UADF 6 18 mai 2013

Catégorie : Mélodie Grégorienne
Posté par : Un moine de Triors le 22-02-2012

 

 

Le trait est probablement le chant le plus ancien de la messe. Cela se remarque assez aisément car il consiste en une simple psalmodie sans refrain et légèrement ornée. Or la psalmodie est à l’origine de la prière de l’Église qui l’a recueillie de la liturgie synagogale. La structure du trait est exactement calquée sur celle de la récitation psalmique. Les deux côtés du chœur alternent les versets séparés par des doubles-barres sur la portée grégorienne. L’allure est légère, le tempo fluide. Le début des phrases mélodiques est davantage en élan ; les fins de phrases, plus ornées, s’élargissent modérément en de belles cadences. Cette alternance vivante provoque l’effet d’un bercement qui est aussi celui de la psalmodie récitée ou chantée. La mélodie, ici plus que jamais, est servante du texte et s’efface devant lui. Ce qui ne l’empêche pas de s’exprimer, comme ici sur le premier mot Domine, avec beaucoup de liberté et de complaisance.

 

Pour entendre cet Trait


Ce billet est extrait du dernier numéro de L'Homme Nouveau que vous pouvez commander à nos bureaux (10 rue Rosenwald, 75015 Paris. Tél. : 01 53 68 99 77, au prix de 4 euros), ou télécharger directement sur ce site en cliquant sur le lien ci-dessous.

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Journal n°1511 du 11-02-2012

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