Paul Claudel, le dernier Père de l'Église ?

Rédigé par l'abbé Claude Barthe le dans Culture

Paul Claudel, le dernier Père de l'Église ?

Dominique Millet-Gérard a largement contribué, depuis Anima et la Sagesse. Pour une poétique comparée de l’exégèse claudélienne (Lethielleux, 1 200 p., 74,30 €), à la redécouverte de la monumentale œuvre de commentaire de la Sainte Écriture réalisée par Paul Claudel. Elle a aussi participé à son édition : Le Poète et la Bible, en deux volumes.

Claudel s’y est appliqué au dévoilement du sens spirituel de l’Écriture, celui qui, sous le sens de la lettre fait découvrir l’esprit (les deux femmes d’Abraham qui sont l’allégorie de l’Église et la Synagogue, Ga 4, 24-25), avec toute la fulgurance de son verbe poétique, comme une bataille contre l’exégèse à coloration rationaliste, qui ne s’intéressait qu’au sens littéral, du moins à une partie du sens littéral, l’étude scientifique du texte et de son histoire : « Il faut rendre au peuple chrétien pour son usage ce grand édifice (l’Ancien Testament), débarrassé de tout cet appareil pseudo-scientifique de conjectures arbitraires et d’hypothèses frivoles qui ne sert qu’à décourager, qu’à déconcerter, à rebuter les fidèles » (Le Poète et la Bible, t. 1). La désinvolture avec laquelle il traite la science scripturaire de son temps ne doit pas, cependant, le faire passer pour fondamentaliste : ce qu’il lui reproche c’est sa séparation méthodologique d’avec la foi, ... Ce billet a été publié dans L'Homme Nouveau, je commande le numéro

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