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04-12-2012
En effet , on ne connaît pas encore bien le contenu de la Loi Léonetti. Jean-Marc Nesme, l’un des pères de « l’entente parlementaire », désormais trans-partis, et qui sait parfaitement manier l’euphémisme, disait de celle-ci qu’elle était « inutile ».A dire sans l’onguent diplomatique elle est plus que nuisible, puisqu’elle autorise à multiplier à loisir, si j’ose dire, le tragiquement célèbre cas d’Eluana qui connut le martyr de (presque) mourir à petit feu de faim et de déshydratation.Plus franc, sur ce thème du moins, que son concurrent de l’époque, qui s’affichait hardiment avec le sieur Léonetti tout en draguant le vote catholique, le candidat Hollande disait que l’euthanasie existait déjà à hauteur d’environ 6000 cas annuels en France.C’est en faisant passer cyniquement, par le texte accompagnant son projet de loi, la respiration, l’hydratation et l’alimentation pour des « traitements » que le médecin Léonetti reconverti dans une cuisine électorale manifestement plus lucrative que le respect au quotidien du serment d’Hippocrate, a réussi à faire mettre à nos institutions le pied dans la porte de l’euthanasie si mal masquée .Si mal masquée sauf ,hélas aux sentimentalistes parmi lesquels , hélas nombre de catholiques si prompts au relativisme.Comme quelques braves indiens de la réserve n’ont eu de cesse, notamment sur le net de démasquer la tromperie cynique et que, désormais, le doute est, Dieu merci, bien installé dans les milieux médicaux sur l’arrière pensée contenue dans la loi, le néo-humaniste apprenti sorcier repart désormais en campagne pour dire qu’il faut mettre fin aux souffrances liées à l’arrêt des « traitements », souffrances bien entendu habilement passées sous silence en 2005 lors du vote sur la loi. Et, d’après lui, usant de la langue de bois qui va bien , il faudrait désormais passer, « à l’avancée » suivante : la « sédation terminale », nouvelle habileté sémantique destinée à embrouiller un peu plus les pistes entre soins palliatifs et application de l’authentique culture de mort selon l’insatiable religion du « progrès » contre l’humanité.La méthode révolutionnaire dite « du cliquet » , comme le préciserait certainement à cet égard un historien avisé tel que Philipe Pichot , a déjà trop bien fonctionné ainsi pour faire passer l’avortement de masse , grâce précisément aux élus prétendument « catholiques », pour que nous ne soyons pas dûment alertés et vigilants.Voilà pourquoi , chère Adélaïde, comme je vous l’exposais au téléphone, un catholique fidèle à l’enseignement constant de l’Eglise, ne peut sans commettre une grave erreur réclamer l’application de cette loi homicide qui soumet le droit de vivre à l’opinion, très contrairement à la volonté de son Créateur.
Ecrit par Sancenay









