Par les temps qui courent, il est permis d'imaginer bien des choses et ce qui, pour nos grands-parents, tenait de l'absurde ou de la fiction, pourrait bien être notre futur. Un futur pas si lointain que cela.
Une femme peut désormais choisir de devenir homme. L'homme qu'elle peut devenir pourrait aussi décider d'enfanter, par implantation d'un utérus artificiel, « égalité » que la science sera bientôt à même de réaliser.
Et puisque seul l'amour compte, critère désormais unique de reconnaissance de la valeur d'un couple, qui pourrait reprocher à un homme d'aimer un animal ?
Très vite après l'ouverture du débat sur la légalisation du « mariage » homosexuel, l'hypothèse de la polygamie comme possible conséquence de la dénaturation du mariage a trouvé de nombreux échos parmi les opposants au projet de loi Taubira.
Les plus audacieux ont évoqué aussi la zoophilie. Les choses pourraient aller plus loin encore. La pensée magique, qui veut que le réel soit modelé par le désir humain, n'est pas l'apanage des hommes qui se voudraient femmes ou des duos de même sexe qui se voudraient capables de procréer. Déjà, la notion de projet parental en est une manifestation évidente. L'enfant à naître n'aurait de statut humain qu'à partir du moment où ses parents ont formulé un projet à son égard. Un embryon de deux semaines désiré par ses parents est un enfant. Un embryon de 12 semaines dont ses parents ne veulent pas… n'est qu'un amas de cellules.