Je suis pour les attentats à coup de …. chocolat !

Rédigé par Daniel Ange le dans Politique/Société

Je suis pour les attentats à coup de …. chocolat !

En inaugurant le mémorial de la fraternisation à Neuville-Saint-Vaast le 17 décembre 2015, le Président s’est bien gardé de souligner que cet événement extraordinaire n’a été possible que grâce à ces racines chrétiennes communes aux différents peuples en conflit et à rien d’autre. Ces hommes ont pris tous les risques pour quoi donc ? Pour fêter ensemble ce Noël, que l’on cherche à éradiquer, à débaptiser, à profaner parce que trop… chrétien ! (et pour cause !)

Ce n’est pas Haloween, ni « les fêtes d’hiver », encore moins la prise de la bastille, ni même le Nouvel an qu’ils ont fêté ensemble. C’est bel et bien la naissance de Notre Dieu-enfant. Ce « venite adoremus », ce « stille nacht », ce « Gloria in excelsis » ; chanté ensemble en latin, allemand, anglais et français, d’où venaient-ils ? Et pour célébrer qui ?

Seul l’Enfant Jésus a pu opérer un tel miracle. Absolument personne d’autre ! Miracle : pas d’autres mots. Humainement, c’était impensable, impossible, irréalisable, utopique même d’en rêver.

Les soldats prient

Et que font ces soldats ? Avant de trinquer ensemble, de jouer au foot, de s’échanger menus cadeaux, coordonnées (car évidemment cette nuit va mettre fin au conflit !) : ils prient ensemble sous la houlette des aumôniers anglicans, luthériens, catholiques. En plusieurs endroits, la messe est célébrée à minuit. Car ces sorties de tranchées se vivent ça et là sur plusieurs centaines de kms de front.

Un détail que le beau – quoique bien romancé-film n’a pas retenu : avant d’oser sortir des tranchées, ils se sont abondamment bombardés de …. chocos.. bonbons, mandarines, à coup de fronde.

Honte aux hautes autorités, civiles comme militaires, des deux bords, qui au lieu de les féliciter et de suivre leur exemple, ont osé les pénaliser, oui, les punir comme des …. criminels de guerre !

Alors que leur geste aussi spontané qu’héroïque, aurait pu mettre fin à la guerre… On aurait évité les millions de jeunes massacrés dans cette boucherie humaine, pardon, bestiale ! (1)

Ces héros d’une nuit, ce sont les vrais fondateurs de cette Union Européenne que l’on veut arracher à son berceau chrétien.

« Le temps d’une nuit, ils ont fait l’Europe des peuples. Ensuite, après deux guerres et d’immenses massacres, les politiques ont entrepris de construire l’Europe. »

Ils auraient dû recevoir la Légion d’Honneur, eux qui avaient sauvé l’honneur de l’humanité, « cet instant d’humanité aujourd’hui dans la mémoire universelle. » (2)

« C’était un acte de foi pour l’Europe » mais d’abord un acte de foi en la Seigneurie de Jésus. Un Credo !

Autour de l'Enfant Jésus

Et ce courage, auquel le Président rend hommage, où l’ont-ils puisé sinon dans le Visage d’un certain enfant ?

« Lorsque l’humanité est en jeu, il n’y a qu’une seule réponse : le rassemblement fraternel, qui sera toujours victorieux », oui, mais qui donc pourra jamais rassembler l’humanité sinon un certain Prince de la Paix : celui-là même qui a réussi ce tour de force : des ennemis se découvrant frères autour d’un Dieu se faisant leur propre frère en humanité et leur donnant son Père comme le plus royal des cadeaux.

Cette épopée d’une nuit – de La Nuit sainte entre toutes de Noël –, demeure prophétique pour aujourd’hui ! Si à Alep ou Karakosh, on se mitraillait à coup d’oranges ! C’est parfaitement possible. À une seule condition : chanter ensemble ce petit Enfant, Prince de la paix. Le seul au monde dont un seul regard est capable de désamorcer nos peurs, désarmer nos mains, apaiser nos angoisses, mieux : tuer dans sa fraîche chair de bébé haine, orgueil, vengeance, et transformer les kalachnikovs en frondes de gamin, et les grenades en bonbons, et les bunkers en sapins, évidemment de Noël et en temps de Noël !

 

1. « D’autres tentatives de fraternisations ont effectivement eu lieu en 1915. Mais les états-majors avaient retenu la leçon. En 1914, ils avaient été pris de cours. Alors, en 1915, ils ont fait bombarder les secteurs où ils jugeaient les hommes susceptibles de fraterniser, ou bien ils y ont envoyé des types très durs. » Historia, 1 janvier 2007
2. Discours du Président Hollande

 

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