Crise sociale : Mgr Centène s'explique

Rédigé par Philippe Maxence le dans Politique/Société

Crise sociale : Mgr Centène s'explique

Docteur en droit, Mgr Raymond Centène, évêque de Vannes, a soutenu la rébellion des Bretons. Quel message peut transmettre l’Église dans cette crise sociale que traverse la France ? La doctrine sociale de l’Église peut-elle apporter une réponse à une situation de plus en plus alarmante ? Dans cet entretien, à paraître dans le prochain numéro de L'Homme Nouveau, l'évêque de Vannes a bien voulu répondre à nos questions. 

 

 

Vous avez soutenu publiquement la manifestation des « bonnets rouges ». Pour quelle raison ?

Mgr Raymond Centène : Que les choses soient claires : je n’ai pas appelé directement à aller manifester. Dans un billet d’humeur, j’ai signalé les manifestations qui devaient avoir lieu en Bretagne mais j’ai surtout encouragé « tous les Morbihannais, soucieux du bien des autres, au-delà de leurs diverses sensibilités, à manifester leur solidarité et leur engagement altruiste de la manière qu’ils jugeront la plus utile ».

En effet, les manifestations sont souvent, en aval, le signe d’un échec qui ne dit pas son nom en amont : échec du dialogue et des négociations, aveuglement sur les causes d’un problème et donc sur les solutions à apporter. Les manifestations signent l’échec du politique au sens noble. C’est pour ce... Ce billet a été publié dans L'Homme Nouveau, je commande le numéro

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11 commentaires

Par Anne Lys, le

Je n'ai jamais dit que nous vivions dans un système libéral... Nous en sommes même très loin. En France, bien sûr, où notre économie est gérée, par la gauche à la manière soviétique, mais guère mieux par la droite. Mais même dans les pays que l'on accuse d'être "libéraux" et où, certes, certains bénéficient d'un total laxisme, mais où tous ne jouissent pas de la liberté d'action que suppose le libéralisme.

J'ai essayé de décrire ce qu'est le véritable libéralisme, pas du tout le système dans lequel nous vivons...
J’avais d’ailleurs précisé : « S’imaginer que les mécanismes économiques se réguleront d’eux-mêmes et donc qu’en économie tout est permis, ce n’est pas du libéralisme, c’est du libertarisme. »

Quant aux « très gros » salaires, il faut savoir qu’ils sont prélevés sur les bénéfices et que leur montant, s’il n’est pas attribué aux dirigeants, est distribué aux actionnaires. Ce sont ceux-ci – et ceux-ci seulement – qui peuvent se plaindre s’il est décidé de verser un salaire qu’ils jugent immérité. Ils sont libres – si (et seulement si) ils ont payé aux salariés un juste salaire – d’utiliser comme ils l’entendent ce qui doit leur revenir pour tenir compte du risque qu’ils ont pris en investissant leur argent dans les entreprises. Et ce risque est considérable – depuis 15 ans, en France, les capitaux investis dans les entreprises ont perdu plus de la moitié de leur valeur : ceux qui ont investi quand leur cours était au plus haut ont donc perdu plus de la moitié de ce qu’ils ont investi.

Et sans argent investi, il n’y a ni entreprises, ni emplois.

Ces salaires, évidemment, ne rémunèrent pas un horaire de travail, mais sont une récompense pour l’argent que leur façon de diriger a fait gagner à l’entreprise ou lui a évité de perdre. Cet argent qu’ils ont permis à l’entreprise de gagner ou de ne pas perdre représente souvent plusieurs dizaines de fois leur salaire, si élevé que soit celui-ci.

Bien entendu, quand les administrateurs ont eu l’imprudence de consentir des rémunérations extrêmement élevées pour les dirigeants, sans prévoir de réduction dans le cas où ils échoueraient dans leur mission, il faudrait un garde-fou, d’ailleurs difficile à définir, tant les situations peuvent être différentes.

Par df, le

Madame Lys a une vision idéale du libéralisme à laquelle on ne pourrait que souscrire tant tout le monde paraît scrupuleux et respectueux de l'autre. Mais la réalité quotidienne est toute autre! Vous ne voyez pas que, à cause de cette économie devenue folle, les inégalités ne cessent de s'accroître? Plus de 8 500 000 pauvres! 15% de la population!
Le salaire moyen net était de 2130 euros en 2011 soit 25560 par an, ce qui fait en 45 ans à peu près 1 130 000 euros ; c'est ce que gagne à peu de choses près le 81ème patron dans ce classement SBF 120, mais en un an :
http://www.journaldunet.com/economie/magazine/salaires-patrons/
Dans quel secteur travaille ce monsieur, un secteur sensible, stratégique?...La dépendance, eh oui, ces maisons de retraite qui coûtent bien cher à ceux qui peuvent financièrement y accéder ; je pense que vous trouverez normale cette rémunération, mais pas moi. Mais il est vrai qu'on ne peut pas en vouloir à ce dirigeant qui, en gagnant 45 fois le salaire moyen (soit 80 fois le smic), bénéficie et sait profiter du système économique en place que vous trouvez si vertueux.

Par Anquetil, le

Qu'est ce que c'est que cette mode des barbus

Est ce pour faire confusion avec d'autres qui agitent

La planète et terrorisent les chrétiens ?????

Que ce Mgr soutienne les bretons , c'est la moindre des choses a double titre:
1--Ecotaxe ,dont le PS et l'UMP sont actionnaires , est une machine a faire payer les travailleurs contribuables mais aussi une de plus qui se rajoute a la panoplie des moyens de surveillance partout portant atteinte à la libre circulation des biens et des personnes : péages, caméras , cartes bleues, ..........
A quelle heure, combien de temps........etc.....
Une machine de plus qui se rajoute au protêt des illuminatis de nous asservir tous.! Voir www.syti.net . c'est effrayant

Tous devons dire stop a cet engrenage .

Par roussel, le

Le grand mérite de Mgr Centène est ici d’ENFIN situer le débat, à un niveau qui ouvre la problématique et appelle une vraie discussion. Mais aura-t-elle lieu et temps ? et avec qui….?
Le grand danger est ici d’en rester à une analyse « à la Mélenchon » dans la critique du libéralisme, , chargé de tous les péchés du monde, par simple transfert des réflexes « de gauche » anti-capitalistes en lesquelles se fourvoyèrent marxistes superficiels et autres « chrétiens de gauche »….nous n’en sommes pas encore sortis !
Il serait nécéssaire ici pour nos évêques , de reprendre et surtout approfondir la connaissance et compréhension du « libéralisme » par exemple en réfléchissant et en écoutant les disciples de Raymond ARON en France….. en fréquentant Pierre MANENT, ou l’excellente revue COMMENTAIRE. Ne pas confondre le libéralisme économique et le libéralisme existentialiste à la Sartre des années 50, dont nous payons aujourd’hui les graves conséquences et dégâts.
Avant d’être politique-économique-sociale, la crise que nous vivons est métaphysique-religieuse-ethique, niveau auquel ne parvient pas l’analyse de Mgr Centène, qui ne sait répondre que par la « doctrine sociale de l’église’ , privée de ses soubassements-fondements théologiques, philosophiques, anthropologiques . Fa

Faute d’accéder à ne niveau de compréhension qui reste ici trop peu explicité, le risque est à nouveau de fourvoyer l’église dans de vagues engagements écolo-socialistes. Les « bonnets rouges bretons » ont quelque chose à voir avec ce que fut jadis le combat des « Lip » à Besançon, ô combien soutenus par l’église locale, dan,s la dramatique insuffisance et absence d’une vraie culture économique, et les illusions , orgueil, suffisance, facilités des « bien pensants », de gauche bien sûr …. qu’en reste-t-il ? Rien, sinon des souvenirs de héros de bande dessinée…..
Alors Mgr Centène…. un bon début qui nous surprend heureusement, par son ampleur en dépassant le style habituel des discours d’église en France….mais ouvrez le débat, écoutez aussi les vrais » libéraux »……

Par Anne Lys, le

Je persiste et signe : le libéralisme, c'est uniquement la liberté de ne faire que ce qui ne nuit pas à autrui.

Dès lors qu'une action nuit à autrui, elle n'est pas "libérale", elle peut-être "libertaire" si elle est menée dans l'esprit : "Je peux faire tout ce que je veux, tant pis pour les autres", elle peut-être dirigiste, quand elle est menée dans l'esprit : "Je sais mieux que les autres ce qui est bon pour eux et je le leur imposerai par le bâton, l'amende, la prison, voire l'épée.."
Ces attitudes n'ont rien à voir avec le libéralisme. Ce n'est pas parce que certains partis ou mouvements ont voulu confondre le libéralisme avec d'autres façons d'agir que cette confusion doit s'imposer.
Dans le cadre du libéralisme, on a le droit d'entreprendre, de produire, de tirer un profit légitime de son travail
Mais on n'a pas le droit, si l'on est entrepreneur, de sacrifier les droits légitimes de ses salariés pour augmenter ses profits, on n'a pas le droit de les harceler pour qu'ils produisent plus ou par plaisir, on n'a pas le droit d'user de son autorité sans nécessité, simplement pour le plaisir de la manifester,. Si l'on est salarié, on a le droit à son juste salaire (et non au salaire minimal qu'un employeur est obligé de concéder, si le travail effectué mérite plus et si l'employeur est en mesure de le verser), au respect de sa vie privée, à la considération, à ne pas être harcelé, mais on n'a pas le droit de harceler ni son supérieur (cela arrive !) ni ses inférieurs ni de frustrer son entreprise du travail que l'on doit pour mériter son salaire.
Que l'on soit employeur ou salarié, on a aussi le droit d'user librement de l'argent gagné, après avoir participé aux dépenses des services publics à due proportion de ses ressources, sans se voir reprocher ni confisquer ce qui reste disponible.

Par df, le

Trois énormités, en plus des nombreux hors-sujets sur le socialisme, le mariage pour tous, etc. relevés dans les 3 derniers commentaires :
le libéralisme est seulement la liberté de faire « tout ce qui ne nuit pas à autrui »
Et qu'on cesse de prétendre que le libéralisme est fondé sur l'égoïsme !
le Christ n’a absolument pas cure de la justice sociale

C'est au minimum de l'inconscience, voire du cynisme! En effet, c'est bien connu :
Licencier à tour de bras, car l'entreprise ne fait pas assez de bénéfices, ne nuit pas à autrui, ni même à ceux qui vont devoir aller pointer à Pôle Emploi pendant des mois et des mois! Payer des gens entre 3 et 5 euros/heure comme en Allemagne, je connais bien ce pays, c'est les respecter!, Planquer des centaines de milliards dans des paradis fiscaux, ce n'est pas égoïste! Quant à la dernière assertion dont Em Gave est l'auteure, j'aimerais que le pape François soit là pour vous répondre! Je ne pense pas que vous l'ayez écouté.

Sortez de votre bulle, allez aider des associations bénévoles ( le secours catholique en fait partie) qui doivent colmater les trous béants provoqués par la précarité, la détresse et la misère grandissantes engendrées par ce système, au lieu de tenir des propos aigres et méprisants tous azimuts.
Le pape François a aussi tenu des propos dignes d'intérêt sur le pouvoir, l'argent,... je vous invite à les relire attentivement!!!

Par Anne Lys, le

Monseigneur,

Pardonnez à une catholique lambda d’avoir l’audace, comme Gros-Jean qui en remontre à son curé, tout en approuvant l’esprit de votre message, de ne pas être, mais pas du tout, d’accord avec vous sur un mot, celui de « libéralisme ».

C’est pourtant un beau mot, et qui n’est nullement synonyme, comme vous semblez le croire, de « libertarisme » ; ce n’est pas la liberté de faire n’importe quoi, pourvu que cela convienne à mon « moi », à « mon » intérêt, à « mon » désir.

Cette « liberté » infinie, indéfinie, ne se souciant que de soi-même – et même, en fait, seulement de l’idée que l’on se fait de soi-même, même si cette idée est nocive pour nous-mêmes…. Cela, c’est le libertarisme.

Alors que le libéralisme est seulement la liberté de faire « tout ce qui ne nuit pas à autrui », à cet « autrui », ce « prochain » que nous devons aimer « comme nous-mêmes » (et non « plus que nous-mêmes », d’ailleurs).

S’imaginer que les mécanismes économiques se réguleront d’eux-mêmes et donc qu’en économie tout est permis, ce n’est pas du libéralisme, c’est du libertarisme.

Mais se méfier, par principe, de toute action libre de l’individu, le brider, le ligoter d’avance, en présumant que tout ce qu’il peut faire librement nuira à son prochain, ce n’est pas plus souhaitable.

La loi doit être là non pas tant pour interdire à priori que pour veiller à ce que la liberté ne tourne pas à l’abus, le plus souvent par un contrôle a posteriori et par la répression des abus.

Il ne serait pas grave, Monseigneur, que votre vocabulaire, sur ce point, soit imprécis, si l’opposé du libéralisme (et non du libertarisme) n’était pas le socialisme, lequel n’a, depuis qu’il a été formulé, pas d’ennemi plus détesté que le Christianisme.

Or le socialisme n’est pas l’ennemi du libertarisme, nous le voyons bien quand il prône – et impose à toute la société – la destruction du mariage d’abord en imposant ou inspirant des lois favorisant de plus en plus le divorce, puis en imposant le « mairage » (non, ce n’est pas une faute de frappe !) de ceux à qui la nature voulue par Dieu interdit l’accouplement. Nous le voyons quand il favorise toujours plus l’avortement, au nom du droit de la femme (et de l’homme qui a engendré l’enfant) de vivre plus agréablement en se débarrassant de l’enfant qui pourrait les gêner… Nous le voyons quand il exige qu’on autorise l’euthanasie, pour que l’on ne soit plus gêné par la présence de ces êtres humains ravagés par la vieillesse ou l’infirmité. N’est-ce pas le « moi » qu’il favorise ainsi ? et non le prochain sans défense, l’enfant déchiré entre ses parents séparés, l’enfant qui va mourir avant de naître, celui qui sera privé à jamais d’un papa ou d’une maman parce qu’adopté par des homosexuels ou fabriqué pour eux, la personne muette et paralysée (mais pas obligatoirement totalement inconsciente, comme de nombreux exemples – j’en ai connu un personnellement – le démontrent) qui va subir l’horrible souffrance de la mort par la faim et la soif, parce que sa vie ne serait plus digne d’être vécue.

Entre le libéralisme qui laisse à chacun la liberté de faire tout ce qui ne nuira pas au prochain et le socialisme qui ne laisse de liberté qu’à ceux qui nuisent effectivement au prochain le plus fragile, que choisir ?

Veuillez agréer, Monseigneur, l’expression de mon religieux respect.

Par Fucius, le

"le libéralisme, cette hydre à sept têtes,"

On ne peut pas appeler "libéralisme" n'importe quoi !

Mgr Centène aboutit au contresens total d'attribuer au libéralisme les atteintes actuelles au respect de la vie ou à l’institution du mariage : François Hollande, Vincent Peillon, et Christiane Taubira, suppôts du libéralisme ??!?!?

S'il y a une chose que les démolisseurs de la famille haïssent autant que le christianisme, c'est bien le libéralisme !

Mais dans quel monde vivent ces chrétiens qui embrassent le socialisme qui combat le christianisme, et honnissent le libéralisme qui ne lui a jamais rien fait ?

Qui font cause commune avec la franc-maçonnerie, le relativisme et le constructivisme ?

Voilà un siècle et demi, depuis l'expulsion des congrégations, que le socialisme livre à l’Église une lutte acharnée pour lui arracher le magistère moral, qu’il emploie la force pour déchristianiser la France, et il se trouve des archevêques pour l’aider dans son combat constructiviste contre la loi naturelle !

La destruction de la famille procède de l'égalitarisme, la fausse morale du socialisme. On décerne au couple homosexuel la même dignité qu'au couple hétérosexuel par égalitarisme, en dépit du fait qu'il n'en pas les mêmes vertus pour le bien commun.
C'est, transposée à la famille, la logique égalitariste de la redistribution des richesses.

Le relativisme, le nihilisme, le matérialisme n'ont rien à voir avec le libéralisme.

Le libéralisme ne présente aucune menace pour le christianisme, et une forte proportion des libéraux sont même conscients que l'anthropologie chrétienne constitue la matrice du libéralisme.

Le libéralisme est entièrement compatible avec la doctrine sociale chrétienne, il nous laisse le champ entièrement libre pour évangéliser.

Il s’oppose au déterminisme anthropologique.
Et qu'on cesse de prétendre que le libéralisme est fondé sur l'égoïsme !Si tel était le cas ce ne serait pas un mouvement politique.

Les libéraux s’opposent aux contraintes artificielles imposées non pas à eux-mêmes, mais aux autres !
À leurs yeux l’injustice, ce sont ces contraintes, et non pas les inégalités.

Cela ne signifie pas qu’ils soient indifférents à la misère. Mais ils considèrent que le remède n’en est pas étatique.

Seule une société libérale peut laisser toute sa place à l’Église.

Par Gave, le

Monseigneur,





C’est avec une immense déférence que je m’adresse à vous par ce billet de retour, moi et mes 6 autres têtes. Car, oui, je l’avoue, c’est ma faute, ma très grande faute, je suis l’une de ces ultra libérales dont la parole suintante siffle sur vos têtes. Mais venons en au cœur du débat. Dans une introduction succincte, vous semblez placer Monseigneur , la notion du « Moi » comme essentielle à tout libéral. Le « libéral » sous votre plume semble apparenté disons le à un gros égoïste, une sorte de marchand du temple on imagine ?

Or, pour usuels qu’ils soient, ces préjugés sont totalement faux pour plusieurs raisons.

Tout d’abord, le libéralisme n’est pas une doctrine économique mais une pensée philosophique appliquée au Droit. Ce qui est central dans sa constitution ce n’est pas l’économie mais le problème religieux. Après les guerres de religion et par réaction, s’est imposée la nécessité d’édifier un Etat neutre : une forme politique sans opinion.

Voilà pourquoi le Libéralisme est le berceau de la pensée politique moderne et que ses enseignements mais aussi ses perplexités sont encore les nôtres.



Par suite, Monseigneur, vous abordez la fameuse notion d’Economie et de justice sociale. Or, s’il y a quelque chose d’évident dans les évangiles, c’est ceci : le Christ n’a absolument pas cure de la justice sociale

« Quelqu’un dans la foule lui dit : maître, dis à mon frère de partager avec moi notre héritage » mais Jésus lui dit

« O homme, qui m’a établi pour être votre juge et pour faire vos partages »



Et pourquoi Jésus se moque t-il de la Justice sociale ? Parce qu’elle est collective. Et le Christ ne s’intéresse pas, mais pas du tout au collectivisme.

Le jour du jugement dernier, le Christ ne dira pas : « à ma droite le prolétariat, en route vers le paradis, à ma gauche, le capital direction l’enfer. » !

Et il y a mieux, Jésus dit par ailleurs :

« Vous aurez toujours des pauvres avec vous »

Et c’est vrai. L’existence des pauvres ne doit pas nous empêcher de vivre ou nous forcer à vivre comme des rats. Jésus aime la vie, la gaieté, les fêtes. La moitié des évangiles se passent à table. Dans l’expression Justice sociale, il y a le mot justice et bien entendu , le Christ a les doutes les plus profonds sur les capacités d’une société humaine à rendre la justice.



Comment, Monseigneur pouvez-vous articuler une phrase aussi terrible que « L’Église n’est pas contre l’épanouissement de notre personnalité, de notre « je », bien au contraire. Cependant, celui-ci doit se faire en harmonie avec le reste du corps social » (fin de citation) avec la fameuse parabole des talents ?.

Il est bien évident dans cette dernière que le Christ a voulu mettre en exergue que la prise de risque était ce qu’il attendait, pas l’attentisme mou! Sinon, c’est une armée de moutons de panurges que vous élevez ainsi directement vers nos abattoirs étatiques en les désincarnant de toute force d’action individuelle. Petites choses habituées quelles seront à respecter « le corps social » (définition?).

Le prima de L’individu face à DIEU est justement l’essence de toute foi catholique .

Je parle à Dieu et IL m’écoute. Dieu et lui seul est apte à me juger.

Il y a deux bonnes nouvelles sur cette terre :

La première, Dieu a envoyé son fils sur la terre et il a vaincu la mort.
La seconde est que chacun d’entre nous et totalement et irrémédiablement unique.


Etre chrétien, c’est exercer sa liberté individuelle son libre arbitre tout en respectant son prochain. IL N’Y A PAS d’AUTRES REGLES.

Monseigneur, je vous en conjure, il est vital que vous compreniez que l’ennemi ce n’est pas l’argent qui n’est qu’un instrument, ce n’est pas le pouvoir qui s’il est bien exercé ennoblit l’Homme.L’ennemi, le seul, c’est cet étatisme rampant qui bride notre liberté individuelle et qui engendre ce que certain appelle une dictature molle.

« N’ayez pas peur »!

Regardez cet hydre là dans les yeux et ne vous laissez pas aller à la facilité de blâmer le veau d’or en vous trompant de porteurs.





Je vous prie de bien vouloir agréer, Monseigneur, l’expression de ma plus haute considération.





Emmanuelle Gave

Le 15 Novembre 2013

Par Chartron, le

Le bon sens et le catholicisme se rejoignent. Merci à Mgr. Centène de nous proposer les deux, simplement, de manière très compréhensible pour chacun.

Par Hoarau Suger, le

Je dis bravo à cet évêque qui ose prendre position. Si tous les évêques de France osaient...nous catholiques nous pourrions apporter notre modeste pierre(vivante) pour sauver notre chére France..." res, non verba".