Nous ne mangeons pas de ce pain là.

Rédigé par Adélaïde Pouchol le dans Éthique et tac

Nous ne mangeons pas de ce pain là.

Michel Menu écrivait : « Lorsque le monde tourne à l'envers, nous ne sommes pas de ceux qui marchent sur la tête pour se persuader qu'il va droit ». Les deux pieds fichés sur le sol, nous voyons bien, nous voyons trop bien que les choses sont sens dessus dessous. Et voilà que par arrêté du 20 août dernier, le gouvernement a nommé membre de la Commission nationale consultative des Droits de l'homme le Collectif interassociatif sur la santé, la Coordination française pour le lobby européen des femmes (CLEF) et l'Interassociation lesbienne, gaie (mais vraiment pas drôle), bi et trans – le dernier ferme la porte -, plus simplement nommée Inter-LGBT.

Bien évidemment, aucune association pro-vie ou pro-famille n'y a droit de cité.

Parce que tout le monde a le droit de revendiquer des droits de l'homme, des droits de forniquer comme ci ou comme ça, des droits à être subventionné… sauf le citoyen lambda conscient que la famille n'est pas polymorphe et que le respect de la dignité humaine n'est pas une option.

Faut-il s'attrister d'être évincés encore et toujours de la sphère publique ? Cet ostracisme est le signe évident d'un bouleversement de société que nous connaissons et déplorons et, à cet égard, cette mise au ban de la société est proprement insupportable.

Mais… à bien y regarder, ne sommes nous pas mieux loin de toutes ces commissions qui ne sont qu'un repaire de minorités revendicatrices qui ont besoin de la bénédiction de l'Etat pour légitimer ce qu'elles font le soir dans leur chambre à coucher ? Loin des minorités bruyantes qui se victimisent et revendiquent des droits tandis que, silencieux, nous sommes conscients d'avoir des devoirs avant que d'avoir des droits, que nous remplissons tant bien que mal tandis que dans les commissions droits-de-l'hommiste, on pleurniche aux frais du contribuable. Qu'avons-nous à faire de la bénédiction d'un Etat qui n'en a plus que l'apparence ?

Vouloir les mêmes droits et la même reconnaissance que les lobbies pro-mort et anti-famille serait nous placer sur le même plan, ce serait faire de l'hétérosexualité une option de plus parmi la large gamme des orientations sexuelles possibles.

Maigre consolation ? Faute d'avoir le pouvoir, nous avons au moins l'allure, un certain panache même, à ne pas nous victimiser sans cesse… alors que nous sommes les véritables parias,  à faire marcher nos écoles, nos associations pro-vie, nos églises et nos couvents sans le moindre sou de l'Etat.

« Ne pas monter bien haut peut-être, mais tout seul ! » aurait dit Cyrano.


 


 


 


 

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