Une atteinte grave au plan de Dieu

Rédigé par Père Bernard Gallizia le dans Société

Une atteinte grave au plan de Dieu

 

Réalise-t-on assez que Jésus-Christ lui-même ne s'est pas cru autorisé à nous donner un enseignement nouveau sur le fondement du mariage ? Dans l'évangile selon st Marc, il rappelle seulement ce que fit son Père en créant l'humanité : « dès l'origine de la création, Il les fit homme et femme (altérité sexuelle). À cause de cela, l'homme quittera son père et sa mère (qui l'ont conçu), pour s'attacher à sa femme (avec laquelle il concevra), et les deux ne feront qu'une seule chair ». Et ainsi fut la naissance de la famille humaine...

 

Ce que Jésus rappelle là est la conséquence logique des paroles prononcées dans la Genèse sur Adam et Eve. On y lit que Dieu, dès le début de l'humanité, après avoir fait l'homme et la femme à son image (amour-communion trinitaire), les bénit et leur dit : « Soyez féconds, multipliez, emplissez la terre... ». Le lien indissoluble du mariage primordial du premier homme et de la première femme est ici dans l'affirmation divine : « ils ne feront qu'une seule chair ». Ce lien indissoluble ne doit pas être vu comme une chaîne, laquelle serait insupportable à la longue, mais comme une communion de corps et d'esprit, construisant le couple, ouvrant sur la vie et favorisant un attachement de plus en plus grand l'un envers l'autre jusqu'à la mort.

 

La bénédiction de Dieu est donc liée à la fécondité avec, comme finalité, que l'espèce humaine perdure naturellement, ce qui ne veut pas dire que les gens mariés ne doivent avoir des relations conjugales qu'en vue d'avoir des enfants.

 

Il y a ainsi dans le récit de la Genèse, un lien direct pour Dieu entre bénir et donner la vie. C'est pourquoi Vatican II dit que Dieu lui-même est l'auteur du mariage. Jésus le rappelle dans l'évangile de Marc : « Eh bien ! Ce que Dieu a uni, que l'homme ne le sépare pas ». C'est un fait profondément inscrit dans la nature même de l'être humain, ce n'est pas une structure inventée par la société.

 

C'est pourquoi, nul gouvernement, ni aucunes institutions sociales et politiques d'aucun pays du monde ne peuvent s'arroger le droit de conférer le mariage à une union qui est stérile par nature, puisque nos institutions ont pour but de soutenir, de protéger, et de faire perpétuer l'existence de la personne humaine. Là où cette loi a été votée, elle reste totalement arbitraire et illicite, puisqu'elle soutient institutionnellement une conception artificielle de la procréation de l'espèce humaine. Le mariage est la base et le fondement même de toute la théologie de l'Alliance entre Dieu et l'humanité. On parle d'égalité des droits, mais cette égalité oblige seulement l'État à traiter de la même manière ceux qui sont dans des situations identiques.

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2 commentaires

Par Sancenay, le

Merci au Père Gallizia de fournir cet excellent travail argumentaire pour ceux qui en manquent dont manifestement encore un bon nombre d'évêques et de clers.Pour que ceux qui l'utiliseront pour convaincre leur entourage de résister ( sans exclusive aucune, faut-il le rappeler) ,il conviendrait d'y ajouter l'instructive perspective dans le champ de l'histoire des idées politiques afin de souligner le terrifiant aspect de déconstruction acharnée et programmée par de notre civilisation fondée sur la Loi naturelle définie par le Créateur.Ainsi pourait-on utilement faire , comme le font d'ailleurs sans vergogne ces ennemis proclamés de la Loi naturelle et de la chrétienté ( en fait de toute humanité) au parlement, le lien entre la politique massive d'avortement,l'eugénique DPI, la recherche sur les embryons ( "interdite" sauf dérogations, sans définition de celles-ci ) et bien sûr l'euthanasie, même plus masquée, de l'insatiable Léonetti dont le Cardinal Barbarin vient de découvrir , avec une certaine humilité, la parfaite duplicité.

Par Lebout, le

Excellent. À propos des oppositions citoyennes, un réferendum peut porter sur l'organisation d'une consultation au grand jour. C'est la requête de partis politiques. Mais il ne faut surtout pas qu'ils soient impliqués, on l'a vu dans d'autres circonstances, tant les Français n'ont plus confiance dans les partis qui leur sont imposés. Il ne faut impliquer que les gens compétents pour en traiter.Le référendum doit réclamer une consultation des professionnels de l'enfance, de l'UNAF, des AFC, des moralistes, des élus de terrain et des juristes estimés dans la profession, des Églises, et des membres des diverses élites incontestées. Comme celles de l’Académie des Sciences morales et politiques, du Conseil économique, social et environnemental et du Conseil Constitutionnel, le tout coordonné par une personne ou une instance reconnue honnête par tous (Par exemple le Conseil d’État ou tel homme public ou médiatique...), pour qu’un avis "obligatoire" ou "conforme" soit émis. Car il s’agirait d’un avis ou d’une décision de personnes responsables, compétentes... et non soumises aux obsessions électoralistes et partisanes ou à la versatilité du corps électoral si facilement manipulable... et donc, plus sérieusement représentatifs des meilleurs Français.Les méthodes ne sont jamais neutres. Ainsi, on admet la malfaisance et la perversité du règne actuel de la quantité qui réduit le peuple à n'être plus qu'une masse de grains de sable égalitarisés. Il importe donc que les moyens utilisés contre des lois injustes n'utilisent que la partie légitime du recours au nombre (par ex. un grand nombre de citoyens exigeant qu'un avis soit donné par leurs élites qualifiées) et non à un simpliste et primaire décompte quantitatif par le moyen de ce qui est précisément un cancer social. N'aggravons pas cet état de désordre On ne combat pas la peste par le choléra…Il est dommage que des cardinaux français ne perçoivent pas ce problème pratique et encouragent toute manifestation quantitative sans en dessiner les contours légitimes et les conditions salutaires. Occasion perdue de tracer des voies de reprise salubre d'une démocratie en perdition... Seul Mgr de Quimper y a pensé.A priori, l'initiative de l'Institut Civitas qui veut mobiliser le plus grand nombre pour un "non" chrétien semble bonne. Le seul inconvénient grave est qu'il utilisera la méthode qu'il dénonce et réprouve justement par ailleurs : La constitution d'un groupe de pression minoritaire. Cela sera facilement circonvenu et déconsidéré. Les gouvernements savent utiliser ces contradictions pour en disqualifier les manifs … depuis les fameux barbouzes jusqu'aux provocateurs-casseurs recrutés, en passant par la complicité de médias hédonistes pour propager les sous-entendus assassins d'un "Civitas rétrograde cherchant à grossir sa maigre troupe d'excités… ". Ne prêtez pas le flanc à une diabolisation qui ferait aussi le jeu des lobbys gay.