J'ai vu passer la manifestation du 27 janvier...

Rédigé par Adélaïde Pouchol le dans Éthique et tac

J'ai vu passer la manifestation du 27 janvier...

« Nous aussi, on veut congeler nos bébés ». Autour de la place de la Bastille, les slogans brandis par les partisans du « mariage » pour tous le 27 janvier dernier mériteraient pour certains de figurer dans une anthologie du mépris. Ou de l'insulte.

Les manifestants avaient reçu des consignes précises en terme d'habillement, c'est donc un cortège décent, à quelques Femen près, qui battait le pavé. Civitas avait publié, au début de la mobilisation, une affiche présentant deux homosexuels avec quelques chaînes pour seuls vêtements, commentant : « Confierez-vous vos enfants à ces gens-là ? ». L'affaire avait fait du bruit et poussé les militants homosexuels à donner une image plus compatible avec celle d'engagement et de responsabilité que renvoient mariage et filiation. Mais, incontestablement, les slogans n'avaient pas été soumis à la même censure. Faute de pouvoir déambuler en tenue d'Adam, les militants ont concentré leur besoin de provocation et de vulgarité dans les slogans. Pas de contrôle du message, donc, comme à la Manif pour tous du 13 janvier où les pancartes étaient toutes estampillées du sigle du Collectif.

Derrière leurs drapeaux couleurs de l'arc-en-ciel, les militants se disaient « fiers de marcher du bon côté de l'histoire ». Peu d'enfants dans le cortège (et pour cause !) mais de nombreuses personnes dont les cheveux blancs et le plaisir visible qu'ils avaient à manifester laissaient supposer qu'en Mai 68, ils étaient sans doute aussi « du bon côté de l'histoire ». Si la poésie du 27 janvier dernier, style « François, si tu recules, on t'encule » ou « Barjot au congélo », ne mérite pas un commentaire composé en bonne et due forme, quelques aspects méritent néanmoins d'être soulignés. Ils révèlent les trois moteurs du lobby gay : la revendication d'égalité, la provocation et la haine de l'Église.


 

« Nos droits ne sont pas des privilèges », « L’égalité des droits n’est pas une menace », « Votre amour n’est pas plus sacré que le mien », « M’a-t-on demandé mon avis pour ton mariage ? ». Les pancartes se succédaient, parfaites émanations du discours égalitariste déjà maintes fois dénoncé dans nos colonnes et bien d’autres. « L’homophobie ne sied pas à mon teint », brandissait un manifestant. Le sophisme, en revanche, leur donne bonne mine. Est-il besoin de le rappeler ? Cette revendication voudrait instaurer une égalité entre les groupes (couples) et les comportements (homosexualité ou hétérosexualité), quand l’égalité n’est garantie par la justice qu’entre les individus.

Deuxième moteur de leur action: le mépris et l’insulte, servis le plus souvent par une dose non négligeable de vulgarité, de vraie vulgarité. Pas de celle que l’on se permet entre proches après une soirée arrosée. « La pelouse, je ne la piétine pas je la broute » : voilà qui donne un bel aperçu des qualités rhétoriques de nos opposants. Il en fut même pour se découvrir des talents de dessinateurs. La décence veut que l’on taise ici la nature de leurs chefs-d’œuvre.

Leur dernière trouvaille : faire passer les familles et les couples hétérosexuels pour des ringards ou des ploucs. Les homosexuels et leurs frères d’armes revendiquent le monopole de l’élégance. Voyez plutôt : « Nous aussi on veut appeler nos enfants Kevin et Tyson et avoir un chien qui pue ». « Nous aussi on veut un Power Point pourri à notre mariage ». « Nous aussi on veut rouler en Scénic et aller faire nos courses en jogging ». « On vous laisse le PMU, nous gardons la PMA ». Non seulement, les opposants au « mariage » pour tous ne seraient pas aussi chics que les militants de la cause homosexuelle,  mais ils ratent aussi ce qu’ils entreprennent : « Ça fait 2000 ans que vous ratez vos mariages, laissez-nous essayer ». Prudents, malgré tout, les militants demandaient aussi le « droit au divorce pour tous »… « Mieux vaut une paire de mères qu’un père de merde », ajoutaient les militants. Une bonne correction, c’est tout ce que nous semblons mériter aux yeux de ces gens, aussi brandissaient-ils un dessin représentant une « tapette à homophobes ». Que voulez-vous, « Les CONservateurs, c’est bien mais dans les musées ».

Troisième et ultime moteur : la haine de l’Église. « Sainte Marie, mère porteuse », « Jésus aussi a eu deux papas », « Curés dans vos diocèses, nous on baise », « Benoît XVI, tu te trompes de Fallope », « Dieu aime les hommes, non ? », « Vatican, Guantanamo mental », « Je ne suis pas cathophobe, mais… », etc… Bref, la cible était claire.

Enfin… Un peu de pitié, car c’est la détresse parfois qui pointait au bout des cartons qui s’agitaient au-dessus des têtes. « Laissez-moi épouser Di Caprio ! », a-t-on pu lire ce jour-là. D’ailleurs, ne soyons pas trop sévères, les militants ont promis d’être sages : «Promis Christine, on ne touchera pas à nos cousines », qu’ils disaient.

Alors, confierez-vous vos enfants à ces gens-là ?

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