UADF 6 18 mai 2013

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Catégorie : Société
Posté par : Philippe Maxence le 22-10-2012

 

 

 

Le sujet occupe tous les esprits. La révolution morale et anthropologique que prépare le gouvernement socialiste avec l'instauration d'un mariage ouvert aux personnes homosexuelles, constitue le vrai débat de fond de ce début de mandat socialiste. Enfin, « débat » ! Tout dépend de ce qu'on entend par là. Fidèle à une certaine pratique de la Ve République, l'actuel gouvernement, fort de sa majorité absolue à l'Assemblée nationale et au Sénat (sans parler des régions), semble considérer le Parlement comme une simple institution d'enregistrement. Même dans ces enceintes, que l'on fait vénérer aux jeunes collégiens et lycéens comme les temples du débat démocratique, l'échange contradictoire semble avoir disparu. La discipline du parti l'emporte sur le devoir d'agir selon sa conscience. Certes, contre cette transformation radicale de l'institution du mariage la grogne monte, même dans les rangs de la gauche. Une grogne réelle, mais qui au final risque bien de servir de prétexte pour laisser croire que le… débat politique est possible dans notre pays, alors même que les décisions sont déjà prises. Faisant fi de toute prise en compte des arguments de l'opposition, et ce jusque dans son propre camp, le porte-parole du gouvernement en personne, Najat Vallaud-Belkacem, l'a en quelque sorte avoué en annonçant ingénument que le premier « mariage » gay aurait lieu à Montpellier, une fois la loi votée. Refermant le monde clos de son mensonge, le système entend, donc, siffler la fin de la partie à temps pour promouvoir cette suite logique des lois sur le divorce, la contraception et l'avortement.

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Journal n°1527 du 13-10-2012

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Commentaires

22-10-2012
"Naja Vallaud-Belkacem " : jolie coquille (involontaire ?) mais bien dans le ton de perfidie de ceux qui nous gouvernent. Montpellier ? J'en connais un qui va frétiller d'aise dans sa tombe ! Continuez de surfer sur la vague de l'humour ... Faîtes l'humour pas la guerre !
Ecrit par pmlg
22-10-2012
Le propos de Ph.Maxence nous met effectivement au coeur du débat, qui est par ailleurs tout le problème de la modernité , de son "hubris" technique, ou de la folie de la liberté sartrienne en ses premières expressions."Je suis maître de moi comme de l'univers" nous dit Corneille par la bouche d'Auguste, en Cinna. C'est ce que dit plus modestement au niveau qui est le sien, Mme Autain avec "la nature, je n'en ai rien à faire" , et de jusqu'à la nature même de l'homme ,lequel n'est plus alors que fantasme d'une "liberté" totale, pure et vide ....Le meilleur des mondes de Mme Autain correspond à une sorte de "fabrique" technique et industrielle des enfants, où les parents ne seront plus qu'acheteurs-adoptifs-socialement reconnus de produits à leur convenance On en aura alors enfin fini avec le corps, la nature et ses lois, la maternité "naturelle", l'accouchement, la naissance etc...La filiation se fera par preuve d'achat !C'est le discours des féministes revendiquant la maitrise et possession de leur corps , dans le refus des conséquences "naturelles" de leur activité "physique", à savoir le droit d'aller jusqu'à la mise à mort du corps de l'autre que la nature ose parfois leur imposer contre l'absolu de leur désir. "Un enfant...si je veux, quand je veux, et comme je veux..." C'est le discours du droit à l'avortement "dépénalisé" par Mme Veil! C'est aussi le discours du "droit au suicide" que ce soit par le cannabis dépénalisé , ou par l'euthanasie. Une "culture" sans nature ,ni Dieu : "J'étais seul, et seul j'ai inventé le Bien et inventé le Mal" Goetz dans "Le diable et le Bon Dieu" Sartre.On touche ici à la logique profonde de la modernité qu'avait parfaitement entrevue Descartes et qu'affronte Pascal.Les premiers à bondir ici, devraient être les écologistes... mais leurs arrive-t-il de "penser" avec quelque cohérence ? C'est l'honneur de l'église catholique (du Syllabus à Vatican II) que d'avoir été finalement, même parfois maladroitement, la seule force de résistance et de sagesse face à cet "hubris" de l'orgueil et autosuffisance moderne, qui porte en lui la violence, car il nous ramène inévitablement.... à l'état de nature, c'est à dire au rapport de forces : une "culture" qui par ses prtentions est la négation même de toute culture ! La seule justification de l'avortement est évidemment la loi du plus fort.... que pèse l'embryon face à la force "naturelle" de sa mère , soutenue par une société, et la violence technique de sa médecine ?Reste la question : que faire ? la stratégie efficace ?L'enjeu était suffisamment grave pour que les évêques français aient le courage d'appeler les catholiques à refuser de voter "à gauche". Ils ne l'ont pas fait....et au final, l'élection de M.Hollande est bien le fruit décisif du vote de nombre de catholiques, à commencer par la hiérarchie à divers niveaux ! Alors....?Quel Pape, en cet anniversaire de Vatican II, avait osé écrire : "Entre le communisme et le christianisme le Pape rappelle que l'opposition est radicale.Il ajoute qu'on ne peut admettre en aucune manière que les catholiques donnent leur adhésion au socialisme modéré; soit parce qu'il est une conception de la vie close sur le temporel, dans laquelle le bien être est considéré comme objectif suprême de la société; soit parce qu'il poursuit une organisation sociale de la vie commune au seul niveau de la production, au grand préjudice de la liberté humaine; soit parce qu'en lui fait défaut tout principe de véritable autorité sociale"....Qu'en pense aujourd'hui la bonne moitié de l'église de France ?Dans les célébrations auourd'hui de Vatican II, quelle place est faire aujourd'hui à cette essentielle réflexion quant au rapport au "monde" de ce temps, quant à la vérité de la "liberté religieuse" ?
Ecrit par roussel

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