Exposition : Hubert Robert (1733-1808)

Rédigé par Céline Vicq le dans Culture

Exposition : Hubert Robert (1733-1808)
Hubert Robert, La Bastille dans les premiers jours de sa démolition, ©Musée Carnavalet/Roger-Violet.

Le peintre Hubert Robert né et mort à Paris, est à l’honneur au musée du Louvre. Une rétrospective de son œuvre y est présentée alors qu’aucune exposition monographique ne lui avait été consacrée depuis 1933.

Accueilli par deux portraits de cet artiste, l’un en peinture, très vivant d’Élisabeth Vigée Le Brun, l’autre en terre cuite de son ami, le sculpteur Augustin Pajou, on découvre l’univers très ordonné de ce grand travailleur fort habile. Les 140 œuvres montrées (dessins, peintures parfois monumentales, esquisses, ensembles décoratifs et mobilier) manifestent l’ampleur de son travail, très soigné, très maîtrisé dans la composition et l’utilisation de la lumière.

Après avoir étudié le dessin à Paris, il se rendit à Rome en 1754 dans la suite du comte de Stainville, ambassadeur de France. Il admire le peintre Giovanni Paolo Panini (1691-1765), dont il collectionna des œuvres s’inspirant de son travail sur la perspective, la composition et la représentation de ruines antiques. Il rencontre aussi Fragonard pendant ce séjour d’études, sa toile La Lingère en porte l’influence autant par le sujet que par la manière qui se veut spontanée mais n’a pas la rapidité de touche de son collègue. En 1765, revenu à Paris, il peint des ruines, sujet très à la mode en cette époque. Il dessine des jardins (Meudon et Rambouillet). En 1789, il expose au Salon une imposante Bastille dans les premiers jours de sa destruction sur un ciel chargé d’orages… En 1793, il est arrêté et passe plusieurs mois en prison où il peint sur des assiettes la vie des détenus.

Premier conservateur du futur musée du Louvre après 1795, il réalise deux œuvres montrant la grande Galerie, l’une dans sa transformation, l’autre en une vue imaginaire de ruine… toujours très inspiré par l’œuvre de Panini.

Paris, Musée du Louvre, Hall Napoléon, sous la pyramide, jusqu’au 30 mai 2016. Ouvert tous les jours, sauf le mardi, de 9 h à 18 h. Nocturnes les mercredi et vendredi jusqu’à 21 h 45. Renseignements au 01 40 20 53 17.

Réseaux sociaux