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Catégorie : Société
Posté par : Thibaud Collin le 06-02-2013

 

 

La relation affective et sexuelle entre deux hommes ou entre deux femmes est objectivement privée de cette intégration des dimensions personnelles. Il y a, au contraire, déconnexion dont le signe le plus flagrant est la stérilité du rapport corporel. On ne peut nommer celui-ci « union » puisqu’il n’est en rien signe et instrument du don réciproque des personnes. Même si l’intensité du sentiment peut faire croire et espérer à une communion de type conjugal, la fracture est béante. Cependant le désir de communion demeure ; le désir de transmettre la vie aussi. Ces inclinations naturelles sont inscrites dans le cœur de toute personne humaine. Notons qu’on a là une belle confirmation de l’universalité de la loi naturelle puisque ces inclinations continuent à s’exprimer malgré l’impossibilité subjective de les réaliser.

Et c’est ici que le drame se noue et que le mimétisme cherche à le résoudre. En récupérant les mots de la conjugalité et de la filiation, la revendication homosexuelle cherche à obtenir par la société constructiviste ce que la réalité des pratiques ne peut lui donner. Le coup de force consiste donc à faire accepter au plus grand nombre que le vécu homosexuel est similaire au vécu conjugal et qu’à ce titre il doit être accueilli et traité de manière identique.

Le plus grand nombre ayant déjà validé de nombreuses déconnexions mentales (contraception, PMA, union libre, divorce, etc.), il ne perçoit la revendication homosexuelle que comme l’aboutissement d’un long processus d’égalisation entre hommes et femmes d’abord, puis entre « homos » et « hétéros ». Alors le piège peut se refermer : à l’imitation de l’original par la copie peut succéder le refus par la copie de la supériorité de l’original et même la contestation de son statut d’original. Ainsi la différence s’estompe et l’indifférenciation croît. Le couple est devenu une réalité asexuée ; la famille et la filiation aussi. 

 

Ce billet est extrait du dernier numéro de L'Homme Nouveau que vous pouvez commander à nos bureaux (10 rue Rosenwald, 75015 Paris. Tél. : 01 53 68 99 77, au prix de 4 euros), ou télécharger directement sur ce site en cliquant sur le lien ci-dessous.

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Journal n°1535 du 02-02-2013

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