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Catégorie : Société
Posté par : Philippe Cappello et Joël Hautebert le 16-05-2013

 

 

 

À l'heure où nous écrivons ces lignes, nous attendons la décision du Conseil constitutionnel au sujet de la dénaturation du mariage, sans grand espoir, disons-le franchement. Après la promulgation du texte, des élus (officiers d'état-civil), des fonctionnaires, des notaires vont se retrouver dans la très délicate situation de devoir faire le choix entre la collaboration ou la fidélité à la justice et à leur conscience. Hélas, dans notre pays, bien d'autres professionnels (de santé, les pharmaciens…) connaissent déjà ce dilemme dramatique, et très probablement d'autres suivront. Dans notre langage juridique actuel, ce refus de collaborer revêt la forme de l'objection de conscience. Nous jugeons bon de préciser cette terminologie, en adjoignant dans la mesure du possible un article qui souligne la dimension objective du jugement de la conscience : objection de la conscience. On peut parler aussi d'objection de conscience anthropologique. Face au nombre de plus en plus élevé de Français soumis aux risques de répression à cause de leur fidélité aux principes les plus élémentaires de la loi naturelle, nous ne pouvons rester passifs. C'est dans cet esprit de résistance que l'association Objection ! a été créée pour soutenir tous ceux qui ne « lâcheront rien ». Nous constatons que notre démarche correspond au souhait exprimé par plusieurs évêques français. À titre d'exemple, dès le mois de février, Mgr Dominique Rey, évêque de Fréjus-Toulon, (l'un des parrains d'Objection !), écrivait que « la démarche de résistance civique peut encore revendiquer l'exercice de la clause de conscience et de l'objection de conscience face à la corruption de la loi devenue inique puisqu'elle offense gravement les principes d'humanité » (1). De son côté, Mgr Pierre Raffin, évêque de Metz, a écrit juste après le vote en deuxième lecture du projet Taubira que « cette résistance devra tôt ou tard s'incarner dans des engagements concrets et elle a une dimension politique, mais il n'appartient pas aux pasteurs de l'Église de l'organiser » (2).

 

 

1. Éditorial publié dans le mensuel diocésain Église de Fréjus-Toulon, n° 170 - février 2013.

2. Communiqué du 25 avril 2013.

 

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Catégorie : Société
Posté par : La rédaction le 06-05-2013

 

 

 

 

 

Luca Volontè est président du groupe parlementaire du Parti Populaire Européen au sein de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe. Il adresse un courageux message de soutien et d'espérance à tous ceux qui, en France, se battent depuis des mois contre le « mariage pour tous ». 

 
Chers amis de la « Manif pour Tous »,
 

Vous êtes la plus belle surprise d'Europe de cette année!

Dans ces derniers mois, du Royaume-Uni à l'Irlande, de la Belgique à la Hollande, nombreux croyants et non-croyants, chrétiens,  musulmans et laïcs descendent dans les rues avec courage et protestent contre les lois et les mesures des gouvernements qui veulent changer la société et la nature humaine. Dans ces derniers mois, il semble être politiquement incorrect de réaffirmer la simple vérité des faits, la vérité de la vie de l'homme, la vérité de tous les siècles, la dignité de la vie humaine de sa conception à sa mort naturelle, la vérité de la famille fondée sur l'amour d'un père et d'une mère, la liberté religieuse d'affirmer ses propres convictions en public… Vous avez été capables, avec spontanéité et esprit pacifique, d'être un signe de vérité dans la société française. "Pour se poser, il faut  s'opposer!", écrivait votre poète Claudel.


Vous avez fait face, avec courage et audace, persévérance et détermination, à cette barbarie moderne qui voudrait appeler progrès ce qui est simplement un retour aux jours les plus sombres de la décadence de toute l'histoire.

 

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Catégorie : Société
Posté par : La redaction le 26-04-2013

 

On peut lire sur la page Facebook du diocèse de Metz un excellent communiqué de Mgr Raffin, évêque de ce diocèse à propos de l'adoption de la loi Taubira, de l'esprit de résistance face à celle-ci et de sa nécessaire traduction politique. Nous le reproduisons ci-dessous :

 

Communiqué

 

Au lendemain du vote de la loi « sur le mariage pour tous »

 

 

Et maintenant qu'allons-nous faire ?

 

Nos gouvernants ont réussi à imposer à notre pays le "mariage pour tous", en dépit de l'opposition grandissante et sans doute majoritaire des français. Une telle précipitation surprend, au moment où la crise économique imposerait tant d'autres priorités plus urgentes !

 

Quoi qu'il en soit, ne regrettons pas la mobilisation de ces derniers mois qui aura permis à beaucoup d'hommes et de femmes de France de mieux s'informer et d'affiner leurs convictions.

 

Rappelons-nous que ce qui est légal n'est pas forcément moral. Il peut y avoir en effet des lois que notre conscience refuse de tenir pour justes, non seulement parce qu'elles sont contraires à nos convictions religieuses, mais parce qu'elles sont contraires à cette loi naturelle inscrite dans le cœur de tout être humain. C'est le cas de l'interruption volontaire de grossesse, légale en France, mais qui n'en est pas moins une atteinte grave à la vie et que refuse toute conscience morale éclairée ou non par la Parole de Dieu.

 

L'histoire de l'Eglise nous rappelle que des chrétiens sont morts martyrs pour avoir refusé d'obéir aux lois de l'Etat qui offensaient leurs convictions religieuses (sacrifier aux idoles, ne pas respecter le dimanche...). Elle nous apprend aussi que, par leur témoignage silencieux et la rectitude de leur conduite, les chrétiens ont transformé la société civile. Si, ces derniers mois, l'attachement aux valeurs s'est soudain réveillé, c'est parce que notre culture demeure quoi qu'on en dise imprégnée par le judéo-christianisme.

 

Ne rougissons donc pas de nos convictions sur la famille et le mariage. Elles sont porteuses d'un vrai projet pour notre temps qui articule de façon cohérente la vocation des personnes, l'engagement au bien commun et l'avenir de la société.

 

1. Toute personne humaine est sexuée, elle est masculine ou féminine, non en vertu d'une décision personnelle, mais de par la naissance. C'est en acceptant cette caractéristique de son être qu'une personne peut grandir de façon harmonieuse et heureuse.

 

2. Ce qui fonde la famille, c'est un homme et une femme qui s'aiment et qui s'engagent à s'aimer dans la durée, en prenant la responsabilité d'élever les enfants qui peuvent naître de leur union. Cette responsabilité n'est pas seulement d'ordre privé : elle a une dimension sociale que les lois de l'Etat ont avantage à soutenir comme l'a fait jusqu'ici en France la législation sur le mariage civil.

 

3. L'enfant n'est pas un droit, c'est le fruit d'un amour entre un homme et une femme. Pour sa croissance humaine et spirituelle, l'enfant a besoin d'un père et d'une mère. Aucune manipulation technique ne pourra cacher cette réalité fondamentale.

 

4. Les parents sont les premiers éducateurs de leurs enfants. Certes, ils doivent être soutenus en ce domaine par les institutions de la République, mais celles-ci ne peuvent déposséder les parents de leur droit fondamental d'éducateurs de leurs enfants.

 

La résistance à laquelle les circonstances présentes appellent les chrétiens n'est pas la violence des zélotes contemporains de Jésus, mais la force tranquille des béatitudes, fondée sur la réflexion et le discernement, la méditation des Ecritures et la prière. L'homme des béatitudes ne tient pas pour acquis ce que tout le monde pense, dit et fait. Il ne tient pas pour acquis ce que l'opinion présente comme une évidence ou une certitude, il se laisse conduire par l'Esprit Saint vers la vérité tout entière.

 

Cette résistance devra tôt ou tard s'incarner dans des engagements concrets et elle a une dimension politique, mais il n'appartient pas aux pasteurs de l'Eglise de l'organiser, leur rôle est de soutenir et d'éclairer. Tel est l'objet de ce message.

 

25 avril 2013

 

+ fr. Pierre RAFFIN, o.p.

évêque de Metz


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Catégorie : Société
Posté par : Pasquin le 22-04-2013

 

 

Parce que nous sommes déterminés, efficaces, avec un vrai sens collectif et une farouche subsidiarité concrète. Nous n'appartenons pas à un mouvement, nous sommes le mouvement ! Là où nous nous trouvons, nous sommes la réaction, avec un sens de l'initiative extrêmement créatif, un humour récurrent et une incroyable faculté à tout donner : du temps, de l'énergie, de l'argent, et notre réputation de bon bourgeois!
Les limites de notre action ne sont pas fixées par un parti qui exige une discipline centralisée, mais par notre conscience éclairée, pour la plupart d'entre nous, par notre pratique ou notre culture chrétienne : nous n'agressons pas, nous ne dégradons pas, mais nous sommes présents ! De toute notre présence. Nous ne partons que quand le gaz nous fait suffoquer ou que les matraques cassent les membres, et nous partirons de plus en plus tard et nous irons de plus en plus près.
Nous utilisons le verbe, la seule arme de destruction massive de la connerie ambiante, souvent le verbe haut, nous ne nous tairons pas ! Et comme ils n'entendent toujours pas, alors nous chantons… Nous chantons la Marseillaise et nous le ferons encore longtemps et encore plus fort car contrairement aux footballeurs milliardaires, nous, nous la connaissons. Elle symbolise pour nous, aujourd'hui, le sens du bien commun, finalité de la politique.

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Catégorie : Société
Posté par : Philippe Maxence le 21-04-2013

D'emblée, Madame Taubira a placé son projet de mariage homosexuel dans la perspective d'un changement de civilisation. Mais même en démocratie, une civilisation ne se joue pas à pile ou face, au hasard d'une majorité de circonstances. On ne force pas l'Histoire, comme si elle était une pauvre fille dont on peut tout obtenir. Les tentative de changements de civilisation, opérés dans le passé par les idéologues, ont montré plus d'une fois leurs funestes conséquences.  Robespierre, Lénine, Hitler, Mao et bien d'autres encore ont déjà cru qu'il suffisait d'une loi pour transformer la nature humaine et la plier à la volonté d'un projet rénovateur et moderne, que l'évolution des temps rendrait nécessaire. Le sang, la barbarie, la violence ont toujours été le résultat funeste de ces actions. La nature humaine n'est pas à repenser et à reconstuire ; elle est à protéger.

La semaine qui commence sera déterminante pour l'avenir de notre civilisation, pour la famille, pour notre pays et pour notre perception de ce qu'est l'humanité elle-même. Il est évident qu'il faut continuer aujourd'hui à s'opposer à cette loi et le montrer clairement. Dans le calme, la détermination, sans céder aux provocations et même en les prévenant.

On connaît la méthode révolutionnaire : la provocation de quelques uns entraînant la repression des forces de l'ordre permet de faire basculer à terme la population inerte du côté des révolutionnaire. Aujourd'hui, il faut bien avoir en tête que certains policiers ont adopté par ordre ce type de méthode. En civil, ils utilisent la provocation afin de créer un climat répressif et montrer à la population que la violence vient des opposants au mariage homosexuel. Les médias, qui n'ont même pas besoin d'être aux ordres puisqu'ils baignent et entretiennent le même climat culturel, répercutent ce mensonge à l'envi. C'est pourquoi il est plus que nécessaire aujourd'hui d'être vigilant. Le combat que nous menons nous dépasse tellement que nous ne devons pas céder à la fièvre et à l'emportement.

 

 

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Catégorie : Société
Posté par : Patrick de Pontonx, avocat au barreau de Paris le 15-04-2013

 

 


La morale fait son retour. Ou, plus exactement, la moralisation. Il y a loin, en effet, de l'une à l'autre. Tout le monde peut moraliser, et personne ne s'en prive. Ainsi du juste et du vertueux, comme de l'injuste et du vicieux. L'expérience, qui le montre, enseigne davantage : qu'il est plus aisé de moraliser que de donner l'exemple, ce pourquoi le vicieux s'entend mieux au premier rôle et le vertueux au second.

Ce constat conduit à s'interroger sur ce que signifie le terme « moraliser ». Ce n'est pas la même chose, en effet, de « faire la morale », par le discours, et de rendre un espace donné conforme aux exigences de la morale. Tartuffe « fait » la morale ; le juste la pratique et en répand les fruits. « Moraliser », pourtant, peut signifier l'un et l'autre. C'est pourquoi les discours actuels sur la « moralisation de la vie politique » sont si ambigus. Ils le sont d'autant plus que la « moralisation » évoquée ne paraît avoir qu'un seul objet : l'usage de l'argent.

Les politiciens aiment à moraliser, de gauche comme de droite, même si les premiers se sont fait une spécialité d'être une « incarnation des valeurs universelles », à proportion de leur perte de « toute énergie politique » (Jean Baudrillard, Libération, mai 1997).Ce n'est pas par hasard queJérôme Cahuzac, infiniment plus mal traité désormais par ses « amis » que par ses adversaires, se voit reprocher, non pas tant d'avoir commis une fraude fiscale qu'une « impardonnable faute morale » (François Hollande).

Mais de quoi parle-t-on ? Dire que la politique doit être « moralisée » c'est avouer qu'elle ne l'est pas. Soit. Mais en quel sens ? Veut-on suggérer qu'elle a besoin de plus de discours sur la morale, de plus de surenchère dans le pathos moralisateur législatif et médiatique, déjà insupportable, ou que l'on doit revenir à un sens moral de la politique ?

La première solution est à tous égards la plus facile. Elle ne coûte que quelques bricolages juridiques : imposer aux politiciens une déclaration de patrimoine, leur interdire un conflit d'intérêts. À peu de frais, elle peut apaiser les colères montantes, redorer peut-être l'image ternie de la présidence vertueuse et des politiciens. Mais sa simplicité n'est pas la seule cause de son adoption probable. Il se peut aussi qu'elle soit la seule concrètement possible.

 

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Catégorie : Société
Posté par : le 10-04-2013

Nous, juristes du monde,

Roberto ANDORNO, Docteur en droit, chercheur(Argentine)

Maria Gabriela AHUALLI STEINBERG, Procureur, Etat de Sao Polo(Brésil)

Fernán ALTUVE-FEBRES, Avocat, Lima(Pérou)

Julio ALVEAR, Professeur de droit, Santiago de Chili(Chili)

Marcello ANDRADE, Avocat, Sao Paulo(Brésil)

Ignacio BARREIRO, Directeur du bureau de Human Life International, Montevideo

(Uruguay)

Saffi BEN HALIMA, Professeur émérite de la faculté de droit de Tunis(Tunisie)

Alfonso DE RIVERO, Juriste, Ancien ambassadeur, Lima(Pérou)

Ricardo DIP, Juge à la Cour de Sao Paulo(Brésil)

Aviol FLEURANT, Professeur de droit international des droits de l'Homme, Avocat au

barreau de Port au Prince (République de Haïti)

Merab GVARAMIA , Full Professor of Law(Georgia)

Mariakutty KOCHUPURACKAL, Barister, Etat de Tamilnadu(Inde)

Mikhaïl N. KOUZNETSOV, Docteur ès sciences juridiques, professeur de l'Université de

Russie de l'amitié des peuples, professeur de droit, juriste, avocat(Fédération de Russie)

Carlos MAHIQUES, Professeur de droit et juge à la Cour de cassation de l'Etat de Buenos

Aires(Argentine)

Bernardo MANZANO-TORRES, Avocat, Guayaquil(Équateur)

Truong QUANG DUNG, barrister, Hanoï (Vietnam)

Pavel PARFENTIEV, Human Rights advocate, World Congress of Families Advisor for the

International Human Rights Law(Fédération de Russie)

Rodrigo PEDROSO, Avocat de l'État, Sao Paulo(Brésil)

Igor V. PONKIN, Doctor of science (Law), Law teacher(Fédération de Russie)

Horacio SÁNCHEZ DE LORIA, Avocat, Buenos Aires(Argentine)

Sesili SHAMATAVA, Assistant of barrister(Georgia)

Nino SULABERIDZE, Lawyer, Doctor of Law(Georgia)

Natalya TCHERNOVA, Avocat, Saint-Pétersbourg(Fédération de Russie)

Vicente UGARTE DEL PINO, Ancien Président de la Cour de Cassation, Lima(Pérou)

Appelons contre le danger de réification des enfants à adopter.

Depuis la Déclaration de Genève de 1924 sur les droits de l'enfant jusqu'à la Convention de New York relative aux droits de l'enfant du 20 novembre 1989 et la Convention de La Haye sur la protection des enfants et la coopération en matière d'adoption internationale du 29 mai 1993, le droit universellement consensuel repose sur trois fondamentaux convergents : d'une part, la famille est formée d'une mère etd'un père, d'autre part, l'enfant a droit à une famille, enfin, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être garanti par la société.


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Catégorie : Société
Posté par : Adélaïde Pouchol le 27-03-2013

Entretien avec Grégor Puppinck, directeur de l'European Centre for law and Justice (ECLJ)

 

 

Il était prévu que vous interveniez sur le podium de la Manif pour tous le 24 mars dernier mais vous n'avez pas prononcé votre discours…

 

Je le regrette vraiment car j'avais quelque chose à dire ! Les hommes politiques ont afflué à la tribune, certains n'étaient même pas prévus au programme. Ils ont tenu le micro, même ceux qui n'avaient pas grand-chose à dire. En tout cas, merci de diffuser le message que l'adoption, la PMA et la GPA, c'est-à-dire les mères porteuses, et l'endoctrinement scolaire des enfants suivent inévitablement le simple vote du « mariage pour tous ». C'est tout ou rien. Dès lors que l'on ouvre le mariage aux couples de même sexe, c'est une cascade, un effet domino : le droit au mariage entraîne le droit à l'adoption et le droit à la PMA, lequel entraîne à son tour le droit à la GPA. Quant au droit des parents d'éduquer leurs enfants dans le respect de leurs convictions morales et religieuses, droit pourtant garanti par la Convention européenne, il est resté lettre morte.

 

Quelle impression retirez-vous de cette manifestation ?

 

Je suis heureux de cette manifestation historique. Quelque chose a changé en France. La manifestation a montré la force de ce mouvement populaire, la force de l'attachement des Français à la famille. J'ai été impressionné par cette foule, elle était prête à avancer. Parmi les élus eux-mêmes, massés devant le podium, nombreux criaient « Aux Champs-Élysées » ! Avec un million de personnes dans la rue, tout est possible, même « le grand nettoyage de printemps ». Ce ne sont pas des excités qui ont manifesté, c'est le « pays réel ». Ce sont des pères et des mères de familles qui en ont assez de l'idéologie néo-marxiste que les médias et le gouvernement veulent leur imposer. 

 

Ils en ont aussi assez du chômage, du déficit public, de l'illettrisme et des taux d'impositions confiscatoires que cette même idéologie engendre. Alors si en plus, le gouvernement veut toucher aux enfants, en faire une marchandise, un droit, et les endoctriner, ça ne passe pas. La famille, déjà très fragilisée, est l'ultime ressource de notre société ; avec l'échec de l'école, la crise culturelle et économique, la société ne tient plus que grâce à la famille, et pourtant elle est méprisée. Si on casse la famille, tout s'effondre, y compris notre liberté. Tant qu'il y a la famille, il y a de l'espoir et de l'avenir.

J'ai le sentiment que c'est pour cela que nous avons manifesté – pas seulement pour envoyer un message au Président Hollande. C'est pour demander un retour au réalisme en toutes choses, la famille, la filiation, mais aussi l'éducation, l'école, l'économie, la finance, les retraites, etc. : « On veut du boulot, pas du mariage homo ! »

Jusqu'à la crise, la société a cru pouvoir devenir virtuelle, se financer à crédit, croître indéfiniment, produire toujours plus. Nous avons cru que la virtualité nous rendrait libres. Le mariage homosexuel appartient au monde de la réalité virtuelle, comme ces pseudo-filiations fondées sur le mensonge ou le secret et établies avec des donneurs anonymes par PMA ou GPA : c'est le monde virtuel du désir égoïste et de la technologie. Ce sens des réalités que nous avons perdu pour une jouissance illusoire, la crise économique est en train de nous le rendre en partie pour l'économie, et les manifestations familiales vont j'espère nous le rendre aussi pour la vie sociale, en particulier pour la famille et l'école.

Il faudrait maintenant que la manifestation ouvre de véritables perspectives capables d'orienter de façon constructive ce mouvement de contestation qui grandit depuis près d'un an. Quand les pères et mères de familles manifestent au contact des CRS, c'est que la crise est profonde et elle l'est : quelle France ? Quel avenir pour nos enfants ? En tout cas, pas celui de Christiane Taubira et de Pierre Bergé.

 

 

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Catégorie : Société
Posté par : La rédaction le 22-03-2013
Philippe Maxence, Rédacteur en chef de L'Homme Nouveau, sera présent samedi aux Assises de la résistance chrétienne à l'invitation de l'abbé Guillaume de Tanoüarn et du Centre Saint-Paul qu'il a créé et qu'il dirige à Paris.
 
Plusieurs interventions de qualité sont prévues, selon un programme riche et intense. Pour sa part, Philippe Maxence prendra la parole sur le thème de la résistance chrétienne à l'école du bienheureux Jean-Paul II.
 
Rendez-vous donc au Forum de Grenelle, 5 rue de la Croix-Nivert, 75015 Paris (Métro Cambronne ou Bus 80) à partir de 19h30.
 
Le lendemain évidemment, nous serons dans les rues de Paris. Pour mettre en pratique les leçons de la veille. Pour la famille, nos enfants et l'avenir de la civilisation.
 

 


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Catégorie : Société
Posté par : Adélaïde Pouchol le 13-03-2013

Le numéro de L'Homme Nouveau de cette semaine publie un dossier sur le projet de loi sur la recherche sur l'embryon qui devrait être voté le 28 mars prochain. La Fondation Jérôme Lejeune tire actuellement la sonnette d'alarme; par ce dossier L'Homme Nouveau s'y associe. En cinq pages, à l'aide de moralistes, de juristes  et de médecins, notre journal fait le point sur la nouvelle transgression qui pointe. Après avoir voulu organiser la société « sans Dieu et sans roi » (Jules Ferry), le monde moderne a décidé de se passer de l'homme. Nous publions ci-dessous le texte d'introduction à ce dossier. Non, l'embryon n'est pas un objet de laboratoire.

 

 

« Notre pays est très en retard sur les lois de bioéthique », déplorait le 4 octobre 2012 Catherine Lemorton, présidente PS de la Commission des Affaires sociales de l'Assemblée nationale. Le Sénat a en effet voté le 3 octobre dernier, à l'unanimité moins une abstention, une « proposition de loi tendant à modifier la loi n° 2011-814 du 7 juillet 2011 relative à la bioéthique en autorisant sous certaines conditions la recherche sur l'embryon et les cellules souches embryonnaires ». À l'autorisation par exception de recherche sur l'embryon, les « révisionnistes » de la bioéthique voudraient substituer un régime d'autorisation par principe. Concrètement, les faits seraient les mêmes puisque l'Agence de biomédecine (ABM) habilitée à dispenser ces autorisations en prodiguait avec générosité à qui voulait triturer des embryons pour l'avancement de la science…

Pourtant, symboliquement, l'enjeu est de taille. Autoriser, en bonne et due forme, la recherche sur l'embryon serait un nouveau « changement de civilisation », une avancée de plus dans la barbarie. Car il n'y a pas d'autres mots. Le premier pas était fait, les autres ont suivi dans l'indifférence quasi générale de citoyens saturés à l'envie par le débat sur le « mariage pour tous ». Livrés à eux-mêmes, les parlementaires se sont payé le luxe de débattre et de statuer au mépris de la loi de 2011. Laquelle stipule que l'État a l'obligation légale d'organiser des états généraux avant toute modification des lois bioéthiques et que ces mêmes lois ne devaient pas être révisées avant sept ans à compter de la dernière modification… Qu'importe, le texte a été voté au Sénat le 4 décembre dernier à 203 voix contre 74.

 

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Disponible dans notre boutique :
Journal n°1538 du 15-04-2013

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Catégorie : Société
Posté par : La rédaction le 24-02-2013
Radio Vatican a salué l'accord trouvé entre le gouvernement français et l'Église de France le 21 février dernier, confirmant la reconnaissance des grades et diplômes délivrés par les universités catholiques.
Cette confirmation renvoie à l'accord entre la République française et le Saint-Siège sur la reconnaissance des grades et diplômes dans l'enseignement supérieur, signé à Paris le 18 décembre 2008 par Bernard Kouchner, alors Ministre français des Affaires étrangères et européennes et par Mgr Dominique Mamberti, Secrétaire du Saint-Siège pour les Relations avec les États.
Dans un rapport des Assises de l'Enseignement Supérieur en France, remis au Président de la Républlque, François Hollande, il avait été demandé d'annuler cet accord, qui s'inscrit dans le processus plus général dit de Bologne, qui vise notamment à une reconnaissance des différents diplômes des pays européens, après une mise aux normes.
On trouvera ici le texte du Décret confirmé,  publié au Journal officiel le 16 avril 2009.
Sur le site de la Conférence des évêques de France, on peut lire l'article suivant, mentionant rapidement cet accord : 
 
« Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a présidé jeudi 21 février 2013 la neuvième séance de l'instance de dialogue entre le Gouvernement et l'Eglise catholique en France.
 
 

La réunion a associé le ministre de l'intérieur, chargé des cultes, et les ministres des affaires étrangères, de l'éducation nationale, de la justice, des affaires sociales et de la santé, de la culture et de la communication, de l'enseignement supérieur et de la recherche, des droits des femmes, de la famille.

 

Mgr Luigi Ventura, Nonce apostolique, conduisait la délégation de l'Eglise catholique en France, composée du cardinal André Vingt-Trois, archevêque de Paris, président de la Conférence des évêques de France, Mgr Hippolyte Simon, archevêque de Clermont, vice- président, Mgr Laurent Ulrich, archevêque de Lille, vice-président, Mgr Bertrand de la Soujeole, secrétaire de l'instance de dialogue et Mgr Antoine Herouard, secrétaire général de la Conférence des évêques de France.

 

Instaurée en février 2002, cette instance se réunit chaque année afin de régler les questions institutionnelles et administratives d'intérêt commun entre l'Etat et l'Eglise, et d'échanger autour de thèmes d'actualité.

 

Les débats ont ainsi porté sur la présence cultuelle dans les lieux de rétention, dans les établissements pénitentiaires et dans les hôpitaux. Ont également évoquées les questions liées à l'accès au séjour des religieux étrangers, à l'utilisation culturelle des édifices cultuels et à la reconnaissance des diplômes universitaires. Le Gouvernement a rappelé l'importance qu'il attache à la liberté de conviction et à la liberté de religion dans le monde. Enfin, un échange est intervenu sur les questions de société.

 

Source : Service de presse du premier ministre»

 

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Catégorie : Société
Posté par : Émilie de Grandmaison le 12-02-2013

Philippe Brillault, maire du Chesnay et conseiller général des Yvelines, fait partie de ces élus qui n'auront pas ménagé leurs forces pour s'opposer au projet de loi Taubira. Conscient de la nécessité d'aller de l'avant pour s'e

ngager et soutenir le mouvement, il est devenu le mandataire de la pétition contre le « mariage pour tous ».

 

Envoyées directement au Chesnay, les pétitions sont réceptionnées depuis plusieurs jours par 300 bénévoles rassemblés autour du maire. Les centaines de milliers de feuilles sont classées, étiquetées et minutieusement rangées. Chaque jour, d'innombrables caisses remplies d'enveloppes sont apportées en ce qui s'est transformé en un siège de comptabilité nationale. Le trafic du bureau de poste a augmenté de 40 %. Un objectif audacieux s'est profilé. Le collectif a jusqu'à jeudi pour rassembler les 500 000 signatures réglementaires à destination du Conseil économique, social et environnemental (CESE) dont le rôle consultatif pourrait faire changer les choses…

 

 

Une véritable chaîne humaine se déploie avec dynamisme dans toute la France. Comprenant l'importance de l'enjeu qui se jouait dans cette véritable course contre la montre, le bouche à oreille a fait son œuvre et internet a été très sollicité pour véhiculer le message à travers toute la France. Et tout cela, sans aucun écho médiatique.

Malgré les cinq à dix mille pétitions litigieuses auxquels il manque une mention indispensable, le chiffre des pétitions qui arrivent au Chesnay augmente sans arrêt. Entouré de Frigide Barjot ainsi que de plusieurs autres membres du collectif de « La Manif pour tous », Philippe Brillault a donné une conférence de presse sur le lieu même où sont réceptionnées et comptabilisées les signatures, vendredi 8 février en fin de matinée. Il avait alors annoncé l'obtention de 430 000 exemplaires signés. Lundi 11 février, un porte-parole du collectif de « La Manif pour tous » a annoncé 512 000 signatures déjà collectées. Les derniers chiffres parlent de 630 000 signatures alors que toutes les pétitions reçues n'ont pas encore été dépouillées... Selon le maire du Chesnay, la France profonde, la France oubliée, se réveille. Ce sont les Français, ceux qui n'ont pas pu manifester à Paris, ou ceux qui n'ont pas eu l'occasion de s'exprimer qui manifestent ainsi désormais leur position.

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Catégorie : Société
Posté par : Thibaud Collin le 06-02-2013

 

 

Peut-on sans dommage parler de « couple » homosexuel ? Les mots que nous utilisons pour exprimer notre avis sur tel ou tel sujet véhiculent des implications dont le sens parfois nous échappe. La plupart des protagonistes du débat actuel ont pris l'habitude de parler de « couple de personnes de même sexe ». Une telle expression contribue de facto à légitimer la revendication homosexuelle puisque l'usage des mêmes mots pour désigner le phénomène semble faire consensus.

Choisir le mot « couple » pour nommer la relation amoureuse entre deux hommes ou entre deux femmes crée un parallélisme avec le couple homme/femme. Si on désigne ces deux types de relation par le même mot, ne serait-ce pas le signe qu'ils sont comparables ? Puisque seul ce qui est comparable peut être comparé, on a ainsi effectué une partie du chemin de légitimation. L'égalité consistant à attribuer les mêmes droits à des personnes étant dans des situations semblables, les traiter différemment est perçue comme discriminatoire. Au nom de la lutte contre les discriminations, il s'agit donc d'attribuer rigoureusement les mêmes droits à tous les couples, d'où la formule du « mariage pour tous ». Il convient d'interroger à la racine ce présupposé lexical afin de décrypter la logique subversive qu'il déploie à notre insu. Ce qui se cache dans cette utilisation du mot « couple » est une volonté de mimétisme au service d'une stratégie de reconnaissance sociale.

Le mot « couple », du latin copula signifiant « lien, liaison » désigne « un homme et une femme réunis » ; on trouve aussi un sens mécanique dont l'origine analogique est évidente : « ensemble de deux forces parallèles égales entre elles, de sens contraire ». Le mot couple dit donc complémentarité des différences. Tout cela connote l'idée d'un agencement de parties diverses et formant ainsi un tout spécifique. Ce tout est la réalité conjugale, principe de la famille. L'union de l'homme et de la femme réalise un haut degré d'intégration des différentes dimensions de la personne humaine : corps sexué, affectivité, volonté libre ; ­celle-ci assumant les deux premiers niveaux et s'autodéterminant dans un don total de la personne à l'autre, et réciproquement : telle est la signification profonde de l'union des époux par laquelle ils sont ouverts à la transmission de la vie, c'est-à-dire à la procréation d'une nouvelle personne humaine, leur enfant dont ils vont assumer l'éducation. La famille est ainsi cette articulation des différences (sexuelle et générationnelle) et par là elle a pour finalité d'être communion de personnes. La communion conjugale en est la clef de voûte.


 

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Journal n°1535 du 02-02-2013

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Catégorie : Société
Posté par : Philippe Maxence le 15-01-2013

 

 

Dimanche après-midi, comme des milliers de Français, j'ai arpenté les rues et les boulevards de Paris pour défendre la famille, le mariage et l'avenir des enfants. Voulant éviter ce souci de « l'immédiateté », qui est un des travers profonds de notre époque, j'ai voulu prendre le temps d'une sorte de bilan qui méritera certainement d'être affiné. 

Au rang des points positifs, il faut saluer la réussite même de la manifestation. Mobilisation réussie, déroulement sans heurts ni violences, organisation efficace et très large participation, même si comme il fallait s'y attendre les chiffres du nombre de manifestants diffèrent entre ceux de la Préfecture de police (340 000) et ceux des organisateurs (entre 800 000 et 1 million). 

Autre point positif : la générosité et le dévouement des organisateurs, qui ne sont pas des « professionnels » de ce type d'événements, au sens où ils n'en vivent pas et qu'ils ont par ailleurs d'autres occupations. J'imagine bien les heures, les jours et les nuits de préparation. Cette générosité, je l'ai sentie à l'œuvre également parmi tous les jeunes (et moins jeunes) mobilisés pour « encadrer » et animer les différents parcours.Générosité et amabilité se sont ainsi déployées et ont ainsi bien réchauffé des cœurs alors que nous subissions le froid parisien.

Cette générosité et cet esprit bon enfant, civique et civil, nous l'avons vu également à l'œuvre parmi les manifestants dont certains (beaucoup, en fait) étaient venus de très loin, des quatre coins de la France. Manifestants de tous âges, venus en famille ou seuls, de toutes conditions sociales, de milieux ou de confessions bien différentes. Personnellement, ma famille était au grand complet (huit enfants, de 22 à 2 ans et deux parents, père et mère, puisqu'il faut préciser les choses désormais) et ce fut une joie de se retrouver pour montrer notre attachement commun à la famille et au mariage. 

Parmi les points positifs, je range également le fait que je n'ai pu voir et croiser « que » quelques amis. Cela change de bien des manifestations ou des réunions publiques où l'on est sûr de retrouver, même sans l'avoir prévu, nombre de connaissances. Là, ce fut exactement le contraire. Je pensais retrouver tel ou tel, ou du moins les croiser, car je savais qu'ils participaient à la manifestation. Mais l'affluence de la foule n'a pas permis de multiplier ces rencontres amicales. 

Enfin, comment ne pas signaler – et saluer – la présence de plusieurs évêques et de nombreux prêtres et religieux ? La présence épiscopale est une nouveauté, même si depuis quelques années nous apercevions des évêques à la manifestation du mois de janvier contre l'avortement. Assurément, cette présence a été décisive dans la présence de beaucoup de catholiques dimanche dernier. Espérons que cette mobilisation épiscopale ne retombe pas et même qu'elle s'amplifie. 

 

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Catégorie : Société
Posté par : Denis Sureau le 31-12-2012

 

 

Dans le cadre du combat contre le « mariage » homo, certains de ses opposants disent, déclarent et affirment à haute voix que, s'ils sont hostiles au projet de loi gouvernemental, ils sont aussi résolument « contre l'homophobie ». Évidemment, nul ne peut se dire « pour l'homophobie », d'abord, parce que c'est un délit inscrit dans le Code pénal. Ensuite, parce que cela aurait pour fâcheux effet de s'exclure d'emblée du débat public et des convenances du système médiatique. Enfin, parce que cela pourrait être compris comme un encouragement aux agressions verbales ou physiques contre les personnes homosexuelles.

Et pourtant, se déclarer « contre l'homophobie » est déjà l'aveu d'une défaite. En effet, le concept d'« homophobie » n'est pas neutre : c'est une arme forgée pour paralyser toute tentative de critique des revendications homosexuelles.

Avant d'être un outil de propagande, l'homophobie est une faute de français. Le préfixe grec « homo » signifie semblable (comme dans homogène, homonyme) et la racine « phobie », elle aussi grecque d'origine, signifie crainte ou peur (arachnophobie, peur des araignées). D'un strict point de vue linguistique, homophobie signifie donc crainte ou peur de son semblable, au lieu de suggérer quelque hostilité à l'égard des homosexuels. (Et comme si cette aberration étymologique ne suffisait pas, voici que l'homophobie est concurrencée par la gayphobie, la biphobie, la lesbophobie, la transphobie…).

Ce néologisme bancal aurait été inventé dans les années 1970 mais ses utilisateurs ne sont jamais parvenus à le définir avec précision. Le 20 novembre dernier, la grande agence de presse américaine Associated Press, dont les règles de rédaction font souvent autorité, a même déconseillé l'usage du terme homophobie comme trop imprécis, et dont l'utilisation est dévoyée dans la mesure où il suggère une peur irrationnelle, relevant d'un trouble mental – pourtant ignoré par la psychiatrie.

Que peut recouvrir l'homophobie ? D'un point de vue juridique, la loi française n'apporte aucune définition mais punit depuis 2004, les incitations à la haine ou à la violence, l'injure ou la diffamation visant une personne ou un groupe de personnes à raison notamment de leur « orientation sexuelle».On se souvient que Christian Vanneste, alors député UMP, fut condamné à partir d'une interprétation large de cette loi avant que la Cour de cassation ne casse ces décisions au motif que « des propos critiques, même s'ils peuvent choquer les homosexuels, ne sont pas nécessairement injurieux pour cette raison ». Cet arrêt déclencha les protestations du lobby gay, mais on voit ici toute l'ambiguïté de la question.

En effet, où commence l'homophobie ? L'association SOS homophobie retient l'acception suivante : « Il (le terme) désigne les manifestations de mépris, rejet, et haine envers des personnes, des pratiques ou des représentations homosexuelles ou supposées l'être. Est ainsi homophobe toute organisation ou individu rejetant l'homosexualité et les homosexuel-le-s, et ne leur ­reconnaissant pas les mêmes droits qu'aux hétérosexuel-le-s. » La définition révèle tout son enjeu politique. Il s'agit de lutter contre toute discrimination, celle-ci étant définie comme « une attitude, une action ou une loi qui visent à distinguer un groupe humain d'un autre à son désavantage ».

 

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Journal n°1533 du 02-01-2013

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Catégorie : Société
Posté par : Denis Sureau le 05-12-2012

 

 

La question du pseudo-mariage homosexuel semble traverser les principaux partis. Des élus de gauche voire d'extrême gauche font la grimace, tandis que certains à l'UMP trouvent le projet gouvernemental timoré. On en vient à s'interroger : cette réforme sociétale qui nous agite est-elle de droite ou de gauche ?

La réponse est la suivante : elle est de droite comme de gauche, pourvu que l'on considère cette droite et cette gauche comme des variantes de la même idéologie, celle qui définit la modernité, et qui n'est autre que le libéralisme (mais ce mot est parfois mal compris).

De quoi s'agit-il ? D'un individualisme radical. D'une affirmation du moi, d'un ego qui ne voit dans la liberté que la capacité purement négative de ne pas être empêché d'agir par les autres. Elle est la matrice de tous les projets culturels, politiques et économiques qui façonnent notre monde.

Reconstruire (ou plutôt déconstruire) le monde en partant de l'individu libre et souverain, c'est nier que la famille soit la cellule de base de la société. Si la famille peut avoir une utilité, celle-ci ne peut être que relative au projet de chacun, et donc provisoire. Elle ne peut résulter que d'un contrat, puisque le contrat est le seul mode de relation envisageable par nos modernes. Mais le contrat social doit être avantageux pour chacune des parties. Et révocable.

Aucune référence à la « nature », à la « loi naturelle » n'a ici de pertinence : pour nos modernes l'homme n'est qu'un être de culture, et la culture ne renvoie pas à quelque chose qui en serait son fondement. Tout ce qui risque d'entraver mon épanouissement (lois, traditions, règles…) doit être tenu en suspicion, voire disparaître. C'est pourquoi le christianisme, qui enseigne que l'homme a une finalité et que la liberté n'a de sens que par rapport à cette finalité, est l'ennemi majeur : « Écrasez l'infâme », disait Voltaire.


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Journal n°1530 du 24-11-2012

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Catégorie : Société
Posté par : Père Bernard Gallizia le 07-11-2012

 

 

 

 

Réalise-t-on assez que Jésus-Christ lui-même ne s'est pas cru autorisé à nous donner un enseignement nouveau sur le fondement du mariage ? Dans l'évangile selon st Marc, il rappelle seulement ce que fit son Père en créant l'humanité : « dès l'origine de la création, Il les fit homme et femme (altérité sexuelle). À cause de cela, l'homme quittera son père et sa mère (qui l'ont conçu), pour s'attacher à sa femme (avec laquelle il concevra), et les deux ne feront qu'une seule chair ». Et ainsi fut la naissance de la famille humaine...

 

Ce que Jésus rappelle là est la conséquence logique des paroles prononcées dans la Genèse sur Adam et Eve. On y lit que Dieu, dès le début de l'humanité, après avoir fait l'homme et la femme à son image (amour-communion trinitaire), les bénit et leur dit : « Soyez féconds, multipliez, emplissez la terre... ». Le lien indissoluble du mariage primordial du premier homme et de la première femme est ici dans l'affirmation divine : « ils ne feront qu'une seule chair ». Ce lien indissoluble ne doit pas être vu comme une chaîne, laquelle serait insupportable à la longue, mais comme une communion de corps et d'esprit, construisant le couple, ouvrant sur la vie et favorisant un attachement de plus en plus grand l'un envers l'autre jusqu'à la mort.

 

La bénédiction de Dieu est donc liée à la fécondité avec, comme finalité, que l'espèce humaine perdure naturellement, ce qui ne veut pas dire que les gens mariés ne doivent avoir des relations conjugales qu'en vue d'avoir des enfants.

 

Il y a ainsi dans le récit de la Genèse, un lien direct pour Dieu entre bénir et donner la vie. C'est pourquoi Vatican II dit que Dieu lui-même est l'auteur du mariage. Jésus le rappelle dans l'évangile de Marc : « Eh bien ! Ce que Dieu a uni, que l'homme ne le sépare pas ». C'est un fait profondément inscrit dans la nature même de l'être humain, ce n'est pas une structure inventée par la société.

 

C'est pourquoi, nul gouvernement, ni aucunes institutions sociales et politiques d'aucun pays du monde ne peuvent s'arroger le droit de conférer le mariage à une union qui est stérile par nature, puisque nos institutions ont pour but de soutenir, de protéger, et de faire perpétuer l'existence de la personne humaine. Là où cette loi a été votée, elle reste totalement arbitraire et illicite, puisqu'elle soutient institutionnellement une conception artificielle de la procréation de l'espèce humaine. Le mariage est la base et le fondement même de toute la théologie de l'Alliance entre Dieu et l'humanité. On parle d'égalité des droits, mais cette égalité oblige seulement l'État à traiter de la même manière ceux qui sont dans des situations identiques.

 

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Catégorie : Société
Posté par : Philippe Maxence le 22-10-2012

 

 

 

Le sujet occupe tous les esprits. La révolution morale et anthropologique que prépare le gouvernement socialiste avec l'instauration d'un mariage ouvert aux personnes homosexuelles, constitue le vrai débat de fond de ce début de mandat socialiste. Enfin, « débat » ! Tout dépend de ce qu'on entend par là. Fidèle à une certaine pratique de la Ve République, l'actuel gouvernement, fort de sa majorité absolue à l'Assemblée nationale et au Sénat (sans parler des régions), semble considérer le Parlement comme une simple institution d'enregistrement. Même dans ces enceintes, que l'on fait vénérer aux jeunes collégiens et lycéens comme les temples du débat démocratique, l'échange contradictoire semble avoir disparu. La discipline du parti l'emporte sur le devoir d'agir selon sa conscience. Certes, contre cette transformation radicale de l'institution du mariage la grogne monte, même dans les rangs de la gauche. Une grogne réelle, mais qui au final risque bien de servir de prétexte pour laisser croire que le… débat politique est possible dans notre pays, alors même que les décisions sont déjà prises. Faisant fi de toute prise en compte des arguments de l'opposition, et ce jusque dans son propre camp, le porte-parole du gouvernement en personne, Najat Vallaud-Belkacem, l'a en quelque sorte avoué en annonçant ingénument que le premier « mariage » gay aurait lieu à Montpellier, une fois la loi votée. Refermant le monde clos de son mensonge, le système entend, donc, siffler la fin de la partie à temps pour promouvoir cette suite logique des lois sur le divorce, la contraception et l'avortement.

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Journal n°1527 du 13-10-2012

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Catégorie : Société
Posté par : Paul Piccarreta le 15-10-2012

 

 

 

C'était une promesse de campagne du candidat socialiste à la présidence de la République. Désormais, il s'apprête à légiférer. Les couples de même sexe pourront se marier et adopter « dès 2013 » assure le garde des Sceaux, Christine Taubira. Tous ne s'accordent pas sur les termes de l'adoption d'enfants ; la question de la « parentalité » laisse encore quelques ombres juridiques. Mais dans le fond et la forme, l'opinion publique, les médias et les personnalités politiques s'entendent. Les pierres tombent, le feu brûle, les personnes de même sexe forment une famille. Évidences…
Visibles et moins visibles ont répondu. Des maires et des députés, des étudiants, des chômeurs, des cadres, des mères de familles. Et même des homosexuels. Signes peut-être que la loi qui s'annonce est une blessure grave. États des lieux d'une réponse de société.
 
 

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Catégorie : Société
Posté par : Annie Laurent le 29-06-2012

 

 

 

Le Saint-Père devrait se rendre au Liban du 14 au 16 septembre prochain. Dans un climat de tension, panorama d'un pays plus meurtri et divisé que jamais avec la complicité du Hezbollah inféodé à Damas.

Depuis son accession à l'indépendance, en 1943, le Liban n'a jamais été vraiment libre, souverain et en paix. Constamment, il subit les retombées déstabilisatrices des rivalités interconfessionnelles et des guerres qui meurtrissent le Proche-Orient. Par le jeu de subtiles instrumentalisations des communautés libanaises, cette géopolitique tourmentée maintient le pays du Cèdre en situation d'otage, l'empêchant de répondre à sa vocation de « pays-message » que lui reconnaissait le bienheureux Jean-Paul II. Aujourd'hui, c'est la crise syrienne qui vient une nouvelle fois étayer cette réalité.

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Journal n°1521 du 30-06-2012

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Catégorie : Société
Posté par : Denis Sureau le 04-06-2012

 

 

  

 

Tous deux furent de jeunes catholiques, tous deux aujourd'hui sont des apostats. François Hollande et Jean-Marc Ayrault, les deux hommes forts du nouveau régime, ont troqué leur foi contre la laïcité.

Il y a dix ans, le journaliste Jean-Yves Boulic interrogeait seize hommes politiques, Ceux qui croient au Ciel et ceux qui n'y croient pas(Grasset, 280 p., 19,30 euros). Parmi eux, François Hollande. Le futur président contait comment ses parents, sans être pratiquants, l'envoyèrent dans une école tenue par les Frères des écoles chrétiennes. Première communion, confirmation, communion solennelle.« J'ai donc accompli toutes les étapes d'un jeune catholique pratiquant ».

Le journaliste posait la question : « Dans la ferveur ou l'ennui ? ».Hollande répondait :« Plutôt la ferveur, du moins jusqu'à l'entrée en seconde, et la foi jusqu'en terminale. Adolescent, j'ai servi la messe, chanté à la chorale, fait mes prières. »

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Journal n°1519 du 02-06-2012

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Catégorie : Société
Posté par : Philippe Maxence le 15-05-2012

 

 

 

 

La République, elle aussi, a ses symboles. Ce mardi, le Président de la République, le ci-devant candidat du Parti socialiste François Hollande, rend hommage à Jules Ferry. Pour beaucoup, Ferry symbolise l'école laïc et obligatoire, l'école républicaine, celle du tableau noir et de la craie, des vertus civiques, des chefs-lieux et préfectures appris par cœur, des coups de règle sur les doigts et de bien d'autres choses que certains cultivent aujourd'hui avec nostalgie, à l'imitation des « nouveaux réacs » qui arpentent les couloirs de la grande presse.

Mais Jules Ferry, le symbole de l'an I du nouveau quinquennat, c'est aussi la lutte contre l'Église catholique, à propos de l'école justement, une vieille habitude républicaine.

Des exemples ? Disons, plus modestement, quelques dates que n'importe quelle encyclopédie confirmera :

 

– février 1880 : expulsion des ecclésiastiques du Conseil supérieur de l'Instruction publique ;

– 12 mars 1880 : la collation des grades universitaires est retirée à l'enseignement catholique ;

– 29 mars 1880 : décret d'expulsion des jésuites et décret imposant aux autres congrégations non autorisées de se mettre en règle sous trois mois sous peine de dissolution et de dispersion ;

– 28 mars 1882 : loi de laïcisation de l'enseignement.
 


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Catégorie : Société
Posté par : Philippe Maxence le 10-05-2012

 

 
 

Résultat de l'élection présidentielle oblige, la presse s'est plu à voir dans la transition pacifique entre un Président de droite et son successeur de gauche, la preuve que notre pays était une « démocratie pacifique ». C'est, surtout, la preuve que les mots supportent tout !

Pacifique, une démocratie qui considère comme un droit la suppression des enfants dans le ventre de leur mère ?

Pacifique, une démocratie qui se prépare à éliminer ses vieillards et ses malades, comme le prévoit la panoplie électorale du nouveau Président ?

 

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Catégorie : Société
Posté par : Philippe Maxence le 07-05-2012

 
 
 
Toute la vie politique et sociale de notre pays ne s'est pas arrêtée hier soir avec le résultat de l'élection présidentielle qui a vu la victoire de François Hollande, candidat du Parti socialiste, sur Nicolas Sarkozy.

Une chose est certaine, la France est profondément malade, ravagée par le doute sur toute idée de communauté de destin, incapable d'envisager une politique fondée sur une véritable perspective du bien commun. L'heure n'est certainement pas au repliement des catholiques car c'est toute une société qu'il faut refaire depuis ses fondements. Plus que jamais, il faut changer les termes du débat pour que les catholiques ne soient plus enfermés dans des choix impossibles qui ne répondent aucunement à la totalité de leurs principes et à la hauteur des enjeux.

 

 

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Catégorie : Société
Posté par : Adélaide Pouchol le 02-05-2012

« Il faut savoir mourir fièrement lorsqu'il n'est plus possible de vivre avec fierté », écrivait Nietzsche dans le Crépuscule des idoles, offrant à la modernité l'élégance de la formule et la force de la revendication. Les élections présidentielles ont fait de la légalisation de l'euthanasie une question brûlante et rendu d'autant plus nécessaire une réflexion de fond en même temps qu'un engagement toujours grandissant auprès des mourants. Si les lobbies proeuthanasie ont pu faire évoluer les mentalités, pourquoi les tenants du respect de la vie jusqu'à sa mort naturelle ne pourraient- ils pas faire entendre leurs voix ?

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Les soins palliatifs

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Catégorie : Société
Posté par : Philippe Maxence le 27-04-2012

 

 

 

Il y a quelques années nous n'étions pas nombreux à nous intéresser aux écoles hors contrat ou indépendantes, voire à l'école à la maison. Ils n'étaient pas si nombreux non plus ceux qui s'étaient lancés dans la constitution d'une école, non pour répondre à une soif de faire absolument autrement, mais pour répondre aux besoins et au bien des enfants.Ces pionniers existaient bien pourtant et c'est ainsi que j'ai réalisé pour notre confrère La Nef un premier annuaire de ces écoles, opération que j'ai renouvelée quelques années après, lors de mon arrivée à L'Homme Nouveau.

Depuis quelques années, à côté des écoles qui naissent un peu partout dans toute la France – dans ma boîte de courrier électronique cette semaine, par exemple, l'invitation à une réunion de parents pour une école maternelle et primaire à Laval –, la Fondation pour l'École, fondée et animée par Anne Coffinier, travaille inlassablement dans ce sens. Elle aide les fondations d'écoles, soutient les projets et argumente en faveur de la liberté scolaire. Sur son blogue, elle vient de reproduire des extraits d'un article du Monde sur ces écoles, ainsi que des témoignages recueillis par la journaliste du quotidien du soir.

En voyant cet ensemble, je me suis dit que nous n'avions pas travaillé pour rien depuis toutes ces années, à œuvrer, chacun à notre place, pour une autre forme d'enseignement, ce qui se traduit pour les catholiques par un enseignement fidèle aux décisions du magistère.

Je n'ai pas pu m'empêcher de songer aussi aux quelques remarques reçues de lecteurs, regrettant parfois que j'accorde autant de place à ces écoles. Celles-ci sont pourtant notre liberté en acte et il est clair que le candidat Hollande, qui veut encore rabaisser l'âge de la scolarité obligatoire, ne doit pas voir d'un bon œil ces écoles indépendantes, pas plus d'ailleurs que l'école à la maison. Disant cela, je n'entre pas dans ces histoires de consigne de vote. À chacun de prendre ses responsabilités, la conscience éclairée par la doctrine morale de l'Église, et en toute liberté d'esprit. Mais je me dis aussi que ce bien, là il faudra si besoin le défendre. À tout prix !


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Guide des écoles catholiques pas comme les autres

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Catégorie : Société
Posté par : le 20-03-2012

 

 

La terrible tuerie qui s'est déroulée à Toulouse ce lundi a été condamnée par les représentants de l'Église catholique en France, dont Mgr Le Gall, archevêque de Toulouse et Mgr Podvin, porte-parole des évêques de France.  Dans leurs déclarations, ils associent aux victimes du collège juif Ozar-Hatorah les parachutistes assassinés à Toulouse et Montauban. Hier soir, en la cathédrale Notre-Dame de Paris les vêpres ont été célébrées à l'intention des victimes :

 

 

De Mgr Robert Le Gall, archevêque de Toulouse

 

Après l'assassinat des parachutistes ces jours derniers à Toulouse et Montauban qui a profondément ému notre région, un pas de plus a été franchi dans l'horreur ce matin avec le meurtre de quatre personnes dont 3 enfants devant le collège juif Ozar-Hatorah dans le quartier de La Roseraie, à Toulouse.

 

Actuellement à New York pour trois jours de rencontre auprès de nos frères juifs avec une délégation d'une dizaine d'évêques conduite par le Cardinal Vingt-Trois, notre émotion est très grande. Nous exprimons aux familles touchées par cette horreur nos sentiments de profonde compassion et notre prière.

 

 Mgr Robert Le Gall, archevêque de Toulouse

 

 

Communiqué des évêques de France

 

Paris, le 19 mars 2012

Suite à la tuerie odieusement perpétrée ce Lundi contre un professeur et des enfants devant un collège juif de Toulouse, les catholiques de France expriment leur vive indignation devant cette violence aveugle qui vise des personnes sans défense.

Dans l'attente de toutes précisions concernant le déroulement de l'enquête, partageant l'émotion des familles et des communautés concernées, l'Eglise catholique organise un temps de prière à la Cathédrale Notre Dame de Paris, le lundi 19 mars 2012 à 17h45.

Seront évidemment associés à cette intention les parachutistes lâchement assassinés il y a quelques jours à Montauban et à Toulouse.

Réunis à New York pour une rencontre avec des rabbins, les Cardinaux VINGT-TROIS et BARBARIN, ainsi que Monseigneur LE GALL, Archevêque de Toulouse, font savoir leur tristesse et leur prière.

Monseigneur Bernard PODVIN

Porte-parole des évêques de France

 

 

Réaction du directeur de la salle de presse du Saint-Siège, le Père Lombardi :

 

Contacté par l'agence Zenit, le directeur de la salle de presse du Saint-Siège a dénoncé « un acte horrible et ignominieux, qui s'ajoute à d'autre actes récents de violence absurde qui ont blessé la France ». Le P. Federico Lombardi l'a fermement condamné : « Il suscite une profonde indignation et désarroi et la plus ferme condamnation et exécration notamment pour l'âge et l'innocence des jeunes victimes et parce que cela s'est produit dans une institution juive pacifique d'éducation. » Il a assuré la communauté juive de sa « solidarité spirituelle la plus profonde ».


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Catégorie : Société
Posté par : le 19-03-2012

 

 

 

Député de Vendée, Dominique Souchet vient d'écrire au directeur de France Culture après l'annulation d'une émission consacrée au génocide vendéen avec notre ami et collaborateur Reynald Secher. À lire Ici (le téléchargement du document peut prendre un peu de temps).

Est-il interdit de parler du génocide vendéen aujourd'hui en France ?

 

 

 


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Catégorie : Société
Posté par : Adélaide Pouchol le 14-03-2012

 

 

 

 

Votre mort, vous la voulez avec l'option « Ivresse ultime » ou plutôt « Festin royal » ? À moins que, plus libertin, vous préfériez l'option « Petite Mort »… Au choix, votre « prestation euthanasique » avec, pour les amoureux du litron, « perfusion d'alcool éthylique, odeurs d'alcools raffinés, goûts d'essences alcooliques sur la langue ou à boire », pour les fins gourmets,  « perfusion lipidique, odeurs de mets raffinés, goûts d'essences de mets raffinés sur la langue ou à manger » et pour tarés du bas-ventre, (âmes sensibles, s'abstenir), « masturbation par instrument électro-mécanique (possibilité de masturbation manuelle par un membre de la famille ou des proches) » .

 

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Catégorie : Société
Posté par : La rédaction le 13-03-2012

 

 

 

Samedi et dimanche, Mgr Vincent Nichols, archevêque de Westminster, a fait lire une lettre dans les églises catholiques d'Angleterre et du Pays de Galles, réitérant l'opposition de l'Église catholique à la légalisation de l'union homosexuelle prévue par le gouvernement conservateur de David Cameron. Il invitait les catholiques à « faire tout ce qu'ils peuvent pour s'assurer que la vraie signification du mariage ne soit pas perdue pour les générations futures ». En mettant sur le même plan, le mariage entre un homme et une femme et l'union de deux personnes du même sexe, le gouvernement britannique risque selon le chef de l'Église catholique de changer la « nature même » du mariage en le transformant en un simple « engagement entre deux personnes », au risque de ne plus reconnaître « la complémentarité de l'homme et de la femme ». Une tentative de subversion du mariage d'autant plus étonnante que les couples homosexuels bénéficient en Angleterre depuis 2005 d'une sorte de Pacs.

 

 

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Catégorie : Société
Posté par : Marie d'Armagnac le 12-03-2012

 

    (La fille de Jeanne Beretta Molla, lors du congrès)
 
 
Les 25 et 26 février derniers s'est tenu à Rome, à l'ombre de la basilique Saint-Pierre, le congrès international de bioéthique, « Aux frontières de l'humain, la personne humaine à l'heure de la révolution biotechnologique ».
Avec précision et conviction, sont intervenus lors de ce congrès international de bioéthique des philosophes, juristes, historiens et médecins venus du monde entier (Italie, Chili, Allemagne, Brésil, États-Unis), après l'introduction sobre et rigoureuse du cardinal Burke, préfet du Tribunal suprême de la Signature apostolique, suivie de la vigoureuse intervention de Mgr Luigi Negri, archevêque de Saint-Marin-Montefeltro.
Ont été évoquées toutes les manipulations juridiques, scientifiques de notre triste postmodernité : les nouvelles conceptions et définitions juridiques de l'être humain dans le domaine de l'avortement et de l'euthanasie, la révolution philosophique à l'origine de la théorie du « Gender », et surtout, et ceci est d'une importance capitale car de nombreux catholiques sont ignorants de ce sujet, la nouvelle définition de la mort : le critère selon lequel un homme est déclaré décédé est, aujourd'hui, celui de sa mort cérébrale.
 
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Catégorie : Société
Posté par : Adélaide Pouchol le 07-03-2012

 

 

 

Le chromosome est à l'honneur, et c'est heureux. Petits nez en trompette, nuques un peu épaisses, langues envahissantes et délicieux sourires ont envahi nos panneaux publicitaires. La campagne « Trisomique… et alors ? » est lancée, et Alice, 5 ans, les bras croisés, s'est emparée du slogan « Le tri c'est bien, mais pas pour tout ». Sarah, 3 ans, a de quoi être fière. « Mes parents ne savaient pas. Aujourd'hui, ils m'appellent princesse ».

Triomphalisme ? Dolorisme ? Les rabat-joie diront ce qu'ils voudront, mais lorsqu'on sait que 96 % des enfants trisomiques sont avortés, nous sommes heureux que, pour une fois, ils soient sur nos panneaux publicitaires plutôt que dans les poubelles de nos hôpitaux.

De mars à juin, rues et journaux seront le théâtre d'une campagne de sensibilisation pour le moins originale, adressée aux parents ou futurs parents d'enfants trisomiques que ce fichu chromosome inquiète. À l'approche des élections, c'est aussi une manière d'appeler nos politiciens à un peu d'humanité. L'idée est fraîchement importée d'Espagne où des parents d'une petite fille trisomique, de passage de l'autre côté des Pyrénées, ont vu à Madrid une campagne de sensibilisation en faveur de la trisomie. Ils ont pu réaliser ce projet en France avec beaucoup de détermination, de réseau et l'aide d'organismes et associations comme la Fondation Lejeune, le Collectif des Amis d'Eléonore…

 

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Catégorie : Société
Posté par : Père Bernard Gallizia le 05-03-2012

 

 

Le Pape Benoît XVI voit dans les valeurs du christianisme « l'élément non seulement utile mais indispensable pour l'édification d'une société bonne et d'un véritable développement humain intégral » (Caritas in veritate, n. 4). Aussi, dans la ligne du Pape, affirmons déjà qu'aucun catholique ne peut accepter que soit votée, un jour, une loi dépénalisant ou légalisant le suicide assisté ! En effet, l'euthanasie nuira à la vie en société, la rendant de plus en plus angoissante, morbide et mortifère. Le commandement de Dieu « Tu ne tueras pas », c'est aussi : « Tu ne te suicideras pas ». Et quelle horreur de conduire un membre « soignant » à devenir un meurtrier pour accomplir votre suicide ! 

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Catégorie : Société
Posté par : Denis Sureau le 02-03-2012


 

 

 

L'hebdomadaire Famille chrétienne publie dans son dernier numéro (n°1781) un entretien avec William Cavanaugh. Le théologien catholique américaine y expose les grands thèmes de son essai Etre consommé, publié par les Editions de L'Homme Nouveau en 2007. Cette critique chrétienne du consumérisme a remporté un large succès. Toute la presse chrétienne, de Témoignage chrétien à Présent, avait apprécié l'originalité et la finesse de l'analyse.
Depuis, un autre livre magistral a connu une audience comparable : Le Mythe de la violence religieuse, paru en 2009.

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Catégorie : Société
Posté par : La rédaction le 28-02-2012

 

 

Le cardinal Angelo Scola, actuel archevêque de Milan, a inauguré, dimanche 26 février, la série des conférences de Carême à Notre-Dame de Paris, sur le thème « Éthique chrétienne et vie en société ? ». Voulant d'emblée écarter les lieux communs liés à la notion de solidarité, il s'est attelé à une longue déconstruction des idées fausses en la matière et à une reconstruction argumentée des liens entre solidarité, bien commun, subsidiarité et dignité humaine. Derrière Benoît XVI, il a ainsi remis la croix au centre même de la réflexion sociale catholique, remise en place qui dépasse le simple cadre du symbole :  « Nous pouvons tracer les interconnections entre ces quatre principes en plaçant la dignité de la personne au point d'intersection de deux axes, un axe horizontal qui représente la "solidarité" et la "subsidiarité", et un axe vertical, qui représente le bien commun (Benoît XVI) ». La doctrine sociale de l'Église ne peut donc être réduite à un seul aspect ni être pleinement comprise sans l'ensemble des principes qui la constituent.

 

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Catégorie : Société
Posté par : Jean-Michel Beaussant le 27-02-2012

 

 

 

 

Alors que le nombre de mal-logés a explosé en France depuis dix ans (3, 6 millions aujourd'hui, selon la Fondation Abbé-Pierre), les jeunes de 18 à 25 ans sont les plus touchés par la pauvreté, souligne le Secours Catholique dans son dernier rapport annuel, en constatant une hausse régulière des personnes ayant eu recours à ses services, dont une majorité de familles. Il faudrait ajouter à cette pauvreté juvénile la pauvreté infantile, sur laquelle s'est penché également un colloque à l'Assemblée nationale (le 21 novem­bre 2011). Selon une étude réalisée avec les données de la CAF (sur les moins de 18 ans vivant dans une famille dont les revenus sont inférieurs à 942 euros par mois et par unité de consommation), 1 140 000 mineurs vivent démunis dans trois régions françaises (Île-de-France, Rhône-Alpes et ­Provence-Alpes-Côte d'Azur).

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Journal n°1512 du 25-02-2012

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Catégorie : Société
Posté par : Philippe Maxence le 17-02-2012

 

 

Le candidat Sarkozy vient de faire savoir par le secrétaire d'État chargé du commerce, Frédéric Lefebvre, qu'il était favorable à l'élargissement des « conditions d'ouverture des magasins le dimanche ». Il y a, à peine une semaine, le même, alors qu'il n'était encore que… Président de la République, et potentiellement candidat (mais non officiellement déclaré), avait répondu lors de l'entretien accordé au Figaro Magazine : « La France a des racines chrétiennes, et mêmes judéo-chrétiennes, c'est une réalité historique qu'il serait absurde de nier. »

L'un des derniers aspects visibles de ce passé chrétien, de ces racines chrétiennes de notre pays, en plus du « long manteau d'églises et de cathédrales qui recouvre notre pays » évoqué également par le chef de l'État, se situe justement dans l'absence du travail le dimanche pour les métiers qui ne sont pas directement ordonnés au bien commun du pays ce jour-là. On peut se passer de se rendre dans une supérette ; on peut difficilement se passer de policiers et des services de santé. Pour le chef de l'État, pourtant, le travail du dimanche permettra de donner plus de croissance au commerce, plus de liberté aux Français et de renforcer l'attractivité touristique de notre pays.

 

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Catégorie : Société
Posté par : Philippe Maxence le 16-02-2012

Dans l'éditorial du dernier numéro de L'Homme Nouveau, j'écrivais qu'à mon sens il y avait des choses plus importantes pour la société française que la querelle des 500 signatures dont nous parlait la presse chaque jour. La disparition des familles, l'avortement, l'euthanasie, la mort des chrétiens dans le monde, bien d'autres choses encore, me semblent effectivement plus urgentes que cette dispute pré-électorale. Aussitôt, j'ai reçu un courrier venant des partisans de Marine Le Pen ou de Christine Boutin (qui n'avait pas encore renoncé à se présenter) me reprochant cette prise de position, preuve selon eux que je faisais campagne pour… Nicolas Sarkozy et non pour le candidat de leur choix. Ce que je découvrais ainsi !

Aujourd'hui, le Salon Beige publie ma note d'hier sur l'économie en estimant que je réponds ainsi à l'éditorial d'Aymeric Pourbaix. Aussitôt, quelques messages m'arrivent également, allant dans le sens de cette interprétation. C'est à ces messages que je voudrais répondre.

La droite française qui aime tant Jacques Bainville ferait bien de s'en tenir à ses conseils. L'historien ne cessait de conseiller de s'en tenir aux faits et, quand il s'agissait d'écrits, aux textes. Si j'avais voulu répondre à Aymeric Pourbaix, je l'aurais clairement nommé. Comme je le connais et que j'apprécie son travail, je l'aurais même prévenu avant la publication de mon texte.

Mais la question ne se situe pas dans ce que pense ou ne pense pas Aymeric Pourbaix, mais dans le fait que je constate depuis des années (la chose ne date pas donc du dernier numéro de Famille Chrétienne) que nous avons trop déserté, nous catholiques, ce champ de la question économique alors qu'elle a un lien direct à mon sens (c'est justement ce point qu'il faudrait discuter plutôt que d'imaginer des querelles entre deux publications) avec la disparition des valeurs morales auxquelles nous tenons à juste titre.

Je l'ai dit naguère sur un blogue personnel (Caelum & Terra) et je l'ai laissé entendre encore plus récemment dans un article paru dans L'Homme Nouveau concernant les fameux points non négociables. De nombreux articles que nous publions dans L'Homme Nouveau vont aussi dans l'illustration de cette idée. Mon propos n'apportait d'ailleurs rien de bien nouveau.

Ma pensée, sur ce sujet, existait bien avant l'éditorial d'Aymeric et si celui-ci a joué un rôle indirect dans la rédaction de ma note sur le blogue de L'Homme Nouveau, c'est davantage à titre d'aiguillon pour la réflexion que de réponse à son propos ou de querelle entre nos publications. Qu'il en soit donc publiquement remercié.

Les mœurs actuelles étant ce qu'elles sont, je sais bien que mes propos seront encore sujets à interprétation. Au moins, j'aurais dit ce qu'il en est de mon point de vue.

 


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Journal n°1511 du 11-02-2012

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Catégorie : Société
Posté par : Philippe Maxence le 15-02-2012

 

 

 

 

 

Certains se réjouissent que la campagne électorale prenne le chemin d'une discussion sur les « valeurs » plutôt que sur l'économie, considérée comme étant un sujet uniquement « technique », sans grande valeur ajoutée de la part des candidats, lesquels n'auraient qu'une étroite marge de manœuvre. Il est vrai que la proposition du candidat Hollande, maquillage léger en faveur de l'euthanasie, conforte une telle perception. Le discours de Claude Guéant sur la supériorité de certaines civilisations va aussi dans ce sens, sans même parler de l'entretien fleuve accordé au Figaro Magazine par le Président de la République, pas encore candidat (on parle d'une annonce officielle pour ce soir) ou de la volonté d'autres d'inscrire la laïcité dans la constitution.

Mais, pour autant, faut-il rejeter dans le domaine de la seule technique la question du système économique, sous prétexte qu'il n'aurait rien à voir avec les valeurs ou, pour être, plus précis avec la morale ? Les catholiques sont-ils acculés à ne se battre ou à se faire entendre que sur la question de l'avortement ou de l'euthanasie, voire de la famille et de la liberté de l'enseignement, comme si le système économique dans lequel nous vivons était complètement innocent ? Il est indéniable que le Pape nous invite à prendre en compte ce qu'il a nommé les points non négociables, limites ultimes au-delà desquelles nous basculerons dans des politiques déshumanisantes et franchirons le cap du déni de civilisation. Mais la situation du Chinois (par exemple), travaillant pour le grand marché mondial et le profit aussi bien des entreprises contrôlés par le parti dans son pays que des revendeurs occidentaux, n'est-elle pas aussi le fruit d'une politique déshumanisante et un déni de civilisation ?

 

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Catégorie : Société
Posté par : le 14-02-2012

Dans le dernier numéro de L'Homme Nouveau, le journaliste et écrivain Michel De Jaeghere, auteur notamment chez Renaissance Catholique d'un livre Enquête sur la christianophobie qui popularisa, à partir de 2001, cette expression, revient sur le débat entre l'abbé Grosjean et l'abbé de Tanoüarn que nous avions publié après les différentes manifestations liées aux spectacles dévoyant la figure du Christ. Nous publions ici la première partie de la réponse de Michel De Jaeghere, le texte intégral de son intervention étant à lire. On peut se le procurer en commandant le dernier numéro de L'Homme Nouveau (à commander auprès de nos bureaux, 10, rue Rosenwald, 75015 Paris, tél. : 01 53 68 99 77 ou en version numérique sur ce site).

 

 

 

 

Sur les réserves qu'inspire à M. l'abbé Grosjean le concept de christianophobie

Je ne suis pas certain d'avoir inventé le terme. Au moins l'ai-je popularisé à partir de 2001 à l'occasion d'une conférence que j'avais prononcée sur le sujet à l'Université d'été de Renaissance catholique, puis lors du congrès organisé à la Mutualité de Paris par M. l'abbé de Tanoüarn en 2005, enfin quelques mois plus tard lors de la publication de mon livre (1). Il ne s'agissait pas, dans mon esprit de « victimiser » les catholiques, d'entrer dans une logique « communautaire », moins encore de prétendre pour eux à la palme du martyre, mais de récupérer le vocabulaire de l'adversaire (ce qu'on appelle communément un argument ad hominem) pour faire toucher du doigt le fait que les mêmes qui traquaient les phobies de toutes sortes au nom du sacro-saint principe de lutte contre toutes les formes de discrimination n'avaient aucun scrupule à éprouver des phobies, et à mettre en œuvre des discriminations, quand il s'agissait pour eux de mettre en cause le christianisme. J'ai d'ailleurs essayé d'expliquer pourquoi dans mon livre.

Le terme qui commençait, alors, à être utilisé ici ou là, était celui de « cathophobie ». Je l'ai récusé, justement, parce qu'il me semblait renvoyer à un réflexe victimaire et communautaire qui me paraissait à proscrire. La déploration par les catholiques du mal qu'on peut leur faire ne mène à rien. Moins encore lorsqu'elle s'accompagne de comparaisons désabusées avec la condition privilégiée dont bénéficieraient les autres religions. Le catholicisme « identitaire », au terme duquel l'amour de ce que l'on est risque de supplanter celui que l'on doit à Dieu, est une tentation à laquelle nous devons résister : on croit défendre la vérité, on ne défend, en dernier ressort que soi-même.

Dans christianophobie, au contraire, il y avait le mot Christ, et c'était une manière de dire que la haine qu'elle manifestait dépassait nos personnes.

 

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Journal n°1511 du 11-02-2012

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Catégorie : Société
Posté par : Thibaud Collin le 13-02-2012

Devant la situation faite à la famille dans notre société moderne, à partir des politiques mises en place depuis plusieurs décennies et qui débouchent aujourd'hui sur une conception plurielle de la famille (il n'existe pas un type de famille, mais des familles), une question s'impose : la famille est-elle devenue un objet relatif ? Relatif à l'évolution des mentalités ou aux choix de ses membres. Nous avons demandé son analyse au jeune philosophe Thibaud Collin. Nous publions ici un extrait de son article dont vous pourrez trouver l'intégralité dans le dernier numéro de L'Homme Nouveau (à commander auprès de nos bureaux, 10, rue Rosenwald, 75015 Paris, tél. : 01 53 68 99 77 ou en version numérique sur ce site). Un grand merci à Thibaud Collin pour son éclairage. 

 

 

 

 

Au vu des lois votées en France depuis près de quatre décennies, il est légitime de se demander si ce ne sont pas les sciences sociales qui ont raison : la famille ne serait-elle pas qu'un mot référant à toutes sortes de situations particulières dont l'histoire, l'ethnologie et la sociologie feraient leur objet ? C'est effectivement sous la pression d'un tel afflux d'études que « la » famille identifiée à une réalité stable et pérenne s'est trouvée affublée de l'adjectif « traditionnelle ». Simultanément la floraison d'autres adjectifs (« monoparentale », « homoparentale », « recomposée », etc.) a semblé confirmer qu'il existe une pluralité de modèles familiaux, modèles désignant ici non plus l'exemplarité et la norme, mais divers types sociologiques pour guider la description des pratiques sociales.

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Journal n°1511 du 11-02-2012

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Catégorie : Société
Posté par : La rédaction le 03-02-2012

 

 

On reparle actuellement du Planning familial. À l'étranger ! On apprend ainsi que le Planned Parenthood(Planning familial aux États-Unis) vient de perdre le soutien financier de l'organisation Susan G. Komen for the Cure. Pourquoi la fin de ce soutien ? Tout simplement parce que le Planned Parenthood est l'objet d'une enquête du Congrès et que les statuts de Susan G. Komen for the Cure lui interdisent de financer un organisme faisant l'obet d'une enquête du législateur. Mais c'est en Amérique…

Plus près de nous, on apprend aussi qu'en Pologne le Planning familial est financé par un groupe pharmaceutique international. Mais c'est en Pologne.

 

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Posté par : Philippe Maxence le 30-01-2012

 

 

 

Roumain et orthodoxe, Ovidiu Hurduzeu s'inscrit dans un courant qui s'inspire du distributisme de Chesterton et Belloc, enraciné dans une vision de la chrétienté orthodoxe. Son pays a connu le communisme avant d'être la proie de l'ultra-libéralisme. Il a bien voulu répondre à nos questions. 

 

 

 

 

Quel regard portez-vous sur la crise économique mondiale et comment celle-ci affecte-t-elle spécifiquement votre pays, la Roumanie ?

 

Nous nous trouvons aujourd'hui devant une crise généralisée de ce que j'appelle la société technoglobaliste. C'est une société où le système remplace la vie, où l'organisation creuse se substitue à l'organique, la complexité et le gigantisme sapent de l'intérieur l'homme vivant dans sa situation concrète. À la concentration des pouvoirs et des richesses dans les mains d'une technocratie globale correspond une monopolisation des critères de vérité, de toutes les significations humaines. 

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Journal n°1510 du 24-01-2012

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Catégorie : Société
Posté par : La rédaction le 28-01-2012

 

L'archevêque de Dijon, Mgr Roland Minnerath, a publié un communiqué dénonçant vigoureusement l'utilisation commerciale et consumériste du mariage chrétien et le refus par la presse locale de rétablir la vérité. Voici le texte de ce communiqué : 

 

 

Le site internet d'un quotidien local a annoncé du Mardi 24 Janvier au Jeudi 26 Janvier 2012 qu'une cérémonie religieuse de mariage allait être célébrée dans un Centre commercial du nord de Dijon.

Pour le Centre commercial, il s'agissait d'une opération purement publicitaire que le journal a présentée comme une information.

La prétendue information répercutée par plusieurs médias nationaux, est restée 48 heures en ligne donnant lieu à près de 10 000 visites et à la publication de commentaires désagréables vis-à-vis du prétendu prêtre célébrant et de l'Eglise en générale.

Nous protestons énergiquement contre l'utilisation abusive de l'institution du mariage religieux a des fins commerciales d'un gout douteux et nous déplorons que le quotidien n'ait pas, malgré notre insistance, jugé utile de rétablir la vérité.

 

 

Dijon, le 27 Janvier 2012

Roland Minnerath

 

 

Non l'Église n'est pas un objet de consommation courante. Non les sacrements ne peuvent servir à la propagande commerciale. Non, le Christ n'est pas à vendre comme un produit de consommation courante. Il est notre sauveur. La presse catholique est là pour rétablir la vérité. 

 


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Catégorie : Société
Posté par : La rédaction le 25-01-2012

 

 

 

Âgée de 17 ans et étudiante aux États-Unis, Aleth a participé lundi à la Marche pour la Vie qui s'est déroulée à Washington. Une première pour cette Française que nous avons réussi à contacter entre deux cours. Car, sitôt terminées la manifestation et les longues heures de car, il a fallu reprendre le chemin du Thomas More College of Liberal Arts qui se trouve dans le New Hampshire.

 

 

Est-ce la première fois que vous participez à cette Marche ?
Oui, c'est la première fois que j'ai l'opportunité de participer à cette Marche pour la Vie à Washington DC, mais j'ai déjà pris part dans le passé à des manifestations de ce genre en France.

 

Votre impression ?
Je dois dire que j'ai été très impressionnée par le nombre de personnes présentes (les rues étaient remplies par les cars venus de tout le pays). Beaucoup de personnes se sont déplacées de très loin (Texas, Arizona...). Il a régné une très bonne ambiance pendant toute la marche et les gens continuaient d'affluer malgré la pluie qui est tombée sans discontinuité.

 


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Catégorie : Société
Posté par : le 24-01-2012

 

 

 

Après San Francisco samedi, Paris, dimanche, la Marche pour la vie (March for Life) de ce lundi à Washington a été un plein succès. Des centaines de milliers de marcheurs, dont une très forte proportion de jeunes, ont défilé pacifiquement pour demander le respect de la vie naissante à l'occasion de l'anniversaire de l'arrêt Roe vs. Wade, de la Cour suprême légalisant l'avortement aux États-Unis en 1973 et ouvrant certainement une brèche mondiale par l'effet de l'exemple.

C'est en 1975, en effet, soit deux plus tard, que l'avortement sera légalisé en France, avant d'être remboursé par la Sécurité sociale. Selon ses défenseurs, cette loi devait à l'origine concourir à la diminution des avortements, alors clandestins, et l'avortement légal n'était perçu que comme un recours ultime. Au final, l'avortement est aujourd'hui considéré comme absolument normal, voire comme une solution contraceptive parmi d'autres. La loi l'a fait entrer dans les mœurs. Cette banalisation est l'un des échecs de cette loi (au-delà de l'aspect strictement moral).

 

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Catégorie : Société
Posté par : La rédaction le 23-01-2012

 

 

Une fois encore, c'est un beau succès pour la Marche pour la vie qui s'est déroulée hier à Paris. Plusieurs dizaines de milliers de manifestants favorables à la culture de vie ont non seulement clamé pacifiquement leur opposition à l'avortement, qui jamais ne peut être une solution, mais ont aussi demandé la mise en place d'une politique favorable à la famille, comprenant la protection de toute vie humaine de la conception à la mort naturelle, le soutien de la famille naturelle et l'encouragement de la maternité.

En cette Semaine de l'Unité des chrétiens, il est à noter que cette marche n'a pas mobilisé que des catholiques mais que des chrétiens de toutes confessions étaient présents (ainsi que des non chrétiens, bien sûr), montrant ainsi que sur les grandes questions morales, politiques et sociales une véritable collaboration peut s'engager sans tomber dans un œcuménisme de dilution.

 

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J'ai voulu avorter
Journal n°1509 du 14-01-2012

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Catégorie : Société
Posté par : La rédaction le 20-01-2012

 

 

 

 

Après Paris, la pièce de Romeo Castellucci, Sur le concept du visage du Fils de Dieu, arrive à Milan, au théâtre Parenti, à partir du 24 janvier. Les réactions ne se sont pas fait attendre du côté catholique. Le Saint-Siège, par l'intermédiaire de Mgr Brian Wells, de la Secrétairerie d'État a fait savoir dès le 16 janvier que « Sa Sainteté espère que tout manque de respect envers Dieu, les saints et les symboles religieux rencontre une réaction ferme et déterminée de la communauté chrétienne, éclairée et guidée par ses pasteurs. » Même réaction du côté de l'archidiocèse de Milan à la tête duquel se trouve le cardinal Angelo Scola.

Dans son prochain numéro, à paraître le samedi 28 janvier, L'Homme Nouveau revient justement sur la réaction des catholiques face à ce type d'évènements en donnant la parole dans un débat courtois et constructif aux abbés Grosjean et de Tanoüarn.

La fin de l'année 2011, en effet, a été agitée par plusieurs spectacles attentatoires à la dignité du Christ qui ont suscité dans les milieux catholiques une vive polémique. Le calme étant revenu, nous avons invité deux protagonistes à débattre de cette question pour tirer la leçon de ces semaines d'agitation, discerner au mieux les erreurs commises et les solutions à encourager en conformité avec notre vocation de chrétien. Au-delà des différences d'approche, il ressort que le dialogue entre catholiques vaut mieux que les invectives et les condamnations.

Un débat exceptionnel à découvrir dans L'Homme Nouveau, en réservant ce numéro 1510 dès maintenant auprès de notre secrétariat au 01 53 68 99 77.


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Catégorie : Société
Posté par : Adélaïde Pouchol le 18-01-2012

 


 


Matthieu Rouveyre, élu socialiste à Bordeaux, est en colère. Très, très en colère. « Une mutuelle santé brevetée par les extrémistes catholiques », titre-t-il sur son blogue avant de taper à bras raccourcis sur Fidelis Santé, « cette mutuelle qui est une insulte au droit des femmes et aux principes fondamentaux de la République » et qui, tenez-vous bien, « n'est qu'une extension des produits de la galaxie intégriste qui a connu un spectaculaire développement depuis l'arrivée au pouvoir de Nicolas Sarkozy » .

Personne, pourtant, n'oblige le conseiller municipal socialiste et ancien président de la « Lesbian and Gay Pride » Bordeaux à souscrire à Fidelis Santé mais l'initiative de Samuel Potier, fondateur de la mutuelle en question, le met dans tous ses états.


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Journal n°1509 du 14-01-2012

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Catégorie : Société
Posté par : Adélaïde Pouchol le 04-01-2012

 

 

 

À 45 ans, Jean-François Chemain retrouve la foi de son enfance. Agrégé d'Histoire, il troque une prestigieuse carrière pour enseigner dans un collège de Zone Éducative Prioritaire (ZEP). Une expérience exigeante mais enrichissante qu'il relate dans Kiffe la France (Via Romana, 236 p., 20 euros).

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Journal n°1508 du 27-12-2011

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Catégorie : Société
Posté par : La rédaction le 31-12-2011

 

 

 

Toute l'équipe de L'Homme Nouveau vous souhaite une sainte et heureuse année 2012. En cette nouvelle année importante pour la France, nous confions notre patrie à la protection de sa reine et patronne principale, la Vierge Marie, sans oublier sainte Jeanne d'Arc, l'une de ses patronnes secondaires, dont nous fêterons cette année le sixième centenaire de la naissance.

 

 

 

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Catégorie : Société
Posté par : Pasquin le 30-12-2011

 

 

 

 

Ça à l'air d'être un vrai sujet, ce « triple A » ; le truc à ne pas rater cette année ! C'est visiblement ce qu'il faut se souhaiter en ce début d'année : « Bonne année, bonne santé, et surtout le triple A ! ». « Ah ben c'est sûr, quand le triple A va, tout va ».

Personne ne sait exactement ce qu'est cette note ni ce qu'elle veut dire ; ce qu'on constate simplement c'est que ceux qui nous en causent sont plutôt du genre « Accumuler, Amasser, Accaparer ». Et, plus ils en parlent, plus nous pensons notre budget familial en « Aménageant, Ajustant, Ajournant ». Nous démarrons l'année plutôt « Assommés, Appauvris, Assombris ». Certains même, qui n'ont pas la grâce de se ressourcer « Adorant, Agenouillés, Apaisés » risquent fort d'être « Affaiblis, Abattus, Annihilés », voire pour les plus fragiles, « Avinés, Avilis, Anéantis ». Les politiques « Asservis, Arrogants, Autocrates », non contents de favoriser des « Actionnaires Avides d'Avoirs » en recapitalisant les banques avec notre argent, financent et subventionnent, toujours avec notre argent, par provocation, « Aversion, Aveuglement, Acharnement » des pièces de théâtre et autres représentations « Anti-Christ, A-culturelles et Artificielles ». « Aliénés à l'Assouvissement Aurifère », les « Amers Agioteurs Amoncellent » et détruisent l'économie nationale et familiale, et moquent la religion !

Pourtant nous allons passer une bonne année, car nous avons aussi nos « triples A ».

Nous vivrons heureux, même avec un peu « d'Abnégation, d'Ascétisme, d'Abstinence ». Nous vous souhaitons « Amitié, Accomplissement, Allégresse ». Soyons les uns pour les autres « Aimants, Attentifs, Attentionnés » et pour les plus faibles « Accessibles, Accueillants, Attendris ».

Bonne année « triple A » !


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Pasquin concentré non sucré

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Posté par : Philippe Maxence le 29-12-2011

 

 

 

Selon un récent sondage, réalisé par « mingle Trend », à la demande de l'association Enfance et Partage, 33 % des Français estimeraient que la garde alternée en cas de divorce augmenterait les risques de troubles du comportement pour les jeunes enfants. Parmi les personnes sondées, celles avec un niveau d'études bas et celles avec un niveau d'études supérieur estiment que la garde alternée n'a pas de conséquence sur le comportement des jeunes enfants. Ce sondage a été réalisé auprès d'un panel de 1 475 personnes, âgées de 15 à 69 ans et choisies de façon représentative. Les résultats semblent aller contre une proposition de loi présentée en octobre dernier par des députés UMP qui préconisaient la garde alternée comme décision de justice si les parents ne parvenaient pas à se mettre d'accord.

 

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Catégorie : Société
Posté par : Philippe Maxence le 28-12-2011

 

 

Vous avez détesté les dessins de Charlie Hebdo, vous aimerez ceux de L'Homme Nouveau ! C'est sur cette note que nous aimerions (entre autres) quitter 2011 pour aborder une nouvelle année sous le signe du sourire et de la bonne humeur. Qui peut l'ignorer ? L'hebdomadaire Charlie Hebdo a consacré récemment un cahier spécial de huit pages à des dessins salissant le Christ et le christianisme. Même si vous ne lisez pas ce genre de presse, il est peu probable que vous n'en ayez pas entendu parler. Il suffisait de tourner le bouton de sa radio ou d'allumer son poste de télévision pour savoir que ce journal satirique avait donné cette fois dans la caricature anti-chrétienne. La presse papier, quotidiens et magazines, n'était d'ailleurs pas en reste ! Belle publicité pour une publication qui fait de l'outrance son fonds de commerce.

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Journal n°1508 du 27-12-2011

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Catégorie : Société
Posté par : La rédaction le 22-12-2011

 

 

 

La disparition de l'ancien dissident puis président de la République tchèque Vaclav Havel a conduit sur le moment à la publication d'une multitude d'éloges avant de disparaître sous l'écorce d'une actualité véritablement chronophage. Dans le même temps, la Corée du Nord voyait  la disparition du tyran qui était à sa tête – Kim Jong-il – et entrait dans une nouvelle ère pleine d'incertitudes. Les journaux n'ont cessé d'en parler, comme si la peur qui habite d'un coup le monde l'empêchait de dormir avant la dégustation de la dinde de Noël. Ce n'est pas le sort du peuple de Corée qui inquiète l'Occident, mais la crainte de voir sa tranquillité bousculée. À sa manière Vaclav Havel avait aussi bousculé cette tranquillité de l'Occident en refusant le mensonge du système communiste. Cette leçon est toujours d'actualité. Voici donc un extrait de l'article de Stéphen de Petiville que L'Homme Nouveau publiera dans son numéro du 31 décembre.

 

 

 

 


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Catégorie : Société
Posté par : Philippe Maxence le 19-12-2011

 

 

Il est beaucoup question d'art en ce moment, de ce qu'il est de ce qu'il n'est pas. Un petit livre édité par les éditions Ad Solem vient de manière très pertinente nous proposer une réflexion sur le sujet. On n'accusera pas l'auteur d'être un catholique traditionaliste ni même d'appartenir au secteur « fondamentaliste » des confessions chrétiennes.

 

 

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Catégorie : Société
Posté par : Jean-Michel Beaussant le 16-12-2011

 

 

À l'approche de Noël les laïcistes patentés s'arment de leurs arrêtés et autres diktats pour interdire crèches, sapins et autres symboles trop reliés à la fête chrétienne. En va-t-on arriver à bannir le mot même de Noël et toute référence à la venue de Jésus-Christ sur terre ?

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Journal n°1507 du 09-12-2011

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Catégorie : Société
Posté par : Philippe Maxence le 14-12-2011


 

 

Alors que de plus en plus de dirigeants d'entreprise se plaignent devant les difficultés à écrire sans faute ou l'incapacité à rédiger une synthèse de la part de leurs cadres, le directeur de Science Po, Richard Descoings, a décidé de supprimer l'épreuve de culture générale au concours d'entrée dans son (ex ?) école prestigieuse. Après la discrimination positive, censée favoriser les enfants issus de l'immigration, Richard Descoings tente une nouvelle percée pour renverser les cadres habituels de l'institution. Il faut que cela bouge, même si l'on ne sait pas vraiment dans quelle direction. À la place de l'épreuve supprimée, les candidats seront désormais sélectionnés sur dossier et par un entretien oral. On ne voit vraiment pas pourquoi l'un et l'autre devaient être mis à la place de l'épreuve écrite et non pas à côté.

 

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Catégorie : Société
Posté par : Philippe Maxence le 14-12-2011

 

Le Président de la République en visite, hier, en Haute-Savoie, à l'usine de skis Rossignol de Sallanches, a repris à son compte l'idée d'une relocalisation de la fabrication de produits français. Visant Marine Le Pen notamment, il a déclaré :  « On me dit "achetez français", je réponds "produisez français" ». Au-delà de la joute verbale et électorale, qui vise aussi bien François Hollande que François Bayrou, l'unanimité semble se faire sur la nécessité de produire français pour acheter français. 

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Catégorie : Société
Posté par : Philippe Maxence le 13-12-2011

Samedi dernier, le Saint-Père recevait les représentants de la Confédération des coopératives italiennes et de la Fédération italienne des banques de crédit coopératif, accompagnés de leur assistant ecclésiastique, Mgr Adriano Vincenzi. Dans un contexte de crise mondiale de l'économie, avec de profondes répercussions sociales, cette rencontre dépassait largement le cadre particulier du secteur coopératif en Italie.

 

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Catégorie : Société
Posté par : Philippe Maxence le 12-12-2011

 

 

Frédéric Mitterrand, notre ministre de la Culture, considère donc au nom de la « tradition républicaine » que toutes les opinions peuvent s'exprimer. Il l'a dit sur Canal+ ce dimanche 11 décembre. Pour faire bonne mesure, dans l'affaire de Golgotha Picnic dont le caractère anti-chrétien est évident et les exhibitions sexuelles réelles, il s'est déclaré également attaché à la tradition chrétienne de la France. Ponce Pilate s'est trouvé un digne successeur.

Ce dimanche, la mobilisation a été large contre ce spectacle et a permis à des chrétiens de diverses familles spirituelles de se retrouver aux coudes à coudes. De son côté, l'Agrif a été débouté de son action en référé demandant l'interdiction de Golgotha Picnic, sur décision de Madame Magali Bouvier, 1ère Vice-Présidente du Tribunal de grande instance de Paris. L'association est même condamnée au maximum de ce qui a été réclamé par le Théâtre du Rond-Point, soit la somme de 3.500 €.

Au-delà de l'Agrif, une question se pose quand même. D'un côté, certains dénoncent les manifestations pacifiques des chrétiens devant les théâtres, lieu de représentations de spectacles attentatoires à leur foi au motif qu'il y a un risque de violence et de l'autre, pendant que des actions sont menées en justice – sphère de règlement pacifique et lieu où règne normalement  le droit et non la violence –, les victimes se retrouvent condamnées. Il suffit de voir la photo parfaitement abjecte du spectacle envoyée par l'Agrif aux évêques et aux journalistes, pour se trouver interdit devant le fait qu'une femme ait pu rendre un jugement en faveur de Golgotha Picnic. C'est tout simplement à vomir !

À ce stade, il est malheureusement clair que la juge a revêtu la livrée de Créon et que les opposants au spectacle, défendant une loi supérieure, sont les petits-enfants d'Antigone. Si la laïcité, comme l'affirme Frédéric Mitterrand, se trouve ainsi menacée par les chrétiens, c'est peut-être que la laïcité pose un vrai problème et n'en règle vraiment aucun.

 


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Catégorie : Société
Posté par : Philippe Maxence le 09-12-2011

 

Jeudi soir, en la fête de l'Immaculée Conception, s'est déroulée une veillée de prière à Notre-Dame de Paris, à l'appel du cardinal archevêque de Paris pour prier en réparation des blasphèmes portés par la pièce de Rodrigo Garcia, Gólgota Picnic. Auparavant, à l'appel de Frigide Barjot, Thibaut Dary et Jehan de Chaillé, des chrétiens ont déposé des fleurs blanches devant le théâtre où se joue la pièce. À l'appel de Civitas, d'autres chrétiens ont aussi prié devant le théâtre et une grande manifestation est organisée dimanche 11 décembre à Paris. Cinquante-cinq parlementaires ont dénoncé de leur côté les subventions publiques accordées aux théâtres produisant ce type de pièce et salué ceux qui « ont le mérite de réveiller une certaine apathie chez nos concitoyens qui, tout en étant d'accord avec eux, n'osent pas réagir, terrorisés par l'opinion médiatique qui les ferait passer pour des "fondamentalistes chrétiens" ». Le 8 novembre dernier, les responsables du portail Riposte Catholique écrivaient une lettre ouverte au directeur du Théâtre 14 qui allait faire rejouer la pièce Le Vicaire de Rolf Hochhuth contre Pie XII alors que son auteur a non seulement travesti la réalité historique mais est aussi un négationniste notoire.

 

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Catégorie : Société
Posté par : Denis Sureau le 27-10-2011

 Lors de sa visite en Arménie, Nicolas Sarkozy a déclaré solennellement : « La Turquie est un grand pays qui s'honorerait à revisiter son histoire, comme d'autres grands pays l'ont fait. Le négationnisme collectif est pire encore que le négationnisme individuel. Si la Turquie ne regarde pas son histoire en face, il faudra sans doute aller plus loin. »

 

L'Homme Nouveau,qui a publié il y a quelques années – avec un certain succès - une brochure intitulée Turquie : un national-islamisme au cœur de l'Europe ? pour rappeler la nature véritable du génocide arménien, ne peut que remercier le chef de l'État pour son injonction énergique. Mais...

 

Mais quand l'État français reconnaîtra-t-il son propre génocide ? Je veux parler du génocide vendéen qui, autant que le génocide arménien, fut une opération décidée, organisée et réalisée par les institutions : la Convention a voté les lois d'anéantissement, le Comité de salut public a donné ses ordres, l'administration et l'armée les ont suivi. Notre ami Reynald Secher le prouve, documents inédits à l'appui, dans son dernier livre (1). Comme il montre que ce crime légal originel a été prolongé par un mémoricide : non seulement l'extermination de la « race impure »des Vendéens a fait l'objet d'une auto-amnistie par l'État, mais ses instigateurs ont reçu tous les honneurs officiels et leurs noms ornent rues et collèges. Double mort des Vendéens. Avant de faire la leçon aux Turcs, un examen de conscience national s'impose.

 

(1) Vendée : du génocide au mémoricide. Cerf, 444 p., 24 €.

 


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Catégorie : Société
Posté par : Denis Sureau le 12-09-2011

 Ce numéro 1500 est exceptionnement imprimé à 80 000 exemplaires afin de faire découvrir (ou redécouvrir) L'Homme Nouveau à des lecteurs potentiels. Nous espérons qu'il incitera un grand nombre d'entre eux à rejoindre la grande famille de nos abonnés qui, année après année, décennie après décennie, témoignent fidèlement de leur attachement à ce journal pas comme les autres. Né en 1946, L'Homme Nouveau n'a pas eu toujours exactement le même visage. Le Père Fillère, l'abbé Richard, Luc Baresta ou Marcel Clément l'ont marqué chacun à sa façon de leur forte personnalité. Et pourtant le code génétique de L'Homme Nouveau est resté le même.

 

Quel est ce mystérieux code génétique ? Il s'exprime dans l'attachement à l'unité dans un monde fragmenté. Unité dont l'Eglise est le signe parmi les nations. Unité autour du Saint-Père, contre toutes les déviances qui blessent le Corps du Christ. Unité entre le spirituel et le temporel. Et donc refus de la sécularisation sous toutes ses formes. Nous ne pensons pas qu'il soit possible de bâtir une cité vraiment humaine en mettant Dieu entre parenthèses. Comme l'a courageusement affirmé Benoît XVI aux Bernardins, « Ce qui a fondé la culture de l'Europe, la recherche de Dieu et la disponibilité à L'écouter, demeure aujourd'hui encore le fondement de toute culture véritable. »

 

Témoins du Royaume de Paix au milieu d'une planète secouée par la violence des idéologies de mort, nous assumons un christianisme de contre-culture, mêlant à la fois dissidence et évangélisation. Bienvenue chez nous !


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Journal n°1500 du 13-09-2011

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Catégorie : Société
Posté par : Denis Sureau le 15-03-2011

Les générations passent, et avec elles leurs illusions. Pendant un demi siècle, de nombreux catholiques français ont cru pouvoir se passer d'une affirmation explicite de leur foi dans une société qui demeurait malgré tout encore un peu chrétienne. Agir en chrétien, mais non en tant que chrétien, conseillait Jacques Maritain. Développons une pastorale de l'enfouissement, suggéraient les évêques des années 60 à 80. Supprimons les presbytères et logeons les prêtres en HLM, au « cœur de la pâte humaine » : c'est ce qui fut réalisé dans mon diocèse, celui de Créteil, aujourd'hui sinistré.

A force de s'enfouir, l'Église s'est effacée. Et les catholiques de France se retrouvent minoritaires. L'haleine fétide de la laïcité ne cesse d'empuantir un peu plus chaque jour l'atmosphère. Les sépultures chrétiennes et les tabernacles sont profanés en silence et en (presque) toute impunité. Après avoir volé les églises, la République les laisse tomber en ruines. L'Europe bruxelloise édite des millions d'exemplaires d'un agenda purgé de Noël et des autres fêtes chrétiennes. Les émissions religieuses sur l'audiovisuel public sont menacées. La foi est raillée. Les dirigeants politiques insultent le Pape : Alain Juppé, qui vient de faire son grand retour en politique, n'avait-il pas déclaré voici deux ans suite à quelques mots de Benoît XVI sur le préservatif que « ce pape commence à poser un vrai problème » et vit « dans une situation d'autisme total » ?

Dans ce contexte d'une Église accusée, attaquée ou simplement étouffée, les catholiques sortent progressivement de leur discrétion. Un livre intéressant qui vient de paraître raconte comment Les Réseaux cathos (Robert Laffont) sont capables d'organiser des ripostes. Son auteur, Marc Baudriller, 43 ans, journaliste au magazine Challenges, est à la fois bienveillant et bien informé. Si son exploration n'est pas complète, elle nous permet de comprendre, à travers l'étude de quelques cas, comment les chrétiens, bien que minoritaires, peuvent être efficaces. Des exemples ? Le sauvetage du scoutisme qui avait été pourtant à deux doigts d'être condamné par un décret de la communiste Marie-George Buffet lorsqu'elle était ministre de la Jeunesse et des sports. La suppression dans le programme Sarkozy de l'adoption par les couples homosexuels. L'offensive contre la suppression du lundi de la Pentecôte férié. La création et le développement (difficile) de la chaîne de télévision KTO. La restauration du Collège des Bernardins (une facture de 52 millions d'euros financée à 30% par des fonds publics). La réussite d'associations telles qu'Enfants du Mékong.  

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Catégorie : Société
Posté par : Denis Sureau le 03-12-2010

 Suite à la critique du livre Small is toujours beautiful publiée par Paul Ariès dans le journal La Décroissance, Patrice de Plunkett rappelle un certain nombre de vérités 

 


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Small is – toujours – beautiful

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Catégorie : Société
Posté par : Philippe Maxence le 04-11-2010

 

 

 

Small is beautiful. La formule a tellement fait le tour du monde que ses origines ont été oubliées. Sort habituel des vrais succès ! Mais avant d'être un slogan, cette petite phrase fut d'abord le titre d'un livre vendu à des millions d'exemplaires, à travers le monde entier. Signé par un économiste allemand, vivant en Angleterre, Ernst Friedrich Schumacher, cet ouvrage était d'abord le fruit d'une expérience avant d'être l'élaboration d'une théorie. Schumacher, qui avait collaboré avec John Maynard Keynes, avait constaté que les théories économiques répondaient toutes à une vision de l'homme. Ce n'était pas par hasard que le libéralisme et le socialisme produisaient tel type d'homme et tel type de société.

Or, le constat était là. Non seulement, ces types de société engendraient des maux parfois terribles, mais, finalement, ils niaient en profondeur la nature de l'homme. Dans ce contexte général, l'économie devenait une immense machine à produire, déconnectée entièrement des finalités de l'être humain. De ce fait, elle faisait appel toujours plus au gigantisme : gigantisme des machines, gigantisme des organisations, gigantisme des structures.

À l'encontre de cette vision prométhéenne, Schumacher, pourtant un économiste du sérail, réaffirmait plusieurs vérités. D'abord, que pour importante qu'elle soit, l'économie est au service d'une vie digne de l'homme et non l'inverse. Ensuite que l'homme est un animal social, politique et religieux qui ne trouve son bonheur que dans la poursuite d'une fin placée au-delà de l'ordre économique. Enfin, que ce bonheur est pourtant intimement lié, en raison de l'état d'être incarné de l'homme, à la maîtrise de son destin. Cette maîtrise impliquant notamment, dans l'ordre inférieur de l'économie, que l'être humain puisse être cause responsable de ses actes et contrôler directement les outils à sa disposition. D'où sa formule choc : small is beautiful, qui en fait ne résume qu'une partie de l'ouvrage de E.F. Schmacher. Le petit et le local, ce qui dure et qui est concret est généralement préférable à ce qui est grand, global, nouveau et abstrait. La bonne vie ne se réduit pas à la poursuite des biens matériels et à la croissance illimitée.

Véritable succès de librairie à sa sortie en 1973, Small is beautiful n'a rien perdu de sa véracité dans ses principes. Mais le monde a changé, des problèmes nouveaux se posent, des situations nouvelles ont émergé. Professeur à l'Ave Maria University, Joseph Pearce a repris à frais nouveaux les intuitions de Schumacher dans un livre dont le titre forme la conclusion de l'ouvrage : Small is still beautiful. Oui, ce qui est petit est toujours ce qu'il y a de mieux. Pour Joseph Pearce, Schumacher a exprimé pour le XXe siècle un principe qui reste fondamentalement vrai pour le XXIe siècle et que l'Église a élevé au rang de noyau central de sa doctrine sociale : le principe de subsidiarité. C'est pourquoi nous avons décidé de mettre ce libre à la disposition du public français sous le titre à peine changé mais adapté à notre langue : Small is – toujours – beautiful


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Catégorie : Société
Posté par : La rédaction le 27-10-2010

 

 

Alors que Philippe Maxence était hier soir l'invité du Libre-Journal des enjeux actuels d'Arnaud Guyot-Jeannin sur Radio Courtoisie (21h30-23h00) pour évoquer Small is toujours beautiful de Joseph Pearce qui vient de paraître aux éditions de l'Homme Nouveau (et récuser au passage les qualificatifs séculiers de catholiques de gauche ou de droite, accrochés par l'abbé de Tanoüarn, également présent à l'émission, à l'Homme Nouveau), c'est au tour de Jean Rouvière de présenter ce livre dans sa chronique de l'économie réelle dans Présent :

« Joseph Pearce, qui enseigne à l'Ave Maria University en Floride, publie un essai qui prolonge et actualise celui de Schumacher. Lui aussi oppose"l'idolâtrie du gigantisme à la beauté de ce qui est petit" et estime que les structures, qu'elles soient économiques, politiques ou sociales,"ne répondent pas aux besoins et aspirations des hommes" lorsqu'elles deviennent trop grandes et impersonnelles. ».

Avec pertinence, Jean Rouvière remarque que « La note catholique de l'ouvrage de Joseph Pearce n'est pas seulement dans les références à la doctrine sociale de l'Eglise (il cite à plusieurs reprises les enseignements de Pie XI, Pie XII et Jean-Paul II), mais aussi dans sa vision de l'économie moderne. A juste titre, il définit la vie économique moderne comme fondamentalement "athée", c'est-à-dire sans aucune référence à Dieu, au monde surnaturel, à la loi divine, et il la décrit comme étroitement limitée dans un "matérialisme acharné" ».

Jean Rouvière estime également que « Joseph Pearce a une formule heureuse pour résumer la situation des économies dites"développées" : "Dépenser ce que l'on n'a pas gagné". Qu'il s'agisse des états, des entreprises ou des particuliers, tous, ou presque, vivent à crédit. "De nombreux consommateurs, leurrés par la facilité d'accès au crédit, dépensent déjà ce qu'ils n'ont pas gagné dans le sens où ils vivent sur de l'argent emprunté", mais par la mondialisation des marchés et le développement des importations, même sans emprunter d'argent, on en arrive à vivre sur ce que Pearce appelle "du temps emprunté" ».

S'il se dit moins convaincu par ce qu'il appelle les « partis pris écologiques de Pearce », soulignant notamment la récupération par le marché de l'agriculture biologique, mais oubliant au passage de souligner que ce livre date de 2006 et que ces présupposés écologiques sont aussi ceux du Pape, Jean Rouvière estime que « Pearce, en somme, en appelle à une révolution intellectuelle et morale. »


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Catégorie : Société
Posté par : Denis Sureau le 26-10-2010

Les grèves qui durent reposent le problème des retraites en France. Nous publions, à nouveau ici, l'article de Denis Sureau paru une première fois en juillet dernier dans L'Homme Nouveau. Le problème n'a fondamentalement pas changé. 

 

 

 

 

Le gouvernement vient d'annoncer un plan pour réduire progressivement le déficit du système de retraites, avec l'ambition de parvenir à l'équilibre en 2018. C'était indispensable. Le dispositif repose principalement sur le recul progressif de l'âge légal du départ à la retraite : pour les personnes nées à partir de 1956, il atteindra 62 ans. Tous les régimes seraient concernés, public, privé ou spéciaux. Diverses mesures alourdissant la fiscalité des ménages et des entreprises compléteraient ce plan.

Le problème du financement des retraites est un vrai problème dans la mesure où le déclin démographique et l'allongement de l'âge de la vie menacent mécaniquement la pérennité des régimes par répartition. À défaut de s'attaquer à la cause principale du déséquilibre (une natalité insuffisante), l'État est contraint de prendre des mesures de rafistolage à court terme nécessairement désagréables. Mais pour conserver des chances d'être réélue, l'équipe au pouvoir ne peut pas prendre les mesures énergiques qui s'imposeraient à long terme.

Afin de maintenir le système de retraites dans le cadre actuel, trois solutions sont techniquement possibles. Ni plus ni moins. Elles constituent un « triangle maudit » car quelle que soit l'option retenue, la potion est amère et toute proposition gouvernementale ne peut que susciter l'ire des syndicats et de l'opposition. Première solution : augmenter les cotisations. En temps de crise, ce remède peut provoquer des dégâts collatéraux fort indésirables. Deuxième solution : diminuer le montant des pensions. Pilule aussi peu goûteuse que la précédente, et politiquement dangereuse lorsque le corps électoral devient majoritairement âgé. Reste la troisième solution : augmenter la durée de cotisation et retarder l'âge de la retraite.

C'est, sans surprise, le choix retenu par Nicolas Sarkozy avec le gouvernement Fillon, en repoussant l'âge légal de départ jusqu'à 62 ans. Compte tenu de l'augmentation de l'espérance de vie, rien ne justifie la cessation d'activité à 60 ans. La France est le seul pays européen à fixer la barre aussi bas. L'Allemagne, la Belgique ou l'Italie ont relevé l'âge légal de départ à 65 ans (pour les hommes).

Cependant, tel qu'il est posé actuellement, le problème des retraites est un faux problème. En effet, on s'interdit de remettre en cause un tabou plus important encore que le tabou des « 60 ans » : le principe d'un âge de départ valable pour tous, quel que soit le métier exercé. Dénoncer l'absurdité de ce tabou reviendrait en effet à s'en prendre à un autre, plus massif encore : celui de la Sécurité sociale, pilier de notre prétendu « modèle social » français.

 

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Catégorie : Société
Posté par : Adélaïde Pouchol le 18-10-2010

… et pourtant ils étaient dans les rues de Paris. Forme parmi tant d'autre de l'engagement en faveur de la vie, la marche de prière pour la vie organisée par Renaissance Catholique depuis maintenant 20 ans a eu lieu ce 16 octobre. Avec le recueillement habituel qui fait la spécificité de cette manifestation, les participants ont rendu publique l'importance de ce combat et rappelé combien cette marche n'était qu'un moment de l'engagement politique que nous devons avoir comme catholiques pour que ne se développe pas plus la culture de mort. Plusieurs représentants de congrégations religieuses étaient présents, parmi lesquels le père Louis-Marie de Blignières, prieur de la Fraternité Saint-Vincent-Ferrier, l'abbé Pages du diocèse de Paris, le chanoine Trauchessec de l'Institut du Christ-Roi-Souverain-Prêtre, l'abbé Le Coq de la Fraternité Saint-Pierre et le père Jean-Noël de la Fraternité de la Transfiguration.


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Catégorie : Société
Posté par : Adélaïde Pouchol le 18-10-2010

 « C'est la fièvre de la jeunesse qui maintient le monde à la bonne température. Quand la jeunesse se refroidit, le monde claque des dents. » Les prévisions météo de Georges Bernanos sont d'une actualité brûlante mais la France grelotte. Notre jeunesse est aujourd'hui victime d'une sérieuse hypothermie, et je vous prie de croire que ce n'est pas à cause de l'hiver qui arrive pas à pas.

D'aucuns se réjouissent de ce que, militante et hurlante, scandant des slogans qu'elle ne comprend pas vraiment, la jeunesse s'intéresse à la chose publique en prenant part aux diverses manifestations qui animent le pays depuis quelques jours. Pourtant, ces jeunes ne sont moins politisés que médiatisés, toute la nuance est là. Soyons honnêtes ! Combien de ces ados saisissent véritablement l'enjeu de la réforme des retraites ? Combien de ces ados se sentent véritablement concernés par la chose publique, ont une vague idée de ce qu'impliquent les notions d'Etat et de société ? En revanche, la plupart, pour ne pas dire tous, dans un dernier sursaut d'optimisme,  sont gavés de télévision. Ils ont bien compris que l'attraction du moment consistait à ne pas aller en cours alors ils descendent dans la rue et vont revendiquer, avec à peu près autant de sérieux que s'ils allaient à la fête foraine. Pensez-vous ! Lorsqu'ils entendent sur les ondes les journalistes se féliciter de ce que toutes les classes soient vides et que les élèves défilent derrière les profs, il y a de quoi se réjouir quand on a 17 ans, que l'on a de l'énergie à revendre et besoin de se sentir exister. Pour la première fois, les adultes encouragent les jeunes à faire l'école buissonnière. Il serait fou, l'ado qui n'en profiterait pas.

Il n'y a pas si longtemps, la jeunesse était déjà dans la rue. Non, je ne parle pas de cette époque ou elle voulait faire l'amour et pas la guerre, je pense à ce qui se passait de l'autre côté du Rhin, quelques années plus tôt. Ceux-là ne jetaient pas des pavés, ils tendaient le bras. Il y en avait un qui avait bien compris qu'il fallait toujours avoir la jeunesse de son côté pour parvenir à ses fins. Aujourd'hui, ce n'est pas tant une dictature de l'Etat qu'une dictature de l'opinion publique, créature étrange dont a accouché la démocratie moderne. Et l'opinion publique aussi sait faire de la propagande. L'opinion publique aussi sait faire défiler la jeunesse. Oh, ils ne marchent peut-être plus au pas, c'est encore trop connoté, mais même en troupeau informe, canettes et pétards dans la main, les jeunes sont manipulés.

L'actuelle constitution ne favorise pas franchement le travail à long terme et la stabilité politique, le peuple français change de gouvernement comme de chemise, quelle illusion donc de penser que les lycéens d'aujourd'hui connaitront l'actuel système des retraites. Ils ont encore au moins quarante ans à tirer, si ce n'est cinquante, ce qui représente un certain nombre de mandats présidentiels et autant de réformes diverses et  variées sur le sujet.

L'adolescent moyen qui croit servir ses propres intérêts en défilant aujourd'hui ne fait  qu'ajouter de l'eau au moulin de quadragénaires paresseux. Il ferait mieux de retourner en classe et de demander à ses grévistes de profs de bien vouloir faire leur métier.  C'est ça, aujourd'hui, la véritable manière de faire un pied de nez aux adultes et de contester l'autorité.

 


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Posté par : La rédaction le 13-10-2010

Dans une longue méditation proposée à l'ouverture du synode sur le Moyen-orient, le Pape Benoït XVI a dénoncé les nouvelles idoles aujourd'hui à l'œuvre dans notre monde. Sur ce thème, il a notamment mis en cause le terrorisme à prétention religieuse – passage remarqué par la presse – mais aussi un autre aspect, qui n'a étrangement pas été souvent relevé :

 

« Pensons aux grandes puissances de l'histoire d'aujourd'hui, pensons aux capitaux anonymes qui réduisent l'homme en esclavage, qui ne sont plus chose de l'homme, mais constituent un pouvoir anonyme que les hommes servent, par lequel les hommes sont tourmentés et même massacrés. Il s'agit d'un pouvoir destructif, qui menace le monde. »

 

Sur ces thèmes aussi, l'Homme Nouveau tente à sa place d'être en phase avec le Pape Benoît XVI. On retrouvera un écho de cette dénonciation dans plusieurs livres récents publiés aux éditions de l'Homme Nouveau :

 

Small is toujours beautiful de Joseph Pearce, lequel évoque aussi longuement le Prix Nobel d'économie français Maurice Allais qui vient de disparaître ;

 

Utopie des usuriers et Plaidoyer pour une propriété anticapitaliste de G.K. Chesterton.

 


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Catégorie : Société
Posté par : La rédaction le 12-10-2010

 Les éditions de l'Homme Nouveau viennent de publier l'Église catholique et la conversion, un essai de G.K. Chesterton, déjà salué, à peine reçu de l'imprimerie, par le célèbre Metablog de l'abbé Guillaume de Tanoüarn : 

 

 

« Gilbert Keith Chesterton fera l'objet jeudi prochain (de 18H00 à 21H00) d'un important Colloque à la salle des actes de l'Institut catholique, 21 rue d'Assas, 75 006 Paris. Angle d'attaque : une comparaison entre Chesterton et Péguy sur la question de la conversion, avec, sous la baguette de Philippe Maxence, président de l'association des amis de Chesterton, des laïcs, des ecclésiastiques, des Français, des Anglais, des universitaires blanchis sous le harnois et des amateurs pleins de fougue, bref un beau plateau...

 

J'ai pu me prourer en avant première le nouveau livre de Chesterton traduit en français pour la circonstance. Cela s'intitule : L'Eglise catholique et la conversion, dans la petite collection de poche des éditions de l'Homme nouveau. C'est une perle (182 pp., 13 euros). Vous pouvez commander ce titre sur le site de L'Homme nouveau.

 

Je vous en donne juste un extrait pour la bonne bouche. C'est tout Chesterton : "Je voudrais dire ici de l'Eglise catholique ce que l'on ne pourra pas dire de ses respectables rivales : en bref, je dirais qu'elle est très précisément catholique. Elle n'est pas seulement plus grande que moi, mais plus grande que n'importe quoi au monde et que le monde lui-même".

 

Cela me rappelle la manière provocatrice dont Rohrbacher, au milieu du XIXème siècle commence sa monumentale Histoire de l'Eglise : "Au commencement était l'Eglise". Effectivement si l'Eglise est selon l'étymologie l'assemblée des fidèles convoqués par le Christ et si cette Eglise est vraiment catholique, c'est-à-dire universelle, on peut comprendre qu'elle représente dès maintenant la... fin de tout. Et parce qu'elle est à la fin de tout, pour Dieu en tout cas, elle est nécessairement au commencement : Ecclesia ab Abel répétait souvent le Père Congar avec justesse. L'Eglise existe depuis cet Abel que le Canon romain qualifie sobrement de "juste" et qui est quelque chose comme le premier martyr, ou, en tout cas, l'auteur du premier sacrifice, qu'il couronna de son propre sang, à l'imitation anticipée du Christ lui-même.

 

Tout cela pour dire qu'il ne faut pas manquer Chesterton et Péguy... Vous auriez attendu l'un à Oxford et l'autre, en face de sa célèbre boutique, à la Sorbonne. Vous les trouvez tous les deux... à la Catho, où ces deux grands pudiques nous parleront de ce qu'ils ont de plus intime : leur amour de Dieu ! Ils ont écrit l'un et l'autre des milliers de pages pour essayer de... ne pas nous dire ce que la Bible appelle "le secret du roi". Les spécialistes présents jeudi prochain tenteront de forcer leur pudeur et de les faire parler pour notre plus grand profit spirituel. »


Disponible dans notre boutique :
L'Église catholique et la conversion

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Catégorie : Société
Posté par : le 23-09-2010

 L'abbé Claude Barthe présentera ce soir, à partir de 19h00, sur Radio Courtoisie son dernier livre paru aux éditions de l'Homme Nouveau, dans la collection Hora Decima : La Messe à l'endroit

 

Fréquences FM de Radio Courtoisie en Mhz :

Paris et Ile-de-France, 95,6 | Caen, 100,6 | Chartres, 104,5 | Cherbourg, 87,8 | Le Havre 101,1 | Le Mans, 98,8.

Radio Courtoisie par satellite : CanalSat.

 

On peut aussi écouter l'émission sur Internet.


Disponible dans notre boutique :
La Messe à l'endroit

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Catégorie : Société
Posté par : le 22-09-2010

 

A peine sorti des presses, le dernier né des éditions de l'Homme Nouveau est salué par Gabriel Rivière, dans Minute de cette semaine. Extrait
 
 
« Il y a des livres dont on sait tout de suite qu'ils vont être dévorés sur-le-champ, quelle que soit l'urgence du moment. Ainsi de Small is toujoursbeautiful de Joseph Pearce, ex-punk d'outre-Manche devenu catholique à la lecture de Chestertonet de quelques autres. Depuis qu'il n'écoute plus les Sex Pistols (mais on écoute toujours lesSex Pistols), il enseigne la littérature aux Etats-Unis et explore la curieuse galaxie des écrivains anglais qui ont épousé la foi catholique: outre Chesterton,Tolkien, que tout le monde connaît, C.S. Lewis,que tout le monde devrait connaître, auxquels on pourrait adjoindre Evelyn WaughGraham Greene et jusqu'au cardinal Newman, tous convertis au catholicisme. Et pas des petits écrivains de rien du tout, non, des grands. Ça tombe bien: le gigantisme est le sujet de Joseph Pearce.Il y a plus de trente ans paraissait Small is beautiful (ce qui est petit est beau) de l'économiste Ernst Friedrich Schumacher, immense succès de librairie, devenu la devise de quantité de personnes d'avenir, des néo-poujadistes que n'effraient pas les anglicismes aux écolos qui ont un peu côtoyé l'oeuvre de Proudhon. Nourri de philosophia perennis et de christianisme, Schumacher voulait réconcilier la sagesse des Anciens et l'économie des Modernes. Joseph Pearce a repris la réflexion là où il l'avait laissée. Ça nous vaut cet essai fortifiant écrit dans une langue prompte à tout éclaircir, le tout émaillé de citations bien choisies, d'Aristote à Soljénitsyne, écologiste dans l'âme et décroissant chrétien, qui répondait, à qui lui demandait sa vision de l'économie: « l'autolimitation radieuse ». C'est autre chose que du Cohn-Bendit, non? Le culte du gigantisme, ou « macrophilie », aura été le propre d'un XXe siècle plus prométhéen que jamais, avec sa mystique du croître et de l'avoir. Plus haut, plus vite, plus fort. A ce « toujours plus » qui semble inextinguible, Pearce oppose le suffisant, reprenant à son compte le principe de subsidiarité cher à l'Eglise qui veut qu'une action, pour être bonne et efficace, doit être déléguée à la plus petite entité capable de l'exercer, par exemple la famille,sauf là où c'est impossible, par exemple les fonctions régaliennes de l'Etat. Alors, le monde redeviendra à taille humaine. »
 

Disponible dans notre boutique :
Small is – toujours – beautiful

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Catégorie : Société
Posté par : le 10-09-2010

 

 

 

En 1973, l'économiste Ernst Friedrich Schumacher publiait Small is beautiful, un essai qui allait devenir non seulement un livre à succès, traduit dans une centaine de langues, mais un véritable slogan. Associant sagesse ancienne et économie moderne, vérités spirituelles et faits concrets, Schumacher offrait une vision rénovée de l'économie. Remettant en cause l'idolâtrie du gigantisme et du globalisme, il préconisait de nouveaux modes de production à la mesure de l'homme.

Avec Small is toujours beautiful, Joseph Pearce propose une approche renouvelée des idées de Schumacher, qu'il confronte aux problèmes actuels, notamment ceux posés par la mondialisation et le saccage de l'environnement. S'appuyant sur des exemples concrets, Pearce réactualise brillamment la pensée de Schumacher et démontre la pertinence pour le XXIe siècle d'"une économie à l'échelle de la famille". 

 

 

 

Né en Grande-Bretagne, Joseph Pearce, 49 ans, enseigne aujourd'hui aux Etats-Unis, à l'Ave Maria University (Floride). S'intéressant aux questions économiques et sociales, il est également l'auteur de biographies très remarquées dans le monde anglo-saxon (Chesterton, Soljenistyne, Tolkien, Lewis…).


Disponible dans notre boutique :
Small is – toujours – beautiful

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Catégorie : Société
Posté par : Denis Sureau le 13-07-2010

 Le gouvernement vient d'annoncer un plan pour réduire progressivement le déficit du système de retraites, avec l'ambition de parvenir à l'équilibre en 2018. C'était indispensable. Le dispositif repose principalement sur le recul progressif de l'âge légal du départ à la retraite : pour les personnes nées à partir de 1956, il atteindra 62 ans. Tous les régimes seraient concernés, public, privé ou spéciaux. Diverses mesures alourdissant la fiscalité des ménages et des entreprises compléteraient ce plan.

 

Le vrai problème

 

Le problème du financement des retraites est un vrai problème dans la mesure où le déclin démographique et l'allongement de l'âge de la vie menacent mécaniquement la pérennité des régimes par répartition. A défaut de s'attaquer à la cause principale du déséquilibre (une natalité insuffisante), l'État est contraint de prendre des mesures de rafistolage à court terme nécessairement désagréables. Mais pour conserver des chances d'être réélue, l'équipe au pouvoir ne peut pas prendre les mesures énergiques qui s'imposeraient à long terme.

Afin de maintenir le système de retraites dans le cadre actuel, trois solutions sont techniquement possibles. Ni plus ni moins. Elles constituent un "triangle maudit" car quelle que soit l'option retenue, la potion est amère et toute proposition gouvernementale ne peut que susciter l'ire des syndicats et de l'opposition. Première solution : augmenter les cotisations. En temps de crise, ce remède peut provoquer des dégâts collatéraux fort indésirables. Deuxième solution : diminuer le montant des pensions. Pilule aussi peu goûteuse que la précédente, et politiquement dangereuse lorsque le corps électoral devient majoritairement âgé. Reste la troisième solution : augmenter la durée de cotisation et retarder l'âge de la retraite.

C'est, sans surprise, le choix retenu par Nicolas Sarkozy avec le gouvernement Fillon, en repoussant l'âge légal de départ jusqu'à 62. Compte tenu de l'augmentation de l'espérance de vie, rien ne justifie la cessation d'activité à 60 ans. La France est le seul pays européen à fixer la barre aussi bas. L'Allemagne, la Belgique ou l'Italie ont relevé l'âge légal de départ à 65 ans (pour les hommes).

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Catégorie : Société
Posté par : Philippe Maxence le 23-02-2010

 

 

C'est devenu une sorte de mot de passe. Un homme politique revient-il sur ses propositions ? C'est la crise ! Un chanteur annule-t-il une tournée ? C'est encore la crise ! L'effort missionnaire subit-il un sérieux ralentissement ? C'est toujours la crise !

Depuis 2008, le monde vacille sous l'effet d'un séisme économique. Un temps, nous aurions pu croire que cette tragédie permettrait de remettre à plat le système et de tirer de profitables leçons. Pauvres naïfs que nous étions ! Cette crise économique a surtout donné lieu à la défense des intérêts en place, puis à une invocation rituelle devant chaque projet avorté pour se transformer peu à peu en une bonne conscience éthique de nos sociétés « libéraleslibertaires ». Désormais, sous cette pression moralisante, la peur a laissé place à la pierre philosophale, susceptible de régler tous les problèmes. Pour répondre à la crise, clame-t-on partout, il faut « mo-ra-li-ser » le capitalisme.

Face à cette unanimité, nous avons donc décidé de poser une simple question : suffit-il de ce coup de pouce moral pour revenir à une société plus humaine ? Nous commençons, dans le numéro 1464 à paraître en fin de semaine la publication des réponses que nous avons reçues. Elles sont diverses, ne concordent pas forcément, s'opposent même. Chacun ici exprime et exprimera sa pensée, sans être engagé par la ligne du journal ni même par les propos des autres participants. Je remercie ceux qui, de France et de l'étranger, ont accepté de participer à ce débat. Il s'annonce passionnant.

Les lecteurs de ce blog qui ne sont pas abonnés à l'Homme Nouveau peuvent le découvrir à cette occasion en en faisant la demande. Il suffit pour cela de circuler un peu sur ce site pour découvrir nos coordonnées ou comment bénéficier de trois numéros de découverte. À bientôt !


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Catégorie : Société
Posté par : Denis Sureau le 03-12-2009

Interrogé par le quotidien Metro, le journaliste Marc Reidiboym, auteur d'un livre sur les associations - "Donateurs, si vous saviez..." (Ed. Bertrand Gobin) - met en cause le Téléthon :

"La polémique lancée il y a une semaine par Pierre Bergé, si elle est critiquable dans sa méthode, met malheureusement l'accent sur beaucoup de choses exactes. (...) En ce qui concerne les réserves financières, sur lesquelles j'ai enquêté, elles sont effectivement importantes à l'AFM : de l'ordre de 140 millions d'euros. Le problème n'est pas tant leur montant que leur augmentation année après année. Cela prouve qu'il y a des excédents. Or les donateurs ne donnent pas pour que leur argent soit placé en bourse ! (...)

Mais ce n'est qu'un exemple. On parle moins de la politique salariale de l'AFM, très généreuse. Laurence Tiennot-Herment, sa présidente, touche 5 800 € bruts par mois, bien qu'elle soit présidente d'une association et donc, en principe, bénévole. La loi l'autorise, et d'autres assos procèdent aussi de la sorte (les Restos du Coeur par exemple). Mais qu'arrivera-t-il le jour où la présidente décidera de s'augmenter de 30 % ? Qui dira non, puisque c'est elle qui préside le conseil d'administration ?(...)

On peut effectivement rémunérer des dirigeants ou des cadres salariés d'asso, cela n'est pas choquant en soi. La question, c'est "comment et à quel niveau ?" A l'AFM, les trois plus hauts cadres salariés (je ne parle pas de la présidente) touchent 8 700 € bruts par mois en moyenne. C'est très élevé. Si ces gens viennent du privé et ne font aucun sacrifice sur leur salaire en entrant dans une asso dédiée à la recherche et aux malades, il y a un problème..."

 


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Catégorie : Société
Posté par : Philippe Maxence le 02-12-2009

C'est une ancienne vérité qui ne cesse de se vérifier en nos temps de publicité : le bien ne fait pas de bruit. Mais il est là, bien présent, même si les projecteurs ne sont habituellement pas projetés sur lui. Invisible souvent aux yeux qui ne voient pas et aux oreilles qui n'entendent pas, il n'en reste pas moins bien réel et efficace.

 

Du bien, il s'en fait justement en l'Institut Saint-Joseph de Draguignan. Peut-être n'avez-vous jamais entendu parler de cet établissement scolaire confié aux dominicaines du Saint-Esprit ? Dans l'esprit profondément romain reçu de leur fondateur, le chanoine Berto, ces disciples de saint Dominique se consacrent avec un dévouement exemplaire à l'éducation des jeunes filles. Elles sont exigeantes, mais sans raideur ; traditionnelles, mais sans nostalgie ; féminines, mais sans revendications féministes ; spirituelles, mais les pieds bien sur terre. Leur souci ? Former des adultes véritablement libres. C'est-à-dire capables de choisir le vrai et le bien.

 

Utopie ? Ces filles de saint Thomas n'en cultivent aucune, attachées à un exact rapport au réel. Celui-ci se rappelle aujourd'hui à elles, sous les vêtements du succès. De plus en plus de familles font appel à l'Institut Saint-Joseph pour l'éducation de leurs filles. À leur tour, les dominicaines, qui ont besoin d'agrandir et de rénover, espèrent notre aide. J'ai donc fait le pari et le rêve qu'en cette période de l'Avent le matérialisme ne serait pas le seul triomphant et que les lecteurs de L'Homme Nouveau aideront les dominicaines de Draguignan, véritables sentinelles de l'invisible.

 

 


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Catégorie : Société
Posté par : Denis Sureau le 18-11-2009

 Extrait d'un article de Denis Sureau paru dans L'Homme Nouveau n°1457:

 

Quelle est est l'identité de la France ?

A cette question, l'écrivain Max Gallo a répondu en publiant une tribune sur Les dix points cardinaux de l'identité française (Le Figaro, 30 octobre). Les voici : le droit du sol, l'égalité, l'Etat, la citoyenneté, l'école, la laïcité, l'éclatement, la langue française, l'égalité des femmes et l'universalisme. Si c'est cela la France, je vois mal comment un chrétien peut se dire français. Car ce que propose Max Gallo n'est jamais qu'une nouvelle expression de l'idéologie patriotique révolutionnaire que l'historien Jean de Viguerie opposa, dans son essai mémorable sur Les deux patries (DMM, 1998), à la patrie véritable, la terre des pères, le pays de la naissance et de l'éducation, notre France. C'est pourquoi les dix points de l'Académicien n'ont rien de spécifiquement français: ils correspondent à peu près aux ingrédients de la modernité politique que l'on retrouve, à quelques variantes près, dans toutes les nations occidentales. « La France, écrit Max Gallo, n'existe que par un choix politique. » Nous sommes bien en présence d'une conception idéologique qui n'a que peu de chose à voir avec l'attachement profond à la douce France.

L'invention de la nation telle que l'entendent Max Gallo et bien d'autres, est un phénomène historique récent, dont les éléments principaux se sont cristallisé au dix-neuvième siècle. Comme l'a montré Benedict Anderson, c'est alors que la nation a remplacé l'Église dans son rôle d'institution culturelle centrale chargée des questions liées à la mort. L'imaginaire national, pour reprendre le titre de l'essai de cet historien, s'est ainsi substitué au christianisme. Le culte de la nation française n'est apparu pleinement qu'à la Révolution, et c'est au siècle suivant que furent développés tous les rituels qui l'entretiennent et qui incitèrent les citoyens à tuer et à mourir pour elle.

 

 

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Catégorie : Société
Posté par : La rédaction le 19-10-2009

 Conférence au Centre culturel Saint Paul  -

Mardi 27 Octobre 2009 à 20 heures

 « Les religions mènent-elles à la guerre et à la violence ? »

Commentaire du livre de William Cavanaugh, « Le mythe de la violence religieuse » -

par l’Abbé Guillaume de TANOÜARN -

Participation aux frais: 5 euros, 2 euros pour les étudiants - La conférence est suivie d’un verre de l’amitié.

12 rue Saint Joseph - 75012 Paris - 01 40 26 41 78



Disponible dans notre boutique :
Le Mythe de la violence religieuse

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Catégorie : Société
Posté par : Denis Sureau le 14-10-2009

Les suicides se multiplient à France Telecom. Pas par hasard: l'entreprise cumule les tares de la bureaucratie d'Etat qu'elle fut et celles de la firme capitaliste qu'elle s'emploie à devenir. Résultat: un condensé mortifère de socialisme libéral ou de libéralisme socialiste. Une règle parmi d'autres: la mobilité professionnelle et géographique obligatoire tous les trois ans. Absurde en soi, elle se révèle criminelle par ses effets : l'anxiété permanente de deux tiers des salariés, la casse des hommes et des familles.

 

Dans un livre intitulé Orange stressé (Orange est la marque de France Telecom), paru aux Editions de La Découverte, Ivan du Roy montre comment le « management par le stress » a été érigé en système par les dirigeants de l’entreprise, dans le but notamment de pousser vers la sortie des milliers de salariés. J'évoque ce drame parce que je connais personnellement des salariés de France Telecom confrontés à ces procédés totalitaires. Ce ne sont pas de vieux fonctionnaires rétifs au changement mais des « quadras » dynamiques, conscients de la nécessité de la transformation de leur entreprise. Mobilité oblige, le premier dort à l'hôtel en semaine pour travailler à 200 kilomètres de sa famille : c'était ça ou la démission. Aux dernières nouvelles, après des mois de nomadisme, ce sera la démission. Deuxième cas : cette mère de famille travaille à Lyon et est sommée de trouver un poste en dehors de la région avant le 31 décembre. Son évolution professionnelle serait pourtant possible sur place : elle a trouvé des postes qui conviennent. Mais à chaque fois la route est barrée : changez de ville ou dégagez!

 

Nous invitons les dirigeants de France Telecom à lire Caritas in Veritate, l'encyclique sociale de Benoît XVI. Ils y trouveront les fondements d'une économie enfin humaine.

 

 


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Catégorie : Société
Posté par : Denis Sureau le 02-10-2009

Un événement éditorial

Sortie simultanée aux Editions de L'Homme Nouveau

et aux Presses de l'Université d'Oxford

William Cavanaugh

Le Mythe de la violence religieuse

C’est une idée dominante : la religion promeut la violence car elle est absolutiste, source de divisions et irrationnelle. Mais peut-on séparer la violence « religieuse » de la violence « séculière » ? C’est la question que pose William Cavanaugh dans cet essai magistral publié simultanément aux Presses de l'Université d'Oxford et en France.

Au cœur du problème, l'invention d'un concept universel de « religion » accompagnant l'émergence de l'Etat moderne, la marginalisation de l'Église puis la colonisation. L'examen historique des « Guerres de religion »révèle qu'il est impossible d'isoler le facteur religieux de la résistance des élites locales face aux menées centralisatrices des souverains. L'État-nation s’est approprié le sacré, devenant lui-même l'objet d'une nouvelle « religion » exigeant une loyauté exclusive conduisant à la guerre. En Occident, le mythe de la violence religieuse est une arme pour limiter le rôle public des chrétiens. En politique étrangère, il légitime la « guerre libérale de libération» contre les sociétés non-séculières.

William Cavanaugh déconstruit brillamment un mythe fondateur de la modernité et ouvre de nouvelles voies à la réflexion sur l'origine de la violence.


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Le Mythe de la violence religieuse

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Catégorie : Société
Posté par : Philippe Maxence le 09-07-2009

Camp de la Rose BlancheÀ l'initiative du cercle français de la Rose blanche un camp de formation à la doctrine sociale de l'Église pour étudiants et jeunes professionnels est proposé du 16 au 23 août prochain en Provence. Une opportunité à saisir pour se former dans un cadre amical et estival. Entretien avec Benoît Schmitz à l'initiative de ce projet.

Qu'est-ce que le cercle de la Rose blanche ?

Benoît Schmitz : Né à l'automne 2006, le cercle de la Rose blanche organise pour la troisième année consécutive un camp de formation au mois d'août. Nous avons voulu proposer une formation intellectuelle permettant aux jeunes catholiques d'exercer leurs responsabilités dans la vie politique et sociale. Nous pensons en effet que, face aux impasses de notre société, il est nécessaire de susciter des esprits libres capables de rendre raison de l'espérance chrétienne et d'opposer des convictions réfléchies à ce que Benoît XVI a appelé « la dictature du relativisme ».

La formation que nous proposons cherche à articuler l'étude des fondements philosophiques et théologiques de la doctrine sociale de l'Église, d'une part, et celle des grands enjeux actuels, d'autre part. Elle est assurée par de jeunes catholiques soucieux de transmettre l'enseignement qu'ils ont reçu et de promouvoir l'action des catholiques dans la Cité.

Nous faisons aussi appel à un certain nombre de personnalités. Lors des deux premiers camps, nous avons ainsi reçu Mgr Cattenoz, Mgr Rey, Jean-Marie Le Méné (président de la Fondation Lejeune), Xavier Lemoine (maire de Montfermeil), Anne Coffinier (présidente de la Fondation pour l'École), Thibaut Dary (délégué général d'Ichtus), les journalistes Philippe Maxence, Michel De Jaeghere et Vincent Trémolet de Villers, les philosophes Jean-François Mattéi et Yves Semen. Comme l'année dernière, nous aurons la grande chance de bénéficier cet été de la présence du mathématicien Laurent Lafforgue (professeur à l'IHES, Médaille Fields 2002) et du journaliste Laurent Dandrieu (rédacteur en chef-adjoint du service culture à Valeurs actuelles), qui nous font l'amitié de participer à l'ensemble de cette semaine de formation.

Pourquoi vous êtes-vous placés sous le patronage de la Rose blanche ?

B.S.: La Rose blanche est un mouvement de résistance au nazisme organisé par des étudiants allemands chrétiens. Ils s'employèrent à dénoncer les racines nihilistes et païennes de la pensée nazie. Arrêtés pour avoir distribué des tracts hostiles au régime, ses principaux animateurs, Hans et Sophie Scholl, Christoph Probst, Alexander Schmorell et Willi Graf, furent exécutés en 1943. Leur histoire n'est pas aussi épique que l'opération Walkyrie ; contrairement à Claus von Stauffenberg et aux autres conjurés du 20 juillet 1944, ils ne furent jamais en mesure de renverser Hitler ; mais ces « enfants d'Antigone » − selon la formule de Pierre-Emmanuel Dauzat qui a traduit les Lettres et carnets de Hans et Sophie[1] – ont semé pour aujourd'hui. Sophie notait le 22 juin 1940 : « Il ne faut pas être ambivalent soi-même pour la simple raison que tout le reste l'est, même si on ne cesse de rencontrer cette idée. Sous prétexte que nous sommes nés dans un monde de contradictions, il nous faudrait nous y soumettre. Assez étrangement, cette attitude si peu chrétienne est particulièrement répandue chez ceux qui se disent chrétiens. En ce cas, comment pourrait-on attendre du destin qu'il fasse triompher une cause juste quand si rares sont les gens qui se sacrifient sans broncher à une juste cause ? »

Comment ne pas penser que cela a été aussi écrit pour nous ?

Mais peut-on sérieusement faire un parallèle entre la situation actuelle et celle que connurent les membres de la Rose blanche ?

B.S.: Il est bien évident qu'elles sont très différentes. L'histoire ne se répète pas. Mais cela ne doit pas empêcher de voir qu'elles font partie du même cycle historique, qu'elles procèdent d'une même matrice. Dans Mémoire et identité, Jean-Paul II a montré que cette racine commune se trouvait dans le rejet de Dieu comme Créateur et dans le refus de la notion de nature humaine.

De plus, nos sociétés n'ont pas rompu avec le scientisme qui fut l'armature idéologique des totalitarismes. Le fétichisme de la science et l'individualisme hédoniste se conjuguent pour remplacer les croyances fondatrices qui font que le sens est reçu et non posé arbitrairement par l'homme. Le grand juriste Pierre Legendre a pu dire – c'était à propos du Pacs – que « le droit, fondé sur le principe généalogique, laiss[ait] la place à une logique hédoniste héritière du nazisme » (Le Monde, 23 octobre 2001). À sa suite, Alain Supiot a expliqué ce qui rapproche les sociétés libérales contemporaines des totalitarismes du XXe siècle : « Le Droit et l'État ne seraient qu'affaire de conventions toujours révisables, de simples instruments vides de sens, subordonnés aux vérités de la Science et au progrès irrésistible des techniques. Cet instrument est destiné à servir non plus la domination naturelle d'une classe ou d'une race sur une autre, mais l'individu dans sa compétition avec tous les autres pour l'affirmation de soi. Ce nouvel avatar du scientisme conduit comme les précédents à une impasse sanglante, car il méconnaît la place de l'Interdit dans l'institution de la raison. […] La foi en un "avenir radieux" où nous serions affranchis de toute loi hors celles de la Science a été depuis deux siècles le ferment de la négation de l'Homme. Elle demeure aujourd'hui le ventre fécond de monstruosités inédites »[2]

 

 

[1] Hans et Sophie Scholl, Lettres et carnets, Paris, Tallandier, 2008.

[2] Alain Supiot, Homo juridicus. Essai sur la fonction anthropologique du Droit, Paris, Seuil, 2005, p. 81-83.

 

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Catégorie : Société
Posté par : Philippe Maxence le 08-07-2009

La lecture de la dernière encyclique de Benoît XVI a évoqué en nous plusieurs choses. Nous avons déjà évoqué les liens avec les principes du courant distributiste que Chesterton a présenté dans un livre comme Plaidoyer pour une propriété anticapitaliste.

Mais nous sommes heureux de constater qu’un autre ouvrage publié par nos éditions entre directement en résonnance avec les propos du Saint-Père. Ce livre, c’est celui de William Cavanaugh : Etre consommé.

Avant d’en donner un extrait, on trouvera peut-être indécent que nous établissions ces rapprochements, semblant récupérer le pape à notre cause. Soyons clair : nous ne récupérons pas le pape ; nous ne le transformons pas en un objet publicitaire et de consommation [voir les raisons profondes de ce rejet dans Etre consommé de William Cavanaugh] : nous sommes simplement heureux de constater cette communion. Ajoutons, pour terminer sur ce sujet, que si nous n’en parlons pas nous-mêmes, personne d’autres ne le fera.

Dans Etre consommé, le théologien William Cavanaugh ne se contente ni d’analyser le phénomène de la consommation, ni de poser un regard théologique inédit sur lui. Il va au-delà, en proposant des solutions alternatives. Par exemple, il écrit ceci au chapitre III :

 

« Si le détachement d’endroits et de communautés particulières a contribué à la dépersonnalisation de l’économie mondiale, alors une esthétique adéquate du particulier devrait remettre la personne humaine au centre des relations économiques, comme Jean Paul II n’a cessé de le répéter. Une esthétique et une pratique du don de soi mutuel devraient, de même, s’opposer à la construction du sujet en consommateur, ce qui, pareillement, dépersonnalise le sujet en perturbant l’éros divin qui est la marque d’une vraie vie humaine florissante.

Tout cela ne peut être rendu immédiat que dans les pratiques concrètes et locales. Car ce n’est que dans la rencontre de l’autre que le Christ peut être rencontré, dans le concret et non dans l’abstrait, et c’est seulement par l’attachement au – et non le détachement du – concret que le Christ est rencontré. L’appel aux chrétiens n’est pas tant soit d’adopter soit de remplacer une abstraction comme l’est le « capitalisme » par d’autres abstractions. C’est plutôt de soutenir des formes économiques, de communautés et de cultures qui reconnaissent l’universalité de la personne individuelle.

Un exemple de la manière dont les chrétiens répondent à cet appel est le mouvement rural communautaire chrétien (Church Supported Agriculture) qui crée un lien direct entre les familles d’agriculteurs et les communautés locales. Plutôt que de réduire leur militantisme économique à exiger que l’État intervienne dans le marché, les paroisses créent des types alternatifs d’espaces économiques dans lesquels on résiste à l’abstraction de la mondialisation par des rencontres face-à-face entre les producteurs et les consommateurs. Dans ce modèle, les familles d’agriculteurs – la plupart d’entre elles pratiquant l’agriculture biologique et des méthodes permettant un renouvellement de l’environnement – vendent directement leur production par l’intermédiaire des communautés religieuses locales. Les paroissiens soit achètent ces produits soit achètent une part de la production de l’agriculteur avant la récolte en contribuant ainsi à partager le risque agricole. L’église sert de dépôt pour les produits et de lieu où agriculteurs et paroissiens se rencontrent. Dans cet espace, l’intermédiaire est évité et la nourriture a un visage humain. La nourriture ne provient plus d’un endroit anonyme et distant, mais d’un autre être humain particulier avec lequel le consommateur peut entrer en relations. Dans une telle rencontre, la personne est vue comme un autre soi et un autre Christ, l’universel et le particulier. Il s’ensuit que les échanges économiques ne sont plus simplement fondés sur l’offre et la demande, sur ce que le marché apportera. Les prix sont déterminés pour permettre aux agriculteurs de se maintenir en vie, en évitant d’être soumis aux caprices du marché. (56) » (pp. 143-144)

 

Que dit le Pape de son côté ? Au numéro 66 de son encyclique, il écrit :

 

« Dans ce domaine des achats aussi, surtout en des moments comme ceux que nous vivons où le pouvoir d’achat risque de s’affaiblir et où il faudra consommer de manière plus sobre, il est opportun d’ouvrir d’autres voies, comme par exemple des formes de coopération à l’achat, telles que les coopératives de consommation, créées à partir du XIXe siècle grâce notamment à l’initiative des catholiques. Il est en outre utile de favoriser de nouvelles formes de commercialisation des produits en provenance des régions pauvres de la planète afin d’assurer aux producteurs une rétribution décente, à condition toutefois que le marché soit vraiment transparent, que les producteurs ne reçoivent pas seulement des marges bénéficiaires supérieures mais aussi une meilleure formation, une compétence professionnelle et technologique et qu’enfin des idéologies partisanes ne soient pas associées à de telles expériences d’économie pour le développement. Il est souhaitable que, comme facteur de démocratie économique, les consommateurs aient un rôle plus décisif, à condition qu’ils ne soient pas eux-mêmes manipulés par des associations peu représentatives. »

Benoît XVI-William Cavanaugh, même combat ? Cela se pourrait ! Benoît XVI-L’Homme Nouveau, même esprit ? Si c’est le cas, que Dieu nous y garde ! Si non, qu’il nous y mette !


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Catégorie : Société
Posté par : Philippe Maxence le 08-07-2009

Le Pape Benoît XVIY a-t-il un lien entre le dernier livre publié par les éditions de l'Homme Nouveau et la parution de la troisième encyclique du pape Benoît XVI : « Caritas in veritate » (La charité dans la vérité). D’une hauteur de vue bien à l’image de son auteur, se fondant sur le rappel théologique des liens intrinsèques entre la charité et la vérité, cette encyclique réactualise la doctrine sociale de l’Église, en prenant à bras le corps les problèmes nouveaux posés dans le cadre de la mondialisation. Prudent, évitant de choquer un auditoire avide d’images chocs et de formule à l’emporte-pièce, le seul laïc admis à présenter le texte du pape lors de la conférence de presse, le professeur Stefano Zamagni de l’université de Bologne a tenu à préciser que « Non, ce n’est pas une encyclique anticapitaliste ». Preuve hautement paradoxale que certains passages de ce texte très riche pourraient le laisser penser…

On donnera raison au professeur Zamagni, car comme l’explique Chesterton en introduction de son livre Outline of sanity, traduit en français, de manière un peu paradoxale, bien dans le ton de l’auteur, par Plaidoyer pour une propriété anticapitaliste, ce terme de capitaliste est devenu polysémique et exige d’être très précisément défini. Or, Chesterton le fait remarquer : « une société de capitalistes ne contient pas trop de capitalistes, mais trop peu ».

Il ne s’agit pas ici de résumer cette nouvelle encyclique. Force est de constater pourtant que la pensée distributiste de Chesterton et de Belloc ne peut que se trouver encourager à poursuivre ses efforts et son actualisation par ce texte papal. Dans ce sens, la publication pour la première fois en langue française du Plaidoyer pour une propriété anticapitaliste s’inscrit directement dans l’effort de réflexion auquel le pape invite les catholiques.

 

Quand il souligne que la question sociale et économique est morale et repose fondamentalement sur une vision anthropologique ; quand il critique les effets de l’économie uniquement spéculative ; quand il constate que « le marché n’arrive pas à produire la cohésion sociale » ou que « l’activité économique ne peut résoudre tous les problèmes sociaux » ; quand il rappelle la nécessité de ne pas séparer l’agir économique de l’agir politique ou quand il évoque l’idée de « subsidiarité fiscale », il est certain que la doctrine chestertonienne entre en harmonie avec le discours du pape comme elle l’était déjà à l’époque de la parution de Centesimus annus de Jean-Paul II. À ceux qui s’en étonneraient, il faut les inviter à lire le Plaidoyer pour une propriété anticapitaliste qui d’une autre manière, sans la même autorité, et dans un contexte historique différent, repose sur les mêmes principes d’analyse.

Aux États-Unis, les commentateurs le constatent déjà, notant le regain de vigueur du courant distributiste. Ainsi, par exemple, Kevin Michael Derby, sur Examiner.com, s’en prend au catho-con (catholiques conservateurs soutenant le courant néo-conservateur) et montre le lien entre la nouvelle encyclique et le travail des distributistes. À Oxford, samedi prochain, la rencontre sur la pensée de Chesterton face à la crise économique actuelle ne pourra que se trouver encouragée par l’apport de la nouvelle encyclique.


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Plaidoyer pour une propriété anticapitaliste

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Catégorie : Société
Posté par : Philippe Maxence le 26-06-2009

Alors que certains catholiques, qui habituellement parlent haut et manient facilement l’anathème, restent étrangement silencieux, le livre de Chesterton édité par les Éditions de l’Homme Nouveau, Plaidoyer pour une propriété anticapitaliste, vient de prouver qu’il était, selon une formule bien contemporaine, « trans-courants ». Le même jour, Valeurs actuellesconsacrait à ce livre une pleine page pendant que Mathieu Lindon, dans Libération, lui offrait les colonnes de sa rubrique.

Avec sa finesse habituelle, Philippe Barthelet a merveilleusement présenté Plaidoyer pour une propriété anticapitaliste, à ses lecteurs de Valeurs actuelles. N’hésitant pas à qualifier Chesterton de « l’un des plus grands écrivains anglais de son siècle », – et Barthelet sait de quoi il parle –, le chroniqueur écrit notamment : « Quatre-vingts ans après qui l’a écrit, le Plaidoyer de Chesterton est d’une actualité douloureuse : la “crise” financière et économique où nous nous débattons a fait ressortir aux yeux les plus obstinément détournés l’aberration suicidaire d’un système à peu près fou, tenu par d’opiniâtres irresponsables (…). Sur les conditions d’une agriculture saine, sur le bluff de la publicité et la tyrannie du grand commerce (qu’on appellerait aujourd’hui “grande distribution”), ce livre, qui tombe à pic, est d’un intérêt jamais démenti ; peut-être parce que Chesterton parie sur l’intelligence de son lecteur… »

De son côté, Libération n’est pas en reste. Loin de là ! Mathieu Lindon est un très bon connaisseur de Chesterton dont il parle souvent dans sa chronique littéraire. Mais cette fois, il y avait un vrai pari à lui envoyer le livre de Chesterton publié par nos éditions. D’abord, nous ne sommes ni Gallimard, ni Omnibus. Ensuite, ce livre n’est plus simplement un ouvrage de littérature « classique ». Beaucoup de critiques de Chesterton lui ont reproché justement ses idées politiques et économiques qu’il fait souvent passer dans ses romans. Là, nous sommes directement face à un recueil d’essais économiques, à un ouvrage de critique sociale, certes menée à la Chesterton, mais sans « l’excuse » littéraire. C’est dire la difficulté ! Il faut saluer l’honnêteté de Mathieu Lindon qui sous le titre « Chesterton, le détective de l’économie » présente longuement et avec sympathie le Plaidoyer pour une propriété anticapitaliste. « Un essai, précise-t-il, dont le titre est fait pour plaire aux partisans d’Olivier Besancenot quoique l’éditeur soit plutôt un ferme soutien de Benoît XVI, mélange qui n’a rien d’étonnant quand il s’agit de Chesterton et de son original catholicisme ».

Offrant à ses lecteurs plusieurs passages du livre, Mathieu Lindon explique : « Le travail et le capital sont au cœur de Plaidoyer pour une propriété anticapitaliste, tentative de renversement de toutes les valeurs économiques à qui la crise actuelle donne une actualité quoique certaines des propositions de Chesterton aient souffert du passage du temps (le texte date de 1926). Mais le ton de l’écrivain est présent dans la moindre phrase. »

On peut l’ingralité de cet article sur le site de Libération en cliquant ICI

À l’heure où certains catholiques pensent encore être en avance parce qu’ils parlent d’écologie ou de décroissance, mais s’enferrent dans des catégories datant des années soixante-dix du siècle dernier (c’est tout dire !), continuant une guerre de tranchée sans voir que les lignes ont bougé sous le pontificat de Jean-Paul II et continuent davantage encore à le faire sous celui de Benoît XVI, force est de constater qu' en-dehors ce type de crispation n’existe pas. Raison de plus d'aller respirer l'air du large…

 


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Posté par : Denis Sureau le 05-05-2009

En lisant Centesimus Annus, une affirmation forte m’avait sauté aux yeux : « Il n’existe pas de véritable solution de la “question sociale” hors de l’Évangile. » Jean-Paul II faisait écho à Léon XIII qui, un siècle plus tôt, avait développé ce thème dans Rerum novarum. Une intransigeance analogue se retrouve dans la conclusion du discours de Benoît XVI au Collège des Bernardins : « La recherche de Dieu et la disponibilité à L’écouter demeurent aujourd’hui encore le fondement de toute culture véritable. »

 

Mais les papes sont-ils écoutés ? Dans notre monde sécularisé, on nous apprend à penser et à agir comme si Dieu n’existait pas. Aussi sommes-nous conduits à croire que la crise sociale et économique peut être résolue avec des moyens purement techniques, qui seraient par nature étrangers à l’Évangile. Au nom d’une fausse autonomie des réalités terrestres, bien des chrétiens ne conçoivent même pas que des problèmes économiques puissent être résolus autrement que par des outils strictement économiques.

 

Or la science économique (authentique) est une science morale, parce que l’activité économique est une activité morale. Mettant en jeu des relations humaines (et donc morales) entre les hommes, elle est régie par la vertu de justice qui, comme on sait, consiste à rendre à chacun ce qui lui est dû. Ce qui est impossible, comme le disait saint Augustin, si l’on ne commence par donner à Dieu en sacrifice ce qui lui est dû. C’est pourquoi l’ordre social juste est fondé sur le vrai culte offert à Dieu. Et ce n’est que lorsque Dieu est aimé ainsi que l’amour des autres est possible, ainsi que la justice.

 


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Catégorie : Société
Posté par : le 27-04-2009

L'hebdomadaire Les 4 vérités, qui s'intéresse aux questions économiques et sociales, habituellement dans une perspective plutôt libérale, a eu l'amabilité d'indiquer la parution de Plaidoyer pour une propriété anticapitaliste, traduction française de Outline of sanity, de G.K. Chesterton. Une recension signé Guillaume de Thieulloy, auteur par ailleurs du Chevalier de l'absolu, un livre consacré à Jacques Maritain et paru chez Gallimard.


 

Chesterton est probablement l’un des meilleurs écrivains anglais du siècle dernier. Son humour si typiquement britannique, son goût prononcé pour le paradoxe, en font un auteur particulièrement plaisant (et stimulant) à lire.
Les éditions de l’Homme nouveau viennent de publier un ouvrage de cet auteur encore inédit en français. Le titre sera sûrement « vendeur » en ces temps de crise, mais, sous cet « anticapitaliste », c’est plutôt « anti-monopolistique » qu’il faudrait lire (contre les monopoles d’État et contre les monopoles privés).
 Cette « diffusion de la propriété », comme disait naguère Louis Salleron, est vitale pour la restauration (et pas seulement économique) de la société.
 


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Catégorie : Société
Posté par : Philippe Maxence le 24-04-2009

qui a présenté Plaidoyer pour une propriété anticapitaliste de G.K. Chesterton, édité par les éditions de l'Homme Nouveau.

Une discussion s'est engagée sur les propos de ce livre, à travers les commentaires déposés après le post du  Salon Beige.

 


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Posté par : le 23-04-2009

Le rédacteur en chef du quotidien suisse Le Nouvelliste, a publié sur le blog de son journal une présentation de L'Homme Nouveau. Nous remercions vivement Vincent Pellegrini pour son analyse et son soutien. Extrait :

 

Le bimensuel catholique français d’information “L’homme nouveau” est présent depuis longtemps dans la galaxie des périodiques catholique. Il est agréablement mis en page et bien illustré de photos ou de dessins, mais il a malheureusement bien moins de notoriété que d’autres magazines (sur papier glacé eux) moins complets, moins documentés, moins généralistes, et d’une qualité bien moindre tant d’un point de vue théologique que culturel. “L’Homme Nouveau”, dont la tendance idéologique est celle du pape Benoît XVI à 100% (fidélité à l’Eglise avec une juste pondération de la Tradition et de la modernité) mériterait de se trouver dans bien plus de foyers catholiques à cette heure où les jeunes n’apprennent plus grand chose de solide sur la religion catholique à l’école et manquent de repères culturels éclairés.

 

 

Pour lire la suite, n'hésitez pas à aller sur son blog. Il y a plein de bons billets à découvrir.


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Catégorie : Société
Posté par : Père Daniel-Ange le 22-04-2009

 

Sous ce titre, le père Daniel-Ange, fondateur de Jeunesse-Lumière, répond dans le numéro à paraître de l'Homme Nouveau, aux accusations portées contre Benoît XVI à propos du préservatif et montre qu'une autre voie est possible et déjà suivie avec enthousiasme par des milliers de jeunes à travers le monde.
 

Une nouvelle génération se lève ! Aux U.S.A., la promotion de la chasteté a été largement relayée par stars de cinéma, vedettes, champions sportifs (Magic Johnson), chanteuses populaires (Rebecca S. Jones). Miss America 2003, Erika Harold, dans son discours d’intronisation, vu par tous les Américains. « J’ai été abusée sexuellement, je ne veux plus que ça recommence dans mon peuple. Faites comme moi et mes amis : une promesse de ne pas avoir de relations sexuelles avant le mariage. » Et de parcourir un millier de collèges et lycées pour promouvoir cette démarche. À Washington, 20 000 délégués de tous les États, ont déposé 311 840 engagements à rester « sexuellement purs » avec toutes leurs coordonnées. Cela a été initié par un grand mouvement d’origine évangélique T.L.W. (True Love Waits), en France A.V.A. (Amour vrai attend), regroupant finalement toutes les dénominations chrétiennes. Des quantités de groupes se sont mis en place, comme des mannequins haute couture, pour faire cette même promotion. « The only save-sex, is no sex », « user du condom c’est jouer avec la mort » (1).
Au Cameroun, en Côte-d’Ivoire (2), au Rwanda, je suis des groupes de jeunes, qui militent courageusement dans le même sens. À Bujumbura, 3 500 jeunes-Jeunesse-Lumière ont parmi leurs différents engagements (renouvelés tous les quatre mois) d’attendre le mariage pour leurs premiers rapports sexuels, de ne jamais céder aux pressions pour des « services sexuels » de la part de leurs professeurs ou employeurs, (fréquent là-bas), et de préférer rater un examen, être mis à la porte, se retrouver au chômage, parce que refusant cette forme ignoble de corruption. De l’héroïsme à l’état pur.
Une véritable bombe dans ce pays. Ces jeunes sont dignes de leurs 40 camarades du petit séminaire de Buta massacrés parce que refusant de se séparer par ethnies (Burundi, 1997). Ils organisent ce mois d’avril, une grande manifestation de soutien au Pape.
 

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Journal n°1444 du 25-04-2009

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Catégorie : Société
Posté par : le 19-04-2009

Dans son édition du jeudi 16 avril dernier, le quotidien Présent, dans la "Chronique de l'économie réelle", signée Jean Rouvière, a longuement présenté le dernier livre édité par nos éditions, Plaidoyer pour une propriété anticapitaliste, de G.K. Chesterton. Un ouvrage prophétique, selon le chroniqueur. Extraits.

Un militant ou un dirigeant du Nouveau Parti anticapitaliste (NPA) qui ne connaîtrait pas le nom de Chesterton pourrait le prendre pour un des leurs à la lecture du titre de son dernier livre traduit du français : Plaidoyer pour une propriété anticapistaliste.

Mais Chesterton n'était en rien marxiste ou trotskiste, ni même socialiste ou social-démocrate. Il était catholique, préoccupé de justice sociale et, à ce titre, un des hérauts du « distributisme », doctrine qui vise à répandre la propriété privée des moyens de production pour corriger les méfaits du capitalisme. Le distributisme chestertonien prenait à contre-pied la propagande socialiste ou communiste.
Le Plaidoyer de Chesterton est un recueil d'articles paru en 1926. Il n'avait jamais été traduit en français. Le voici enfin disponible, dans une édition enrichie de notes utiles et intéressantes dues à Philippe Maxence et au traducteur, Gérard Joulié.
Chesterton reste un écrivain et répugne à la théorie. On retrouve dans ce livre son style si particulier, imagé, ses digressions, sa manie de se mettre sans cesse en scène. Mais on retrouve aussi, comme le dit Philippe Maxence, « ce fameux sens commun qu'il aura défendu tout au long de son existence».

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Plaidoyer pour une propriété anticapitaliste

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Posté par : Philippe MAXENCE le 08-04-2009

Par principe, je ne suis pas très porté sur le genre de la « lettre ouverte ». J’en ai tant lu qui s’adressent à tous, sauf réellement à leurs destinataires, que je suis devenu un peu méfiant. Cet état d’esprit a été renforcé par le fait que notre pays, et singulièrement le petit monde médiatique, ignore généralement le débat, surtout avec ceux qui n’ont pas l’heur d’appartenir aux grands groupes en place. Le « Small is Beautiful » de E.F. Schumacher n’est pas une référence très pratiquée dans notre société libérale.
Mais si aujourd’hui je dépasse ma méfiance instinctive pour vous écrire, c’est que j’ai lu avec intérêt, quoique sans surprise, l’appel de Marianne (n° 622 du 21 au 27 mars dernier) à soutenir Témoignage chrétien. J’écris sans surprise, non par sous-entendu moqueur, mais parce que j’ai remarqué par le passé que vous aviez, à plusieurs reprises, lancé des appels similaires pour soutenir des titres, même quand ceux-ci ne vous ménageaient pas leurs critiques. L’argument habituel utilisé dans vos colonnes est celui de la défense du « pluralisme et de l’indépendance de la presse », dans un monde qui, malheureusement, a pris l’habitude de marcher au pas.
Concernant Témoignage chrétien, votre collaboratrice, Perrine Cherchève, s’appuie sur le même argument, ce qui prouve une constance dans vos choix. Elle en ajoute d’autres, bien sûr, tels que le souvenir du passé résistant des fondateurs de Témoignage chrétien ou celui des divers combats menés par cet organe de presse (« l’indépendance de l’Indochine et de l’Algérie, la création d’un État palestinien, le droit à l’avortement, le mariage de prêtres, etc. »). Elle relaie surtout l’urgent besoin d’argent de Témoignage chrétien qui, écrit-elle « n’a plus que 8 000 abonnés » et « ne doit pas disparaître. Surtout au moment où les positions du Vatican (…) ébranlent la conviction des croyants ».
Permettez-moi, Monsieur le Directeur, après ce rappel un peu fastidieux d’une réalité que vous connaissez bien, d’en venir à l’objet de cette lettre. Il s’agit d’une demande, d’une simple demande. Au nom du pluralisme et de l’indépendance de la presse ! Pourriez-vous lancer un appel similaire en faveur du journal dont je suis le rédacteur en chef, L’Homme Nouveau.
Puisque certainement vous ne connaissez pas ce titre, permettez-moi de nous présenter. Notre situation est certes moins critique que celle de Témoignage chrétien. Nous avons un peu plus d’abonnés, mais pas dans une marge suffisante pour nous permettre d’être à la hauteur, par exemple, de Marianne.
Fondé en 1946, L’Homme Nouveau est né de la volonté d’un prêtre, le père Fillère, qui fut pourchassé par la Gestapo pendant l’Occupation allemande. Son crime ? Avoir dénoncé avant-guerre le totalitarisme brun. Après le second conflit mondial, il n’a pas cru devoir tomber dans les bras d’un autre totalitarisme, rouge celui-là. Cela explique peut-être le fait que ce nom n’évoque rien pour vous.
À partir de 1962, et jusqu’en 1998, L’Homme Nouveau a été dirigé par Marcel Clément. Réfractaire du S.T.O., dans la clandestinité dès 1942, Marcel Clément appartenait à une équipe chargée d’établir le coût de l’Occupation allemande en France. C’est à ce titre qu’il a présenté au Gouvernement provisoire un rapport sur cette question en 1944. À la demande du gouvernement français il fut également, par la suite, chargé d’établir l’état des dommages commis par le Japon envers la France. Ces quelques rappels historiques pour vous montrer que nos origines ne diffèrent guère de celles de Témoignage chrétien et que notre ancienneté est à peine moindre.
Pourtant, des différences, il y en a, et je suis persuadé que vous ne pouvez n’y être que sensible, au nom justement de la défense du pluralisme de la presse. L’une de ces différences tient au fait que L’Homme Nouveau appartient uniquement à ses collaborateurs et à ses lecteurs (1). Contrairement à Témoignage chrétien, nous n’avons jamais reçu l’aide de capitaux extérieurs. Ainsi, nous n’avons pas bénéficié de l’apport de capital d’un Jacques Maillot, ancien P.-D.G. de Nouvelles Frontières, ou de grands groupes comme Bayard, Le Monde diplomatique et Le Monde. Pas plus que de quelque hypothétique caisse noire du Vatican.
 

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Catégorie : Société
Posté par : La Rédaction le 21-11-2008

A l'initiative de Marc LE FUR, Vice-président de l’Assemblée nationale, Député des Côtes d’Armor, 55 députés ont igné cet appel pour défendre le dimanche. Nous appelons les internautes à demander aux députés ne figurant pas dans cette liste de s'y joindre sans tarder.

 

Organiser des vacances familiales en fonction des congés des conjoints est déjà compliqué. Sera-t-il aussi compliqué d’organiser ses week-ends demain s’il faut travailler le dimanche ? Ceux qui demandent l’ouverture des commerces le dimanche ont-ils conscience de toutes les conséquences de leur revendication ?

Trois questions doivent être posées à ce sujet.

 

Quel intérêt économique ?

On dit qu’ « ouvrir les magasins le dimanche, c’est créer 30 000 emplois. A cela plusieurs études, dont celle du Conseil économique et social, répondent que l’acte d’achat ne serait que transféré de la semaine au dimanche. Les sites qui ouvrent le dimanche perdent ainsi 30% de leur activité du samedi. Les 30 000 emplois créés ne seraient que transférés de la semaine au week-end. D’autres études montrent qu’à consommation égale, un emploi du dimanche supprimera trois emplois de la semaine. La menace portera également sur ceux qui travaillent déjà le dimanche, notamment les multiples petits commerces de proximité dans nos centre-villes ou dans nos centre-bourgs en milieu rural.

 

La logique économique veut qu’on n’effectue pas d’achats supplémentaires sans pouvoir d’achat en hausse. La hausse du pouvoir d’achat ne se décrète pas par l’ouverture des magasins le dimanche. A l’instar des heures de temps libre dégagées par les 35 heures, l’ouverture des magasins le dimanche risquerait plutôt de créer des frustrations et du surendettement.

 

Quel impact sur notre société ?

«  Ouvrir les magasins le dimanche, c’est donner une liberté supplémentaire aux individus, un jour de consommation en plus par semaine ! ». Et voilà comment on passe du dimanche chômé, acquis social obtenu de haute lutte au 19ème siècle, au dimanche chômé, menace pour la liberté individuelle des consommateurs. « Si nos concitoyens ont envie d’acheter le dimanche, qu’ils achètent ! Ouvrez tous les jours, le marché reconnaîtra les siens » L’argument est cocasse car, le travail le dimanche, c’est bien quand cela concerne les autres, mais moins bien quand cela nous touche personnellement.Or, ouvrir les magasins le dimanche ne touchera pas que les commerçants. Il faudra trouver des modes de garde pour les enfants. Qu’en sera-t-il des services bancaires indispensables à l’activité commerciale ? Faudra-t-il livrer les magasins le dimanche ? Le travail le dimanche ne se fera que sur volontariat nous dit-on. Comment peut-on y croire ? Chacun sent très bien que l’ouverture des commerces le dimanche est le cheval de Troie pour une ouverture générale de l’activité professionnelle. Qu’en sera-t-il alors de toutes les activités dominicales, non seulement les cultes, mais également les activités sportives, associatives, familiales… ? N’est-il pas préférable de ne pas consommer dans les commerces un jour sur sept et de conserver ces moments de fraternité qui donnent à la vie beaucoup de sens ? Le travail le dimanche, c’est une menace pour les familles. C’est leur retirer un des rares moments de la semaine où elles peuvent se retrouver pour partager des moments indispensables qui participent à la construction de chacun. Pourquoi leur retirer ce refuge essentiel ?

Quel sens donner à une telle revendication ?

C’est en effet là qu’est la vraie question. L’homme contemporain est-il uniquement un « individu consommateur » ou est-il encore l’animal social que définissait Aristote ? S’il n’est que consommateur, ouvrons les magasins le dimanche et laissons le satisfaire son instinct. Si l’homme se construit par les relations qu’il tisse avec les autres, posons-nous la question de maintenir chômé un jour dans la semaine durant lequel les relations que nous avons les uns avec les autres peuvent être facilitées et gratuites.

La réglementation est souvent trop lourde et faite de tracasseries inutiles quand il faut organiser des manifestations sportives, amicales, associatives et religieuses où les gens se rencontrent et partagent un peu de leur temps. Elle est en revanche nécessaire pour préserver des moments gratuits, sans transaction, des moments de partage en famille ou entre amis.

« Les Français qui le veulent pourront ne pas consommer le dimanche. Il n’y a aucune obligation mais une nouvelle offre proposée» affirment enfin les partisans de l’ouverture. Peut-être. Il est cependant probable que ce moment privilégié de partage et de relations personnels sera sévèrement frappé par la concurrence d’une possibilité de consommer qui n’aura plus de limite.

Aujourd’hui, les Français ont encore plus besoin de solidarité qu’hier. Or, la première et la plus vraie des solidarités, la plus efficace, la plus riche en relations et en affection, est certainement la famille. Sachons protéger cette valeur essentielle et ne pas la fragiliser une nouvelle fois.

 

Jean-Paul ANCIAUX, Député de Saöne et Loire - Thierry BENOIT, Député d’Ille et Vilaine –Véronique BESSE, Députée de la Vendée - Jean-Claude BOUCHET, Député du Vaucluse - Françoise BRANGET, Députée du Doubs – Xavier BRETON, Député de l’Ain - Yves BUR, Député du Bas-Rhin – Jean-François CHOSSY, Député de la Loire – Dino CINERI, Député de la Loire- Jean-Yves COUSIN, Député du Calvados – Jean-Louis CHRIST,Député du Haut-Rhin - Marie-Christine DALLOZ, Députée du Jura – Laure DE LA RAUDIERE, Députée de l’Eure et Loire- Lucien DEGAUCHY, Député de l’Oise – Jean DIONIS DU SEJOUR – Yannick FAVENNEC, Député de la Mayenne - André FLAJOLET, Député du Pas de Calais - Jean-Pierre GARRIGUE, Député de la Dordogne - Philippe GOSSELIN, Député de la Manche– Michel GRALL, Député du Morbihan – Jean-Pierre GRAND, Député de Député de l’Hérault - Arlette GROSSKOST, Députée du Haut-Rhin Antoine HERTH, Député du Bas-Rhin – Guénhaël HUET, Député de la Manche - Michel HUNAULT, Député de Loire-Atlantique - Fabienne LABRETTE-MENAGER, Députée de la Sarthe – Marguerite LAMOUR, Député du Finistère – Jacques LE GUEN, Député du Finistère - Céleste LETT, Député de la Moselle– Jacques LE NAY, Député du Morbihan - Lionnel LUCA, Député des Alpes Maritimes - Franck MARLIN, Député du Loiret - Jean-Philippe MAURER, Député du Bas-Rhin – Christian MENARD, Député du Finistère – Damien MESLOT, Député du Territoire de Belfort - Philippe MEUNIER, Député du Rhône – Jean-Marie MORISSET, Député des Deux-Sèvres – Jean-Marc NESME, Député de Saône et Loire - Etienne PINTE, Député des Yvelines – Jean-Frédéric POISSON, Député des Yvelines - Jean-Luc REITZER, Député du Haut-Rhin - Jacques REMILLER, Député de l’Isère – Bernard REYNES, Député des Bouches du Rhône Michel SORDI, Député, Député du Haut-Rhin - Dominique SOUCHET, Député de la Vendée- Alain SUGUENOT, Député de la Côte d’Or – Eric STRAUMANN, Député du Haut-Rhin – Michel TERROT, Député du Rhône – Jean UBERSCHLAG, Député du Hault Rhin – Christian VANNESTE, Député du Nord – Patrice VERCHERE, Député du Rhône – Michel VOISIN, Député de l’Ain - Marie-Jo ZIMMERMANN, Députée de la Moselle.

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Catégorie : Société
Posté par : Philippe Maxence le 13-11-2008

Mercredi, on apprenait que la Cour de cassation avait blanchi  le député UMP du Nord Christian Vanneste et annulé sa condamnation pour injure envers la communauté homosexuelle, estimant qu’il n’avait pas dépassé les limites de la liberté d’expression.


Il n’empêche ! Le Point place cette semaine Christian Vanneste parmi les personnalités « en panne » dans sa colonne de distribution de points (vous savez, ces colonnes stupides présentes dans nos hebdomadaires qui reniflent seulement l’air du temps).

Normal, direz-vous. Paraissant le 13 novembre, Le Point, au regard des délais de bouclage, ne pouvait pas être au courant d’un jugement rendu le 12 novembre.

C’est vrai ! Sauf que s’il ne s’agissait pas seulement de condamner les « mal-pensants », les journalistes du Point auraient attendu le verdict du jugement du 12. Histoire d’annoncer la vérité et de placer Christian Vanneste dans la bonne colonne.

Le Point le fera peut-être la semaine prochaine. On prend les paris ?
 


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Catégorie : Société
Posté par : Philippe Maxence le 12-11-2008

Les éditions du Cerf viennent de publier un nouveau livre dans la collection L'Histoire à vif. Il s'agit du texte de Gracchus Babeuf sur la vie et les crimes de Carrier, l'auteur des noyades de Nantes. Babeuf, l'un des père du communisme, portait, dans Du système de la dépopulationtoute son attention sur la politique exterminatrice menée en France par les Conventionnels et Robespierre entre 1793 et 1794. Cette politique devait conduire à l'anéantissement des Vendéens.
Le texte de Babeuf est réédité aujourd'hui. Mais plus que ce texte historique en lui-même, ce livre est intéressant par les commentaires qui l'accompagnent. La Préface de Stéphane Courtois, qui a dirigé Le Livre noir du communisme, montre la filiation génocidaire, de Babeuf à Lemkin (à l'origine du concept de « génocide » utilisé lors du procès de Nuremberg). Jean-Noël Brégeon apporte des précisions historiques sur Babeuf.

L'historien, et également collaborateur de L'Homme Nouveau, Reynald Secher, de son côté, reprend à l'aide de nombreux documents inédits l'histoire des événements de Vendée et s'attache à définir un quatrième crime de génocide, non évoqué par Nuremberg : le mémoricide. Qui penserait pourtant à nier les génocides qui ont existé ? Et, pourtant, il semble que cela soit bien le cas. Surtout, Reynald Secher révèle que la législation « populicide » ou génocidaire française mise en place au moment de la Révolution n'a jamais été abolie. Elle pourrait renaître à tout moment de ses cendres si l'on ne prend pas garde de l'abolir officiellement et définitivement.
Nous ne le savions pas ; mais nous vivions encore sous des lois qui permettent l'extermination. Un livre à découvrir d'urgence.

La guerre de la Vendée et le système de dépopulation, Gracchus Babeud, Le Cerf, 238 pages, 24 €


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Catégorie : Société
Posté par : La rédaction le 07-11-2008
Dans son libre journal diffusé sur Radio Courtoisie* 
lundi 10 novembre de 12h à 13h30 (rediffusion à 16h et minuit),
Philippe Maxence recevra Daniel Hamiche,
qui a coordonné l'édition française de L'Affaire Jane Roe.
Spécialiste des Etats-Unis en général et du catholicisme américain en particulier,
Daniel Hamiche anime le blog Americatho :
ICI

*Fréquences FM de Radio Courtoisie en Mhz : Paris et Ile-de-France, 95,6 | Caen, 100,6 | Chartres, 104,5 | Cherbourg, 87,8 | Le Havre 101,1 | Le Mans, 98,8.

Par satellite :Sur le bouquet satellites CanalSat, si vous êtes abonné, pressez le bouton RADIO de votre télécommande et choisissez "Radio Courtoisie" dans la liste de radios proposées.

Ecoutez Radio Courtoisie en ligne sur le site officiel www.radiocourtoisie.net


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Catégorie : Société
Posté par : La rédaction le 06-11-2008

Ce blog animé par l'équipe de L'homme Nouveau a pour but d'organiser autour d'un livre-événement qui, après avoir bouleversé des millions d'Américains, est désormais traduit et publié en France : L'Affaire Jane Roe, de Norma McCorvey.

Pour le découvrir, un simple clic ICI.

 


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Catégorie : Société
Posté par : Daniel Hamiche le 04-11-2008

 

Comme nous l’avons annoncé dans notre dossier « L’Affaire Jane Roe : de la manipulation à la conversion » (L’Homme Nouveau, n° 1432 daté du 8 novembre), nous publions ci-dessous la traduction intégrale du document publié en 2005 par le secrétariat du département des Activités pro-vie de la Conférence des évêques américains (United States Conference of Catholic Bishops). Un document “d’étape” sur cette Affaire Jane Roe dont les Éditions de L’Homme Nouveau viennent de publier le poignant récit par sa protagoniste la plus célèbre : Norma McCorvey alias Jane Roe…

*

Roe contre Wade
Questions fréquentes et réponses de l’épiscopat américain

1. Qu’est-ce que « Roe contre Wade » ?

C’est l’arrêt de la Cour suprême de 1973 rendant légal l’avortement sur l’ensemble du territoire américain. Une femme qui prétendait être enceinte à la suite d’un viol et souhaitait être avortée (« Jane Roe » dans les textes de la Cour) intenta une action judiciaire contre un procureur de l’État du Texas (Henry Wade) pour lui interdire de faire appliquer une loi de l’État du Texas prohibant l’avortement sauf dans le cas où la vie de la mère serait mise en danger. Le 22 janvier 1973, la Cour trancha sur cette affaire et sur une autre similaire (Doe contre Bolton) dans laquelle une femme à qui la commission d’évaluation d’un hôpital avait refusé un avortement (« Mary Doe » dans les textes de la Cour) contestait la loi de l’État de Géorgie. La Cour abolit la législation de ces deux États, ce qui eut pour effet d’abolir aussi les lois équivalentes de tous les autres États. Jane Roe (dont le vrai nom est Norma McCorvey) reconnut plus tard avoir menti quant au viol. Horrifiées par les conséquences de cette décision, Norma McCorvey et Mary Doe (dont le vrai nom est Sandra Cano) font désormais partie de ceux qui incitent au renversement de l’arrêt.

2. De quoi dispose Roe contre Wade ?

L’arrêt dit que le droit à la vie privé (qui ne figure pas dans le texte de la Constitution) « est suffisamment large pour englober la décision d’une femme de mener ou non à terme une grossesse ». Les juges statuèrent qu’un État ne pouvait fixer aucune limite à l’avortement pendant les trois premiers mois de la grossesse (le premier trimestre). Que l’État ne pouvait édicter des directives pour les trois mois suivants (le deuxième trimestre) qu’à seule fin de protéger la santé de la mère pendant cette période. Dès la « viabilité » – quand un enfant à naître pourrait survivre hors du sein maternel, moment que la Cour situe après 24 ou 28 semaines de gestation –, l’État pourrait prohiber l’avortement à moins qu’il soit estimé nécessaire pour protéger « la vie ou la santé » de la mère.

3. Ainsi, Roe contre Wade autorise donc les États à prohiber l’avortement à partir de la viabilité ?

Eh bien ! non. Dans l’affaire parallèle, Doe contre Bolton, dont la Cour a précisé qu’elle devait être interprété conjointement à Roe contre Wade, la « santé » a été définie, dans le contexte d’un avortement, comme incluant « tous les facteurs – physique, émotionnel, psychologique, familial et âge de la femme – contribuant au bien être de la patiente ». Avec une telle définition, l’avortement doit être permis pendant les neuf mois de la grossesse si l’avorteur affirme que c’est nécessaire au bien être émotionnel d’une femme. Ainsi, toutes les limites significatives à un avortement dans le cours des neuf mois d’une grossesse furent abandonnées.

4. La Cour a-t-elle précisé que la vie ne commençait pas avant la naissance ?

Non. Elle soutient que les utilisations du terme « personne » dans la Constitution, ne semblent pas inclure les enfants à naître. Puis, signalant la vaste controverse sur la question de savoir quand la vie commence, la Cour déclare qu’elle « n’a pas à résoudre » cette question délicate. Au lieu de faire siennes les preuves scientifiques évidentes que la vie commence à la conception, ou simplement de permettre aux législateurs de protéger ceux dont il n’a jamais été démontré qu’ils étaient autre chose que des êtres humains, la Cour décida de considérer les enfants à naître comme « vie potentielle », et elle interdit aux citoyens ou à leurs représentants élus d’en disposer autrement.

5. La Cour ne poursuivait-elle pas simplement une tendance à la « libéralisation » de l’avortement, amorcée par les citoyens et leurs représentants élus ?

Non. Dans les années qui ont précédé Roe contre Wade, des propositions destinées à atténuer les lois contre l’avortement furent discutées dans la plupart des États mais ne furent généralement pas votées. Quelques États ajoutèrent en effet des exceptions limitées à leur dispositif législatif, de rares autres légalisèrent l’avortement pour différentes raisons mais généralement pas au-delà de la vingtième semaine de gestation. Mais alors, la tendance se renversa. Le législateur de l’État de New York vota la restauration de la protection légale de l’enfant à naître (une démarche qui fut bloquée par le veto du gouverneur). Puis en 1972, les citoyens du Michigan et du Dakota du Nord votèrent à une écrasante majorité contre des propositions d’abandonner leurs lois sur l’avortement. Après avoir étudié l’opposition de l’opinion publique à la légalisation de l’avortement, la démographe Judith Blake en conclut que seule une décision de la Cour suprême démantelant les lois des États, pourrait constituer « le seul moyen d’un changement rapide » ? Roe contre Wade imposa une politique nationale bien plus radicale que la loi de n’importe quel État, et il interrompit le processus démocratique que le peuple américain avait entamé pour aborder les positions conflictuelles du débat sur l’avortement.

6. Au cours des trois décennies écoulées, les gens en sont-ils venus à accepter la politique de Roe contre Wade ?

Non. L’opposition publique à la légalisation de l’avortement demeure forte. Une grande majorité d’Américains est opposée à cette politique d’avortement illimité mis en place par Roe contre Wade, et la plupart d’entre eux estiment qu’il ne devrait pas être légal au regard des raisons pour lesquelles il est le plus souvent pratiqué. Dans le sondage de Zogby International d’avril 2004, 56 % des interrogés se disent contre l’avortement ou ne l’admettent qu’en cas de viol, d’inceste ou de danger pour la vie de la mère : conditions qui ne pèsent que pour un faible pourcentage dans le nombre des avortements légaux. En fait, il ne se trouve que 13 % des sondés à manifester leur accord à l’avortement légal pour n’importe quelle raison et à n’importe quel moment de la grossesse d’une femme.

7. Est-ce que les spécialistes du droit approuvent Roe contre Wade ?

Non. Roe contre Wade a été critiqué par plusieurs juges de la Cour suprême et même par des spécialistes du droit favorables à la légalisation de l’avortement. Le juge Byron White l’a qualifié « d’exercice brutal du pouvoir judiciaire ». John Hart Ely, professeur de droit à Yale, a déclaré que c’était « une très mauvaise décision (…). Mauvaise parce que c’est du mauvais droit constitutionnel ou, mieux encore, parce qu’elle n’est pas du droit constitutionnel et n’offre aucune raison de s’y conformer ». Edward Lazarus, ancien assistant du juge Harry Blackmun qui a rédigé l’arrêt, dit que « Roe, pour ce qui est de son interprétation constitutionnelle, est pratiquement impossible à soutenir ».
 

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Catégorie : Société
Posté par : Philippe Maxence le 18-09-2008

Dans la vie d’un journaliste, le jeudi est un jour particulier. Sur son bureau s’entasse un nombre plus important que d’habitude de quotidiens, d’hebdomadaires et de revues. Les spécialistes de revue de presse trouvent là leur pâture. Les autres se tiennent informés, cherchant éventuellement de nouveaux sujets ou, pour les descendants de Zola, Rochefort et autres Daudet (Léon), matière à polémique.
Ce jeudi est un jeudi comme les autres. Pas tout à fait cependant ! On revient très largement dans la presse sur la visite du Pape Benoît XVI en France. Dans Valeurs Actuelles, François d’Orcival estime, par exemple, que « Sarkozy, Benoît XVI, même combat ». Il veut parler, bien sûr, de la laïcité, cette machine de guerre anti-chrétienne, enfant illégitime du catholicisme et que le Président actuel entend voir évoluer vers une « laïcité positive ».
Dans Le Point, c’est Claude Imbert qui y va de son éditorial, intitulé « Foi et raison ». Il voit, avec raison, Benoît XVI « en penseur de Dieu » et le dépeint « plus novateur que feu Jean-Paul II, icône charismatique ». L’amusant avec les modernes, c’est cette propension à mesurer le monde, les êtres et Dieu lui-même à l’aune de la nouveauté. C’est-à-dire de l’éphémère. Pour l’éditorialiste du Point, donc, « le Pape innove ». Toujours la nouveauté ! Dans quel registre ? « Par la considération éminente qu’il voue à la raison. Il écarte l’apologétique qui fait de la foi une illumination d’essence irrationnelle, étrangère et supérieure à la raison. »
Il faudrait que Claude Imbert n’hésite pas à lire saint Thomas d’Aquin, dont l’édition des œuvres se poursuit aux éditions du Cerf. Il pourrait aussi lire Chesterton, notamment Orthodoxie dont nous fêtons cette année le centenaire. Il y a cent ans les Claude Imbert anglais de l’époque tenaient le même discours. Ils étaient eux-mêmes en retard de plusieurs siècles et Chesterton s’est amusé à le dire et à le démontrer. Mais, à défaut de Chesterton et de saint Thomas d’Aquin, ou de Chesterton sur saint Thomas d’Aquin (voir son livre édité par DMM), et puisque Claude Imbert titre « Foi et raison », il pourrait tout simplement lire Jean-Paul II dont une encyclique porte justement ce titre. On la trouve sur Internet. C’est facile et lire ce texte permettra d’éviter de dire des bêtises.
Mais, avouons-le, au plan des bêtises, Claude Imbert est battu par Jean Delumeau, toujours dans les pages du Point. Notre « historien des religions » s’en prend aux « silences de Benoît XVI ». Bigre ! Le Pape, en effet, « n’a pas abordé les sujets qui fâchent : la contraception, l’admission des hommes mariés à la prêtrise, la réévalution du rôle des femmes dans l’église ».
Au fait, ces sujets fâchent qui ? Jean Delumeau ? C’est peu et n’a pas grande importance. Mais qu’il se rassure. Le Pape n’a pas abordé beaucoup d’autres sujets, et même des sujets qui ne fâchent pas. Il n’a pas parlé de la qualité des ouvrages de Jean Delumeau, ni de l’ouverture de la chasse, ni du temps qu’il faisait à Rome, ni des montagnes de Bavière, ni de ce que lui a dit le Président de la République pendant leur entretien privé. Il n’a pas parlé non plus de l’hiver qui s’annonce et de l’été qui est parti. Bref de beaucoup de choses.
Jean Delumeau, qui est Professeur honoraire au Collège de France, et qui sait donc beaucoup plus de choses que nous, est très inquiet du retour du latin et de la communion dans la bouche. Étrangement, il a un regard superstitieux sur ce sujet. Il semble craindre que le retour du latin et de la communion dans la bouche n’agisse comme des amulettes de sorcier et ne provoque des effets désastreux. Qu’il se rassure et au besoin qu’il visionne à nouveau les images des messes papales pendant ce voyage en France. Non, la foudre, la tempête et le choléra réunis ne se sont pas abattus sur notre pays. Et le catholicisme n’est pas tombé d’un coup dans le reflux qu’il semble craindre. Un conseil cependant, contre la superstition, la meilleure arme reste la prière.
Jean Daniel, dans Le Nouvel Observateur, nous ressort le poncif de la religion facteur de violence. Il regrette les silences (lui aussi) de Benoît XVI à ce sujet. Faut-il juste lui rappeler que la religion n’a jamais fait autant de morts que les totalitarismes communistes et nazis, deux phénomènes entièrement séculiers, sans même parler de la Révolution française ? Et, que plus prosaïquement, comme le souligne Jean Sévillia dans sa chronique de L’Homme Nouveau, les JMJ comme la visite du Pape en France ne suscitent aucun de ces mouvements de foule violents auxquels on assiste dans les stades, par exemple, ou dans les concerts de musique moderne. Bien, au contraire, des foules importantes se déplacent pour voir le Pape. Sans incidents, sans heurts, sans haine. Mais certains ne le voient pas. Au fait, n’y a-t-il pas une parole de l’Évangile à ce sujet ?
 


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Catégorie : Société
Posté par : La rédaction le 25-08-2008

Plusieurs photos parues dans nos journaux montrent, par exemple, Rama Yade, Carla Bruni ou Bernard Kouchner joindrent les mains, à la manière du dalaï-lama, notamment à l’occasion de l’inauguration du plus grand temple bouddhique d’Europe.
Quelle serait la réaction de nos quotidiens si nos ministres de la République assistaient, par exemple, à l’inauguration d’une cathédrale en se signant de la croix et en s’agenouillant pendant la consécration ? 
C’est une simple question.
 


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Catégorie : Société
Posté par : Philippe Maxence le 22-08-2008

Si vous n’aimez ni les fruits ni les légumes, vous êtes aptes à faire face à la crise économique. Votre santé s’en ressentira certainement, mais votre porte-monnaie s’en portera mieux. Il va donc falloir choisir.
C’est ce qui ressort indirectement d’une enquête menée par l’association Familles rurales. Chaque année, ce mouvement familial s’intéresse aux prix des fruits et des légumes dont les politiques de santé, au plan mondial, européen et national, nous vantent les mérites. Du panier – estival – de la ménagère, Familles rurales a retenu huit fruits [Pomme (Golden) ; Melon (Charentais) ; Abricot (Bergeron) ; Cerise (Burlat/Bigareau) ; Fraise (ronde) ; Pêche (blanche) ; Nectarine (blanche) ;Poire (Conférence)] et huit légumes [Aubergine (longue) ; Carotte (Nantaise) ; Courgette (longue), Haricot vert ; Poivron (vert) ; Pomme de terre (Bintje) ; Tomate (grappe) ; Salade (laitue)]. Deux relevés de prix ont été effectués, l’un en juin et l’autre en juillet, dans plus de 20 départements.
Tout commence par une bonne nouvelle : entre juin et juillet, les prix ont globalement baissé :–  4,3% pour les fruits et – 17,8% pour les légumes. Ce sont particulièrement les fruits et les légumes de saison qui profitent de la baisse, à l’exception du prix du melon, qui subit une augmentation. L’association familiale a cependant noté une grande disparité selon les régions. Ainsi un kilo de tomates pouvait être payé 1, 29€ dans les Côtes d’Armor contre 3,30 dans la Marne. Si vous aimez les tomates, il est préférable de respirer l'air du large.
Mais la véritable leçon de cette enquête, qui a lieu tous les ans depuis 2006, se situe ailleurs. Entre 2007 et 2008, les prix des fruits et des légumes ont subi une hausse. Selon Familles rurales : « Entre 2007 et 2008, le prix moyen des fruits a augmenté de 15,14 % au kilo puisqu’il s’élevait à 3,17 euros en 2007 et à 3,65 euros à l’été 2008. De même, le prix moyen des légumes s’établissait à 2 euros le kilo durant l’été 2007 contre 2,21 euros en 2008, soit une hausse de 10,5 %. »
S’étant intéressé également à l’origine des produis, l’association familiale remarque que les produits français sont plus chers que les produits étrangers.
D’où deux questions : pourquoi cette augmentation et pourquoi les produits français ? Surtout dans un pays qui fut naguère un nation principalement agricole. L'un des premiers devoirs du politique n'est-il pas de créer les conditions nécessaires pour bonne une production des denrées nécessaires à la vie (on n'ose pas dire à la survie) d'un peuple ?
À défaut de trouver une réponse claire à ces questions, il va falloir se mettre à cultiver son jardin, voire son balcon. Histoire de ne pas casser son cochon à chaque fois que l'on veut manger une tomate.
 


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Posté par : Philippe Maxence le 05-08-2008

 

La mort d’Alexandre Issaïevitch Soljenitsyne a déjà suscité dans la presse beaucoup de commentaires. Faut-il vraiment en rajouter un ? Un commentaire, non, mais notre salut respectueux et ému, accompagné de nos prières, certainement. Soljenitsyne fut non seulement l’anticommuniste que l’on sait, le dissident que l’on connaît, l’écrivain – et cela compte pour nous – que nous pouvons encore lire, il fut aussi un chrétien et un patriote dont la foi éclairait ses principales prises de position. On ne s’étonnera donc pas de retrouver dans son livre Comment réaménager notre Russie ? plusieurs propositions qui, dans le contexte russe, s’apparentent à des principes de la doctrine sociale de l’Église. Devant sa mort, nous voudrions donc nous incliner et faire silence, non peut-être sans avoir souligné, rapidement, quelques points.

Décédé ce dimanche, l’écrivain russe allait avoir 90 ans le 11 décembre prochain. Son œuvre est mondialement connue, même si depuis la chute du Mur de Berlin, elle est de moins en moins lue. Sa critique du mode de vie occidental, fondé sur le matérialisme pratique, le sécularisme et le rejet de Dieu, explique pour une grande part ce désamour de l’élite intellectuelle de notre pays pour ce grand écrivain qui refusait d’abdiquer les principes qui guidaient sa vie. Soljenitsyne avait été accepté comme l’écrivain dissident, érigé en critique implacable du régime stalinien. Mais c’est sous l’ère Brejnev qu’il est expulsé. En 1945, alors qu’il est officier dans l’artillerie soviétique, Soljenitsyne écrit une lettre dans laquelle il critique vertement le gouvernement de l’URSS et Staline lui-même. La censure ne laisse pas passer la lettre et son auteur est arrêté, condamné à huit ans de « redressement » dans les camps de travail pour complot anti-soviétique. Si sa critique du régime stalinien sert bien de révélateur, Soljenitsyne remontera à la cause, en critiquant profondément le communisme comme phénomène et singulièrement Lénine. Il ne se taira plus, enseignant à ceux qui veulent bien l’écouter que le mensonge est la première abdication face au totalitarisme et qu’il ne faut pas cesser de clamer la vérité. Cette position « morale » – dont certains critiqueront l’apolitisme – restait dans le monde clos du mensonge communiste certainement la seule attitude possible et servira, à sa manière, à faire éclater le carcan soviétique. Contrairement à ce que les dépêches des agences de presse et la presse ont pu écrire, Soljenitsyne ne prit pas le chemin de l’exil volontairement mais fut bel et bien expulsé.
Son refus de la modernité, des droits de l’homme sans Dieu, son respect de la tradition et de l’autorité, sa vision chrétienne du monde, feront que Soljenitsyne sera également critiqué par nombre de dissidents qui penseront que la révolution française restait malgré tout l’aube de la liberté. Lors de sa venue au Mémorial de Vendée aux Lucs, le 25 septembre 1993, il avait rappelé le caractère profondément meurtrier de toute révolution. Si Soljenitsyne a disparu aujourd'hui aux yeux du monde pour se retrouver face à Dieu, il reste parmi nous grâce à son œuvre. Il faut lire et relire Alexandre Soljenitsyne.
 


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Catégorie : Société
Posté par : La rédaction le 30-06-2008

Devant des chiffres accablants, devant une actualité brûlante sur de nombreux sujets sensibles, au moment où notre pays prend la présidence de l’Union Européenne, au moment où notre pays s’apprête à prendre des décisions graves touchant à la vie, je ne peux garder le silence.
Évêque, successeur des apôtres, appelé à être témoin du Christ et de son l’Évangile, je voudrais inviter tous les chrétiens de mon diocèse, tous les hommes politiques, tous les hommes de bonne volonté et je pense tout particulièrement aux parents, tous je vous invite à avoir le courage de regarder la situation en face pour reconnaître tous les « non à la vie » qui ont marqué l’histoire de notre pays et de l’Europe depuis plus de quarante ans.
Nous avons une véritable conversion à opérer, mais n’ayons pas peur, Celui qui est la source de la Vie a commencé son ministère par ces mots : « Convertissez-vous et croyez à l’Évangile ». N’ayons pas peur d’entrer dans un chemin de conversion par rapport à toutes les cultures de mort qui traversent l’Europe d’aujourd’hui, n’ayons pas peur de redécouvrir la beauté et la grandeur de la Vie que le Christ nous donne, et soyons les témoins de cet Évangile de la Vie dans l’Europe d’aujourd’hui.
Dans l’Union Européenne, un avortement toutes les 27 secondes, 133 à l’heure ; l’avortement est la première cause de mortalité en Europe.

Dans l’Union Européenne, un mariage se rompt toutes les 30 secondes.

Dans l’Union Européenne, entre 1980 et 2006, le nombre de mariages a diminué de plus de 737000, une perte de 23,9 %.

Dans l’Union Européenne, sur 5 209 942 naissances, 1 766 733 se sont produites en dehors du mariage, soit 33 % et la France occupe la première place avec 419 192 naissances hors mariage, soit 50,5 %.

Dans l’Union Européenne, 80 % de la croissance démographique est due à l’immigration ; en 2006, le taux de fécondité était de 1,56 enfant par femme. En Allemagne, aujourd’hui, 100 parents ont 64 enfants et 44 petits enfants ; en deux générations la population allemande hors immigration diminue de moitié.

Les foyers européens sont de plus en plus solitaires : dans l’Union Européenne, un foyer sur 4 compte seulement une personne.

Le Parlement britannique vient d’autoriser les chercheurs à réaliser des embryons hybrides humains-animaux ; ils pourront ainsi transférer des cellules humaines dans des ovocytes animaux desquels a été retiré leur ADN de façon à disposer de cellules souches pour la recherche, cellules qu’ils seront cependant tenus de détruire avant le 15e jour de vie. L’union homme-animal, même si elle n’est pas sexuelle, représente une horreur qui a toujours été le plus fermement condamnée. Rompre cette barrière ouvre la porte à des monstruosités qui peuvent se révéler lourdes de conséquences pour l’humanité tout entière.
Toujours en Grande-Bretagne, la loi autorise les femmes à recourir aux techniques de la procréation artificielle sans qu’un père soit nécessaire (méthode réclamée par les couples de lesbiennes).
Toujours en Grande-Bretagne, dans les écoles, il n’est dorénavant plus possible de faire référence au père et à la mère, mais au géniteur A et au géniteur B. Le temps est fini où les premiers mots prononcés par un enfant étaient « Papa » et « Maman », désormais au nom de la loi, ce sera « A » et « B ».
Dans de nombreux pays européens s’amplifie l’idée que la famille naturelle est réactionnaire, homophobe et discriminatoire à l’égard de toutes les autres formes d’unions.
À un an de la révision de la loi de bioéthique, la question de la mère porteuse occupe actuellement la scène française. Interdite en 2004 et unanimement condamnée, aujourd’hui les instances médicales, juridiques et politiques ne s’interrogent plus sur la légitimité du recours aux mères porteuses, mais réfléchissent déjà à la manière de l’encadrer. Or, de telles pratiques remettent en cause un des principes les plus fondamentaux et les plus anciens du droit : « La mère est celle qui accouche de l’enfant. » Quand on sait tous les liens qui se tissent entre la mère et l’enfant qu’elle porte dans son sein, quelles seront les conséquences de telles pratiques sur l’enfant ? Quels seront ses liens de parenté avec tous ceux et celles qui auront participé à sa naissance ? Une telle pratique n’est-elle pas une instrumentalisation de la femme, une véritable chosification du corps humain ? Quant à l’enfant n’est-il pas également réduit à être un bien de consommation ?
Le vote au Conseil de l’Europe en avril dernier, d’une résolution intitulée « Accès à un avortement sans risque et légal en Europe » qui fixe trois objectifs : dépénaliser l’avortement si ce n’est déjà fait ; nécessité de garantir “l’accès effectif à ce droit” (nº 3) et lever les restrictions qui entravent l’accès à un avortement sans risque ; favoriser l’accès à la contraception et rendre obligatoire l’éducation sexuelle des jeunes (nº 7).
Parlons justement de l’éducation sexuelle des jeunes : que penser des catalogues publiés sous l’estampille de la République et qui présentent la gamme complète des préservatifs ou des contraceptifs avant ou après, le tout avec descriptif détaillé et en images de la mise en place et du retrait. Est-ce cela éduquer nos enfants et nos jeunes ?
Mais il est un autre phénomène envahissant, celui de la pornographie qui s’étale complaisamment dans les médias et qui s’expose à tous les regards sur les murs de nos villes. Il s’agit de véritables agressions subies sans pouvoir s’en défendre. De la même manière, si vous cherchez à utiliser internet pour commander un livre ou un vêtement, il est de plus en plus difficile d’éviter les fenêtres intempestives qui s’invitent à votre corps défendant pour vous provoquer, vous pousser à la tentation de surfer quelques instants sur des sites dont vous savez très bien qu’ils vous feront du mal même à nous les adultes. Mais qu’en sera-t-il de nos enfants et de nos jeunes fascinés par les écrans de leurs ordinateurs et de leurs portables. Cette déferlante de pornographie les encourage, les pousse à céder à toutes les pulsions qui habitent leur être en construction en faisant exploser tabous et interdits.
L’affaire Lydie Debaine du 9 avril 2008 : au-delà de la compassion nécessaire pour la souffrance de cette femme, comment ne pas s’interroger sur les déclarations de son avocate : « Cet acquittement ne doit pas être interprété comme un permis de tuer, mais comme la reconnaissance d’un acte juste, d’un acte d’amour ». Mais alors, un tel acquittement ouvre la porte à l’atteinte volontaire à la vie des handicapés ; mettre à mort un handicapé par amour n’est donc pas un crime. Une telle affaire pose la question de l’infanticide des handicapés, des nouveau-nés handicapés.
Les uns après les autres, les pays européens légalisent l’euthanasie et les médias profitent des affaires pour relancer le débat. Actuellement, en France, une proposition de loi visant à légaliser l’euthanasie circulerait parmi les parlementaires. Députés et sénateurs subissent, depuis plusieurs semaines de lourdes pressions de la part du lobby de l’euthanasie. Mais, la première question est d’abord de développer les soins palliatifs et de continuer à combattre la douleur et la souffrance, et beaucoup reste à faire en ce domaine, malgré l’aspect positif de récentes déclarations gouvernementales. Tout l’enjeu est l’accompagnement de la fin de la vie, quelque chose peut toujours être fait pour quelqu’un qui souffre, pour soulager, accompagner l’angoisse, prendre soin. Mais une société, qui veut éradiquer la souffrance, en vient très vite à éradiquer les souffrants.
Et la liste n’est pas close…

Les trois “non à la vie” qui ont marqué notre histoire depuis quarante ans
L’Europe a dit “non à la vie” une première fois il y a quarante ans en refusant l’encyclique “Humanae Vitae”.
Elle s’est fermée à la vie une deuxième fois en 1975 avec les lois sur l’avortement.
Elle s’apprête à dire un troisième non à la vie avec les menaces qui pèsent sur la famille.
Le Cardinal Christoph Schönborn déclarait récemment à la télévision autrichienne « L’Europe a dit trois fois non à son propre futur » et il ajoutait : « Ceci n’est pas d’abord une chose morale ; c’est une question de faits : l’Europe meurt pour avoir dit “non à la vie”.
Nous avons dit non à l’encyclique “Humanae Vitae”
Il y a quarante ans, dans la tourmente de mai 68, nous n’avons pas eu le courage de dire “oui” à “Humanae Vitae”, une encyclique qui, à de rares exceptions, a été jugée décevante, inadmissible, irrecevable, insupportable et pratiquement inacceptable.
Or Paul VI nous invitait à avoir confiance, à croire à la vie et il nous rappelait la grandeur de l’amour humain et du don de la vie. L’union d’amour qui unit deux personnes est inséparable de l’ouverture au don de la vie. L’amour comme tel ne saurait trouver sa finalité en lui-même, il a besoin de se donner, de se communiquer. Un amour qui exclurait l’ouverture à la vie, au don de soi, est contraire à la réalité même de l’amour et porte en lui un germe de mort.
Dès lors, Paul VI écartait l’utilisation de toute méthode artificielle de régulation des naissances comme contraire à la grandeur même de l’amour qui unit l’homme et la femme jusqu’à ne faire plus qu’un, car de telles méthodes excluaient l’ouverture au don de la vie.
Paul VI invitait les hommes et les femmes de notre temps à ne pas se laisser prendre par les mirages qu’offrent la technique et la culture hédoniste environnante, mais à vivre un amour véritable qui tout à la fois unit deux êtres dans un don total l’un à l’autre et s’ouvre au don de la vie qui est toujours reçu comme un don de Dieu.
Jean-Paul II et Benoît XVI à la suite de Paul VI auront le courage de rappeler cette vision merveilleuse de l’amour humain dans sa grandeur et sa beauté. Certes, une telle conception de l’amour et de l’acte sexuel est à des années lumières de l’ambiance dans laquelle nous vivons, de la vision de l’amour que nos écrans de télévisions ou nos ordinateurs nous renvoient continuellement.
Paul VI a eu l’audace des prophètes en affirmant la grandeur de l’amour humain et en refusant toute division entre l’amour qui unit deux êtres et l’ouverture au don de la vie, écartant par avance toute marchandisation du corps humain et toute dérive bioéthique.
Paul VI a eu l’audace du visionnaire pour refuser au nom de la grandeur de l’amour humain toute utilisation des pilules et des préservatifs qui ouvriraient la voie à un véritable tsunami du consumérisme des corps pour un plaisir éphémère sans lien avec la grandeur et la beauté de l’amour.
Aujourd’hui, n’ayons pas peur de dire un oui vrai à “Humanae Vitae”, ayons le courage de dire oui à l’amour humain et au don de la vie. Ayons confiance, croyons à la vie.
 

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Catégorie : Société
Posté par : le 30-06-2008

L’Union des Familles en Europe demande que, comme le SMIC, les retraites ou les allocations chômage, les prestations familiales soient revalorisées – au moins - de l’inflation au 1ier juillet prochain. Celles-ci n’ont été revalorisées que de 1% cette année alors que l’inflation sera de 3,

Il y a 20 ans, une femme seule élevant 2 adolescents et travaillant au SMIC percevait l’équivalent de 745 € de prestations familiales en plus de son salaire. De la sorte, elle maintenait sa famille sensiblement au dessus du seuil de pauvreté. Aujourd’hui cette femme ne perçoit plus que 595 € et vit 5% en dessous de ce seuil. Il y a 20 ans, une famille de 4 enfants dont le père était payé au SMIC percevait 1560 € de prestations familiales et de logement. Aujourd’hui elle ne perçoit que 1250 € ce qui la met 20% en dessous du seuil de pauvreté.Comme le soulignait récemment l’OFCE (Henri Sterdiniak) : « Les allocations familiales ont perdu 24,5 % de leur valeur relative depuis 1984 et cette baisse continue. Les enfants coûtent-ils de moins en moins cher à élever ? Peut-on justifier que le niveau de vie des familles avec enfants baisse continuellement par rapport au niveau de vie des personnes sans enfants ?»

C’est délibérément que les prestations familiales ont été maintenues en dessous de l’inflation (moins 4,6% depuis 1984) et encore davantage (moins 24,5%) en dessous du niveau de vie de la population. De la sorte, conclut l'UFE, comme les cotisations augmentent avec les salaires, la branche famille de la Sécurité sociale est chroniquement en excédent … et chroniquement pillée pour combler les déficits de la maladie et de la vieillesse.


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Catégorie : Société
Posté par : Daniel Hamiche le 18-06-2008

Alors que l’État se prépare à distribuer lors de la « Fête de la Musique » un million de préservatifs gratis mais pas pro Deo – ce qui en des temps meilleurs eut été considéré et poursuivi comme « incitation à la débauche » – une pharmacie de Chantilly, qui va ouvrir en août, a fait savoir qu’elle ne vendrait pas de préservatifs. Il ne s’agit pas, on l’aura compris, de notre Chantilly, dans l’Oise, mais d’une ville de Virginie (comté de Fairfax), qui compte un peu plus de 40 000 habitants, et sur le territoire de laquelle est situé le Washington Dulles International Airport…
La DMC Pharmacy qui va donc prochainement s’ouvrir à Chantilly, sera située dans un grand centre commercial jouxtant un grand axe routier. Les initiales de son enseigne signalent qu’elle est une création de la Divine Mercy Care (Fairfax, Virginie), une association pro-Vie procurant des soins médicaux en conformité aux enseignements de l’Église, et destinés aux personnes sans ressources ou sans couverture maladie – ce qui ne manque pas aux États-Unis. John Bruchalski, qui préside le conseil d’administration de Divine Mercy Care estime, à juste titre, « qu’il n’est pas question que nous laissions notre foi à la porte des officines » – car il existe sept autres pharmacies de ce type en Amérique – « Nous nous efforçons de créer un environnement où foi et professionnalisme aillent de paire ».
Le groupe DMC se compose également de Tepeyrac Family Center, qui offre un soutien en gynécologie-obstétrique, promeut les techniques de contrôle naturel des naissances et se refuse à la contraception, à la stérilisation ou à l’avortement.

 

retrouvez aussi cet article sur : americatho.over-blog.com
 


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Catégorie : Société
Posté par : Philippe Maxence le 04-06-2008

L’extrême-gauche française est en pleine mutation actuellement, dans l’espoir de trouver, enfin, le moyen de faire la grande révolution. Dans un débat avec Ségolène Royal, publié par le dernier numéro de Marianne, Olivier Besancenot répond à la question du rejet de toute forme de propriété privée.

 

Réponse surprenante :
« Vous rejetez toute forme de propriété privée ?
O.B. : Le capitalisme a eu ce talent de mettre dans nos esprits sur un pied d’égalité la propriété individuelle à usage personnel ou familial (la voiture, la maison de campagne, etc.) et la propriété privée des grands moyens de production. Moi, je veux que le fruit du travail de tous revienne entre les mains de tous. »

Comment ne pas être en accord avec un tel discours ? Pour un peu, on pourrait croire qu’Olivier Besancenot a lu les auteurs distributistes anglais, comme Chesterton ou Hilaire Belloc.

N’ayons crainte ! Les « distributistes » anglais voulaient simplement mettre en application la doctrine sociale de l’Église telle qu’elle avait été renouvelée par Léon XIII à partir de son encyclique Rerum Novarum. Ils mettaient en cause les grandes puissances financières et industrielles qui tiraient du développement économique davantage de profits que leurs employés.

Ils critiquaient fermement le renversement qui s’est opéré à la fin du XIXe siècle et qui mettait l’État sous la tutelle des puissances d’argent, qui représentaient des féodalités modernes, incontrôlables.

Surtout, ils préconisaient, derrière le Souverain pontife, que la société et que l’économie se restructurent autour de la famille et que le plus grand nombre d’hommes devinssent propriétaires. Très en avance sur leur temps, ils estimaient que le premier but de la vie n’est pas de participer au développement économique pour engranger sans cesse des bénéfices, non redistribués la plupart du temps, mais de subvenir au bien des familles. D’un point de vue matériel, mais aussi spirituel, moral, humain. Autant de données qui ne se chiffrent pas et qui ne rentrent pas dans les planifications à grande échelle.

La société qu’ils envisageaient était plutôt rurale et artisanale. Elle ne s’appuyait pas sur la vision dialectique qui a vu depuis le jour. Vision dialectique qui s’est développée en trois mouvements. Premièrement : on fait de l’homme un salarié, c’est-à-dire qu’il ne possède pas son outil de travail et dépend entièrement d’un autre ou d’une structure. Deuxièmement, on sépare l’homme de la femme, remisant d’abord celle-ci dans la réalité ou le rêve de rester à la maison sans emploi. Troisièmement, les féministes se servant de cette situation pour dénoncer la réduction de la femme, militent pour que la femme devienne à son tour une salariée. Ainsi, homme et femme ne travaillent plus ensemble pour la famille. Les enfants notamment sont confiés aux collectivités locales, jugées plus aptes à s'en occuper. La famille est disloquée, les parents ne possèdent plus l'outil de production.

La vision des distributistes étaient plutôt que homme et femme travaillent ensemble au bien commun de la famille, dont ils ont la responsabilité, trouvant la souplesse d’organisation nécessaire selon les circonstances. Vision d’une société tout à fait autre que celle que nous connaissons.
Est-ce cette société que désire Oliver Besancenot ? Absolument pas ! Il en est resté au dirigisme socialiste, rebaptisé « démocratie socialiste ». Il ajoute, en effet, après son développement sur la propriété privée : « Et ça implique la démocratie socialiste avec la révocabilité des élus et une économie dont on anticipe la satisfaction des besoins démocratiquement ».
Face à l’ultra-libéralisme qui développe une situation qui fait que seuls quelques-uns sont propriétaires et face au socialisme qui estime que seul l’État doit l’être, les distributistes estimaient que tous devaient être propriétaires.

Soulignons à ce titre, deux rappels du Compendium de la Doctrine sociale de l’Église. On se reportera aussi sur les chapitres concernant la propriété privée :
« 334 L'objet de l'économie est la formation de la richesse et son accroissement progressif, en termes non seulement quantitatifs, mais qualitatifs: tout ceci est moralement correct si l'objectif est le développement global et solidaire de l'homme et de la société au sein de laquelle il vit et travaille. En effet, le développement ne peut pas être réduit à un simple processus d'accumulation de biens et de services. Au contraire, la pure accumulation, même si elle se faisait en vue du bien commun, n'est pas une condition suffisante pour la réalisation d'un authentique bonheur humain. En ce sens, le Magistère social met en garde contre le piège que cache un type de développement uniquement quantitatif, car « la disponibilité excessive de toutes sortes de biens matériels pour certaines couches de la société, rend facilement les hommes esclaves de la “possession” et de la jouissance immédiate (...). C'est ce qu'on appelle la civilisation de “consommation” ».

335 Dans la perspective du développement intégral et solidaire, on peut correctement apprécier l'évaluation morale que fournit la doctrine sociale sur l'économie de marché ou, simplement, économie libre: « Si sous le nom de “capitalisme” on désigne un système économique qui reconnaît le rôle fondamental et positif de l'entreprise, du marché, de la propriété privée et de la responsabilité qu'elle implique dans les moyens de production, de la libre créativité humaine dans le secteur économique, la réponse est sûrement positive, même s'il serait peut-être plus approprié de parler d'“économie d'entreprise”, ou d'“économie de marché”, ou simplement d'“économie libre”. Mais si par “capitalisme” on entend un système où la liberté dans le domaine économique n'est pas encadrée par un contexte juridique ferme qui la met au service de la liberté humaine intégrale et la considère comme une dimension particulière de cette dernière, dont l'axe est d'ordre éthique et religieux, alors la réponse est nettement négative ».701 C'est ainsi qu'est définie la perspective chrétienne quant aux conditions sociales et politiques de l'activité économique: non seulement ses règles, mais aussi sa qualité morale et sa signification. »

 

Le Compendium de l'Église catholique est accessible sur le site du Vatican.


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Catégorie : Société
Posté par : La rédaction le 03-06-2008

Les visiteurs de ce nouveau site Internet de l’Homme Nouveau ont pu le découvrir en avant-première. Le dernier numéro du journal va arriver maintenant chez nos lecteurs. Il s’agit d’un numéro riche, qui comprend une analyse de Pierre-Olivier Arduin sur les clonages hybrides autorisés désormais en Grande-Bretagne. Mais, loin de se contenter de présenter cette nouvelle avancée de la culture de mort, Pierre-Olivier Arduin présente des solutions, conformes au droit naturel et chrétien.


Les Bénédictins sont discrets par vocation. Que dire de ceux de Fontgombault qui cultivent, derrière saint Benoît, la discrétion comme une vertu essentielle ? Pourtant, Dom Forgeot a accepté de répondre à nos questions, dans un long entretien qui forme le dossier de ce numéro. Pas de questions sur l’actualité religieuse ou sur les questions liturgiques. Nous avons voulu tenter d’approcher un mystère : celui de la vocation contemplative en plein XXIe siècle. Et notamment, exemple entre tous, comprendre la raison de l’existence de frères convers ou de la permanence à Fontgombault du petit office de Prime dans la Liturgie des Heures, alors qu’il a été supprimé par le Concile Vatican II.
A propos de Fontgombault, comment ne pas recommander le DVD de DCX dont voici un extrait :

 







En actualité, Annie Laurent, grande spécialiste de l’Islam, auteur de plusieurs ouvrages sur le sujet, analyse le document de la Commission doctrinale des évêques de France sur le dialogue islamo-chrétien. Un texte qui pose des bases claires, mais qui arrive bien tard.

Dans sa Carte blanche, Jean Sévillia analyse les remous causés par l’affaire Redeker et celle, plus récente, touchant Sylvain Gouguenheim. En France, l’Islam acquiert un statut d’intouchable alors que l’Église est constamment critiquée.

Les Pages cultures de ce numéro s’ouvre sur un portrait d’un écrivain silencieux et discret : Philippe Barthelet. Un beau texte signé Rémi Soulié.

Enfin, comme à chaque numéro, la publication d’un texte du pape, accompagné d’un commentaire. Cette fois, il s’agit d’un discours de Benoît XVI à Savone, en Italie, discours qui n’a pas été traduit jusqu’ici en langue française. Hasard ? Le Pape met en avant l’exemple de la résistance de Pie VII face à Napoléon, occasion pour lui de revenir sur la nécessaire résistance au sécularisme.
 


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Catégorie : Société
Posté par : La rédaction le 31-05-2008

 

 

Marche pour la vie le Dimanche 15 Juin à 15 h.
 
« La Vie est la Vie, défends-la »
                                        Mère Teresa
 
Commencée en Mai 1999, la grande neuvaine pour la Vie se terminera le Dimanche 15 Juin 2008 par la première « Marche pour la vie » à Lyon.
 
Son objectif : lutter, lutter sans cesse contre « la culture de mort ».
 
Ses modalités pratiques :
 
·         Rassemblement devant l'hôtel-Dieu, quai Jules Courmont - Lyon 2, l'un des centres d'avortement les plus importants de la région (2000 par an).
·         Montée à Fourvière par la place BELLECOUR et la cathédrale Saint Jean en méditant un rosaire pour la vie.
·         Consécration des Familles à Notre Dame.
·         Les pères (dont ce sera la fête) qui sont totalement ignorés par les textes législatifs sur l'avortement, auront à coeur de participer, nombreux et entourés de leur famille, à cette manifestation pacifique.
 
 
N’oubliez pas : MARCHE POUR LA VIE
DIMANCHE 15 JUIN - 15 heures  R.D.V devant l'Hôtel-Dieu
Quai Jules Courmont Lyon 2


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Catégorie : Société
Posté par : Philippe Maxence le 30-05-2008

La nouvelle fait la Une du Monde de ce vendredi 30 mai. Et, même, d’un dessin de Plantu, toujours en Une. L’info ? Elle est assez simple. Elle ne concerne pas le Président Sarkozy, ni les élections aux États-unis. Pas plus qu’elle n’évoque la Chine ou l’augmentation du coût de la vie. Non, la Une du Monde est consacrée à « l’expérience » menée à Strasbourg dans une école primaire. Pendant dix jours, et ce depuis le 20 mai, 254 élèves « s’efforcent » de vivre sans télévisions et sans ordinateurs. Et, même, sans consoles de jeux. Une semaine après le début de « l’expérience », il paraît que le taux de réussite est de 90%. Le directeur de l’école se félicite. Du lien social – oui, vous avez bien lu – a été créé. Entre enfants ! Entre des enfants qui jouent normalement dans la même cour de récréation ! De son côté, le secrétaire d’État à la famille, Nadine Moreno a même fait le déplacement.
Pas question, bien sûr, de remettre en cause le bien fondé d’un sevrage de télévision, surtout pour des enfants. Plusieurs questions se posent quand même.

– On parle par exemple « d’expérience ». D’expérience avec des enfants. Si, ici, la finalité de l’opération est bonne, on peut se demander si par ailleurs d’autres « expériences » sont menées avec des enfants qui deviennent ainsi des matériaux à expérience. Des petites souris de laboratoire.
– Depuis des années, les médecins, les psychologues et les spécialistes de l’enfance mettent en garde contre les dangers d’un rapport long et fréquent des enfants avec la télévision. Apparemment, sans effet jusqu’ici. D’autant plus sans effet que la télévision appartient désormais à la gamme des moyens pédagogiques. Des professeurs n’hésitent pas pour un devoir de demander à leurs élèves de regarder telle émission ou tel film. Mettra-t-on fin à cette habitude qui laisse croire que voir un film ou un documentaire remplace le travail personnel, la lecture d’un livre et la recherche de documents ?
– Plus globalement, c’est la place de l’outil télévision dans notre société de consommation qu’il faut pointer. Tout est organisé pour que l’être humain, déjà réduit depuis longtemps au stade d’homme économique, devienne de plus en plus un homme consommateur. La télévision est par excellence le moyen de la consommation. Non seulement parce que la publicité occupe une place de plus en plus grande et qu’elle détermine par sa manne les budgets des chaînes, mais aussi parce que face à la télévision nous consommons de l’image, du son, du temps, dans une attitude passive. Le fait paradoxal est que nous sommes passifs mais pas ce que nous recevons. D’où la tension et l’énervement qui naissent d’une trop longue pratique de la télévision. Sans parler des images qui restent.
– Fait intéressant de cette « expérience » strasbourgeoise : le bon sens revient. Des parents découvrent que la télévision a pourri leur vie de famille. Ils découvrent que leurs enfants ne sont plus aussi énervés le soir. On leur avait vendu la télévision comme une nounou agréable et ils découvrent que la sorcière habite leur foyer. C’est la confidence d’une mère de famille au Monde : « grâce à cette expérience, l’atmosphère est paisible à la maison. Je crois qu’il y a des choses que je vais conserver : ne plus regarder la télé en mangeant, jouer aux jeux de société, lire une histoire à mon fils le soir ». C’est un bon début, en effet ! On raconte qu’aux États-Unis, une longue panne d’électricité dans une ville un soir entraîna neufs mois plus tard un regain démographique. Entre vivre sa vie et regarder celles des autres, souvent virtuelles, le choix est simple. Notre défense de la culture de vie passe aussi par ce dépouillement télévisuel.
 


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Catégorie : Société
Posté par : Philippe Maxence le 29-05-2008

Pour nous réveiller et nous ramener à notre propre patrimoine face aux défis actuels, Patrice de Plunkett vient de publier L’Écologie, de la Bible à nos jours (1). Il a décidé d’en finir avec les idées reçues. Le catholicisme français est souvent schizophrène. Il défend l’enseignement romain en matière conjugale mais ferme les yeux le plus souvent sur le respect de la Création. Ou alors il s’occupe de la détresse humaine et de la pauvreté mais prend le large vis-à-vis des dogmes. Confortablement, les rôles sont partagés. Aux cathos de droite, la défense de la famille et des dogmes. Aux cathos de gauche, celle des pauvres ! Au total, un christianisme malade et complètement sécularisé.
Or, pourtant tout se tient. C’est la même logique qui guide l’application d’Humanæ vitæ et la défense de la Création ou des pauvres. Il faut donc tout tenir ! Le plus possible. En toute chose, n’être ni le valet de la droite ou de la gauche, ni le larbin du libéralisme ou du socialisme. Oublier les catégories du monde pour revenir à celle de l’Évangile. Être le « serviteur inutile » qui cherche à répondre au dessein de Dieu.
C’est pourquoi il faut s’empresser de lire ce livre. Du regard chrétien sur la Création, il dit tout. Sur les choix que nous devons poser, il indique des pistes. Ce faisant, il opère une salutaire libération de nos esprits. À nous de les traduire concrètement par l’adoption de modes de vie vraiment catholiques dans un monde sécularisé. ça aussi, c’est une idée neuve !

1. Éd. de l’Œuvre, 328 p., 20 €.
 


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Catégorie : Société
Posté par : Philippe Maxence le 07-05-2008

Non, à L’Homme Nouveau, nous ne commémorerons pas Mai 68. Non pas que l’évènement soit négligeable et ne mérite d’être analysé. Mais, regardez autour de vous ! Depuis des mois, journaux et magazines n’évoquent qu’un sujet, décliné sous tous les angles : 68 et ses conséquences. Depuis des mois, des centaines de livres sortent des presses pour nous donner le souvenir des uns ou les analyses des autres. Comme il fallait s’y attendre, les nouveaux marchands du Temple – celui de la « consommation » – ne sont pas en reste. La grande distribution avec ses affiches racoleuses exploitent le mythe 68 au service des prix. Les chaînes de magasins « selects » proposent des produits ciblés pour entrer dans le grand bazar mémoriel. Un exemple ? Fauchon offre désormais un thé « Mai 68, au parfum de la révolution ». Il fallait y penser !

Au-delà de la nausée qui nous prend devant ce flot de marchandises, révélateur de ce que fut finalement Mai 68 dans ses conséquences – l’alliance libéral-libertaire –, notre refus du tic mémoriel s’appuie sur d’autres raisons. Plus profondes ! Et plus justes !
– Quand les anciens combattants ventripotents de Mai 68 se retrouvent dans des banquets pour arroser leurs exploits, nous préférons, nous, parler de la réalité passée sous silence aujourd’hui : la montée en puissance des nouvelles persécutions antichrétiennes.
– Quand les journaux et les médias audiovisuels apportent leur nouvelle pierre décennale à la construction du « mythe » 68, nous choisissons de donner toute sa place aux discours et aux homélies de Benoît XVI aux États-Unis. L’histoire des hommes et celle de l’Église, sans même parler de certitude surnaturelle, nous assurent que Mai 68 sera oublié depuis longtemps quand le message évangélique sera toujours là pour annoncer la grande nouvelle de la mort et de la Résurrection du Christ.
– Quand des auteurs vieillissants se pensent encore comme la fleur de la jeunesse et les parangons de la littérature révolutionnaire, nous assumons pour notre part d’offrir à nos lecteurs le portrait d’un écrivain qui dresse un diagnostic sans appel sur les fossoyeurs de la littérature ou celui d’un théologien anglo-saxon qui travaille – vraiment – à un renouveau de la culture catholique.
C’est un choix, clairement assumé ! Voulu ! Histoire de ne pas se payer de mots et prendre nos lecteurs en traître. Nous ne pouvons pas servir la cause
du Christ, le mettre à la première place de nos préoccupations et vivre les yeux braqués sur les effluves médiatiques du monde. Nous ne pouvons pas tenter d’essayer de suivre le Pape dans son refus du relativisme et de la sécularisation, en nous greffant sur une actualité artificielle, qui se rejoue par décade, depuis quarante ans !
 


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Catégorie : Société
Posté par : Denis Sureau le 07-05-2008

Le Père Alain Dumont recommande la lecture d'Être consommé dans le dernier numéro de mensuel Il est Vivant! :

 

Voici une analyse d’une force peu commune sur la société de consommation, écrit par un jeune théologien catholique améric

ain. Récusant le libéralisme comme l’étatisme absolus,

W. Cavanaugh revisite les logiques matérialistes de la loi de marché pour dessiner un modèle chrétien de consommation juste et aisément praticable par tout un chacun dès aujourd’hui, en Église. Le discours est solide, juste et novateur, dans une remarquable articulation entre le naturel et le surnaturel. Ce livre, à travers une vision de l’homme pleine d’espérance, redéfinit le rôle essentiel des chrétiens dans la reconstruction d’un monde que le consumérisme mène inéluctablement à la mort. On ne peut rester indifférent à certaines analyses de l’auteur dont l’ouvrage mérite, à n’en point douter, de faire date.


Disponible dans notre boutique :
Etre consommé

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