L’eurovision : une vision barbante de l’Europe

Rédigé par Anne-Laure Debaecker le dans Culture

L’eurovision : une vision barbante de l’Europe

Comme pressenti et annoncé, l’attrait pour le phénomène de foire a pris le dessus à l’eurovision.

Bonne dernière du concours pour la première fois de son histoire avec seulement deux points, la France a fait un mauvais calcul en choisissant comme candidats les Twin Twin avec leur chanson « Moustache ». Outre une prestation douteuse tenant plus du braillement que d’une véritable chanson, dotée de surcroît de paroles ineptes, ils n’avaient pas le bon profil pour s’assurer d’une victoire. Gageons qu’en choisissant une chanteuse lesbienne – ou au moins bisexuelle –, issue de l’immigration, la France se serait donné tous les moyens d’être à la hauteur de l’évènement.

Une véritable foire

Mais peut-on vraiment parler de hauteur quand ce concours semble donner la part belle aux phénomènes de foire et aux forums politiques ? Entre les interprètes russes qui se sont fait huer, l’ouverture de la cérémonie offerte à la candidate ukrainienne et le vainqueur autrichien, la « femme à barbe » transsexuelle répondant au doux nom de Conchita Wurst. Faut-il le préciser ? L’eurovision est tout particulièrement plébiscitée par le lobby homosexuel. Nouvelles et étranges conceptions de la neutralité artistique…

Si, à l’origine, ce concours permettait de découvrir des artistes talentueux et des chansons audibles – Abba, Céline Dion, ou encore France Gall y ont participé –, il s’est mué avec les années en un vaste spectacle de revendications politiques et de bien-pensance, dont la part culturelle et musicale a été réduite à la portion congrue. Il n’y a qu’à lire la presse généraliste pour le réaliser : tous sont dithyrambiques au sujet de l’incroyable leçon de tolérance offerte par l’élection de Conchita mais peu prolixes quant à une éventuelle critique musicale de l’évènement. Un chercheur allemand, Ernst Gluckman, a d’ailleurs estimé que l’aspect artistique ne pesait que pour 5%  dans la détermination des points.

Un « hymne à la tolérance »

Le Parlement européen à son tour s’est empressé de s’engouffrer dans la brèche, saluant la victoire autrichienne comme un « hymne à la tolérance » et invitant à faire de même pour les élections européennes du 25 mai prochain, indiquant ainsi clairement sa conception du politiquement correct bruxellois…

Finalement, ce concours est un bon reflet de nos maux actuels : une France représentée par des guignols qui la ridiculisent, une perte d’objectivité d’instances dirigeantes, une démission culturelle, une bien-pensance et un politiquement correct érigés en dogmes.

L’eurovision : une vision barbante de l’Europe.

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1 commentaire

Par Anne Lys, le

La victoire de la "saucisse" autrichienne dit bien le niveau auquel est tombé ce concours. Cela dit, il faut bien reconnaître que les candidats présentés par la France n'étaient même pas à ce niveau. Nous avons été gavés, pendant les jours qui ont précédé le concours, des paroles ineptes et des allures bizarres de ce groupe. Ils ne méritaient même pas les deux points qu'ils ont récoltés !

Mais il est temps que les télévisions françaises renoncent à envoyer des candidats, car même bons (ce qui est rarement le cas, il semble que ceux qui les choisissent préfèrent les plus ringards), ils n'ont aucune chance devant les monstres de foire qui ont apparemment la faveur des votants.

Le plus sage serait d'ignorer définitivement cette manifestation.