Une Jeune fille de Varsovie

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Catégorie : In Memoriam
Posté par : Philippe Maxence le 05-04-2012

 

 

 

Il y a des circonstances qui ouvrent les yeux des hommes. Le hasard (!) des dates a ainsi le pouvoir de raviver la mémoire. Ce 8 avril 2012, nous célébrons la Résurrection du Seigneur, et sa victoire définitive sur la mort. C'est justement à la lumière de Pâques que nous nous souvenons également que, le 8 avril 2005, Marcel Clément, qui fut longtemps à la tête de L'Homme Nouveau, au point d'identifier le journal à son nom, s'est endormi dans la paix du Seigneur.

Comme professeur de philosophie, comme journaliste et comme écrivain, il n'avait cessé de vouloir servir le Christ et l'Église, qu'il ne séparait pas l'un de l'autre, à travers une foi sans cesse ravivée, réchauffée, au contact de Marthe Robin, qui fut certainement la grande rencontre de son existence. Celle-ci fut loin d'être sans douleurs et sans épreuves, à la hauteur du personnage, à la fois exigeant pour lui-même et pour les autres, habité par des convictions si fortement enracinées en lui qu'il lui fallait les partager dans son entourage proche et à travers la parole publique qui était son métier.

Depuis son retour à Dieu, il semble – à tort – qu'un certain silence ait enveloppé son nom et son œuvre, comme si la mort avait vaincu définitivement tout signe de vie. Ce silence existe certainement, car pour une grande part, les hommes ont naturellement la mémoire courte et le bruit permanent dans lequel nous enferme la société d'aujourd'hui, agrandit encore davantage cette béance qui nous sépare des réalités essentielles. La ruse est aussi vieille que le démon, lequel a dû croire la partie gagnée pendant les trois jours qui séparaient la mort du Christ de sa Résurrection, alors qu'il avait tout simplement oublié que Dieu se fait connaître dans le murmure du vent.

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Journal n°1515 du 07-04-2012

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