Ont-ils compris que l’on était en guerre ?

Rédigé par Père Yannik Bonnet le dans Religion

Ont-ils compris que l’on était en guerre ?

Admirons la lucidité de nos dirigeants politiques. Cela fait quelques années que nos troupes participent à des « opérations extérieures », certaines liées au plan mondialiste concocté aux USA de reconfiguration du monde nord-africain et proche-oriental, certaines liées à nos liens avec nos anciennes colonies d’Afrique. Les unes et les autres rencontraient une opposition armée de troupes se présentant comme des fidè­les musulmans.

Cette dénomination était niée par nos dirigeants, athées et donc incompétents en matière religieuse, ainsi que par des musulmans vivant en France, qui affirmaient que l’islam est une religion de paix et que les violents jihadistes n’en représentent qu’une déviance perverse.

Quoi qu’il en soit de cette distinction, il est clair que la France était depuis des années en guerre contre les jihadistes, que ceux-ci s’étaient dotés d’une base en Irak, qu’ils étaient implantés ici et là en Afrique, qu’ils disposaient de ressources financières importantes, qu’ils recrutaient des combattants dans notre pays, aidés par des imams locaux et sécurisés par l’existence de centaines de « zones de non-droit ».

Ce qu’avaient compris beau­coup de nos compatriotes, nos diri­geants politiques viennent de le comprendre et ils l’ont dit fermement ! Je ne suis pas sûr que cette tardive lucidité ait beau­coup rassuré lesdits compatrio­tes : le Front National a, lui aussi, recruté de nouveaux électeurs ! En tout cas, pour un pays réellement en guerre depuis des années, nous avons vu diminuer sans cesse les moyens nécessaires à la sécurité intérieure et extérieure des Français, partie essentielle du rôle régalien de l’État, et cela ne se reconstituera pas facile­ment compte tenu de la situa­tion désastreuse de nos finances.

Plus aucun budget

Il serait injuste de fustiger l’incompétence des dirigeants actuels, même si elle est bien réelle, en oubliant que la démagogie galopante a commen­cé avec la disparition prématurée de Georges Pompidou. Raymond Barre a été le dernier premier ministre à remettre le budget en équilibre et depuis lors la France a dépensé un argent qu’elle n’avait pas. Il était inéluctable qu’un jour le pays n’aurait plus les moyens d’affron­ter une guerre qui lui serait imposée. Nous y sommes, les ennemis le savent, la Cinquième République est moribonde et le pire, question terrorisme, est à venir.

Reste que la France, n’en déplaise au mondialisme financier luciférien et à ses complices locaux, est toujours la Fille aînée de l’Église, que sa patronne est rien moins que la Mère de Dieu, et que son passé plaide pour son renouveau : au temps de Jeanne d’Arc, cela n’allait pas fort et le petit roi de Bourges ne pesait pas lourd face aux Anglais.

La France actuelle va continuer à dégringoler, je serai prêt à parier que l’élection présidentielle de 2017 n’aura pas lieu, comme le prévoit la Constitution.

La douloureuse purification charnelle a commencé, la purification économique se profile, le rêve insensé du métissage culturel s’évanouit, le communautarisme s’installe dans les cours de récréation et la fracture au sein du corps professoral de l’Éducation nationale est consommée. Mais, comme disait un de mes patrons de l’industrie chimique : « Heureusement il y a la Sainte Vierge ! ».

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