Les femmes, de si faibles créatures...

Rédigé par Adélaïde Pouchol le dans Éthique et tac

Les femmes, de si faibles créatures...

C'est vrai qu'un tout petit jour, ce 8 mars accordé aux femmes, faisait un peu pingre. Comme la confiserie que l'on donne en maugréant au gamin pour qu'il se taise enfin. François Hollande a donc fait renaître une vieille invention de Mitterrand que d'ailleurs aucun autre gouvernement n'avait jugé bon de garder après lui. Alors que la mode est au changement, surtout maintenant, à la transgression et la nouveauté, l'idée aurait paru réac et arriérée s'il ne s'agissait pas du « Ministère des Droits de la femme ». Le féminisme est périmé depuis bien longtemps mais c'est l'une des seules vieilleries que notre société de consommation et de zapping contemple toujours avec la même vénération, comme s'il s'agissait d'un combat d'avant-garde. Les mots « droit » et « femme » fascinent, accolés ils hypnotisent.

Poussée jusqu'au bout, la logique égalitariste telle que prétend la porter la démocratie à la française, aurait plutôt confié la diffusion de l'idéologie du Gender (car c'est bien de cela qu'il s'agit en réalité) à un Ministère de l'égalité entre les femmes et les hommes.

Ce Ministère des Droits de la femme est tout à la fois discriminant à l'égard des hommes et humiliant à l'égard des femmes, considérées comme une minorité incapable de se défendre par ses propres moyens. Merci pour elles. C'est enfin une graine de discorde de plus semée dans la société ou s'opposent hommes et femmes, parents et enfants, patrons et salariés, Français et immigrés… Diviser pour mieux régner, comme disait l'autre.

Ces ministères créés ou recréés d'un seul coup d'un seul risquent de coûter fort cher puisqu'il faudra bien, à terme, ou bien créer un Ministère de l'égalité entre tous ceux qui sont ou se sentent humains qui puisse réunir les revendications des uns et des autres, ou bien créer de multiples ministères, pour les enfants, les adolescents et les adolescentes, les trans, les bi, les un peu femmes et les pas trop hommes.

Comme le faisait remarquer très justement Nadine Morano le 18 mai dernier, la nomination de Najat Vallaud-Belkacem, qui s'était montrée à l'époque de la polémique favorable au port de la burqa, au Ministère des Droits de la femme, est pour le moins grotesque.

Quoique… la même Najat Vallaud-Belkacem, pressée d'œuvrer pour sa noble cause, travaille déjà à un projet de loi sur le harcèlement sexuel. Et, incontestablement, une femme en burqa se prête assez peu aux regards lubriques de ces messieurs. Serait-ce la ceinture de chasteté des temps modernes ?

Mesdames, haut les cœurs !


 

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1 commentaire

Par ROUSSEL, le

Il faut ajouter ici quelque réflexion sur ce simulacre qu'est la parité homme-femme au sein du gouvernement. Personne n'oserait imposer par un décret immédiat que 50% des chirurgiens ou des garagistes doive être des femmes, car il s'agit ici de métiers, relevant d'une vraie compétence, acquise par une solide formation, et dûment vérifiée.La question du "sexe" de la personne est parfaitement hors sujet et il serait absurde et scandaleux de privilégier tel candidat sur la base de sa feminité ou de son origine sociale .Par contre...s'agissant de "ministre", M.Hollande a pu imposer sans trop de problème ce bizarre principe de parité, de quotas sexiste, tout simplement parce qu'il affirme ainsi qu'être ministre n'est pas un métier et ne relève donc pas d'une particulière compétence acquise et dûment vérifiée.Ce qui est effectivement vrai... être agrégé de philosophie et avoir été professeur de lycée ne prouve en rien une quelconque compétence à diriger un Ministère-mammouth de centaines de milliers de fonctionnaires! Dès lors que le critêre d'une vraie compétence est exclu du choix...on peut toujours faire valoir n'importe quoi comme "décisif", le sexe par exemple ou le jeu des modes,idéologies,rapports de forces au sein du parti dominant. Et donc loin de promouvoir la cause des femmes, l'égalitarisme, caricature perverse de la juste égalité, ici se retourne en fait contre elle : elles ne sont si facilement promues "ministres" que par le vide vague et confus de la fonction, vide compensé comme chacun sait par la compétence de la haute administration!

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