Vous n'aurez pas notre haine !

Rédigé par Jean-Michel Beaussant le dans Société

Vous n'aurez pas notre haine !

À la haine satanique portée par de jeunes musulmans fanatiques, l’époux d’une victime du Bataclan a apporté la meilleure réponse chrétienne qui soit, laquelle est déjà une victoire spirituelle : « Vous n’aurez pas ma haine » (Fayard, 144 p., 12,90 €). Cette réponse, dont il est difficile de penser qu’elle ne soit pas inspirée surnaturellement, suppose in fine l’amour de ses ennemis et leur pardon, comme nous l’a appris le Christ pour le salut de leur âme et la nôtre. Mais elle n’implique pas, au contraire, l’acceptation de l’erreur idéologique, du mal et de la haine qui les inspirent.

Pas de haine mais une distance

Si ajouter de la haine à la haine fait le jeu dialectique de Satan dans une spirale de la vengeance suicidaire à exclure chrétiennement, il est temporellement recommandé, pour le bien commun de nos cités, de mettre de la distance et des obstacles au déchaînement de cette haine unilatérale. C’est-à-dire non seulement de bâtir des barrages, des murs plutôt que des ponts (sinon des ponts-levis !) à son endroit, mais aussi de répondre parfois par une juste violence (proportionnée) à cette violence et ce désordre illégitimes. « L’homme le plus pieux ne peut pas vivre en paix si cela ne plaît pas à son méchant voisin », dit un proverbe allemand. Si cet homme pieux a charge d’âmes, il est responsable d’un bien commun et d’un pouvoir temporel. Pour l’assumer, au sublime : « Vous n’aurez pas ma haine ! » il doit alors ajouter : &l... Ce billet a été publié dans L'Homme Nouveau, je commande le numéro

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