Dans son édition du jeudi 16 avril dernier, le quotidien Présent, dans la "Chronique de l'économie réelle", signée Jean Rouvière, a longuement présenté le dernier livre édité par nos éditions, Plaidoyer pour une propriété anticapitaliste, de G.K. Chesterton. Un ouvrage prophétique, selon le chroniqueur. Extraits.
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Un militant ou un dirigeant du Nouveau Parti anticapitaliste (NPA) qui ne connaîtrait pas le nom de Chesterton pourrait le prendre pour un des leurs à la lecture du titre de son dernier livre traduit du français : Plaidoyer pour une propriété anticapistaliste.
Mais Chesterton n'était en rien marxiste ou trotskiste, ni même socialiste ou social-démocrate. Il était catholique, préoccupé de justice sociale et, à ce titre, un des hérauts du « distributisme », doctrine qui vise à répandre la propriété privée des moyens de production pour corriger les méfaits du capitalisme. Le distributisme chestertonien prenait à contre-pied la propagande socialiste ou communiste.
Le Plaidoyer de Chesterton est un recueil d'articles paru en 1926. Il n'avait jamais été traduit en français. Le voici enfin disponible, dans une édition enrichie de notes utiles et intéressantes dues à Philippe Maxence et au traducteur, Gérard Joulié.
Chesterton reste un écrivain et répugne à la théorie. On retrouve dans ce livre son style si particulier, imagé, ses digressions, sa manie de se mettre sans cesse en scène. Mais on retrouve aussi, comme le dit Philippe Maxence, « ce fameux sens commun qu'il aura défendu tout au long de son existence».