Sédation profonde !

Rédigé par Pasquin le dans Humeur

Sédation profonde !

Et Zou, c’est passé, avec une écrasante majorité à l’Assemblée nationale. On peut maintenant piquer Mémé par amour, lui chourer sa mort, la coller dans le coma et la laisser mourir. On ne dira plus : « Elle s’est endormie dans la paix » mais : « On l’a endormie dans la dignité ». La dignité… foutu marqueur franc-mac : blouses blanches, tronches de circonstance et fadaises altruisto-humanistes – « C’est mieux pour elle ».

Si nous étions singes, nous interdirions à l’homme de prétendre descendre de nous, tant ce bipède décadent bousille la Création ! Pas un mammifère, même inférieur, ne se comporte comme ça avec ses congénères. Pas même les cafards des poubelles de HLM ! On en arriverait presque à se réjouir en se disant que les quadragénaires qui ont voté l’avortement atteignent les 80 ans. C’est eux qui verront, dans un indicible effroi qu’un cri silencieux n’apaisera pas, le sédateur fatal s’approcher, suivi des enfants survivants. Ils entendront alors, dans une conscience vacillante : « Un vieux si je veux et quand je veux ! Papa en 74, le Professeur Israël disait : “C’est le projet qui fait l’enfant”. Nous pensons que c’est aussi le projet qui fait le parent et tu n’es plus dans notre projet de vie, au revoir papa. »

Un sondage montre que 96 % des Français sont pour la sédation profonde. On sait la nature manipulatrice des questions de type : « Préférez-vous qu’on laisse lâchement mourir les gens dans des souffrances atroces ou préférez-vous qu’on les aide afin qu’elles puissent mourir dignement ? » Pour autant, on sait aussi que ce pays ne pouvait rien répondre d’autre. La France entière est en sédation profonde. Jamais nous n’avons attendu Pâques avec autant d’impatience : pourvu que la Résurrection soit contagieuse !

 

Réseaux sociaux

Ajouter un commentaire

Après validation par l'Homme Nouveau, le commentaire sera mis en ligne sur le Blog.
Pour commenter cet article, veuillez remplir le formulaire suivant :

* Champs obligatoires

1 commentaire

Par GUERY, le

Où allons-nous?