Resurrectiothérapie

Rédigé par Pasquin le dans Humeur

Resurrectiothérapie

Mais comment font-ils, ceux qui ne croient en rien ? Comment font-ils, ceux qui n’ont pas la foi en un Dieu qui nous sauve. Ou, plus exactement, qui nous a déjà sauvés parce qu’Il aime chacun d’entre nous ? Comment font-ils pour survivre à cette grisaille humaine qui n’en finit pas ? Comment font-ils pour survivre aux longs mois que nous venons de passer et que nous subissons encore, mois de déconstruction et de déchirements politiques, d’ambitions égotiques dans notre pays, de quasi-chaos dans la moitié du reste du monde. Qu’ont-ils pour n’être pas en désespérance ? Les antidépresseurs ? Comme les antibiotiques ils finissent par ne plus faire d’effet ! La nature ? Il est vrai que le printemps invite à la renaissance et qu’un peu de méditation pieds nus dans l’herbe peut apaiser mais, même si on la fume, l’herbe ne console pas durablement !

Alors que nous les cathos, purifiés par un bon Carême, recentrés sur l’essentiel, certains d’être aimés, sauvés, certains aussi que le monde est conduit à sa bienheureuse finalité, n’est-il pas vrai que nous rayonnons tout illuminés que nous sommes de la joie pascale ? Exemples de sereine confiance dans le Créateur et dans le Sauveur, n’avons-nous pas laissé derrière nous chagrins, inquiétudes, angoisses, tristesses, critiques, récriminations, rancœurs et conflits ? Véritables lumières dans le monde, ne sommes-nous pas ceux vers qui on va pour recevoir certitudes, consolations, joie et amour ? Nos visages tout illuminés ne sont-ils pas invitations au Christ ? Les cathos ne sont pas mieux que les autres ! dit le ronchon.

Gageons que si, au moins pendant le temps pascal. Allons, nous tous ! Décidons de rester dans la joie pascale et devenons, pour ce monde malade, christothérapeutes.

 

Selon une tradition populaire de Rome, Pasquin était un tailleur de la cour pontificale au XVe siècle qui avait son franc-parler. Sous son nom, de courts libelles satiriques et des épigrammes (pasquinades) fustigeant les travers de la société étaient placardés sur le socle d’une statue antique mutilée censée le représenter avec son compère Marforio à un angle de la Place Navona et contre le Palais Braschi.

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