
Le cirque politique qui exhibe son absence du moindre sens moral comme un étendard, prétend donner des leçons de probité à une jeunesse sans repères parce qu’ils lui ont refusé une éducation, noyant leur incompétence sous une logorrhée absconse et inconsistante, érigée en dogme unique et exclusif, n’ayant pour seul objectif que la réalisation de leurs rêves stériles d’une déshumanité de clones interchangeables et égaux dans leur médiocrité.
D’aucuns auraient vu là le cauchemar d’une société retournée à la barbarie, mais pas nos politiciens qui voient du progrès social là où toute personne de bon sens ne verrait que le champ de ruines d’un pays changé en un vaste camp d’extermination de la pensée et de la civilisation chrétienne.
De gauche ou de droite notre classe dirigeante n’a ni classe, ni leadership. La seule chose qu’ils ont en commun c’est de vouloir imposer à la plèbe une doctrine liberticide n’ayant pour seuls fondements que les délires de leur égo obèse, qu’une presse quasi incestueuse propage avec la constance des girouettes: toujours dans le sens du vent mauvais. Aujourd’hui le tabac, l’alcool, le sucre, le gras et le catholicisme sont les ennemis désignés, mais demain, et ils y travaillent avec entêtement, ils vont imposer le délit de penser librement, la lecture obligatoire du petit livre vert des moisis du bulbe dont la doctrine prône l’éradication du genre humain, j’en passe et peut-être des pires.
Chaque bord de l’échiquier a bien sûr un vocabulaire différent mais le fond reste le même. Tant que vous avalez quotidiennement vos cinq fruits et légumes, et vos quatre heures de bêtises télévisuelles, tout va bien. Pendant ce temps-là, on peut assassiner les enfants à naître, les vieillards, les malades et unir comme dans la Rome décadente, un empereur fou et son cheval, tout va très bien madame la marquise. Le seul problème dont ils se préoccupent, qui les obnubilent aux dépens de tous les autres, les vrais, ceux de la vie quotidienne de leurs concitoyens et néanmoins électeurs, c’est de savoir qui sera le chef. Ces partis politiques sont des armées mexicaines où tout un chacun veut être général et aucun soldat. « Vous serez comme des dieux »: la première et toujours actuelle doctrine du mal qui, comme les animaux de la fable de La Fontaine – « ils ne mouraient pas tous mais tous étaient frappés » –, les a tous contaminés.
Ils nous rejouent un mauvais western : « Les benêts, les brutes et les truands ». Libre au lecteur de dire qui rentre dans quelle catégorie, mais ce qui est sûr c’est que le budget du film est financé par nos impôts et que nous le voulions ou non nous sommes contraints d’assister à cet interminable péplum et de le financer. Et dire qu’il n’y a même pas d’entracte. Pour les glaces, les chocolats et le sourire de l’ouvreuse, c’est comme d’habitude des promesses, des promesses et à la fin c’est la soupe à la grimace.