Au cinéma : L'Hermine

Rédigé par Gabrielle Fonval le dans Culture

Au cinéma : L'Hermine

Surnommé le magistrat « à deux chiffres », car ne prononçant jamais de sentences de moins de dix ans, Michel Racine reconnaît, dans l’un des membres du jury au procès d’un homme accusé d’infanticide, la chirurgienne qui l’a opéré, des années auparavant, et dont il était tombé fou amoureux.

Valeur artistique : Retrouver un comédien vingt-cinq ans après le film qui l’a rendu célèbre est toujours une bonne nouvelle, surtout quand celui-ci s’appelle Fabrice Luchini. Avec son talent et son élégance habituels, il campe un magistrat, certes très froid, mais d’une impartialité et d’une écoute appréciables. Dans cette plongée fascinante au cœur de la machine judiciaire, le cinéaste nous fait découvrir les coulisses d’un procès d’assises, avec les discussions entre membres du jury et avec le président du tribunal. C’est passionnant et d’une belle épaisseur humaine, et l’interprétation, avec, en particulier la magnifique Sidse Babett Knudsen, interprète principale de la série danoise « Borgen », est sensationnelle. Ce grand et beau film est une vraie réussite.

Valeur morale : Elle est magnifique, cette histoire d’un homme froid et raide (comme la justice !) qui s’humanise peu à peu au contact d’une femme lumineuse. Mais le récit du crime (ou de l’accident ?) est assez pénible.

Comédie dramatique française (2015) [GA] de Christian Vincent, avec Fabrice Luchini (Michel Racine), Sidse Babett Knudsen (Ditte Lorensen-Coteret), Eva Lallier (Ann Lorensen-Coteret), Corinne Masiero (Marie-Jeanne Metzer), Michaël Abitéboul (l’avocat de la défense) (1 h 38). 

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