Les actes de baptême ne feront plus mention de paternité et de maternité

Rédigé par l'abbé Claude Barthe le dans Res Novae

Les actes de baptême ne feront plus mention de paternité et de maternité

Dans son émission de midi du 22 décembre sur Radio-Courtoisie, l’abbé Michel Viot a attiré l’attention sur un fait stupéfiant : dans un diocèse de sa connaissance, on se proposait de supprimer les indications du père et de la mère dans les futurs actes de baptêmes au profit de la mention de « parents » et de « personnes détenant l’autorité parentale » sur le baptisé. Un rapide enquête nous a montré que l’ensemble des diocèses de France étaient concernées.

En effet, Mgr de Metz-Noblat, évêque de Langres, président du Conseil pour les questions canoniques de la Conférence des Evêques de France, par lettre du 13 décembre 2018 (voir documents ci-dessous), a adressé aux évêques un nouveau formulaire pour les actes de baptême (voir photo). Faute de temps ce formulaire n'a pas pu être appliqué dès 2019. C'est lors de la préparation des nouveaux formulaires pour 2020 que ceux-ci ont été dévoilés.  Ce nouveau formulaire est-il obligatoire ? Il est probable qu’un certain nombre de diocèses n’en tiendront aucun compte.

 

Jusqu’à ce jour, dans les actes de baptêmes, il était indiqué :

 

Fils – fille – de ---------------------------------------

Et de -------------------------------------------------

Domiciliés ------------------------------------------

 

Désormais, on y trouvera seulement :

 

Noms et prénoms des parents ou des autres titulaires de l’autorité parentale

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Suivis des mentions d’état civil.

L’affaire courait depuis 2013. Par lettre circulaire du 28 février dernier, le même évêque de Langres essayait en effet de rassurer ceux de ses confrères qui s’étaient émus du projet de réforme de la formulation des actes de baptême, dont le but était qu’elle « ne soit pas susceptible d’être attaquée en discrimination par les personnes concernées » (en clair, par les couples homosexuels « mariés » en vertu de la loi de 2013, présentant un enfant adopté pour le baptême, et plus tard par les baptisés eux-mêmes).

Désormais, écrit Mgr de Metz-Noblat, dans tout acte de baptême, on fera désormais « le simple constat de sa situation familiale, sans porter sur celle-ci un jugement moral ». Formule étrange, car jamais les rédacteurs des actes de baptême n’ont « porté un jugement » sur la situation du père et de la mère du baptisé (quand le père était inconnu, il n’était pas déclaré ; quand la situation des parents était irrégulière, cela n’était pas mentionné).

En un mot, l’exception devient la norme : plus aucun enfant baptisé ne sera dit « Fils (fille) de… et … » La peur, en l’espèce la peur panique de l’Etat laïque, est bien mauvaise conseillère.

 

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