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Catégorie : Ethique et tac !, le rendez-vous d'Adélaïde Pouchol
Posté par : Adélaïde Pouchol le 11-10-2012

 

 

 

Les lois bioéthiques encore en vigueur se fondent sur l’interdit de la recherche sur l’embryon et les cellules embryonnaires, quoique des dérogations aient été accordées. A l’inverse, le projet de loi fera de cet interdit une exception. Recherche oblige… Et tant pis pour l’article 16 du Code civil qui stipule que « la loi assure la primauté de la personne, interdit toute atteinte à la dignité de celle-ci et garantit le respect de l’être humain dès le commencement de sa vie ».
Les cellules souches, prélevées dans le sang de cordon ombilical (dites cellules IPS), ou obtenues en reprogrammant des cellules adultes ont permis des résulats tout aussi probants que les cellules souches embryonnaires mais l’idéologie prime.
En 1994, la recherche aboutissant à la destruction d’embryon avait été interdite mais les années passent et la machine infernale est en route. Aujourd’hui, des centaines d’embryons sont congelés, conçus in vitro en grand nombre pour l’Assitance Médicale à la Procréation (AMP). Qu’en faire puisqu’ils ne font plus l’objet d’un projet parental ? Les lois bioéthiques de 2002 interdisaient la création d’embryons humains à des fins de recherche mais permettaient d’utiliser ceux qui ne faisaient plus l’objet d’un projet parental.


 

Il fallait bien trouver que faire de ces bébés congelés, la recherche s’en chargera donc et les couples homosexuels, s’ils ont droit d’adopter, trouveront dans les congélateurs des laboratoires, des banques de bébés dans lesquelles ils pourront très certainement se servir moyennant finance. La procréation médicalement assistée étant réservée aux couples stériles, nul doute que lorsque un homme et un homme pourront prétendre officiellement à ce statut de couple et qu’ils auront fait admettre, par un sophisme efficace, qu’ils sont stériles (alors que la stérilité est l’impossibilité pathologique pour un individu de produire des gamètes, et non l’incompatibilité de deux êtres à procréer en raison de leur nature !), l’Etat se chargera de les aider…
Après l’argument aussi usé que spécieux : « Il vaut mieux un enfant élevé par des homosexuels qui s’aiment que par un couple hétérosexuel qui se déchire », nous entendrons certainement : « Il vaut mieux un enfant élevé par un couple homosexuel que croupissant dans un congélateur ».


 

 


 

 
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