Loi Taubira : Relever le défi de l’objection

Rédigé par Philippe Cappello le dans Politique/Société

Loi Taubira : Relever le défi de l’objection
Manifestation pour l'objection de conscience

Pour répondre aux besoins d’un public de plus en plus large de personnes concernées dans leur profession par l’objection de conscience face aux réformes de société, l’association « Objection ! » propose les 14-15 décembre un premier week-end de formation à Paris.

 

Avec l’accélération des réformes de société, l’objection de conscience devient de plus en plus l’affaire de tout un chacun. Les populations touchées sont de plus en plus nombreuses : professions de santé, maires, adjoints au maire, notaires, policiers, militaires, etc. Demain s’adjoindront les assistantes sociales (quand celles-ci devront traiter les procédures d’adoption pour couples homosexuels), les enseignants (quand ceux-ci devront enseigner l’idéologie du Genre) mais également les parents si ceux-ci refusent comme en Espagne (plus de 50 000 familles ont refusé que leurs enfants participent aux cours d’éducation civique) que les enfants se voient imposer une prévention de l’« homophobie ».

Un formidable témoignage

Quand l’objection est raisonnée (sur le respect de la loi naturelle), elle constitue un formidable témoignage. Témoignage d’autant plus courageux que la personne est toujours seule face à son choix. C’est la nouvelle forme de dissidence, celle qui dit non à cette vie dans le mensonge où en public il faut endosser un rôle social en contradiction avec ses convictions les plus intimes. L’objecteur affirme finalement le caractère illégitime de la loi et loin d’être un désobéissant témoigne de sa fidélité à la loi de la raison. C’est dans ce cadre qu’est née « Objection ! » (www.objectiondelaconscience.org) avec son support associatif que constitue l’Association pour la Liberté de la Conscience en France (APLCF). À la base il y a la conviction qu’il n’est pas possible de passer son chemin en prétextant qu’il fallait faire le bon choix professionnel. « Objection ! » souhaite donc promouvoir une prise en charge collective du phénomène de l’objection de con­science, convenablement entendue. La pression sur ces personnes est si forte qu’il est crucial qu’elles constituent entre elles et avec tous ceux qui les soutiennent une communauté soudée. Que peut-on faire ? Que doit-on faire ? Face à cette question, les objecteurs expriment généralement un triple besoin :
– besoin d’information et de formation ;
– besoin de nouer des contacts, de briser la solitude et de créer des réseaux, au sein d’une profession, mais aussi entre les professions (ou fonctions) touchées ;
– besoin d’un soutien, d’une reconnaissance mais également d’une aide professionnelle et financière.

Se former

Pour répondre à ce triple besoin, « Objection ! » organise en partenariat avec Alliance Vita un week-end de formation les 14 et 15 décembre prochain à Paris. Ce parcours est destiné en priorité aux professions de santé, aux officiers d’état civil, aux notaires mais également à tous ceux qui sont aujourd’hui menacés. La première journée sera partagée entre des exposés théoriques traitant de l’ensemble des facettes de l’objection de conscience (phénoménologie, aspects moraux, implications institutionnelles, etc.) et des tables rondes par profession (santé, maires, etc.) qui permettront échanges et témoignages. Une large place sera également laissée aux échanges informels. Le dimanche sera plus particulièrement consacré à l’action au travers de différents ateliers :
– ateliers de mise en situation par profession : animés par des formateurs professionnels, ces ateliers devraient permettre aux participants de s’exercer aux situations qu’ils devront rencontrer ;
– ateliers juridiques par profession animés par des juristes spécialisés ;
– deux ateliers spécifiques, un consacré plus spécifiquement aux parents (et aux enseignants), l’autre aux notaires ;
– ateliers théoriques visant à approfondir les notions et les éléments abordés la veille.

Pour s’inscrire : http://www.weezevent.com/objection-formation-objection-de-conscience
Pour tout renseignement : écrire à APLCF BP 26103 75061 Paris Cedex 02, téléphoner au 07 71 03 76 34 ou aller sur le site internet www.objectiondelaconscience.org

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1 commentaire

Par Marc Bergerot, le

Sainte Blandine et tant d'autres martyrs fondateurs de notre civilisation avaient -ils suivi une "formation" avant d'assumer la seule liberté qui vaille ?
Certaines assocaitions si portées sur "la com" et leur leaders n'auraient-ils pas besoin si ce n'est de se former , du moins d'interroger profondément leur conscience lorsqu'un d'eux professe que la Loi Léonetti , qui d'ailleurs aux termes mêmes de son auteur n'est pas suffisament "aboutie" , est "équilibrée " ?
Il est de mon devoir , notamment par expérience, de dire à la jeunesse que la pratique de l'objection de conscience relève précisémment d'un acte volontaire très , très personnel parce qu'il s'agit d'abord d'un sacrifice que l'on ne saurait imposer aux autres.
Il revient d'abord et en priorité aux bons prêtres de forger ( le mot n'est pas trop fort ) les consciences à cet effet,. C'est certes plus exigeant que de singer la com du monde.
Cette "science" , me semble-t-il, relève davantage de la vocation si spéficique des prêtres , que de quelque profession de "formateur" que ce soit, d'autant qu'une formation mièvre peut facilement déboucher , on l' a vu, sur du formatage ( cf la reprise dans la bouche de l'adversaire de slogans tels que "non à l'homophobie")
Cela n'empêche pas évidemment de s'enquérir en sus des questions de droit, et matériellles que cela implique, mais ce n'est pas et de loin le principal.
Bien sûr la question de la solidarité est importante.Mais là aussi cela ne s'improvise pas mais se nourrit justement de l'exemple et de la confiance offerts par le sacrifice.
Ma boutade n'est pas destinée à mettre à bas de telles initiatives mais à inviter les jeunes à appréhender la gravité du sujet d'abord en leur âme et cosncience et garder la distance nécessaires avec les avis extérieurs mêmes les plus amicaux.