pape pour la Journée mondiale de la Paix, le 1er janvier, a été rendu public récemment sur le site du Vatican. Comme toujours avec ce type de message, l'habitude risque de nous faire délaisser ce genre de texte qui explore, année après année, le même thème. Depuis le début de son pontificat, Benoît XVI a pourtant clairement imprimé sa marque dans ce domaine aussi, délaissant petit à petit l'évocation des droits de l'Homme pour recentrer toute la réflexion sur le Christ.

Il n'est pas de mon propos de livrer aujourd'hui un commentaire du message pour 2012. Depuis plusieurs années, L'Homme Nouveau a pris l'habitude de débuter l'année en livrant à ses lecteurs le texte du Souverain Pontife et un commentaire qui en fait ressortir les points saillants. Je voudrais me contenter ici de quelques aspects.

Pour 2012, le Saint-Père a voulu attirer notre attention sur « l'éducation des jeunes à la justice et la paix ». Ce thème, entièrement axé sur l'avenir, Benoît XVI l'a voulu délibérément ancré dans la perspective de l'espérance et dans le souci de la vocation du chrétien dans le monde. Loin de nier la crise, ou, pour reprendre ses propres termes « la chape d'obscurité » qui semble « recouvrir notre temps », le Pape entend ranimer notre confiance et l'orienter « au service du Bien ».

Mais sur la crise justement il nous dit plus que ce simple constat. Il en livre les causes exactes qui passent généralement hors de portée des économistes qui considèrent leur science comme autonome et ne relevant d'aucune autre.

Or, si la crise a bien des effets économiques et sociaux désastreux, c'est parce que ses « racines », nous dit le Pape, « sont avant tout culturelles et anthropologiques ». Il ne s'agit donc pas seulement de l'échec ou du dérapage d'un système, voire d'une simple question de rouage grippé dans un environnement économique et social indépassable. Sans rendre faux ces aspects, on peut dire que la crise tient d'abord et avant tout à la conception de l'homme et de la société qui sont au fondement du modèle économique mondial. Or l'anthropologie contemporaine repose sur la conception moderne de l'homme, héritée des Lumières et qui ne voit en lui qu'un individu. Si l'on ne remet pas en cause une telle anthropologie – ici, ce n'est plus le Pape qui parle, mais moi –, il me semble difficile de sortir d'une crise qui se reproduira inévitablement, sous des aspects différents. 

Mais la paix dans tout cela, dira-t-on ? La paix, c'est le Christ ! Il n'y a pas d'autre alternative, ni pour les personnes ni pour les sociétés. Une leçon à ne pas perdre de vue en cette année 2012 qui sera importante pour la France et qui suscitera bien des agitations. Notre certitude, c'est que le Christ, lui, ne bouge pas et que nous avons donc à mettre, plus que jamais, le cap sur la sainte Église de Dieu.

 


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Catégorie : Culture
Posté par : La rédaction le 20-12-2011

 

 

Lundi soir, l'abbé Michel Viot, auteur aux éditions de L'Homme Nouveau d'un livre de souvenirs et de réflexions intitulé De Luther à Benoît XVI, itinéraire d'un ancien franc-maçon, répondait aux questions des liseurs du Forum catholique.

Un échange enrichissant, franc et direct, au cours duquel l'abbé Michel Viot est revenu sur son itinéraire, en évoquant aussi bien la franc-maçonnerie que le protestantisme ou son entrée dans l'Église catholique. Il a également donné son analyse sur les questions touchant la vie de l'Église aujourd'hui. On pourra retrouver cet échange sur le Forum catholique. Un grand merci aux organisateurs de cette rencontre.


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De Luther à Benoît XVI

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Catégorie : Société
Posté par : Philippe Maxence le 19-12-2011

 

 

Il est beaucoup question d'art en ce moment, de ce qu'il est de ce qu'il n'est pas. Un petit livre édité par les éditions Ad Solem vient de manière très pertinente nous proposer une réflexion sur le sujet. On n'accusera pas l'auteur d'être un catholique traditionaliste ni même d'appartenir au secteur « fondamentaliste » des confessions chrétiennes.

 

 

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Catégorie : Société
Posté par : Jean-Michel Beaussant le 16-12-2011

 

 

À l'approche de Noël les laïcistes patentés s'arment de leurs arrêtés et autres diktats pour interdire crèches, sapins et autres symboles trop reliés à la fête chrétienne. En va-t-on arriver à bannir le mot même de Noël et toute référence à la venue de Jésus-Christ sur terre ?

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Journal n°1507 du 09-12-2011

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Catégorie : Religion
Posté par : Adélaïde Pouchol le 15-12-2011

 

 

Secouée par la sanction tombée le 1er décembre et concernant l'un de ses membres, la Communauté des Béatitudes a reconnu dans un communiqué ses faiblesses. Petit retour sur l'historique de cette communauté fondée en 1973 par celui qui sera connu sous le nom de frère Éphraïm.

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Disponible dans notre boutique :
Journal n°1507 du 09-12-2011

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Catégorie : Société
Posté par : Philippe Maxence le 14-12-2011


 

 

Alors que de plus en plus de dirigeants d'entreprise se plaignent devant les difficultés à écrire sans faute ou l'incapacité à rédiger une synthèse de la part de leurs cadres, le directeur de Science Po, Richard Descoings, a décidé de supprimer l'épreuve de culture générale au concours d'entrée dans son (ex ?) école prestigieuse. Après la discrimination positive, censée favoriser les enfants issus de l'immigration, Richard Descoings tente une nouvelle percée pour renverser les cadres habituels de l'institution. Il faut que cela bouge, même si l'on ne sait pas vraiment dans quelle direction. À la place de l'épreuve supprimée, les candidats seront désormais sélectionnés sur dossier et par un entretien oral. On ne voit vraiment pas pourquoi l'un et l'autre devaient être mis à la place de l'épreuve écrite et non pas à côté.

 

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Catégorie : Société
Posté par : Philippe Maxence le 14-12-2011

 

Le Président de la République en visite, hier, en Haute-Savoie, à l'usine de skis Rossignol de Sallanches, a repris à son compte l'idée d'une relocalisation de la fabrication de produits français. Visant Marine Le Pen notamment, il a déclaré :  « On me dit "achetez français", je réponds "produisez français" ». Au-delà de la joute verbale et électorale, qui vise aussi bien François Hollande que François Bayrou, l'unanimité semble se faire sur la nécessité de produire français pour acheter français. 

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Catégorie : Société
Posté par : Philippe Maxence le 13-12-2011

Samedi dernier, le Saint-Père recevait les représentants de la Confédération des coopératives italiennes et de la Fédération italienne des banques de crédit coopératif, accompagnés de leur assistant ecclésiastique, Mgr Adriano Vincenzi. Dans un contexte de crise mondiale de l'économie, avec de profondes répercussions sociales, cette rencontre dépassait largement le cadre particulier du secteur coopératif en Italie.

 

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Catégorie : Société
Posté par : Philippe Maxence le 12-12-2011

 

 

Frédéric Mitterrand, notre ministre de la Culture, considère donc au nom de la « tradition républicaine » que toutes les opinions peuvent s'exprimer. Il l'a dit sur Canal+ ce dimanche 11 décembre. Pour faire bonne mesure, dans l'affaire de Golgotha Picnic dont le caractère anti-chrétien est évident et les exhibitions sexuelles réelles, il s'est déclaré également attaché à la tradition chrétienne de la France. Ponce Pilate s'est trouvé un digne successeur.

Ce dimanche, la mobilisation a été large contre ce spectacle et a permis à des chrétiens de diverses familles spirituelles de se retrouver aux coudes à coudes. De son côté, l'Agrif a été débouté de son action en référé demandant l'interdiction de Golgotha Picnic, sur décision de Madame Magali Bouvier, 1ère Vice-Présidente du Tribunal de grande instance de Paris. L'association est même condamnée au maximum de ce qui a été réclamé par le Théâtre du Rond-Point, soit la somme de 3.500 €.

Au-delà de l'Agrif, une question se pose quand même. D'un côté, certains dénoncent les manifestations pacifiques des chrétiens devant les théâtres, lieu de représentations de spectacles attentatoires à leur foi au motif qu'il y a un risque de violence et de l'autre, pendant que des actions sont menées en justice – sphère de règlement pacifique et lieu où règne normalement  le droit et non la violence –, les victimes se retrouvent condamnées. Il suffit de voir la photo parfaitement abjecte du spectacle envoyée par l'Agrif aux évêques et aux journalistes, pour se trouver interdit devant le fait qu'une femme ait pu rendre un jugement en faveur de Golgotha Picnic. C'est tout simplement à vomir !

À ce stade, il est malheureusement clair que la juge a revêtu la livrée de Créon et que les opposants au spectacle, défendant une loi supérieure, sont les petits-enfants d'Antigone. Si la laïcité, comme l'affirme Frédéric Mitterrand, se trouve ainsi menacée par les chrétiens, c'est peut-être que la laïcité pose un vrai problème et n'en règle vraiment aucun.

 


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Catégorie : Société
Posté par : Philippe Maxence le 09-12-2011

 

Jeudi soir, en la fête de l'Immaculée Conception, s'est déroulée une veillée de prière à Notre-Dame de Paris, à l'appel du cardinal archevêque de Paris pour prier en réparation des blasphèmes portés par la pièce de Rodrigo Garcia, Gólgota Picnic. Auparavant, à l'appel de Frigide Barjot, Thibaut Dary et Jehan de Chaillé, des chrétiens ont déposé des fleurs blanches devant le théâtre où se joue la pièce. À l'appel de Civitas, d'autres chrétiens ont aussi prié devant le théâtre et une grande manifestation est organisée dimanche 11 décembre à Paris. Cinquante-cinq parlementaires ont dénoncé de leur côté les subventions publiques accordées aux théâtres produisant ce type de pièce et salué ceux qui « ont le mérite de réveiller une certaine apathie chez nos concitoyens qui, tout en étant d'accord avec eux, n'osent pas réagir, terrorisés par l'opinion médiatique qui les ferait passer pour des "fondamentalistes chrétiens" ». Le 8 novembre dernier, les responsables du portail Riposte Catholique écrivaient une lettre ouverte au directeur du Théâtre 14 qui allait faire rejouer la pièce Le Vicaire de Rolf Hochhuth contre Pie XII alors que son auteur a non seulement travesti la réalité historique mais est aussi un négationniste notoire.

 

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Catégorie : Religion
Posté par : Adélaïde Pouchol le 07-12-2011

 

Ce florilège de réactions plus ou moins épidermiques de prêtres et de laïcs constitue la suite et fin de notre enquête sur les récents évènements du théâtre.
 
Les réactions furent variées et multiples, il serait long et fastidieux de les recenser toutes. Cette liste non exhaustive veut donner un aperçu des principaux points de vue qui se sont affrontés, de l'abbé Grosjean au Père Michel Viot en passant par Fabrice Hadjadj et Michel de Jaeghere.
Vous trouverez un extrait de chacune des réactions accompagné d'un lien qui vous permettra d'accéder au texte dans son intrégralité.
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Catégorie : Religion
Posté par : Adélaïde Pouchol le 06-12-2011

 

Comme indiqué dans notre précédent article, nous poursuivons l'enquête sur la pièce de Romeo Castellucci et les réactions qui s'en suivirent. Nous publions ici des extraits des déclarations des évêques qui se sont exprimés sur le sujet et, à chaque fois, un lien qui vous permettra de lire l'intégralité du texte. Les réactions ont été pour le moins contrastées, une fois n'est pas coutume…
 

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Catégorie : Religion
Posté par : Adélaïde Pouchol le 03-12-2011

 

Golgota Picnic,la trop fameuse pièce de Rodrigo Garcia, sera donné du 8 au 17 décembre au Théâtre du Rond-Poind à Paris et les catholiques sont presqu'unanimement d'accord pour dire qu'il s'agit ni plus ni moins d'un blasphème, d'une offense au Christ en même temps qu'à ceux qui croient en lui. Une parodie, une fois de plus, du « phénomène religieux », ainsi qu'on se plait à le nommer, emblématique d'une sacro-sainte liberté d'expression ? Si seulement ce n'était que cela… Traiter le Christ de « puto el diablo », parodier la crucifixion, fourrer des billets de banques dans ses plaies et lui faire multiplier des hamburgers va beaucoup plus loin, beaucoup trop loin.
Mais, avant Golgota Picnic, il y eut Sur le concept du visage du Fils de Dieu et la façon dont nous nous apprêtons à réagir à la pièce de Rodrigo Garcia est fortement marquée de la blessure laissée par la précédente expérience des catholiques avec la rencontre, parfois douloureuse, de l'art et de la provocation.
La pièce de Castellucci était-elle blasphématoire ? Et si oui, fallait-il aller prier publiquement devant le théâtre ? Est-il légitime d'aller prier à l'appel de Civitas ? De ceux qui sont allés égréner leur chapelet chaque soir de représentation à ceux qui voyaient dans ce spectacle une touchante mise en scène de l'Incarnation du Christ, en passant par ceux qui préféraient se taire pour ne par faire de publicité à la pièce, il y eu presqu' autant d'interprétations de la chose que de catholiques. Et les insultes ont fusé, les réactions épidermiques se sont succédées, le tout dans une atmosphère tout sauf chrétienne.
Il est temps d'apprendre à répondre à un monde qui ne croit plus.
 
 
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Catégorie : Culture
Posté par : Denis Sureau le 30-11-2011

 Conseiller de la rédaction de L'Homme Nouveau après en avoir un collaborateur puis président, Georges Daix est mort mardi 29 novembre à l'âge de 88 ans.

 

La messe d'obsèques aura lieu à Paris,
le samedi 3 décembre 2011 à 11 h, 
en l'église royale Notre-Dame du Val-de-Grâce.
(1, place Alphonse Laveran,  75005 Paris).

L'inhumation aura lieu à Saint-Aignan-sur-Roë (Mayenne).

 

 

 

 

Cet homme de foi et de culture venait de publier dans L'Homme Nouveau son témoignage :

"J'ai collaboré à L'Homme Nouveau tout à fait épisodiquement lorsque Luc Baresta en était le rédacteur en chef et l'abbé Richard le directeur, mais ce n'est qu'à partir de juillet 1970 que j'y ai pratiquement donné des articles dans tous les numéros. J'avais été licencié de France Catholique sous un fallacieux prétexte et Marcel Clément m'ouvrit les colonnes de L'Homme Nouveau. Évidemment, la situation était tout à fait différente. France Catholique me versait une mensualité et à L'Homme Nouveauj'étais rétribué à la pige. À cette époque, Marcel Clément me conseilla d'aller à Châteauneuf-de-Galaure voir Marthe Robin laquelle me dit que je retournerai à France Catholique et, de fait, j'y suis retourné quelques semaines plus tard mais seulement comme pigiste. Grâce à André-Marie Gérard et André Frossard, je travaillais à la publication hebdomadaire d'une bible en fascicules. Lorsqu'on en arriva à L'Apocalypse, Mgr Rodhain me confia le soin des Éditions S.O.S. Je continuais alors à donner chaque quinzaine un article à L'Homme Nouveau jusqu'à ce que Marcel Clément décide de le quitter et d'en confier la direction à une autre personne. Alors que je ne faisais même pas partie du Conseil d'administration de L'Homme Nouveau, j'en fus nommé directeur en 1998. Je confiais bientôt la direction du journal à Denis Sureau tout en continuant à donner au journal un article tous les quinze jours."


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Catégorie : Lecture
Posté par : L'Homme Nouveau le 15-11-2011

 Les Editions de L'Homme Nouveau publient une biographie/anthologie sur leur fondateur : le Père Marcellin Fillère, signée par l'historien Yves Chiron.

 

 

Émile Poulat écrit dans sa préface : « Plus de soixante ans après sa mort accidentelle, le Père Marcellin Fillère (1900-1949), religieux mariste, professeur à l'Institut catholique de Paris, reste, pour ceux qui l'ont connu, une figure inoubliable et, en toute hypothèse, exceptionnelle, voire même un personnage hors norme, à la fois grand pédagogue et grand visionnaire, poussé par une foi chrétienne intense et démonstrative, suscitant réserves et désaccords dans les milieux catholiques les plus engagés. »

Dans cette première biographie s'appuyant sur un travail d'archives, l'historien Yves Chiron retrace l'itinéraire du fondateur de la Cité des Jeunes, du mouvement Pour l'Unité et du journal L'Homme Nouveau.Un choix de textes – certains inédits – du P. Fillère permet de découvrir l'originalité d'une pensée toujours en éveil, attentive aux grands débats contemporains.

A la fois homme d'étude et homme d'action, théologien et combattant, le père Fillère se révèle une figure attachante et même prophétique.

 

 

 


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Le Père Fillère ou la passion de l'Unité

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Catégorie : Culture
Posté par : Père Michel Viot le 07-11-2011

 Le Père Michel Viot propose une lecture théologique de la pièce "Sur le concept du visage de Dieu" :

 

 

Une pièce de théâtre dont le titre est "Sur le concept du visage du fils de Dieu" a été jouée au Théâtre de la Ville à Paris. Un très beau portrait du Christ d'Antonello da Messina trônait dans le fond de la scène. L'auteur Roméo Castellucci veut donc nous parler de Jésus. Soit! Mais voilà que ce qui se passe sur scène crée la perturbation. Les perturbateurs sont qualifiés d'extrémistes catholiques par les voix qui ont le moyen de se faire entendre. Pour d'autres, plus modestes dans leurs pouvoirs, il ne s'agit que de catholiques de diverses sensibilités. Je me garderai de trancher cette question, n'ayant pas l'autorité nécessaire pour cela. De même que je ne donnerai aucun qualificatif à cette pièce de théâtre, des voix épiscopales s'étant prononcées. L'une d'entre elles conseille à juste titre de se reporter aux propos mêmes de l'auteur sur sa pièce pour comprendre ce qu'il a voulu dire. Je m'empresse donc de suivre ce conseil me limitant à ce qui nous est dit de Jésus Christ. Je ne me permettrais pas d'ajouter quoi que ce soit à une parole d'évêque, surtout quand elle est estimée. Je veux simplement attirer l'attention sur un point qui ne me semble pas assez exploré, en me disant que si Dieu a bien voulu parler à un prophète (Balaam) par une ânesse, il peut aussi passer par l'intermédiaire d'un curé pour attirer l'attention épiscopale sur un point de théologie.

 

Ceci concerne l'abaissement du Fils de Dieu dont cette nouvelle création artistique veut témoigner. Je connais bien le chapitre 2 de l'épitre de saint Paul aux Philippiens et sa signification. Ce que l'apôtre écrit sur la kénose (mot grec signifiant se vider) ne signifie aucunement une perte de substance divine, mais plus simplement l'abaissement dans l'incarnation, le Christ Parole éternelle de Dieu prenant la forme d'un serviteur. Car si ce vide signifiait l'abandon de la divinité, Jésus ne serait pas né Vrai Dieu et vrai homme, et c'est à tort que l'Église au Concile d'Éphèse aurait proclamé la Vierge Marie Mère de Dieu !

 

Or que dit Roméo Castellucci dans son entretien au journal Le Monde ? Après avoir dit que "même la merde avait été créée par Dieu", il poursuit en évoquant "la condition du Christ qui a accepté de se vider de sa substance divine pour intégrer la condition humaine jusqu'au bout - y compris la merde". Ce raisonnement n'est pas acceptable du point de vue chrétien surtout si on se risque à certaines comparaisons du genre : le Christ s'est vidé de sa substance divine comme le vieillard incontinent se vide de son urine. Cela me parait déplacé et inapproprié. Jésus Christ reste Dieu même dans la souffrance et dans la mort, il garde son pouvoir de donner sa vie et de la reprendre ! C'est là qu'est le plus grand mystère de notre salut !

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Catégorie : Religion
Posté par : L'Homme Nouveau le 31-10-2011

Le cinquième numéro hor-série de L'Homme Nouveau est un dossier complet sur le Diable.

 

AU SOMMAIRE :

 

LE DÉMON DÉMASQUÉ

>Le satanisme au fil des siècles.
>Le démon in the rock.
>Musique satanique : attention, danger !
>Une culture marquée du signe de la Bête…
 
LE DÉMON DÉMYTHIFIÉ
 
>Satan, combien de divisions ?
>Le démon, mode d'emploi.
>Quand nous ouvrons nos portes au démon.
>Les blessures d'enfance.
 
LE DÉMON COMBATTU
 
>Être exorciste en France.
>Tribulations d'un rituel.
>Des exorcistes racontent.
>Satan sur le divan.

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Catégorie : Société
Posté par : Denis Sureau le 12-09-2011

 Ce numéro 1500 est exceptionnement imprimé à 80 000 exemplaires afin de faire découvrir (ou redécouvrir) L'Homme Nouveau à des lecteurs potentiels. Nous espérons qu'il incitera un grand nombre d'entre eux à rejoindre la grande famille de nos abonnés qui, année après année, décennie après décennie, témoignent fidèlement de leur attachement à ce journal pas comme les autres. Né en 1946, L'Homme Nouveau n'a pas eu toujours exactement le même visage. Le Père Fillère, l'abbé Richard, Luc Baresta ou Marcel Clément l'ont marqué chacun à sa façon de leur forte personnalité. Et pourtant le code génétique de L'Homme Nouveau est resté le même.

 

Quel est ce mystérieux code génétique ? Il s'exprime dans l'attachement à l'unité dans un monde fragmenté. Unité dont l'Eglise est le signe parmi les nations. Unité autour du Saint-Père, contre toutes les déviances qui blessent le Corps du Christ. Unité entre le spirituel et le temporel. Et donc refus de la sécularisation sous toutes ses formes. Nous ne pensons pas qu'il soit possible de bâtir une cité vraiment humaine en mettant Dieu entre parenthèses. Comme l'a courageusement affirmé Benoît XVI aux Bernardins, « Ce qui a fondé la culture de l'Europe, la recherche de Dieu et la disponibilité à L'écouter, demeure aujourd'hui encore le fondement de toute culture véritable. »

 

Témoins du Royaume de Paix au milieu d'une planète secouée par la violence des idéologies de mort, nous assumons un christianisme de contre-culture, mêlant à la fois dissidence et évangélisation. Bienvenue chez nous !


Disponible dans notre boutique :
Journal n°1500 du 13-09-2011

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Catégorie : Culture
Posté par : La rédaction le 22-07-2011

Le quatrième numéro hors-série de L'Homme Nouveau offfre une réfutation magistrale des mythes de l'histoiire antichrétienne, avec des contributions de spécialistes : 

  • La vérité sur les croisades, par Sylvain Gouguenheim
  • Histoire d'une âme, par André Gabbar
  • Non, le chevalier n'était pas une grosse brute, par Martin Aurell
  • Le spectre de l'Inquisition, par Eric Picard
  • Les Borgia : l'Histoire réelle, par l'abbé C.-P. Chanut
  • Le scandale des indulgences, par André Gabbar
  • Le "malentendu" de l'affaire Galilée, par Eric Picard
  • Les Guerres de religion vues par les philosophes, par William Cavanaugh
  • Les missionnaires : colonialistes ou évangélisateurs ? par Yves Chiron
  • L'Eglise catholique allemande face au nazisme, par l'abbé Eric Iborra
  • Le processus de désinformation. Entretien avec Jean Sévillia

 

 


Disponible dans notre boutique :
10 mythes antichrétiens : l'histoire répond

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Catégorie : Lecture
Posté par : P Michel Viot le 17-06-2011

 Dans des entretiens recueillis par le journaliste Charles-Henri d'Andigné, Michel Viot raconte son itinéraire hors du commun : jeune socialiste, ordonné pasteur en mai 68, les émeutes estudiantines le conduisent à rompre avec la gauche. Il deviendra inspecteur ecclésiastique (évêque) luthérien. Entré dans la franc-maçonnerie (Grande loge de France), il gravit des différents grades jusqu'à celui de vénérable et de grand officier, membre des instances dirigeantes. C'est là qu'il rencontre Robert Boulin et dirige son initiation avant de nouer une amitié qui durera jusqu'à la mort tragique du ministre. Il fait le choix - dûment réfléchi -de quitter en 2000 la Grande loge nationale française (qu'il avait rejoint en 1987) et de revenir à l'Église catholique l'année suivante.

 

Personnalité atypique, il a côtoyé les grands de l'Église comme ceux de l'État. Son livre explique son cheminement, dévoile des aspects méconnus de l'affaire Boulin, aborde le problème de la laïcité et de l'islam en France, propose un regard original sur le monde de la prison, l'œcuménisme, le débat liturgique sur la messe d'avant et d'après le concile, ou les accusations portées contre Pie XII et Benoît XVI. En homme libre, le Père Michel Viot a décidé de parler en témoin irrécusable, sans craindre de bousculer les idées reçues.

 

 

Né en 1944, ancien pasteur luthérien et dirigeant maçonnique, le Père Michel Viot est aujourd'hui prêtre catholique, curé de paroisse et aumônier de prison dans le diocèse de Blois. Auteur de plusieurs ouvrages, conférencier de renom, il a fondé en 2008 l'association « Écouter avec l'Église » pour mieux faire connaître l'enseignement des papes.


Disponible dans notre boutique :
De Luther à Benoît XVI

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Catégorie : Culture de Vie / Contreculture de mort
Posté par : la Rédaction le 24-05-2011

 « C'est comme si on vous arrachait une dent ». Ce propos, les journalistes  de L'Homme Nouveau qui se sont rendues dans des centres du Planning familial l'ont souvent entendu.
Dans une enquête exceptionnelle que l'on pourra lire dans ce nouveau numéro hors-série de L'Homme Nouveau, on découvrira le discours tenu par le Planning familial sur le terrain et les préconisations données aux jeunes femmes enceintes dans des situations difficiles ou de détresse. Cette enquête confirme malheureusement le discours mortifère d'une culture fermée à la vie. C'est pourquoi des pages de réflexions sur la défense de la vie humaine, la question de l'eugénisme ou la vision de l'Église sur le sujet complètent ce hors-série. Enfin, des entretiens de responsables pro-vie et une liste d'adresses de mouvements agissant chacun dans son domaine (accueil, formation, dénonciation, prière, etc.) en faveur de l'enfant à naître permet d'avoir une large vision de cette question fondamentale aujourd'hui.
Encore un numéro sur la vie ? Oui encore ! Tant qu'il y aura 220 000 avortements par an en France (chiffre officiel), il ne peut être question de se taire.

 



Sommaire


Enquête
Pendant six mois, une équipe de L'Homme Nouveau s'est rendue au Planning familial. Choses vues et entendues.
 
Réflexion
Sous la question de l'avortement et de la contraception, se cache une vision déformée de l'homme et de la femme.
Avec : La vie humaine chez les Anciens, par Philippe Kersantin ; Il était une fois l'eugénisme, par Anne-Marie Libert ; Un Évangile pour la vie, par l'abbé Louis-Marie Rineau.


Pratique
Aider, soutenir, encourager, réagir, c'est possible. Les bonnes adresses pour la vie.
ADV : la vie, une priorité sociale ; Mère de Miséricorde : À l'écoute des femmes en difficulté ; TeenSTAR : un corps fait pour aimer ; Laissez-les-Vivre, S.O.S. Futures Mères : Montrer l'avortement dans sa réalité.


Disponible dans notre boutique :
J'ai voulu avorter

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Catégorie : Lecture
Posté par : Denis Sureau le 20-10-2010

 Après le succès de ses deux précédents livres, Etre consomméet Le Mythe de la violence religieuse, les Editions de L'Homme Nouveau publient un nouveau livre du théologien catholique américain William Cavanaugh : Migrations du sacré.

 

Face à la crise mondiale, l'État se présente à nouveau comme le sauveur qui peut éviter une plus grande catastrophe. "Nous n'attendons pas seulement de l'État qu'il apporte des solutions techniques aux déséquilibres du marché,écrit William Cavanaugh. Nous voulons, dans un sens plus profond, que l'État absorbe le risque lié à notre vie humaine mortelle. Nous voulons, en d'autres termes, que l'État nous aide à tricher avec la mort."

La politique moderne n'est pas le crépuscule des dieux : elle présente tous les signes du péché d'idolâtrie, car la garde du sacré a été transférée de l'Église à l'État. Avec sa puissance d'analyse habituelle, le théologien catholique décrypte ces migrations massives du sacré qui accompagnent la dissolution de la société, produisent une liturgie de remplacement et culminent dans le messianisme américain.

Sans éviter le problème du péché dans l'Église, il propose, en s'appuyant sur saint Augustin, de redécouvrir la vision des deux Cités, capable de susciter une "micropolitique chrétienne" libératrice.

 


Disponible dans notre boutique :
Migrations du sacré

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