UADF 6 18 mai 2013

Catégorie : Société
Posté par : La rédaction le 13-03-2012

 

 

 

 

En France, le même genre de projet existe. Si Nicolas Sarkozy l’a formellement rejeté dans un entretien au Figaro Magazine, sa majorité est loin d’être aussi déterminée et pourrait faire pencher la balance de ce côté comme le montre notamment la manière dont elle a traité le député Christian Vanneste qui n’aura pas l’investiture UMP pour les prochaines législatives. De son côté, le candidat PS François Hollande s’est prononcé en faveur de la légalisation des unions homosexuelles.

Comme l’écrit le philosophe Thibaud Collin dans un article à paraître dans L’Homme Nouveau : « C’est au nom de la lutte contre les discriminations que celle-ci est portée par les associations et désormais plusieurs candidats. Le critère de justice employé ici a pour fondements anthropologiques que chaque individu a des droits qui lui sont inhérents et que la société doit reconnaître ; le droit de se marier et de procréer serait un droit de l’homme en tant que tel, opposable à l’Etat qui, dès lors, serait discriminant en n'autorisant le mariage et les procréations médicalement assistés qu’aux hétérosexuels. Mais comment déterminer le contenu des droits sans s’interroger sur ce qu’est l’être humain ? Qui est l’homme des droits de l’homme ? Un être qui revendique ses droits ! La circularité du propos permet de congédier toute mesure objective et de faire passer pour légitime la réponse que la majorité des votants donnera. Dans cette conception libertaire, l’ordre humain ne préexiste pas aux libertés individuelles, puisqu’il est vu comme purement construit et relatif aux sociétés. »

Il semble qu'aujourd'hui l'Europe entière tend à nier les fondements même de la nature humaine, prise dans une spirale d'interprétation subjective, sans lien aucun avec le réel. C'est le grand rêve des idéologies : faire plier la réalité devant les élucubrations les plus folles et rendre illégal la nature même. Pas de droit pour les ennemis (supposés) des droits de l'homme. Et, en premier lieu, pour la nature même de l'homme. 

 

Retour

Ajouter un commentaire | Pas de commentaire | Recommander

haut de page