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02-04-2012
Vivre en chrétien les échéances politiques qui s'annoncent requiert avant tout de redécouvrir un courage politique qui a fait l'honneur des Francs, à une époque où ce peuple avait fait de la défense de la Vérité la caractéristique principale de son identité par rapport aux peuples environnants souvent acquis à l'hérésie, notamment arienne. A l'heure où les candidats font du mensonge leur arme politique principale, il serait grand temps de redécouvrir cet idéal avant que la navire France ne sombre corps et biens emporté par le courant mondialiste et les idéologies qui trop souvent trouvent une oreille favorable parmi les catholiques. C'est ainsi que notre Eglise préfère se ranger du côté des puissants et de leur gouvernance qu'elle prétend éclairer par les valeurs évangéliques, plutôt que de faire barrage à cette hégémonie intellectuelle en rappelant les idées qui ont fait l'honneur et la grandeur de la civilisation chrétienne, en particulier la primauté du Christ Roi comme principe et moteur de toute autorité légitime sur le corps social qui s'oppose au matérialisme structuraliste dont se réclame tous nos politiques, malgré les incessants échecs essuyés depuis les Lumières . Etre catholique, ce n'est pas seulement défendre la vie des enfants à naître ou des personnes âgées, mais aussi promouvoir une vision originale de la société où l'autorité divine est remise à sa place en tant que condition nécessaire pour que le corps social retrouve son équilibre, au lieu de se déchirer dans des luttes incessantes entre factions/communautés rivales. Tant que les mouvements catholiques continueront à frayer avec le libéralisme ambiant se muant en totalitarisme de plus en plus avoué, les neuvaines et autres campagnes de messes resteront stériles parce leur intention n'est pas droite. Ce genre d'opinion peut paraître radicale, cependant nos adversaires sont eux-mêmes radicaux dans les moyens employés pour écraser ce qu'il reste de la chrétienté (cf. le sort réservé aux chrétiens d'Orient), ce qui nous appelle nous aussi à une certaine franchise dans la promotion des valeurs évangéliques dont la force originelle s’est passablement dégradée depuis que les apôtres avaient commencé à évangéliser l'Europe.
Ecrit par Nicolas Jaisson









