Au cinéma : Médecin de campagne (J)

Rédigé par Gabrielle Fonval le dans Culture

Au cinéma : Médecin de campagne (J)

Il a consacré sa vie à ses patients, qu’il visite régulièrement dans cette campagne qui se désertifie. Mais aujourd’hui, Jean-Pierre Werner vient d’apprendre qu’il a une tumeur au cerveau inopérable et qu’il ferait mieux de s’arrêter. Mais il ne veut rien entendre, et son médecin lui adresse Nathalie, une ancienne infirmière devenue médecin, afin de le seconder. Jean-Pierre ne la trouve pas très adaptée à son activité.

Valeur artistique : Ancien médecin, Thomas Lilti continue d’explorer son ancien sacerdoce. Après « Hippocrate » et le service d’urgence d’un hôpital, c’est à ces médecins du quotidien, si proches de leurs patients et, surtout, si indispensables, qu’il s’intéresse. Avec beaucoup de justesse et d’humanité, il montre la vie quotidienne de son héros, plus attentif aux désirs de ses malades, comme celui de finir leurs jours chez eux et non à l’hôpital, qu’à son diagnostic, comme sa jeune consœur, qu’il se fera un malin plaisir de bizuter gentiment. Sur les traces de François Cluzet, très juste en médecin de campagne, il signe un bel hommage à cette profession, malheureusement en voie de disparition. Quant aux relations entre les deux praticiens, souvent source d’humour, elle ne verse jamais dans la facilité de l’intrigue amoureuse, ce qui est rare au cinéma.

Valeur morale : Quel beau personnage, attentif aux autres et soucieux de leur bien-être ! Mais il est fait allusion à un avortement.

 

Comédie dramatique française (2015) de Thomas Lilti, avec François Cluzet (Jean-Pierre Werner), Marianne Denicourt (Nathalie Delezia), Isabelle Sadoyan (la mère de Werner), Christophe Odent (Norès), Patrick Descamps (Maroini), Serge Moati (Vincent Werner) (1h42). Sortie ce 23 mars.

 

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