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Catégorie : Lecture
Posté par : Philippe Maxence le 07-02-2012

 

 

 

 

 

Depuis 1949, le gouvernement communiste chinois a bien sûr évolué dans ce pays, grand comme un continent. Finies les horreurs et la folie de la Révolution culturelle, place à l’économie de marché dirigée et à la société de consommation à la chinoi­se. Terminé le repli sur soi, désormais l’ouverture (contrôlée) aux échanges (commerciaux) est de mise. Et tant pis si l’ouvrier chinois est exploité. Le coût du travail offre aux Occidentaux la certitude d’écouler facilement ces marchandises. Saint « bénéf » priez pour nous !

Mais l’Église en Chine ? Elle ne fait pas la Une du Journal de 20 h 00, histoire de ne pas déranger notre délicieux confort. Avez-vous entendu parler, par exemple, de Mgr Côme Shi Enxiang ? Selon Église d’Asie, cet évêque clandestin de Yixian a passé 51 ans en captivité. Aujourd’hui âgé de 90 ans, il a tout connu : les travaux forcés, la résidence surveillée, la prison et la mise au secret.

Pourtant, l’Église catholique en Chine mérite vraiment que l’on s’y arrête. D’abord, parce qu’elle est toujours vivante malgré les persécutions, les entraves et cette société de consommation qui pourrit tout ce qu’elle touche. Ensuite parce que Benoît XVI en a fait un axe essentiel de son pontificat. Sa Lettre aux catholiques de l’Église en Chine témoigne de cet intérêt vital.

Certes, l’Église en Chine est divisée entre, d’une part, la partie officielle, assujettie au pouvoir en place et, d’autre part, la frange clandestine, fidèle à Rome. Mais en Chine, rien n’est simple, ou plutôt, rien n’est simple comme le voudraient les Occidentaux. La réalité complexe du catholicisme chinois nécessite autre chose qu’une brève pour signaler la disparition d’un évêque. Comment les prêtres chinois sont-ils formés ? Quels sont les atouts et les faiblesses de l’Église clandestine ? Comment vit un prêtre ordonné secrètement ? Quelle est la conséquence du consumérisme sur le catholicisme ? Autant de questions, parmi bien d’autres, auquel ce hors-série veut apporter des éléments de réponse. À ce titre, je remercie particulièrement Régis Anouil, rédacteur en chef d’Églises d’Asie, pour l’aide précieuse qu’il nous a apportée dans la réalisation de ce numéro.

Concernant le catholicisme chinois, nous n’avons pas le droit d’être indifférents. Il faut briser la grande muraille du silence.

 

 

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Quand l'Église en Chine s'éveillera

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