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Catégorie : Religion
Posté par : Benoît Agobard le 13-02-2013

 

 

 

Benoît XVI aura vécu un pontificat, certes bref à vue humaine (à peine huit années), mais tellement fécond, en réussissant notamment à assurer la continuité du bienheureux Jean-Paul II (un vrai défi !) et en prenant des décisions essentielles dans tous les domaines. Celui qui apparaît déjà comme un « Docteur de l’Église », celui qui nous a appris à lire le concile Vatican II selon l’« herméneutique de la continuité » et non pas de la rupture, le restaurateur de la liturgie avec cette courageuse décision affirmant que le même rite romain comporte bien deux formes ordinaire et extraordinaire, l’auteur de grandes encycliques sur la charité, l’espérance… a vécu aussi un véritable « chemin de Croix », car les « loups », qu’il évoquait au début de son pontificat, l’ont attaqué sans discontinuer. Maintenant, il redeviendra un évêque… sans aucune charge, sinon celle de prier, d’offrir et de s’offrir, et… de se taire… Car il devra en quelque sorte disparaître… en s’enfonçant dans la prière, qui est son bain de jouvence, sa raison d’être, sa vie, l’amour du Seigneur miséricordieux. Quel exemple ! Quel modèle ! Quel homme public de premier plan (politique, économiste, artiste…) prendrait une telle résolution ? La décision de ce renoncement, bien évidemment, n’a pas été prise sans une réflexion approfondie, dans la prière, et en prenant conseil. Déjà, il en avait parlé dans un livre d’entretiens, et il n’a fait qu’appliquer ce qu’il a toujours dit (toujours la cohésion…). Certes, le seul voyage qui était programmé pour 2013 était les JMJ à Rio. Et puis, on dit ici, à Rome, que Benoît XVI n’a pas voulu réitérer, pour le bien de l’Église, cette période, assez longue, où son prédécesseur le bienheureux Jean-Paul II ne pouvait plus diriger l’Église… Oui, telle est la sollicitude du père, du Saint-Père, pour nous, pour son Église que le Christ lui avait confié le 19 avril 2005, jusqu’à l’oubli total de soi-même, jusqu’au renoncement suprême… Ne peut-on pas parler d’un martyre du cœur ?

Ainsi, pour la Semaine sainte, et même avant, nous aurons un nouveau Pape. Évidemment, les langues iront bon train, même si le Saint-Esprit surprend toujours et déjoue tous les pronostics trop humains des commentateurs, mais il ne faut pas craindre, car, au-delà des incertitudes et des vicissitudes, le« Tu es Petrus… Tu es Pierre… » de Jésus est ce qu’il faut toujours avoir devant les yeux et dans le cœur. Certes, il y a les « loups », que Benoît XVI a évoqués… mais le Seigneur est là, et c’est Lui qui conduit la barque de l’Église… Ce Carême 2013 sera intense, spécial… Nous prierons pour que le Pape qui sera élu puisse continuer l’œuvre du bienheureux Jean-Paul II et de Benoît XVI, en particulier faire fructifier ce que le Pape actuel a lancé : tant de décisions sont des orientations sur lesquelles on ne peut revenir et qui porteront des fruits en leur temps… Alors, souhaitons et prions pour que ce nouveau Pape soit solide comme le roc (Pierre !) et un bon Pasteur… Il reste que le choc est grand et que nous nous sentons de nouveau orphelins, comme il y a huit ans lors du retour de Jean-Paul II à la maison du Père, et il est vrai aussi que ce Pape Benoît XVI, oui, nous voulons affirmer que nous l’aimons de tout notre cœur, et que nous l’admirons, nous le respectons, nous le vénérons déjà… De fait, il est devenu IMMENSE dans son humilité, et le monde, stupéfait, semble avoir découvert cela en quelques heures. Oui, il est certainement un GRAND SAINT !

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