L'Imitation de Jésus-Christ, livre premier, chapitre I

Rédigé par Thomas a Kempis le dans Religion

L'Imitation de Jésus-Christ, livre premier, chapitre I

À partir de ce 3 novembre 2013, nous proposons L'Imitation de Jésus-Christ, dans la belle traduction de l'abbé Félicité de Lamennais. Nous publions aujourd'hui le premier chapitre du Livre premier. Celui-ci s'intitule : « Avis utiles pour entrer dans la vie intérieure ». Ce premier chapitre est titré : « Qu'il faut imiter Jésus-Christ, et mépriser toutes les vanités du monde ». Classique de la vie spirituelle, datant du XVe siècle, L'Imitation de Jésus-Christ est généralement attribuée au moine hollandais Thomas a Kempis.

 

 

1. Celui qui me suit ne marche pas dans les ténèbres, dit le Seigneur. Ce sont les paroles de Jésus-Christ, par lesquelles il nous exhorte à imiter sa conduite et sa vie, si nous voulons être vraiment éclairés et délivrés de tout aveuglement du coeur.?Que notre principale étude soit donc de méditer la vie de Jésus-Christ.
2. La doctrine de Jésus-Christ surpasse toute doctrine des Saints: et qui posséderait son esprit y trouverait la manne cachée.?Mais il arrive que plusieurs, à force d'entendre l'Evangile, n'en sont que peu touchés, parce qu'ils n'ont point l'esprit de Jésus-Christ.?Voulez-vous comprendre parfaitement et goûter les paroles de Jésus-Christ ? Appliquez-vous à conformer toute votre vie à la sienne.
3. Que vous sert de raisonner profondément sur la Trinité, si vous n'êtes pas humble, et que par-là vous déplaisez à la Trinité ??Certes, les discours sublimes ne font pas l'homme juste et saint, mais une vie pure rend cher à Dieu.?J'aime mieux sentir la componction que d'en savoir la définition.?Quand vous sauriez toute la Bible par coeur et toutes les sentences des philosophes, que vous servirait tout cela sans la grâce et la charité ??Vanité des vanités, tout n'est que vanité, hors aimer Dieu et le servir lui seul.?La souveraine richesse est de tendre au royaume du ciel par le mépris du monde.
4. Vanité donc, d'amasser des richesses périssables et d'espérer en elles.?Vanité, d'aspirer aux honneurs et de s'élever à ce qu'il y a de plus haut.?Vanité, de suivre les désirs de la chair et de rechercher ce dont il faudra bientôt être rigoureusement puni.?Vanité, de souhaiter une longue vie et de ne pas se soucier de bien vivre.?Vanité, de ne penser qu'à la vie présente et de ne pas prévoir ce qui la suivra.?Vanité, de s'attacher à ce qui passe si vite et de ne pas se hâter vers la joie qui ne finit point.
5. Rappelez-vous souvent cette parole du Sage: L'oeil n'est pas rassasié de ce qu'il voit, ni l'oreille remplie de ce qu'elle entend.?Appliquez-vous donc à détacher votre coeur de l'amour des choses visibles, pour le porter tout entier vers les invisibles, car ceux qui suivent l'attrait de leurs sens souillent leur âme et perdent la grâce de Dieu.

 

Pour ceux qui désirent lire ce texte à la suite, dans une véritable édition, nous recommandons la belle édition réalisée par  Traditions monastiques

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1 commentaire

Par Baltus Jean-Marie, le

Bravo et merci pour cette nouvelle traduction...

Pour les petits français si (peu) féru d'histoire et surtout pas de celle des autres, il faut rappeler que :

- les Pays-Bas actuels ont obtenu leur indépendance au XVII° en se révoltant contre Philippe II de Habsbourg et se sont appelées Provinces Unies, dont la province de Hollande et non Pays-Bas, appellation des provinces du sud, catholiques et respectueuses de leur dynastie naturelle, les Habsbourg. Ceux-ci ont conduit les provinces du sud depuis Maximilien I jusqu’à Louis II, empereur d’Autriche jusqu'à la Révolution Brabançonne de 1789, pour former les États Belgiques Unis, sous l'appellation en France pendant ces trois siècles environ, de Pays-Bas espagnols puis Pays-Bas autrichiens...
Lors de la I° révolution française, après la conquête par les sans-culottes, les hollandais et consorts passent sous régime républicain sous l'appellation de république batave puis ensuite de royaume pour le frère de Bonaparte, sous l'empire Français.
- Après le congrès de Vienne, la dénomination devient Royaume des Pays-Bas, maison d'Orange-Nassau, englobant l'ensemble du Benelux actuel jusqu'à la seconde révolution belge de 1830 qui sépare la Belgique ce ces nouveaux Pays-Bas.
- Thomas a Kempis ne pouvait être hollandais, puisqu’il est né et a vécu sur l'actuel territoire belge...