
À entendre aussi le ton de commisération qu’ils emploient pour parler de cette jeunesse qui se déplace en masse, malgré les avertissements ad nauseam sur les dangers du retour de l’ordre moral, pour voir et entendre ce Pape tant décrié, prônant un état de vie diamétralement opposé aux standards libéraux, l’on comprend que leur petit monde est en train de s’effondrer. À force de tourner en rond autour de leur nombril, ces péremptoires spadassins du nihilisme n’ont pas vu le monde changer, et, incapables de lever les yeux plus haut que leur propre ego, ils n’ont pas senti monter dans les jeunes générations un désir d’infini, bien différent des paradis artificiels et pharmaceutiques, mystifications qui ne donnaient accès qu’à une piètre imitation de la béatitude et envoyaient l’instant d’après l’impétrant dans une descente aux enfers bien réelle celle-là.
Bien sûr, les coteries et fraternelles de l’aberrante négation de l’existence de Dieu, et ce malgré les continuelles découvertes de la science montrant la préexistence nécessaire d’un plan métaphysique à tout ce qui existe, n’ont pas perdu leurs capacités de nuisance, et continuent de déverser sur les âmes le brouillard nauséabond qui s’écoule de leurs esprits malades. Ils se ruent, frénétiques, sur le moindre chrétien surpris en flagrant délit de libre parole, pour essayer de le réduire au silence ou le tourner en ridicule, mais comme les voix de vérité se lèvent de toutes parts, il devient quasi impossible aux coupeurs de paroles, d’arrêter ce flot sans cesse grandissant.
La paranoïa les guette, et confondant leurs désirs avec la réalité, ils essayent de faire prendre les moindres contradicteurs à leurs dogmes grotesques pour de dangereux malfaisants, le couteau entre les dents, prêts a égorger nos filles et nos compagnes. Bref, à la moindre contrariété dans l’exécution de leurs desseins machiavéliques, ils déclarent la patrie en danger. Se croyant toujours aux temps bénis de la révolution prolétarienne, ils publient alors des ordres d’exécutions sommaires et médiatiques où les noms des dangereux empêcheurs de délirer en rond sont marqués à jamais du signe maudit entre tous : intégriste.
Pendant que sur les fourneaux du diable, les doctes paraphaires de la mort de Dieu continuent de préparer leurs infâmes brouets de onze heures, entre avortement, euthanasie et maintenant le mariage pour tous et pour tout, le Panzerkardinal, comme le surnommaient amicalement ses paroissiens, devenu pape, s’active sans précipitations mais sans hésitations, à rendre l’Église à Dieu. Et après quelques années de chasse au dahu, les prélats de l’Église de France reprenant le chemin des autels et des confessionnaux, retournent à la place que Dieu leur a destinée, abandonnant à d’autres plus compétents en la matière les postes d’assistantes sociales et de leaders syndicalistes.
Au grand dam des tabellions et autres représentants protéiformes du syndicat des bredins anti-papistes qui perdent là quelques-unes de leurs meilleures recrues comme celles que croquait avec justesse feu Michel de Saint Pierre dans Les nouveaux prêtres.
Avec des abbés Delance qui pointent le bout de leurs soutanes et avec le soutien d’une belle liturgie, il semblerait que dans nos églises au moins, l’on ait remis Dieu sur les autels. Et ça c’est une bonne nouvelle !