Les clowns ne font plus rire…

Rédigé par Karol Magne le dans Humeur

Les clowns ne font plus rire…

    

Après l'éparpillement façon puzzle, comme aurait dit feu Bernard Blier, le PS du congrès de Reims a su recoller les morceaux à la colle Ubu, citoyenne et républicaine, une sorte de torchis malodorant qui mêle dans un improbable syncrétisme les innombrables coteries de camarades, qui pour les unes frôlent un attachement fanatique à la pensée des Khmers rouges et pour les autres un centrisme honteux façon Bayrou. Ce carnaval bigarré, on le sent bien, n'était qu'un vernis supposé tenir le temps de la campagne électoral, et même si l'on voit que les coutures après six mois passés à la tête du char de l'État sont au bord de l'explosion. Mais le grassouillet de Tulle a beau rentrer le ventre avec tout son gouvernement, il ne va pas pouvoir retenir sa respiration très longtemps, et l'illusion de l'homme normal mais providentiel va se vautrer avec la bedaine, serait-elle la première de France, sur la sous-ventrière en peau de catho (c'est la seule matière qui résiste au prurit marxiste).

Bref, nous savions que nous avions la gauche la plus bête du monde, la mode étant au pléonasme, mais nous venons de voir après deux semaines d'un « soap opéra » dans le plus pur style hollywoodien, la droite française nous donner le spectacle navrant de la compétition égotique de deux olibrius, qui voudraient bien nous faire accroire de leur amour de la France, mais dont la seule chose qui transpire de leurs gesticulations de foldingues sous amphétamines pour le sieur de Meaux et sous Prozac pour l'éclopé de Sablé-sur-Sarthe, c'est un nombrilisme qui tourne à la caricature de Narcisse. Aux dernières nouvelles ils organiseraient un référendum pour savoir s'il faut revoter ! Claude Pieplu est mort; mais pas les Shadoks !

Un tel désintérêt pour la cause publique de la part de ces autoproclamés républicains nous fait comprendre l'insistance de notre Saint-Père à redonner au latin ses lettres de noblesse, car ces nouveaux barbares, ignorant du sens des mots qu'ils emploient, confondent bien souvent l'intérêt de tous avec le leur.

Par exemple, la res publica n'est pas un contrat social en vue de créer des associations de malfaiteurs mais est en vue du bien commun. Il faudrait aussi expliquer à ces prévaricateurs de tous poils que l'on peut faire le bien mais que l'on ne peut pas le posséder, ce qui est à peu de chose près l'inverse de la ligne de conduite de ces goinfres à l'ambition protéiforme et illimitée.


Le cirque politique qui exhibe son absence du moindre sens moral comme un étendard, prétend donner des leçons de probité à une jeunesse sans repères parce qu’ils lui ont refusé une éducation, noyant leur incompétence sous une logorrhée absconse et inconsistante, érigée en dogme unique et exclusif, n’ayant pour seul objectif que la réalisation de leurs rêves stériles d’une déshumanité de clones interchangeables et égaux dans leur médiocrité.

D’aucuns auraient vu là le cauchemar d’une société retournée à la barbarie, mais pas nos politiciens qui voient du progrès social là où toute personne de bon sens ne verrait que le champ de ruines d’un pays changé en un vaste camp d’extermination de la pensée et de la civilisation chrétienne. 

De gauche ou de droite notre classe dirigeante n’a ni classe, ni leadership. La seule chose qu’ils ont en commun c’est de vouloir imposer à la plèbe une doctrine liberticide n’ayant pour seuls fondements que les délires de leur égo obèse, qu’une presse quasi incestueuse propage avec la constance des girouettes: toujours dans le sens du vent mauvais. Aujourd’hui le tabac, l’alcool, le sucre, le gras et le catholicisme sont les ennemis désignés, mais demain, et ils y travaillent avec entêtement, ils vont imposer le délit de penser librement, la lecture obligatoire du petit livre vert des moisis du bulbe dont la doctrine prône l’éradication du genre humain, j’en passe et peut-être des pires.

Chaque bord de l’échiquier a bien sûr un vocabulaire différent mais le fond reste le même. Tant que vous avalez quotidiennement vos cinq fruits et légumes, et vos quatre heures de bêtises télévisuelles, tout va bien. Pendant ce temps-là, on peut assassiner les enfants à naître, les vieillards, les malades et unir comme dans la Rome décadente, un empereur fou et son cheval, tout va très bien madame la marquise. Le seul problème dont ils se préoccupent, qui les obnubilent aux dépens de tous les autres, les vrais, ceux de la vie quotidienne de leurs concitoyens et néanmoins électeurs, c’est de savoir qui sera le chef. Ces partis politiques sont des armées mexicaines où tout un chacun veut être général et aucun soldat. « Vous serez comme des dieux »: la première et toujours actuelle doctrine du mal qui, comme les animaux de la fable de La Fontaine – « ils ne mouraient pas tous mais tous étaient frappés » –, les a tous contaminés.

Ils nous rejouent un mauvais western : « Les benêts, les brutes et les truands ». Libre au lecteur de dire qui rentre dans quelle catégorie, mais ce qui est sûr c’est que le budget du film est financé par nos impôts et que nous le voulions ou non nous sommes contraints d’assister à cet interminable péplum et de le financer. Et dire qu’il n’y a même pas d’entracte. Pour les glaces, les chocolats et le sourire de l’ouvreuse, c’est comme d’habitude des promesses, des promesses et à la fin c’est la soupe à la grimace.

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