Et Dieu dans tout ça ?

Rédigé par Karol Magne le dans Humeur

Et Dieu dans tout ça ?

Le Torquemada plus vrai que nature qui officie à la tête du ministère de la propagande nationale et accessoirement de l'éducation, ne sait plus quoi inventer de nouveau pour extirper une fois pour toutes les racines chrétiennes de la France de la tête de nos chères têtes, de moins en moins blondes. Pourtant depuis le petit père Combes, des progrès ont été faits, mais les racines vivaces de la foi renaissent sans cesse de leurs cendres, comme un phénix.

Là où l'on croit que le scientisme a enfin fait fuir les derniers malheureux, forcément incultes, pour verser avec une conviction quasi pathologique dans une aventure digne des contes de Perrault ou des frères Grimm, ne voilà-t-il pas que certains de ceux que l'on pensait thuriféraires patentés de l'athéisme le plus virulent se mettent à proclamer leur foi en un Dieu d'amour.

Des chanteurs, des comédiens, qui depuis fort longtemps s'étaient rangés dans le camp des mécréants, font tout à coup, face aux mines déconfites de leurs coreligionnaires, profession de leurs convictions chrétiennes. Bref, ma pauvre dame, c'est la débandade dans les rangs des troupes d'élite des libres penseurs. L'œil hagard, les spécialistes de la cause religieuse, c'est-à-dire des ennemis les plus farouches de l'Église, en avalent la crosse et le goupillon de leurs certitudes béates. Comment après avoir finalement accepté que le père Noël était une invention commerciale pour soda hallucinogène, des gens d'une grande culture et de bonne réputation peuvent-ils se prêter à de tels reniements de la cause rationaliste ? Les maîtres du petit écran essayent bien d'enrayer la contamination en réunissant des aréopages de marauds et de faquins, qui, la haine de Dieu en porte-voix et la conscience atrophiée, tentent par d'oiseuses considérations sociologiques et des sondages équivoques, de nier jusqu'à l'évidence pour ne pas avoir à rentrer en contact avec la réalité. Une réalité qui leur parle de ce Dieu qu'ils nient pour ne pas réveiller cette conscience qu'ils ont plongée dans un profond coma en se berçant d'illusions au fort parfum de soufre.


À entendre aussi le ton de commisération qu’ils emploient pour parler de cette jeunesse qui se déplace en masse, malgré les avertissements ad nauseam sur les dangers du retour de l’ordre moral, pour voir et entendre ce Pape tant décrié, prônant un état de vie diamétralement opposé aux standards libéraux, l’on comprend que leur petit monde est en train de s’effondrer. À force de tourner en rond autour de leur nombril, ces péremptoires spadassins du nihilisme n’ont pas vu le monde changer, et, incapables de lever les yeux plus haut que leur propre ego, ils n’ont pas senti monter dans les jeunes générations un désir d’infini, bien différent des paradis artificiels et pharmaceutiques, mystifications qui ne donnaient accès qu’à une piètre imitation de la béatitude et envoyaient l’instant d’après l’impétrant dans une descente aux enfers bien réelle celle-là.

Bien sûr, les coteries et fraternelles de l’aberrante négation de l’existence de Dieu, et ce malgré les continuelles découvertes de la science montrant la préexistence nécessaire d’un plan métaphysique à tout ce qui existe, n’ont pas perdu leurs capacités de nuisance, et continuent de déverser sur les âmes le brouillard nauséabond qui s’écoule de leurs esprits malades. Ils se ruent, frénétiques, sur le moindre chrétien surpris en flagrant délit de libre parole, pour essayer de le réduire au silence ou le tourner en ridicule, mais comme les voix de vérité se lèvent de toutes parts, il devient quasi impossible aux coupeurs de paroles, d’arrêter ce flot sans cesse grandissant.

La paranoïa les guette, et confondant leurs désirs avec la réalité, ils essayent de faire prendre les moindres contradicteurs à leurs dogmes grotesques pour de dangereux malfaisants, le couteau entre les dents, prêts a égorger nos filles et nos compagnes. Bref, à la moindre contrariété dans l’exécution de leurs desseins machiavéliques, ils déclarent la patrie en danger. Se croyant toujours aux temps bénis de la révolution prolétarienne, ils publient alors des ordres d’exécutions sommaires et médiatiques où les noms des dangereux empêcheurs de délirer en rond sont marqués à jamais du signe maudit entre tous : intégriste.

Pendant que sur les fourneaux du diable, les doctes paraphaires de la mort de Dieu continuent de préparer leurs infâmes brouets de onze heures, entre avortement, euthanasie et maintenant le mariage pour tous et pour tout, le Panzerkardinal, comme le surnommaient amicalement ses paroissiens, devenu pape, s’active sans précipitations mais sans hésitations, à rendre l’Église à Dieu. Et après quelques années de chasse au dahu, les prélats de l’Église de France reprenant le chemin des autels et des confessionnaux, retournent à la place que Dieu leur a destinée, abandonnant à d’autres plus compétents en la matière les postes d’assistantes sociales et de leaders syndicalistes.

Au grand dam des tabellions et autres représentants protéiformes du syndicat des bredins anti-papistes qui perdent là quelques-unes de leurs meilleures recrues comme celles que croquait avec justesse feu Michel de Saint Pierre dans Les nouveaux prêtres.   

Avec des abbés Delance qui pointent le bout de leurs soutanes et avec le soutien d’une belle liturgie, il semblerait que dans nos églises au moins, l’on ait remis Dieu sur les autels. Et ça c’est une bonne nouvelle !

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