Vers le blanchiment des colonnes infernales ?

Rédigé par Anne Bernet le dans Culture

Vers le blanchiment des colonnes infernales ?

Dans un ouvrage intitulé Les Colonnes infernales : violences et guerre civile en Vendée militaire (1794-1795), un professeur de l’Université catholique de l’Ouest récuse sans état d’âme le terme de génocide et témoigne d’une sympathie douteuse envers les troupes révolutionnaires. Analyse.

L’étude qu’Anne Rolland-­Boulestreau, professeur à l’Université catholique de l’Ouest, consacre aux Colonnes infernales laisse le lecteur sur une curieuse impression. L’on se demande presque, à la lire, si la Vendée, en 1794, fut vraiment victime de crimes de guerre à grande échelle…

Rappelons d’abord les faits, ce que l’auteur omet, s’adressant à un cénacle de spécialistes.

Insurgée en mars 1793 contre le pouvoir révolutionnaire, la Vendée militaire, appellation qui couvre un territoire dépassant de beaucoup le département homonyme, après une série de victoires jugée déconcertante à Paris, subit, le 17 octobre 1793 devant Cholet une défaite d’une telle ampleur qu’elle contraint l’armée catholique et royale à passer la Loire. À la fin de « la virée de galerne », le 23 décembre 1793, la Vendée, écrasée à Savenay, ne représente plus une menace militaire. Il suffirait de laisser les survivants en paix pour éteindre la guerre civile.

Le plan d’extermination

Pourtant, le 17 janvier 1794, le général Turreau, av... Ce billet a été publié dans L'Homme Nouveau, je commande le numéro

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