Les grandes dérives qui nous menacent

Rédigé par Père Bernard Gallizia le dans Société

Les grandes dérives qui nous menacent

 

Le Pape Benoît XVI voit dans les valeurs du christianisme « l'élément non seulement utile mais indispensable pour l'édification d'une société bonne et d'un véritable développement humain intégral » (Caritas in veritate, n. 4). Aussi, dans la ligne du Pape, affirmons déjà qu'aucun catholique ne peut accepter que soit votée, un jour, une loi dépénalisant ou légalisant le suicide assisté ! En effet, l'euthanasie nuira à la vie en société, la rendant de plus en plus angoissante, morbide et mortifère. Le commandement de Dieu « Tu ne tueras pas », c'est aussi : « Tu ne te suicideras pas ». Et quelle horreur de conduire un membre « soignant » à devenir un meurtrier pour accomplir votre suicide ! 


Il y a aussi, au niveau sociétal, le problème du mariage programmé entre des personnes homosexuelles vivant en couple, et la possibilité qui leur serait donnée ensuite d’adopter des enfants. Rappelons que le mariage a été voulu par Dieu entre un homme et une femme, depuis la création de l’homme (cf. Mc, 10, 6-8), et que les enfants, dès leur naissance, sont en droit d’avoir leur père et leur mère auprès d’eux pour les élever. C’est pourquoi, personnellement, je regrette la loi qui permet à une personne seule d’adopter un enfant.

Mais, comment les couples homosexuels, s’ils en ont le droit un jour, s’y prendront-ils pour adopter ? Il y a des milliers de couples hétérosexuels en France, mariés depuis cinq ans et plus, qui attendent vainement un enfant à adopter ! Iront-ils à l’étranger ? Obtiendront-ils satisfaction au regard des lois de ces pays ?

En réalité, au train où vont les choses, il semblerait que beaucoup d’entre eux préféreraient avoir recours à l’insémination artificielle, à la fécondation in vitro (dans un tube de laboratoire), et aux mères porteuses, si tout cela leur était autorisé. Mais, en ce cas, quel est le devenir psychologique d’un enfant conçu grâce à un don de sperme inséminé dans sa mère lesbienne, quand son père lui est inconnu, sinon connu mais absent, et qu’il a deux femmes à la maison pour s’occuper de lui ? Quel est le mental d’un enfant, fruit d’une procréation médicalement assisté, quand il doit sa vie à la rencontre dans une éprouvette des gamètes d’un donneur, connu ou anonyme, et d’un ovule de sa mère lesbienne, dont le seul but était de le faire naître entièrement pour elle et sa compagne, pratique narcissique qui l’a fait orphelin de père ? Ou, encore, quand il apprend qu’il est le fruit de l’union des gamètes de son père homosexuel avec un ovule offert par une femme, implanté ensuite dans une mère porteuse, puis devenu un bébé remis à son père et à son compagnon, et qu’il doit au choix égoïste de son père d’être orphelin de mère ? 

Et que penser d’un tel mariage que l’Église ne bénira pas ? Cette Mère Église, sainte et miséricordieuse, ne condamne pas l’amitié, parfois très grande, qui peut exister entre des personnes du même sexe, mais seulement leurs relations sexuelles. Quand l’enfant adopté par un couple homosexuel marié découvrira un jour le Christ et son Église, comment pourra-t-il intégrer, sur le plan moral et spirituel, la vie sexuelle insolite de ses parents ? Il sera bien tenu à la correction fraternelle (cf. Mt 18, 15). Aussi, pour l’enfant vivant au sein d’un tel couple, ce sera, ou la complicité, ou le silence navré face à « des actes intrinsèquement désordonnés » (cf. C.E.C. n. 2357), ou l’héroïsme dans le témoignage des exigences divines. 

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