Catégorie : Société
Posté par : Denis Sureau le 13-07-2010

 Le gouvernement vient d'annoncer un plan pour réduire progressivement le déficit du système de retraites, avec l'ambition de parvenir à l'équilibre en 2018. C'était indispensable. Le dispositif repose principalement sur le recul progressif de l'âge légal du départ à la retraite : pour les personnes nées à partir de 1956, il atteindra 62 ans. Tous les régimes seraient concernés, public, privé ou spéciaux. Diverses mesures alourdissant la fiscalité des ménages et des entreprises compléteraient ce plan.

 

Le vrai problème

 

Le problème du financement des retraites est un vrai problème dans la mesure où le déclin démographique et l'allongement de l'âge de la vie menacent mécaniquement la pérennité des régimes par répartition. A défaut de s'attaquer à la cause principale du déséquilibre (une natalité insuffisante), l'État est contraint de prendre des mesures de rafistolage à court terme nécessairement désagréables. Mais pour conserver des chances d'être réélue, l'équipe au pouvoir ne peut pas prendre les mesures énergiques qui s'imposeraient à long terme.

Afin de maintenir le système de retraites dans le cadre actuel, trois solutions sont techniquement possibles. Ni plus ni moins. Elles constituent un "triangle maudit" car quelle que soit l'option retenue, la potion est amère et toute proposition gouvernementale ne peut que susciter l'ire des syndicats et de l'opposition. Première solution : augmenter les cotisations. En temps de crise, ce remède peut provoquer des dégâts collatéraux fort indésirables. Deuxième solution : diminuer le montant des pensions. Pilule aussi peu goûteuse que la précédente, et politiquement dangereuse lorsque le corps électoral devient majoritairement âgé. Reste la troisième solution : augmenter la durée de cotisation et retarder l'âge de la retraite.

C'est, sans surprise, le choix retenu par Nicolas Sarkozy avec le gouvernement Fillon, en repoussant l'âge légal de départ jusqu'à 62. Compte tenu de l'augmentation de l'espérance de vie, rien ne justifie la cessation d'activité à 60 ans. La France est le seul pays européen à fixer la barre aussi bas. L'Allemagne, la Belgique ou l'Italie ont relevé l'âge légal de départ à 65 ans (pour les hommes).

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Catégorie : Société
Posté par : Philippe Maxence le 23-02-2010

 

 

C'est devenu une sorte de mot de passe. Un homme politique revient-il sur ses propositions ? C'est la crise ! Un chanteur annule-t-il une tournée ? C'est encore la crise ! L'effort missionnaire subit-il un sérieux ralentissement ? C'est toujours la crise !

Depuis 2008, le monde vacille sous l'effet d'un séisme économique. Un temps, nous aurions pu croire que cette tragédie permettrait de remettre à plat le système et de tirer de profitables leçons. Pauvres naïfs que nous étions ! Cette crise économique a surtout donné lieu à la défense des intérêts en place, puis à une invocation rituelle devant chaque projet avorté pour se transformer peu à peu en une bonne conscience éthique de nos sociétés « libéraleslibertaires ». Désormais, sous cette pression moralisante, la peur a laissé place à la pierre philosophale, susceptible de régler tous les problèmes. Pour répondre à la crise, clame-t-on partout, il faut « mo-ra-li-ser » le capitalisme.

Face à cette unanimité, nous avons donc décidé de poser une simple question : suffit-il de ce coup de pouce moral pour revenir à une société plus humaine ? Nous commençons, dans le numéro 1464 à paraître en fin de semaine la publication des réponses que nous avons reçues. Elles sont diverses, ne concordent pas forcément, s'opposent même. Chacun ici exprime et exprimera sa pensée, sans être engagé par la ligne du journal ni même par les propos des autres participants. Je remercie ceux qui, de France et de l'étranger, ont accepté de participer à ce débat. Il s'annonce passionnant.

Les lecteurs de ce blog qui ne sont pas abonnés à l'Homme Nouveau peuvent le découvrir à cette occasion en en faisant la demande. Il suffit pour cela de circuler un peu sur ce site pour découvrir nos coordonnées ou comment bénéficier de trois numéros de découverte. À bientôt !


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Catégorie : Société
Posté par : Denis Sureau le 03-12-2009

Interrogé par le quotidien Metro, le journaliste Marc Reidiboym, auteur d'un livre sur les associations - "Donateurs, si vous saviez..." (Ed. Bertrand Gobin) - met en cause le Téléthon :

"La polémique lancée il y a une semaine par Pierre Bergé, si elle est critiquable dans sa méthode, met malheureusement l'accent sur beaucoup de choses exactes. (...) En ce qui concerne les réserves financières, sur lesquelles j'ai enquêté, elles sont effectivement importantes à l'AFM : de l'ordre de 140 millions d'euros. Le problème n'est pas tant leur montant que leur augmentation année après année. Cela prouve qu'il y a des excédents. Or les donateurs ne donnent pas pour que leur argent soit placé en bourse ! (...)

Mais ce n'est qu'un exemple. On parle moins de la politique salariale de l'AFM, très généreuse. Laurence Tiennot-Herment, sa présidente, touche 5 800 € bruts par mois, bien qu'elle soit présidente d'une association et donc, en principe, bénévole. La loi l'autorise, et d'autres assos procèdent aussi de la sorte (les Restos du Coeur par exemple). Mais qu'arrivera-t-il le jour où la présidente décidera de s'augmenter de 30 % ? Qui dira non, puisque c'est elle qui préside le conseil d'administration ?(...)

On peut effectivement rémunérer des dirigeants ou des cadres salariés d'asso, cela n'est pas choquant en soi. La question, c'est "comment et à quel niveau ?" A l'AFM, les trois plus hauts cadres salariés (je ne parle pas de la présidente) touchent 8 700 € bruts par mois en moyenne. C'est très élevé. Si ces gens viennent du privé et ne font aucun sacrifice sur leur salaire en entrant dans une asso dédiée à la recherche et aux malades, il y a un problème..."

 


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Catégorie : Société
Posté par : Philippe Maxence le 02-12-2009

C'est une ancienne vérité qui ne cesse de se vérifier en nos temps de publicité : le bien ne fait pas de bruit. Mais il est là, bien présent, même si les projecteurs ne sont habituellement pas projetés sur lui. Invisible souvent aux yeux qui ne voient pas et aux oreilles qui n'entendent pas, il n'en reste pas moins bien réel et efficace.

 

Du bien, il s'en fait justement en l'Institut Saint-Joseph de Draguignan. Peut-être n'avez-vous jamais entendu parler de cet établissement scolaire confié aux dominicaines du Saint-Esprit ? Dans l'esprit profondément romain reçu de leur fondateur, le chanoine Berto, ces disciples de saint Dominique se consacrent avec un dévouement exemplaire à l'éducation des jeunes filles. Elles sont exigeantes, mais sans raideur ; traditionnelles, mais sans nostalgie ; féminines, mais sans revendications féministes ; spirituelles, mais les pieds bien sur terre. Leur souci ? Former des adultes véritablement libres. C'est-à-dire capables de choisir le vrai et le bien.

 

Utopie ? Ces filles de saint Thomas n'en cultivent aucune, attachées à un exact rapport au réel. Celui-ci se rappelle aujourd'hui à elles, sous les vêtements du succès. De plus en plus de familles font appel à l'Institut Saint-Joseph pour l'éducation de leurs filles. À leur tour, les dominicaines, qui ont besoin d'agrandir et de rénover, espèrent notre aide. J'ai donc fait le pari et le rêve qu'en cette période de l'Avent le matérialisme ne serait pas le seul triomphant et que les lecteurs de L'Homme Nouveau aideront les dominicaines de Draguignan, véritables sentinelles de l'invisible.

 

 


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Catégorie : Société
Posté par : Denis Sureau le 18-11-2009

 Extrait d'un article de Denis Sureau paru dans L'Homme Nouveau n°1457:

 

Quelle est est l'identité de la France ?

A cette question, l'écrivain Max Gallo a répondu en publiant une tribune sur Les dix points cardinaux de l'identité française (Le Figaro, 30 octobre). Les voici : le droit du sol, l'égalité, l'Etat, la citoyenneté, l'école, la laïcité, l'éclatement, la langue française, l'égalité des femmes et l'universalisme. Si c'est cela la France, je vois mal comment un chrétien peut se dire français. Car ce que propose Max Gallo n'est jamais qu'une nouvelle expression de l'idéologie patriotique révolutionnaire que l'historien Jean de Viguerie opposa, dans son essai mémorable sur Les deux patries (DMM, 1998), à la patrie véritable, la terre des pères, le pays de la naissance et de l'éducation, notre France. C'est pourquoi les dix points de l'Académicien n'ont rien de spécifiquement français: ils correspondent à peu près aux ingrédients de la modernité politique que l'on retrouve, à quelques variantes près, dans toutes les nations occidentales. « La France, écrit Max Gallo, n'existe que par un choix politique. » Nous sommes bien en présence d'une conception idéologique qui n'a que peu de chose à voir avec l'attachement profond à la douce France.

L'invention de la nation telle que l'entendent Max Gallo et bien d'autres, est un phénomène historique récent, dont les éléments principaux se sont cristallisé au dix-neuvième siècle. Comme l'a montré Benedict Anderson, c'est alors que la nation a remplacé l'Église dans son rôle d'institution culturelle centrale chargée des questions liées à la mort. L'imaginaire national, pour reprendre le titre de l'essai de cet historien, s'est ainsi substitué au christianisme. Le culte de la nation française n'est apparu pleinement qu'à la Révolution, et c'est au siècle suivant que furent développés tous les rituels qui l'entretiennent et qui incitèrent les citoyens à tuer et à mourir pour elle.

 

 

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Catégorie : Société
Posté par : La rédaction le 19-10-2009

 Conférence au Centre culturel Saint Paul  -

Mardi 27 Octobre 2009 à 20 heures

 « Les religions mènent-elles à la guerre et à la violence ? »

Commentaire du livre de William Cavanaugh, « Le mythe de la violence religieuse » -

par l’Abbé Guillaume de TANOÜARN -

Participation aux frais: 5 euros, 2 euros pour les étudiants - La conférence est suivie d’un verre de l’amitié.

12 rue Saint Joseph - 75012 Paris - 01 40 26 41 78



Disponible dans notre boutique :
Le Mythe de la violence religieuse

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Catégorie : Société
Posté par : Denis Sureau le 14-10-2009

Les suicides se multiplient à France Telecom. Pas par hasard: l'entreprise cumule les tares de la bureaucratie d'Etat qu'elle fut et celles de la firme capitaliste qu'elle s'emploie à devenir. Résultat: un condensé mortifère de socialisme libéral ou de libéralisme socialiste. Une règle parmi d'autres: la mobilité professionnelle et géographique obligatoire tous les trois ans. Absurde en soi, elle se révèle criminelle par ses effets : l'anxiété permanente de deux tiers des salariés, la casse des hommes et des familles.

 

Dans un livre intitulé Orange stressé (Orange est la marque de France Telecom), paru aux Editions de La Découverte, Ivan du Roy montre comment le « management par le stress » a été érigé en système par les dirigeants de l’entreprise, dans le but notamment de pousser vers la sortie des milliers de salariés. J'évoque ce drame parce que je connais personnellement des salariés de France Telecom confrontés à ces procédés totalitaires. Ce ne sont pas de vieux fonctionnaires rétifs au changement mais des « quadras » dynamiques, conscients de la nécessité de la transformation de leur entreprise. Mobilité oblige, le premier dort à l'hôtel en semaine pour travailler à 200 kilomètres de sa famille : c'était ça ou la démission. Aux dernières nouvelles, après des mois de nomadisme, ce sera la démission. Deuxième cas : cette mère de famille travaille à Lyon et est sommée de trouver un poste en dehors de la région avant le 31 décembre. Son évolution professionnelle serait pourtant possible sur place : elle a trouvé des postes qui conviennent. Mais à chaque fois la route est barrée : changez de ville ou dégagez!

 

Nous invitons les dirigeants de France Telecom à lire Caritas in Veritate, l'encyclique sociale de Benoît XVI. Ils y trouveront les fondements d'une économie enfin humaine.

 

 


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Catégorie : Société
Posté par : Denis Sureau le 02-10-2009

Un événement éditorial

Sortie simultanée aux Editions de L'Homme Nouveau

et aux Presses de l'Université d'Oxford

William Cavanaugh

Le Mythe de la violence religieuse

C’est une idée dominante : la religion promeut la violence car elle est absolutiste, source de divisions et irrationnelle. Mais peut-on séparer la violence « religieuse » de la violence « séculière » ? C’est la question que pose William Cavanaugh dans cet essai magistral publié simultanément aux Presses de l'Université d'Oxford et en France.

Au cœur du problème, l'invention d'un concept universel de « religion » accompagnant l'émergence de l'Etat moderne, la marginalisation de l'Église puis la colonisation. L'examen historique des « Guerres de religion »révèle qu'il est impossible d'isoler le facteur religieux de la résistance des élites locales face aux menées centralisatrices des souverains. L'État-nation s’est approprié le sacré, devenant lui-même l'objet d'une nouvelle « religion » exigeant une loyauté exclusive conduisant à la guerre. En Occident, le mythe de la violence religieuse est une arme pour limiter le rôle public des chrétiens. En politique étrangère, il légitime la « guerre libérale de libération» contre les sociétés non-séculières.

William Cavanaugh déconstruit brillamment un mythe fondateur de la modernité et ouvre de nouvelles voies à la réflexion sur l'origine de la violence.


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Le Mythe de la violence religieuse

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Catégorie : Société
Posté par : Philippe Maxence le 09-07-2009

 

À l’initiative du cercle français de la Rose blanche un camp de formation à la doctrine sociale de l’Église pour étudiants et jeunes professionnels est proposé du 16 au 23 août prochain en Provence. Une opportunité à saisir pour se former dans un cadre amical et estival. Entretien avec Benoît Schmitz à l'initiative de ce projet.

 

 

 

Qu’est-ce que le cercle de la Rose blanche ?

Benoît Schmitz : Né à l’automne 2006, le cercle de la Rose blanche organise pour la troisième année consécutive un camp de formation au mois d’août. Nous avons voulu proposer une formation intellectuelle permettant aux jeunes catholiques d’exercer leurs responsabilités dans la vie politique et sociale. Nous pensons en effet que, face aux impasses de notre société, il est nécessaire de susciter des esprits libres capables de rendre raison de l’espérance chrétienne et d’opposer des convictions réfléchies à ce que Benoît XVI a appelé « la dictature du relativisme ».

La formation que nous proposons cherche à articuler l’étude des fondements philosophiques et théologiques de la doctrine sociale de l’Église, d’une part, et celle des grands enjeux actuels, d’autre part. Elle est assurée par de jeunes catholiques soucieux de transmettre l’enseignement qu’ils ont reçu et de promouvoir l’action des catholiques dans la Cité.

Nous faisons aussi appel à un certain nombre de personnalités. Lors des deux premiers camps, nous avons ainsi reçu Mgr Cattenoz, Mgr Rey, Jean-Marie Le Méné (président de la Fondation Lejeune), Xavier Lemoine (maire de Montfermeil), Anne Coffinier (présidente de la Fondation pour l’École), Thibaut Dary (délégué général d’Ichtus), les journalistes Philippe Maxence, Michel De Jaeghere et Vincent Trémolet de Villers, les philosophes Jean-François Mattéi et Yves Semen. Comme l’année dernière, nous aurons la grande chance de bénéficier cet été de la présence du mathématicien Laurent Lafforgue (professeur à l’IHES, Médaille Fields 2002) et du journaliste Laurent Dandrieu (rédacteur en chef-adjoint du service culture à Valeurs actuelles), qui nous font l’amitié de participer à l’ensemble de cette semaine de formation.

Pourquoi vous êtes-vous placés sous le patronage de la Rose blanche ?

   B.S.: La Rose blanche est un mouvement de résistance au nazisme organisé par des étudiants allemands chrétiens. Ils s’employèrent à dénoncer les racines nihilistes et païennes de la pensée nazie. Arrêtés pour avoir distribué des tracts hostiles au régime, ses principaux animateurs, Hans et Sophie Scholl, Christoph Probst, Alexander Schmorell et Willi Graf, furent exécutés en 1943. Leur histoire n’est pas aussi épique que l’opération Walkyrie ; contrairement à Claus von Stauffenberg et aux autres conjurés du 20 juillet 1944, ils ne furent jamais en mesure de renverser Hitler ; mais ces « enfants d’Antigone » − selon la formule de Pierre-Emmanuel Dauzat qui a traduit les Lettres et carnets de Hans et Sophie[1] – ont semé pour aujourd’hui. Sophie notait le 22 juin 1940 : « Il ne faut pas être ambivalent soi-même pour la simple raison que tout le reste l’est, même si on ne cesse de rencontrer cette idée. Sous prétexte que nous sommes nés dans un monde de contradictions, il nous faudrait nous y soumettre. Assez étrangement, cette attitude si peu chrétienne est particulièrement répandue chez ceux qui se disent chrétiens. En ce cas, comment pourrait-on attendre du destin qu’il fasse triompher une cause juste quand si rares sont les gens qui se sacrifient sans broncher à une juste cause ? » Comment ne pas penser que cela a été aussi écrit pour nous ?     

Mais peut-on sérieusement faire un parallèle entre la situation actuelle et celle que connurent les membres de la Rose blanche ?

   B.S.: Il est bien évident qu’elles sont très différentes. L’histoire ne se répète pas. Mais cela ne doit pas empêcher de voir qu’elles font partie du même cycle historique, qu’elles procèdent d’une même matrice. Dans Mémoire et identité, Jean-Paul II a montré que cette racine commune se trouvait dans le rejet de Dieu comme Créateur et dans le refus de la notion de nature humaine.

   De plus, nos sociétés n’ont pas rompu avec le scientisme qui fut l’armature idéologique des totalitarismes. Le fétichisme de la science et l’individualisme hédoniste se conjuguent pour remplacer les croyances fondatrices qui font que le sens est reçu et non posé arbitrairement par l’homme. Le grand juriste Pierre Legendre a pu dire – c’était à propos du Pacs – que « le droit, fondé sur le principe généalogique, laiss[ait] la place à une logique hédoniste héritière du nazisme » (Le Monde, 23 octobre 2001). À sa suite, Alain Supiot a expliqué ce qui rapproche les sociétés libérales contemporaines des totalitarismes du XXe siècle : « Le Droit et l’État ne seraient qu’affaire de conventions toujours révisables, de simples instruments vides de sens, subordonnés aux vérités de la Science et au progrès irrésistible des techniques. Cet instrument est destiné à servir non plus la domination naturelle d’une classe ou d’une race sur une autre, mais l’individu dans sa compétition avec tous les autres pour l’affirmation de soi. Ce nouvel avatar du scientisme conduit comme les précédents à une impasse sanglante, car il méconnaît la place de l’Interdit dans l’institution de la raison. […] La foi en un “avenir radieux” où nous serions affranchis de toute loi hors celles de la Science a été depuis deux siècles le ferment de la négation de l’Homme. Elle demeure aujourd’hui le ventre fécond de monstruosités inédites »[2]

 

 



[1] Hans et Sophie Scholl, Lettres et carnets, Paris, Tallandier, 2008.

[2] Alain Supiot, Homo juridicus. Essai sur la fonction anthropologique du Droit, Paris, Seuil, 2005, p. 81-83.

 

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Catégorie : Société
Posté par : Philippe Maxence le 08-07-2009

La lecture de la dernière encyclique de Benoît XVI a évoqué en nous plusieurs choses. Nous avons déjà évoqué les liens avec les principes du courant distributiste que Chesterton a présenté dans un livre comme Plaidoyer pour une propriété anticapitaliste.

Mais nous sommes heureux de constater qu’un autre ouvrage publié par nos éditions entre directement en résonnance avec les propos du Saint-Père. Ce livre, c’est celui de William Cavanaugh : Etre consommé.

Avant d’en donner un extrait, on trouvera peut-être indécent que nous établissions ces rapprochements, semblant récupérer le pape à notre cause. Soyons clair : nous ne récupérons pas le pape ; nous ne le transformons pas en un objet publicitaire et de consommation [voir les raisons profondes de ce rejet dans Etre consommé de William Cavanaugh] : nous sommes simplement heureux de constater cette communion. Ajoutons, pour terminer sur ce sujet, que si nous n’en parlons pas nous-mêmes, personne d’autres ne le fera.

Dans Etre consommé, le théologien William Cavanaugh ne se contente ni d’analyser le phénomène de la consommation, ni de poser un regard théologique inédit sur lui. Il va au-delà, en proposant des solutions alternatives. Par exemple, il écrit ceci au chapitre III :

 

« Si le détachement d’endroits et de communautés particulières a contribué à la dépersonnalisation de l’économie mondiale, alors une esthétique adéquate du particulier devrait remettre la personne humaine au centre des relations économiques, comme Jean Paul II n’a cessé de le répéter. Une esthétique et une pratique du don de soi mutuel devraient, de même, s’opposer à la construction du sujet en consommateur, ce qui, pareillement, dépersonnalise le sujet en perturbant l’éros divin qui est la marque d’une vraie vie humaine florissante.

Tout cela ne peut être rendu immédiat que dans les pratiques concrètes et locales. Car ce n’est que dans la rencontre de l’autre que le Christ peut être rencontré, dans le concret et non dans l’abstrait, et c’est seulement par l’attachement au – et non le détachement du – concret que le Christ est rencontré. L’appel aux chrétiens n’est pas tant soit d’adopter soit de remplacer une abstraction comme l’est le « capitalisme » par d’autres abstractions. C’est plutôt de soutenir des formes économiques, de communautés et de cultures qui reconnaissent l’universalité de la personne individuelle.

Un exemple de la manière dont les chrétiens répondent à cet appel est le mouvement rural communautaire chrétien (Church Supported Agriculture) qui crée un lien direct entre les familles d’agriculteurs et les communautés locales. Plutôt que de réduire leur militantisme économique à exiger que l’État intervienne dans le marché, les paroisses créent des types alternatifs d’espaces économiques dans lesquels on résiste à l’abstraction de la mondialisation par des rencontres face-à-face entre les producteurs et les consommateurs. Dans ce modèle, les familles d’agriculteurs – la plupart d’entre elles pratiquant l’agriculture biologique et des méthodes permettant un renouvellement de l’environnement – vendent directement leur production par l’intermédiaire des communautés religieuses locales. Les paroissiens soit achètent ces produits soit achètent une part de la production de l’agriculteur avant la récolte en contribuant ainsi à partager le risque agricole. L’église sert de dépôt pour les produits et de lieu où agriculteurs et paroissiens se rencontrent. Dans cet espace, l’intermédiaire est évité et la nourriture a un visage humain. La nourriture ne provient plus d’un endroit anonyme et distant, mais d’un autre être humain particulier avec lequel le consommateur peut entrer en relations. Dans une telle rencontre, la personne est vue comme un autre soi et un autre Christ, l’universel et le particulier. Il s’ensuit que les échanges économiques ne sont plus simplement fondés sur l’offre et la demande, sur ce que le marché apportera. Les prix sont déterminés pour permettre aux agriculteurs de se maintenir en vie, en évitant d’être soumis aux caprices du marché. (56) » (pp. 143-144)

 

Que dit le Pape de son côté ? Au numéro 66 de son encyclique, il écrit :

 

« Dans ce domaine des achats aussi, surtout en des moments comme ceux que nous vivons où le pouvoir d’achat risque de s’affaiblir et où il faudra consommer de manière plus sobre, il est opportun d’ouvrir d’autres voies, comme par exemple des formes de coopération à l’achat, telles que les coopératives de consommation, créées à partir du XIXe siècle grâce notamment à l’initiative des catholiques. Il est en outre utile de favoriser de nouvelles formes de commercialisation des produits en provenance des régions pauvres de la planète afin d’assurer aux producteurs une rétribution décente, à condition toutefois que le marché soit vraiment transparent, que les producteurs ne reçoivent pas seulement des marges bénéficiaires supérieures mais aussi une meilleure formation, une compétence professionnelle et technologique et qu’enfin des idéologies partisanes ne soient pas associées à de telles expériences d’économie pour le développement. Il est souhaitable que, comme facteur de démocratie économique, les consommateurs aient un rôle plus décisif, à condition qu’ils ne soient pas eux-mêmes manipulés par des associations peu représentatives. »

Benoît XVI-William Cavanaugh, même combat ? Cela se pourrait ! Benoît XVI-L’Homme Nouveau, même esprit ? Si c’est le cas, que Dieu nous y garde ! Si non, qu’il nous y mette !


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Catégorie : Société
Posté par : Philippe Maxence le 08-07-2009

Le Pape Benoît XVIY a-t-il un lien entre le dernier livre publié par les éditions de l'Homme Nouveau et la parution de la troisième encyclique du pape Benoît XVI : « Caritas in veritate » (La charité dans la vérité). D’une hauteur de vue bien à l’image de son auteur, se fondant sur le rappel théologique des liens intrinsèques entre la charité et la vérité, cette encyclique réactualise la doctrine sociale de l’Église, en prenant à bras le corps les problèmes nouveaux posés dans le cadre de la mondialisation. Prudent, évitant de choquer un auditoire avide d’images chocs et de formule à l’emporte-pièce, le seul laïc admis à présenter le texte du pape lors de la conférence de presse, le professeur Stefano Zamagni de l’université de Bologne a tenu à préciser que « Non, ce n’est pas une encyclique anticapitaliste ». Preuve hautement paradoxale que certains passages de ce texte très riche pourraient le laisser penser…

On donnera raison au professeur Zamagni, car comme l’explique Chesterton en introduction de son livre Outline of sanity, traduit en français, de manière un peu paradoxale, bien dans le ton de l’auteur, par Plaidoyer pour une propriété anticapitaliste, ce terme de capitaliste est devenu polysémique et exige d’être très précisément défini. Or, Chesterton le fait remarquer : « une société de capitalistes ne contient pas trop de capitalistes, mais trop peu ».

Il ne s’agit pas ici de résumer cette nouvelle encyclique. Force est de constater pourtant que la pensée distributiste de Chesterton et de Belloc ne peut que se trouver encourager à poursuivre ses efforts et son actualisation par ce texte papal. Dans ce sens, la publication pour la première fois en langue française du Plaidoyer pour une propriété anticapitaliste s’inscrit directement dans l’effort de réflexion auquel le pape invite les catholiques.

 

Quand il souligne que la question sociale et économique est morale et repose fondamentalement sur une vision anthropologique ; quand il critique les effets de l’économie uniquement spéculative ; quand il constate que « le marché n’arrive pas à produire la cohésion sociale » ou que « l’activité économique ne peut résoudre tous les problèmes sociaux » ; quand il rappelle la nécessité de ne pas séparer l’agir économique de l’agir politique ou quand il évoque l’idée de « subsidiarité fiscale », il est certain que la doctrine chestertonienne entre en harmonie avec le discours du pape comme elle l’était déjà à l’époque de la parution de Centesimus annus de Jean-Paul II. À ceux qui s’en étonneraient, il faut les inviter à lire le Plaidoyer pour une propriété anticapitaliste qui d’une autre manière, sans la même autorité, et dans un contexte historique différent, repose sur les mêmes principes d’analyse.

Aux États-Unis, les commentateurs le constatent déjà, notant le regain de vigueur du courant distributiste. Ainsi, par exemple, Kevin Michael Derby, sur Examiner.com, s’en prend au catho-con (catholiques conservateurs soutenant le courant néo-conservateur) et montre le lien entre la nouvelle encyclique et le travail des distributistes. À Oxford, samedi prochain, la rencontre sur la pensée de Chesterton face à la crise économique actuelle ne pourra que se trouver encouragée par l’apport de la nouvelle encyclique.


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Plaidoyer pour une propriété anticapitaliste

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Catégorie : Société
Posté par : Philippe Maxence le 26-06-2009

Alors que certains catholiques, qui habituellement parlent haut et manient facilement l’anathème, restent étrangement silencieux, le livre de Chesterton édité par les Éditions de l’Homme Nouveau, Plaidoyer pour une propriété anticapitaliste, vient de prouver qu’il était, selon une formule bien contemporaine, « trans-courants ». Le même jour, Valeurs actuellesconsacrait à ce livre une pleine page pendant que Mathieu Lindon, dans Libération, lui offrait les colonnes de sa rubrique.

Avec sa finesse habituelle, Philippe Barthelet a merveilleusement présenté Plaidoyer pour une propriété anticapitaliste, à ses lecteurs de Valeurs actuelles. N’hésitant pas à qualifier Chesterton de « l’un des plus grands écrivains anglais de son siècle », – et Barthelet sait de quoi il parle –, le chroniqueur écrit notamment : « Quatre-vingts ans après qui l’a écrit, le Plaidoyer de Chesterton est d’une actualité douloureuse : la “crise” financière et économique où nous nous débattons a fait ressortir aux yeux les plus obstinément détournés l’aberration suicidaire d’un système à peu près fou, tenu par d’opiniâtres irresponsables (…). Sur les conditions d’une agriculture saine, sur le bluff de la publicité et la tyrannie du grand commerce (qu’on appellerait aujourd’hui “grande distribution”), ce livre, qui tombe à pic, est d’un intérêt jamais démenti ; peut-être parce que Chesterton parie sur l’intelligence de son lecteur… »

De son côté, Libération n’est pas en reste. Loin de là ! Mathieu Lindon est un très bon connaisseur de Chesterton dont il parle souvent dans sa chronique littéraire. Mais cette fois, il y avait un vrai pari à lui envoyer le livre de Chesterton publié par nos éditions. D’abord, nous ne sommes ni Gallimard, ni Omnibus. Ensuite, ce livre n’est plus simplement un ouvrage de littérature « classique ». Beaucoup de critiques de Chesterton lui ont reproché justement ses idées politiques et économiques qu’il fait souvent passer dans ses romans. Là, nous sommes directement face à un recueil d’essais économiques, à un ouvrage de critique sociale, certes menée à la Chesterton, mais sans « l’excuse » littéraire. C’est dire la difficulté ! Il faut saluer l’honnêteté de Mathieu Lindon qui sous le titre « Chesterton, le détective de l’économie » présente longuement et avec sympathie le Plaidoyer pour une propriété anticapitaliste. « Un essai, précise-t-il, dont le titre est fait pour plaire aux partisans d’Olivier Besancenot quoique l’éditeur soit plutôt un ferme soutien de Benoît XVI, mélange qui n’a rien d’étonnant quand il s’agit de Chesterton et de son original catholicisme ».

Offrant à ses lecteurs plusieurs passages du livre, Mathieu Lindon explique : « Le travail et le capital sont au cœur de Plaidoyer pour une propriété anticapitaliste, tentative de renversement de toutes les valeurs économiques à qui la crise actuelle donne une actualité quoique certaines des propositions de Chesterton aient souffert du passage du temps (le texte date de 1926). Mais le ton de l’écrivain est présent dans la moindre phrase. »

On peut l’ingralité de cet article sur le site de Libération en cliquant ICI

À l’heure où certains catholiques pensent encore être en avance parce qu’ils parlent d’écologie ou de décroissance, mais s’enferrent dans des catégories datant des années soixante-dix du siècle dernier (c’est tout dire !), continuant une guerre de tranchée sans voir que les lignes ont bougé sous le pontificat de Jean-Paul II et continuent davantage encore à le faire sous celui de Benoît XVI, force est de constater qu' en-dehors ce type de crispation n’existe pas. Raison de plus d'aller respirer l'air du large…

 


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Catégorie : Société
Posté par : Denis Sureau le 05-05-2009

En lisant Centesimus Annus, une affirmation forte m’avait sauté aux yeux : « Il n’existe pas de véritable solution de la “question sociale” hors de l’Évangile. » Jean-Paul II faisait écho à Léon XIII qui, un siècle plus tôt, avait développé ce thème dans Rerum novarum. Une intransigeance analogue se retrouve dans la conclusion du discours de Benoît XVI au Collège des Bernardins : « La recherche de Dieu et la disponibilité à L’écouter demeurent aujourd’hui encore le fondement de toute culture véritable. »

 

Mais les papes sont-ils écoutés ? Dans notre monde sécularisé, on nous apprend à penser et à agir comme si Dieu n’existait pas. Aussi sommes-nous conduits à croire que la crise sociale et économique peut être résolue avec des moyens purement techniques, qui seraient par nature étrangers à l’Évangile. Au nom d’une fausse autonomie des réalités terrestres, bien des chrétiens ne conçoivent même pas que des problèmes économiques puissent être résolus autrement que par des outils strictement économiques.

 

Or la science économique (authentique) est une science morale, parce que l’activité économique est une activité morale. Mettant en jeu des relations humaines (et donc morales) entre les hommes, elle est régie par la vertu de justice qui, comme on sait, consiste à rendre à chacun ce qui lui est dû. Ce qui est impossible, comme le disait saint Augustin, si l’on ne commence par donner à Dieu en sacrifice ce qui lui est dû. C’est pourquoi l’ordre social juste est fondé sur le vrai culte offert à Dieu. Et ce n’est que lorsque Dieu est aimé ainsi que l’amour des autres est possible, ainsi que la justice.

 


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Catégorie : Société
Posté par : le 27-04-2009

L'hebdomadaire Les 4 vérités, qui s'intéresse aux questions économiques et sociales, habituellement dans une perspective plutôt libérale, a eu l'amabilité d'indiquer la parution de Plaidoyer pour une propriété anticapitaliste, traduction française de Outline of sanity, de G.K. Chesterton. Une recension signé Guillaume de Thieulloy, auteur par ailleurs du Chevalier de l'absolu, un livre consacré à Jacques Maritain et paru chez Gallimard.


 

Chesterton est probablement l’un des meilleurs écrivains anglais du siècle dernier. Son humour si typiquement britannique, son goût prononcé pour le paradoxe, en font un auteur particulièrement plaisant (et stimulant) à lire.
Les éditions de l’Homme nouveau viennent de publier un ouvrage de cet auteur encore inédit en français. Le titre sera sûrement « vendeur » en ces temps de crise, mais, sous cet « anticapitaliste », c’est plutôt « anti-monopolistique » qu’il faudrait lire (contre les monopoles d’État et contre les monopoles privés).
 Cette « diffusion de la propriété », comme disait naguère Louis Salleron, est vitale pour la restauration (et pas seulement économique) de la société.
 


Disponible dans notre boutique :
Plaidoyer pour une propriété anticapitaliste

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Catégorie : Société
Posté par : Philippe Maxence le 24-04-2009

qui a présenté Plaidoyer pour une propriété anticapitaliste de G.K. Chesterton, édité par les éditions de l'Homme Nouveau.

Une discussion s'est engagée sur les propos de ce livre, à travers les commentaires déposés après le post du  Salon Beige.

 


Disponible dans notre boutique :
Plaidoyer pour une propriété anticapitaliste

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Catégorie : Société
Posté par : le 23-04-2009

Le rédacteur en chef du quotidien suisse Le Nouvelliste, a publié sur le blog de son journal une présentation de L'Homme Nouveau. Nous remercions vivement Vincent Pellegrini pour son analyse et son soutien. Extrait :

 

Le bimensuel catholique français d’information “L’homme nouveau” est présent depuis longtemps dans la galaxie des périodiques catholique. Il est agréablement mis en page et bien illustré de photos ou de dessins, mais il a malheureusement bien moins de notoriété que d’autres magazines (sur papier glacé eux) moins complets, moins documentés, moins généralistes, et d’une qualité bien moindre tant d’un point de vue théologique que culturel. “L’Homme Nouveau”, dont la tendance idéologique est celle du pape Benoît XVI à 100% (fidélité à l’Eglise avec une juste pondération de la Tradition et de la modernité) mériterait de se trouver dans bien plus de foyers catholiques à cette heure où les jeunes n’apprennent plus grand chose de solide sur la religion catholique à l’école et manquent de repères culturels éclairés.

 

 

Pour lire la suite, n'hésitez pas à aller sur son blog. Il y a plein de bons billets à découvrir.


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Catégorie : Société
Posté par : Père Daniel-Ange le 22-04-2009

 

Sous ce titre, le père Daniel-Ange, fondateur de Jeunesse-Lumière, répond dans le numéro à paraître de l'Homme Nouveau, aux accusations portées contre Benoît XVI à propos du préservatif et montre qu'une autre voie est possible et déjà suivie avec enthousiasme par des milliers de jeunes à travers le monde.
 

Une nouvelle génération se lève ! Aux U.S.A., la promotion de la chasteté a été largement relayée par stars de cinéma, vedettes, champions sportifs (Magic Johnson), chanteuses populaires (Rebecca S. Jones). Miss America 2003, Erika Harold, dans son discours d’intronisation, vu par tous les Américains. « J’ai été abusée sexuellement, je ne veux plus que ça recommence dans mon peuple. Faites comme moi et mes amis : une promesse de ne pas avoir de relations sexuelles avant le mariage. » Et de parcourir un millier de collèges et lycées pour promouvoir cette démarche. À Washington, 20 000 délégués de tous les États, ont déposé 311 840 engagements à rester « sexuellement purs » avec toutes leurs coordonnées. Cela a été initié par un grand mouvement d’origine évangélique T.L.W. (True Love Waits), en France A.V.A. (Amour vrai attend), regroupant finalement toutes les dénominations chrétiennes. Des quantités de groupes se sont mis en place, comme des mannequins haute couture, pour faire cette même promotion. « The only save-sex, is no sex », « user du condom c’est jouer avec la mort » (1).
Au Cameroun, en Côte-d’Ivoire (2), au Rwanda, je suis des groupes de jeunes, qui militent courageusement dans le même sens. À Bujumbura, 3 500 jeunes-Jeunesse-Lumière ont parmi leurs différents engagements (renouvelés tous les quatre mois) d’attendre le mariage pour leurs premiers rapports sexuels, de ne jamais céder aux pressions pour des « services sexuels » de la part de leurs professeurs ou employeurs, (fréquent là-bas), et de préférer rater un examen, être mis à la porte, se retrouver au chômage, parce que refusant cette forme ignoble de corruption. De l’héroïsme à l’état pur.
Une véritable bombe dans ce pays. Ces jeunes sont dignes de leurs 40 camarades du petit séminaire de Buta massacrés parce que refusant de se séparer par ethnies (Burundi, 1997). Ils organisent ce mois d’avril, une grande manifestation de soutien au Pape.
 

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Journal n°1444 du 25-04-2009

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Catégorie : Société
Posté par : le 19-04-2009

Dans son édition du jeudi 16 avril dernier, le quotidien Présent, dans la "Chronique de l'économie réelle", signée Jean Rouvière, a longuement présenté le dernier livre édité par nos éditions, Plaidoyer pour une propriété anticapitaliste, de G.K. Chesterton. Un ouvrage prophétique, selon le chroniqueur. Extraits.

Un militant ou un dirigeant du Nouveau Parti anticapitaliste (NPA) qui ne connaîtrait pas le nom de Chesterton pourrait le prendre pour un des leurs à la lecture du titre de son dernier livre traduit du français : Plaidoyer pour une propriété anticapistaliste.

Mais Chesterton n'était en rien marxiste ou trotskiste, ni même socialiste ou social-démocrate. Il était catholique, préoccupé de justice sociale et, à ce titre, un des hérauts du « distributisme », doctrine qui vise à répandre la propriété privée des moyens de production pour corriger les méfaits du capitalisme. Le distributisme chestertonien prenait à contre-pied la propagande socialiste ou communiste.
Le Plaidoyer de Chesterton est un recueil d'articles paru en 1926. Il n'avait jamais été traduit en français. Le voici enfin disponible, dans une édition enrichie de notes utiles et intéressantes dues à Philippe Maxence et au traducteur, Gérard Joulié.
Chesterton reste un écrivain et répugne à la théorie. On retrouve dans ce livre son style si particulier, imagé, ses digressions, sa manie de se mettre sans cesse en scène. Mais on retrouve aussi, comme le dit Philippe Maxence, « ce fameux sens commun qu'il aura défendu tout au long de son existence».

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Plaidoyer pour une propriété anticapitaliste

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Catégorie : Société
Posté par : Philippe MAXENCE le 08-04-2009

Par principe, je ne suis pas très porté sur le genre de la « lettre ouverte ». J’en ai tant lu qui s’adressent à tous, sauf réellement à leurs destinataires, que je suis devenu un peu méfiant. Cet état d’esprit a été renforcé par le fait que notre pays, et singulièrement le petit monde médiatique, ignore généralement le débat, surtout avec ceux qui n’ont pas l’heur d’appartenir aux grands groupes en place. Le « Small is Beautiful » de E.F. Schumacher n’est pas une référence très pratiquée dans notre société libérale.
Mais si aujourd’hui je dépasse ma méfiance instinctive pour vous écrire, c’est que j’ai lu avec intérêt, quoique sans surprise, l’appel de Marianne (n° 622 du 21 au 27 mars dernier) à soutenir Témoignage chrétien. J’écris sans surprise, non par sous-entendu moqueur, mais parce que j’ai remarqué par le passé que vous aviez, à plusieurs reprises, lancé des appels similaires pour soutenir des titres, même quand ceux-ci ne vous ménageaient pas leurs critiques. L’argument habituel utilisé dans vos colonnes est celui de la défense du « pluralisme et de l’indépendance de la presse », dans un monde qui, malheureusement, a pris l’habitude de marcher au pas.
Concernant Témoignage chrétien, votre collaboratrice, Perrine Cherchève, s’appuie sur le même argument, ce qui prouve une constance dans vos choix. Elle en ajoute d’autres, bien sûr, tels que le souvenir du passé résistant des fondateurs de Témoignage chrétien ou celui des divers combats menés par cet organe de presse (« l’indépendance de l’Indochine et de l’Algérie, la création d’un État palestinien, le droit à l’avortement, le mariage de prêtres, etc. »). Elle relaie surtout l’urgent besoin d’argent de Témoignage chrétien qui, écrit-elle « n’a plus que 8 000 abonnés » et « ne doit pas disparaître. Surtout au moment où les positions du Vatican (…) ébranlent la conviction des croyants ».
Permettez-moi, Monsieur le Directeur, après ce rappel un peu fastidieux d’une réalité que vous connaissez bien, d’en venir à l’objet de cette lettre. Il s’agit d’une demande, d’une simple demande. Au nom du pluralisme et de l’indépendance de la presse ! Pourriez-vous lancer un appel similaire en faveur du journal dont je suis le rédacteur en chef, L’Homme Nouveau.
Puisque certainement vous ne connaissez pas ce titre, permettez-moi de nous présenter. Notre situation est certes moins critique que celle de Témoignage chrétien. Nous avons un peu plus d’abonnés, mais pas dans une marge suffisante pour nous permettre d’être à la hauteur, par exemple, de Marianne.
Fondé en 1946, L’Homme Nouveau est né de la volonté d’un prêtre, le père Fillère, qui fut pourchassé par la Gestapo pendant l’Occupation allemande. Son crime ? Avoir dénoncé avant-guerre le totalitarisme brun. Après le second conflit mondial, il n’a pas cru devoir tomber dans les bras d’un autre totalitarisme, rouge celui-là. Cela explique peut-être le fait que ce nom n’évoque rien pour vous.
À partir de 1962, et jusqu’en 1998, L’Homme Nouveau a été dirigé par Marcel Clément. Réfractaire du S.T.O., dans la clandestinité dès 1942, Marcel Clément appartenait à une équipe chargée d’établir le coût de l’Occupation allemande en France. C’est à ce titre qu’il a présenté au Gouvernement provisoire un rapport sur cette question en 1944. À la demande du gouvernement français il fut également, par la suite, chargé d’établir l’état des dommages commis par le Japon envers la France. Ces quelques rappels historiques pour vous montrer que nos origines ne diffèrent guère de celles de Témoignage chrétien et que notre ancienneté est à peine moindre.
Pourtant, des différences, il y en a, et je suis persuadé que vous ne pouvez n’y être que sensible, au nom justement de la défense du pluralisme de la presse. L’une de ces différences tient au fait que L’Homme Nouveau appartient uniquement à ses collaborateurs et à ses lecteurs (1). Contrairement à Témoignage chrétien, nous n’avons jamais reçu l’aide de capitaux extérieurs. Ainsi, nous n’avons pas bénéficié de l’apport de capital d’un Jacques Maillot, ancien P.-D.G. de Nouvelles Frontières, ou de grands groupes comme Bayard, Le Monde diplomatique et Le Monde. Pas plus que de quelque hypothétique caisse noire du Vatican.
 

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Catégorie : Société
Posté par : La Rédaction le 21-11-2008

A l'initiative de Marc LE FUR, Vice-président de l’Assemblée nationale, Député des Côtes d’Armor, 55 députés ont igné cet appel pour défendre le dimanche. Nous appelons les internautes à demander aux députés ne figurant pas dans cette liste de s'y joindre sans tarder.

 

Organiser des vacances familiales en fonction des congés des conjoints est déjà compliqué. Sera-t-il aussi compliqué d’organiser ses week-ends demain s’il faut travailler le dimanche ? Ceux qui demandent l’ouverture des commerces le dimanche ont-ils conscience de toutes les conséquences de leur revendication ?

Trois questions doivent être posées à ce sujet.

 

Quel intérêt économique ?

On dit qu’ « ouvrir les magasins le dimanche, c’est créer 30 000 emplois. A cela plusieurs études, dont celle du Conseil économique et social, répondent que l’acte d’achat ne serait que transféré de la semaine au dimanche. Les sites qui ouvrent le dimanche perdent ainsi 30% de leur activité du samedi. Les 30 000 emplois créés ne seraient que transférés de la semaine au week-end. D’autres études montrent qu’à consommation égale, un emploi du dimanche supprimera trois emplois de la semaine. La menace portera également sur ceux qui travaillent déjà le dimanche, notamment les multiples petits commerces de proximité dans nos centre-villes ou dans nos centre-bourgs en milieu rural.

 

La logique économique veut qu’on n’effectue pas d’achats supplémentaires sans pouvoir d’achat en hausse. La hausse du pouvoir d’achat ne se décrète pas par l’ouverture des magasins le dimanche. A l’instar des heures de temps libre dégagées par les 35 heures, l’ouverture des magasins le dimanche risquerait plutôt de créer des frustrations et du surendettement.

 

Quel impact sur notre société ?

«  Ouvrir les magasins le dimanche, c’est donner une liberté supplémentaire aux individus, un jour de consommation en plus par semaine ! ». Et voilà comment on passe du dimanche chômé, acquis social obtenu de haute lutte au 19ème siècle, au dimanche chômé, menace pour la liberté individuelle des consommateurs. « Si nos concitoyens ont envie d’acheter le dimanche, qu’ils achètent ! Ouvrez tous les jours, le marché reconnaîtra les siens » L’argument est cocasse car, le travail le dimanche, c’est bien quand cela concerne les autres, mais moins bien quand cela nous touche personnellement.Or, ouvrir les magasins le dimanche ne touchera pas que les commerçants. Il faudra trouver des modes de garde pour les enfants. Qu’en sera-t-il des services bancaires indispensables à l’activité commerciale ? Faudra-t-il livrer les magasins le dimanche ? Le travail le dimanche ne se fera que sur volontariat nous dit-on. Comment peut-on y croire ? Chacun sent très bien que l’ouverture des commerces le dimanche est le cheval de Troie pour une ouverture générale de l’activité professionnelle. Qu’en sera-t-il alors de toutes les activités dominicales, non seulement les cultes, mais également les activités sportives, associatives, familiales… ? N’est-il pas préférable de ne pas consommer dans les commerces un jour sur sept et de conserver ces moments de fraternité qui donnent à la vie beaucoup de sens ? Le travail le dimanche, c’est une menace pour les familles. C’est leur retirer un des rares moments de la semaine où elles peuvent se retrouver pour partager des moments indispensables qui participent à la construction de chacun. Pourquoi leur retirer ce refuge essentiel ?

Quel sens donner à une telle revendication ?

C’est en effet là qu’est la vraie question. L’homme contemporain est-il uniquement un « individu consommateur » ou est-il encore l’animal social que définissait Aristote ? S’il n’est que consommateur, ouvrons les magasins le dimanche et laissons le satisfaire son instinct. Si l’homme se construit par les relations qu’il tisse avec les autres, posons-nous la question de maintenir chômé un jour dans la semaine durant lequel les relations que nous avons les uns avec les autres peuvent être facilitées et gratuites.

La réglementation est souvent trop lourde et faite de tracasseries inutiles quand il faut organiser des manifestations sportives, amicales, associatives et religieuses où les gens se rencontrent et partagent un peu de leur temps. Elle est en revanche nécessaire pour préserver des moments gratuits, sans transaction, des moments de partage en famille ou entre amis.

« Les Français qui le veulent pourront ne pas consommer le dimanche. Il n’y a aucune obligation mais une nouvelle offre proposée» affirment enfin les partisans de l’ouverture. Peut-être. Il est cependant probable que ce moment privilégié de partage et de relations personnels sera sévèrement frappé par la concurrence d’une possibilité de consommer qui n’aura plus de limite.

Aujourd’hui, les Français ont encore plus besoin de solidarité qu’hier. Or, la première et la plus vraie des solidarités, la plus efficace, la plus riche en relations et en affection, est certainement la famille. Sachons protéger cette valeur essentielle et ne pas la fragiliser une nouvelle fois.

 

Jean-Paul ANCIAUX, Député de Saöne et Loire - Thierry BENOIT, Député d’Ille et Vilaine –Véronique BESSE, Députée de la Vendée - Jean-Claude BOUCHET, Député du Vaucluse - Françoise BRANGET, Députée du Doubs – Xavier BRETON, Député de l’Ain - Yves BUR, Député du Bas-Rhin – Jean-François CHOSSY, Député de la Loire – Dino CINERI, Député de la Loire- Jean-Yves COUSIN, Député du Calvados – Jean-Louis CHRIST,Député du Haut-Rhin - Marie-Christine DALLOZ, Députée du Jura – Laure DE LA RAUDIERE, Députée de l’Eure et Loire- Lucien DEGAUCHY, Député de l’Oise – Jean DIONIS DU SEJOUR – Yannick FAVENNEC, Député de la Mayenne - André FLAJOLET, Député du Pas de Calais - Jean-Pierre GARRIGUE, Député de la Dordogne - Philippe GOSSELIN, Député de la Manche– Michel GRALL, Député du Morbihan – Jean-Pierre GRAND, Député de Député de l’Hérault - Arlette GROSSKOST, Députée du Haut-Rhin Antoine HERTH, Député du Bas-Rhin – Guénhaël HUET, Député de la Manche - Michel HUNAULT, Député de Loire-Atlantique - Fabienne LABRETTE-MENAGER, Députée de la Sarthe – Marguerite LAMOUR, Député du Finistère – Jacques LE GUEN, Député du Finistère - Céleste LETT, Député de la Moselle– Jacques LE NAY, Député du Morbihan - Lionnel LUCA, Député des Alpes Maritimes - Franck MARLIN, Député du Loiret - Jean-Philippe MAURER, Député du Bas-Rhin – Christian MENARD, Député du Finistère – Damien MESLOT, Député du Territoire de Belfort - Philippe MEUNIER, Député du Rhône – Jean-Marie MORISSET, Député des Deux-Sèvres – Jean-Marc NESME, Député de Saône et Loire - Etienne PINTE, Député des Yvelines – Jean-Frédéric POISSON, Député des Yvelines - Jean-Luc REITZER, Député du Haut-Rhin - Jacques REMILLER, Député de l’Isère – Bernard REYNES, Député des Bouches du Rhône Michel SORDI, Député, Député du Haut-Rhin - Dominique SOUCHET, Député de la Vendée- Alain SUGUENOT, Député de la Côte d’Or – Eric STRAUMANN, Député du Haut-Rhin – Michel TERROT, Député du Rhône – Jean UBERSCHLAG, Député du Hault Rhin – Christian VANNESTE, Député du Nord – Patrice VERCHERE, Député du Rhône – Michel VOISIN, Député de l’Ain - Marie-Jo ZIMMERMANN, Députée de la Moselle.

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Catégorie : Société
Posté par : Philippe Maxence le 13-11-2008

Mercredi, on apprenait que la Cour de cassation avait blanchi  le député UMP du Nord Christian Vanneste et annulé sa condamnation pour injure envers la communauté homosexuelle, estimant qu’il n’avait pas dépassé les limites de la liberté d’expression.


Il n’empêche ! Le Point place cette semaine Christian Vanneste parmi les personnalités « en panne » dans sa colonne de distribution de points (vous savez, ces colonnes stupides présentes dans nos hebdomadaires qui reniflent seulement l’air du temps).

Normal, direz-vous. Paraissant le 13 novembre, Le Point, au regard des délais de bouclage, ne pouvait pas être au courant d’un jugement rendu le 12 novembre.

C’est vrai ! Sauf que s’il ne s’agissait pas seulement de condamner les « mal-pensants », les journalistes du Point auraient attendu le verdict du jugement du 12. Histoire d’annoncer la vérité et de placer Christian Vanneste dans la bonne colonne.

Le Point le fera peut-être la semaine prochaine. On prend les paris ?
 


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Catégorie : Société
Posté par : Philippe Maxence le 12-11-2008

Les éditions du Cerf viennent de publier un nouveau livre dans la collection L'Histoire à vif. Il s'agit du texte de Gracchus Babeuf sur la vie et les crimes de Carrier, l'auteur des noyades de Nantes. Babeuf, l'un des père du communisme, portait, dans Du système de la dépopulationtoute son attention sur la politique exterminatrice menée en France par les Conventionnels et Robespierre entre 1793 et 1794. Cette politique devait conduire à l'anéantissement des Vendéens.
Le texte de Babeuf est réédité aujourd'hui. Mais plus que ce texte historique en lui-même, ce livre est intéressant par les commentaires qui l'accompagnent. La Préface de Stéphane Courtois, qui a dirigé Le Livre noir du communisme, montre la filiation génocidaire, de Babeuf à Lemkin (à l'origine du concept de « génocide » utilisé lors du procès de Nuremberg). Jean-Noël Brégeon apporte des précisions historiques sur Babeuf.

L'historien, et également collaborateur de L'Homme Nouveau, Reynald Secher, de son côté, reprend à l'aide de nombreux documents inédits l'histoire des événements de Vendée et s'attache à définir un quatrième crime de génocide, non évoqué par Nuremberg : le mémoricide. Qui penserait pourtant à nier les génocides qui ont existé ? Et, pourtant, il semble que cela soit bien le cas. Surtout, Reynald Secher révèle que la législation « populicide » ou génocidaire française mise en place au moment de la Révolution n'a jamais été abolie. Elle pourrait renaître à tout moment de ses cendres si l'on ne prend pas garde de l'abolir officiellement et définitivement.
Nous ne le savions pas ; mais nous vivions encore sous des lois qui permettent l'extermination. Un livre à découvrir d'urgence.

La guerre de la Vendée et le système de dépopulation, Gracchus Babeud, Le Cerf, 238 pages, 24 €


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Catégorie : Société
Posté par : La rédaction le 07-11-2008
Dans son libre journal diffusé sur Radio Courtoisie* 
lundi 10 novembre de 12h à 13h30 (rediffusion à 16h et minuit),
Philippe Maxence recevra Daniel Hamiche,
qui a coordonné l'édition française de L'Affaire Jane Roe.
Spécialiste des Etats-Unis en général et du catholicisme américain en particulier,
Daniel Hamiche anime le blog Americatho :
ICI

*Fréquences FM de Radio Courtoisie en Mhz : Paris et Ile-de-France, 95,6 | Caen, 100,6 | Chartres, 104,5 | Cherbourg, 87,8 | Le Havre 101,1 | Le Mans, 98,8.

Par satellite :Sur le bouquet satellites CanalSat, si vous êtes abonné, pressez le bouton RADIO de votre télécommande et choisissez "Radio Courtoisie" dans la liste de radios proposées.

Ecoutez Radio Courtoisie en ligne sur le site officiel www.radiocourtoisie.net


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Catégorie : Société
Posté par : La rédaction le 06-11-2008

Ce blog animé par l'équipe de L'homme Nouveau a pour but d'organiser autour d'un livre-événement qui, après avoir bouleversé des millions d'Américains, est désormais traduit et publié en France : L'Affaire Jane Roe, de Norma McCorvey.

Pour le découvrir, un simple clic ICI.

 


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Catégorie : Société
Posté par : Daniel Hamiche le 04-11-2008

 

Comme nous l’avons annoncé dans notre dossier « L’Affaire Jane Roe : de la manipulation à la conversion » (L’Homme Nouveau, n° 1432 daté du 8 novembre), nous publions ci-dessous la traduction intégrale du document publié en 2005 par le secrétariat du département des Activités pro-vie de la Conférence des évêques américains (United States Conference of Catholic Bishops). Un document “d’étape” sur cette Affaire Jane Roe dont les Éditions de L’Homme Nouveau viennent de publier le poignant récit par sa protagoniste la plus célèbre : Norma McCorvey alias Jane Roe…

*

Roe contre Wade
Questions fréquentes et réponses de l’épiscopat américain

1. Qu’est-ce que « Roe contre Wade » ?

C’est l’arrêt de la Cour suprême de 1973 rendant légal l’avortement sur l’ensemble du territoire américain. Une femme qui prétendait être enceinte à la suite d’un viol et souhaitait être avortée (« Jane Roe » dans les textes de la Cour) intenta une action judiciaire contre un procureur de l’État du Texas (Henry Wade) pour lui interdire de faire appliquer une loi de l’État du Texas prohibant l’avortement sauf dans le cas où la vie de la mère serait mise en danger. Le 22 janvier 1973, la Cour trancha sur cette affaire et sur une autre similaire (Doe contre Bolton) dans laquelle une femme à qui la commission d’évaluation d’un hôpital avait refusé un avortement (« Mary Doe » dans les textes de la Cour) contestait la loi de l’État de Géorgie. La Cour abolit la législation de ces deux États, ce qui eut pour effet d’abolir aussi les lois équivalentes de tous les autres États. Jane Roe (dont le vrai nom est Norma McCorvey) reconnut plus tard avoir menti quant au viol. Horrifiées par les conséquences de cette décision, Norma McCorvey et Mary Doe (dont le vrai nom est Sandra Cano) font désormais partie de ceux qui incitent au renversement de l’arrêt.

2. De quoi dispose Roe contre Wade ?

L’arrêt dit que le droit à la vie privé (qui ne figure pas dans le texte de la Constitution) « est suffisamment large pour englober la décision d’une femme de mener ou non à terme une grossesse ». Les juges statuèrent qu’un État ne pouvait fixer aucune limite à l’avortement pendant les trois premiers mois de la grossesse (le premier trimestre). Que l’État ne pouvait édicter des directives pour les trois mois suivants (le deuxième trimestre) qu’à seule fin de protéger la santé de la mère pendant cette période. Dès la « viabilité » – quand un enfant à naître pourrait survivre hors du sein maternel, moment que la Cour situe après 24 ou 28 semaines de gestation –, l’État pourrait prohiber l’avortement à moins qu’il soit estimé nécessaire pour protéger « la vie ou la santé » de la mère.

3. Ainsi, Roe contre Wade autorise donc les États à prohiber l’avortement à partir de la viabilité ?

Eh bien ! non. Dans l’affaire parallèle, Doe contre Bolton, dont la Cour a précisé qu’elle devait être interprété conjointement à Roe contre Wade, la « santé » a été définie, dans le contexte d’un avortement, comme incluant « tous les facteurs – physique, émotionnel, psychologique, familial et âge de la femme – contribuant au bien être de la patiente ». Avec une telle définition, l’avortement doit être permis pendant les neuf mois de la grossesse si l’avorteur affirme que c’est nécessaire au bien être émotionnel d’une femme. Ainsi, toutes les limites significatives à un avortement dans le cours des neuf mois d’une grossesse furent abandonnées.

4. La Cour a-t-elle précisé que la vie ne commençait pas avant la naissance ?

Non. Elle soutient que les utilisations du terme « personne » dans la Constitution, ne semblent pas inclure les enfants à naître. Puis, signalant la vaste controverse sur la question de savoir quand la vie commence, la Cour déclare qu’elle « n’a pas à résoudre » cette question délicate. Au lieu de faire siennes les preuves scientifiques évidentes que la vie commence à la conception, ou simplement de permettre aux législateurs de protéger ceux dont il n’a jamais été démontré qu’ils étaient autre chose que des êtres humains, la Cour décida de considérer les enfants à naître comme « vie potentielle », et elle interdit aux citoyens ou à leurs représentants élus d’en disposer autrement.

5. La Cour ne poursuivait-elle pas simplement une tendance à la « libéralisation » de l’avortement, amorcée par les citoyens et leurs représentants élus ?

Non. Dans les années qui ont précédé Roe contre Wade, des propositions destinées à atténuer les lois contre l’avortement furent discutées dans la plupart des États mais ne furent généralement pas votées. Quelques États ajoutèrent en effet des exceptions limitées à leur dispositif législatif, de rares autres légalisèrent l’avortement pour différentes raisons mais généralement pas au-delà de la vingtième semaine de gestation. Mais alors, la tendance se renversa. Le législateur de l’État de New York vota la restauration de la protection légale de l’enfant à naître (une démarche qui fut bloquée par le veto du gouverneur). Puis en 1972, les citoyens du Michigan et du Dakota du Nord votèrent à une écrasante majorité contre des propositions d’abandonner leurs lois sur l’avortement. Après avoir étudié l’opposition de l’opinion publique à la légalisation de l’avortement, la démographe Judith Blake en conclut que seule une décision de la Cour suprême démantelant les lois des États, pourrait constituer « le seul moyen d’un changement rapide » ? Roe contre Wade imposa une politique nationale bien plus radicale que la loi de n’importe quel État, et il interrompit le processus démocratique que le peuple américain avait entamé pour aborder les positions conflictuelles du débat sur l’avortement.

6. Au cours des trois décennies écoulées, les gens en sont-ils venus à accepter la politique de Roe contre Wade ?

Non. L’opposition publique à la légalisation de l’avortement demeure forte. Une grande majorité d’Américains est opposée à cette politique d’avortement illimité mis en place par Roe contre Wade, et la plupart d’entre eux estiment qu’il ne devrait pas être légal au regard des raisons pour lesquelles il est le plus souvent pratiqué. Dans le sondage de Zogby International d’avril 2004, 56 % des interrogés se disent contre l’avortement ou ne l’admettent qu’en cas de viol, d’inceste ou de danger pour la vie de la mère : conditions qui ne pèsent que pour un faible pourcentage dans le nombre des avortements légaux. En fait, il ne se trouve que 13 % des sondés à manifester leur accord à l’avortement légal pour n’importe quelle raison et à n’importe quel moment de la grossesse d’une femme.

7. Est-ce que les spécialistes du droit approuvent Roe contre Wade ?

Non. Roe contre Wade a été critiqué par plusieurs juges de la Cour suprême et même par des spécialistes du droit favorables à la légalisation de l’avortement. Le juge Byron White l’a qualifié « d’exercice brutal du pouvoir judiciaire ». John Hart Ely, professeur de droit à Yale, a déclaré que c’était « une très mauvaise décision (…). Mauvaise parce que c’est du mauvais droit constitutionnel ou, mieux encore, parce qu’elle n’est pas du droit constitutionnel et n’offre aucune raison de s’y conformer ». Edward Lazarus, ancien assistant du juge Harry Blackmun qui a rédigé l’arrêt, dit que « Roe, pour ce qui est de son interprétation constitutionnelle, est pratiquement impossible à soutenir ».
 

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Catégorie : Société
Posté par : Philippe Maxence le 18-09-2008

Dans la vie d’un journaliste, le jeudi est un jour particulier. Sur son bureau s’entasse un nombre plus important que d’habitude de quotidiens, d’hebdomadaires et de revues. Les spécialistes de revue de presse trouvent là leur pâture. Les autres se tiennent informés, cherchant éventuellement de nouveaux sujets ou, pour les descendants de Zola, Rochefort et autres Daudet (Léon), matière à polémique.
Ce jeudi est un jeudi comme les autres. Pas tout à fait cependant ! On revient très largement dans la presse sur la visite du Pape Benoît XVI en France. Dans Valeurs Actuelles, François d’Orcival estime, par exemple, que « Sarkozy, Benoît XVI, même combat ». Il veut parler, bien sûr, de la laïcité, cette machine de guerre anti-chrétienne, enfant illégitime du catholicisme et que le Président actuel entend voir évoluer vers une « laïcité positive ».
Dans Le Point, c’est Claude Imbert qui y va de son éditorial, intitulé « Foi et raison ». Il voit, avec raison, Benoît XVI « en penseur de Dieu » et le dépeint « plus novateur que feu Jean-Paul II, icône charismatique ». L’amusant avec les modernes, c’est cette propension à mesurer le monde, les êtres et Dieu lui-même à l’aune de la nouveauté. C’est-à-dire de l’éphémère. Pour l’éditorialiste du Point, donc, « le Pape innove ». Toujours la nouveauté ! Dans quel registre ? « Par la considération éminente qu’il voue à la raison. Il écarte l’apologétique qui fait de la foi une illumination d’essence irrationnelle, étrangère et supérieure à la raison. »
Il faudrait que Claude Imbert n’hésite pas à lire saint Thomas d’Aquin, dont l’édition des œuvres se poursuit aux éditions du Cerf. Il pourrait aussi lire Chesterton, notamment Orthodoxie dont nous fêtons cette année le centenaire. Il y a cent ans les Claude Imbert anglais de l’époque tenaient le même discours. Ils étaient eux-mêmes en retard de plusieurs siècles et Chesterton s’est amusé à le dire et à le démontrer. Mais, à défaut de Chesterton et de saint Thomas d’Aquin, ou de Chesterton sur saint Thomas d’Aquin (voir son livre édité par DMM), et puisque Claude Imbert titre « Foi et raison », il pourrait tout simplement lire Jean-Paul II dont une encyclique porte justement ce titre. On la trouve sur Internet. C’est facile et lire ce texte permettra d’éviter de dire des bêtises.
Mais, avouons-le, au plan des bêtises, Claude Imbert est battu par Jean Delumeau, toujours dans les pages du Point. Notre « historien des religions » s’en prend aux « silences de Benoît XVI ». Bigre ! Le Pape, en effet, « n’a pas abordé les sujets qui fâchent : la contraception, l’admission des hommes mariés à la prêtrise, la réévalution du rôle des femmes dans l’église ».
Au fait, ces sujets fâchent qui ? Jean Delumeau ? C’est peu et n’a pas grande importance. Mais qu’il se rassure. Le Pape n’a pas abordé beaucoup d’autres sujets, et même des sujets qui ne fâchent pas. Il n’a pas parlé de la qualité des ouvrages de Jean Delumeau, ni de l’ouverture de la chasse, ni du temps qu’il faisait à Rome, ni des montagnes de Bavière, ni de ce que lui a dit le Président de la République pendant leur entretien privé. Il n’a pas parlé non plus de l’hiver qui s’annonce et de l’été qui est parti. Bref de beaucoup de choses.
Jean Delumeau, qui est Professeur honoraire au Collège de France, et qui sait donc beaucoup plus de choses que nous, est très inquiet du retour du latin et de la communion dans la bouche. Étrangement, il a un regard superstitieux sur ce sujet. Il semble craindre que le retour du latin et de la communion dans la bouche n’agisse comme des amulettes de sorcier et ne provoque des effets désastreux. Qu’il se rassure et au besoin qu’il visionne à nouveau les images des messes papales pendant ce voyage en France. Non, la foudre, la tempête et le choléra réunis ne se sont pas abattus sur notre pays. Et le catholicisme n’est pas tombé d’un coup dans le reflux qu’il semble craindre. Un conseil cependant, contre la superstition, la meilleure arme reste la prière.
Jean Daniel, dans Le Nouvel Observateur, nous ressort le poncif de la religion facteur de violence. Il regrette les silences (lui aussi) de Benoît XVI à ce sujet. Faut-il juste lui rappeler que la religion n’a jamais fait autant de morts que les totalitarismes communistes et nazis, deux phénomènes entièrement séculiers, sans même parler de la Révolution française ? Et, que plus prosaïquement, comme le souligne Jean Sévillia dans sa chronique de L’Homme Nouveau, les JMJ comme la visite du Pape en France ne suscitent aucun de ces mouvements de foule violents auxquels on assiste dans les stades, par exemple, ou dans les concerts de musique moderne. Bien, au contraire, des foules importantes se déplacent pour voir le Pape. Sans incidents, sans heurts, sans haine. Mais certains ne le voient pas. Au fait, n’y a-t-il pas une parole de l’Évangile à ce sujet ?
 


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Catégorie : Société
Posté par : La rédaction le 25-08-2008

Plusieurs photos parues dans nos journaux montrent, par exemple, Rama Yade, Carla Bruni ou Bernard Kouchner joindrent les mains, à la manière du dalaï-lama, notamment à l’occasion de l’inauguration du plus grand temple bouddhique d’Europe.
Quelle serait la réaction de nos quotidiens si nos ministres de la République assistaient, par exemple, à l’inauguration d’une cathédrale en se signant de la croix et en s’agenouillant pendant la consécration ? 
C’est une simple question.
 


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Catégorie : Société
Posté par : Philippe Maxence le 22-08-2008

Si vous n’aimez ni les fruits ni les légumes, vous êtes aptes à faire face à la crise économique. Votre santé s’en ressentira certainement, mais votre porte-monnaie s’en portera mieux. Il va donc falloir choisir.
C’est ce qui ressort indirectement d’une enquête menée par l’association Familles rurales. Chaque année, ce mouvement familial s’intéresse aux prix des fruits et des légumes dont les politiques de santé, au plan mondial, européen et national, nous vantent les mérites. Du panier – estival – de la ménagère, Familles rurales a retenu huit fruits [Pomme (Golden) ; Melon (Charentais) ; Abricot (Bergeron) ; Cerise (Burlat/Bigareau) ; Fraise (ronde) ; Pêche (blanche) ; Nectarine (blanche) ;Poire (Conférence)] et huit légumes [Aubergine (longue) ; Carotte (Nantaise) ; Courgette (longue), Haricot vert ; Poivron (vert) ; Pomme de terre (Bintje) ; Tomate (grappe) ; Salade (laitue)]. Deux relevés de prix ont été effectués, l’un en juin et l’autre en juillet, dans plus de 20 départements.
Tout commence par une bonne nouvelle : entre juin et juillet, les prix ont globalement baissé :–  4,3% pour les fruits et – 17,8% pour les légumes. Ce sont particulièrement les fruits et les légumes de saison qui profitent de la baisse, à l’exception du prix du melon, qui subit une augmentation. L’association familiale a cependant noté une grande disparité selon les régions. Ainsi un kilo de tomates pouvait être payé 1, 29€ dans les Côtes d’Armor contre 3,30 dans la Marne. Si vous aimez les tomates, il est préférable de respirer l'air du large.
Mais la véritable leçon de cette enquête, qui a lieu tous les ans depuis 2006, se situe ailleurs. Entre 2007 et 2008, les prix des fruits et des légumes ont subi une hausse. Selon Familles rurales : « Entre 2007 et 2008, le prix moyen des fruits a augmenté de 15,14 % au kilo puisqu’il s’élevait à 3,17 euros en 2007 et à 3,65 euros à l’été 2008. De même, le prix moyen des légumes s’établissait à 2 euros le kilo durant l’été 2007 contre 2,21 euros en 2008, soit une hausse de 10,5 %. »
S’étant intéressé également à l’origine des produis, l’association familiale remarque que les produits français sont plus chers que les produits étrangers.
D’où deux questions : pourquoi cette augmentation et pourquoi les produits français ? Surtout dans un pays qui fut naguère un nation principalement agricole. L'un des premiers devoirs du politique n'est-il pas de créer les conditions nécessaires pour bonne une production des denrées nécessaires à la vie (on n'ose pas dire à la survie) d'un peuple ?
À défaut de trouver une réponse claire à ces questions, il va falloir se mettre à cultiver son jardin, voire son balcon. Histoire de ne pas casser son cochon à chaque fois que l'on veut manger une tomate.
 


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Catégorie : Société
Posté par : Philippe Maxence le 05-08-2008

 

La mort d’Alexandre Issaïevitch Soljenitsyne a déjà suscité dans la presse beaucoup de commentaires. Faut-il vraiment en rajouter un ? Un commentaire, non, mais notre salut respectueux et ému, accompagné de nos prières, certainement. Soljenitsyne fut non seulement l’anticommuniste que l’on sait, le dissident que l’on connaît, l’écrivain – et cela compte pour nous – que nous pouvons encore lire, il fut aussi un chrétien et un patriote dont la foi éclairait ses principales prises de position. On ne s’étonnera donc pas de retrouver dans son livre Comment réaménager notre Russie ? plusieurs propositions qui, dans le contexte russe, s’apparentent à des principes de la doctrine sociale de l’Église. Devant sa mort, nous voudrions donc nous incliner et faire silence, non peut-être sans avoir souligné, rapidement, quelques points.

Décédé ce dimanche, l’écrivain russe allait avoir 90 ans le 11 décembre prochain. Son œuvre est mondialement connue, même si depuis la chute du Mur de Berlin, elle est de moins en moins lue. Sa critique du mode de vie occidental, fondé sur le matérialisme pratique, le sécularisme et le rejet de Dieu, explique pour une grande part ce désamour de l’élite intellectuelle de notre pays pour ce grand écrivain qui refusait d’abdiquer les principes qui guidaient sa vie. Soljenitsyne avait été accepté comme l’écrivain dissident, érigé en critique implacable du régime stalinien. Mais c’est sous l’ère Brejnev qu’il est expulsé. En 1945, alors qu’il est officier dans l’artillerie soviétique, Soljenitsyne écrit une lettre dans laquelle il critique vertement le gouvernement de l’URSS et Staline lui-même. La censure ne laisse pas passer la lettre et son auteur est arrêté, condamné à huit ans de « redressement » dans les camps de travail pour complot anti-soviétique. Si sa critique du régime stalinien sert bien de révélateur, Soljenitsyne remontera à la cause, en critiquant profondément le communisme comme phénomène et singulièrement Lénine. Il ne se taira plus, enseignant à ceux qui veulent bien l’écouter que le mensonge est la première abdication face au totalitarisme et qu’il ne faut pas cesser de clamer la vérité. Cette position « morale » – dont certains critiqueront l’apolitisme – restait dans le monde clos du mensonge communiste certainement la seule attitude possible et servira, à sa manière, à faire éclater le carcan soviétique. Contrairement à ce que les dépêches des agences de presse et la presse ont pu écrire, Soljenitsyne ne prit pas le chemin de l’exil volontairement mais fut bel et bien expulsé.
Son refus de la modernité, des droits de l’homme sans Dieu, son respect de la tradition et de l’autorité, sa vision chrétienne du monde, feront que Soljenitsyne sera également critiqué par nombre de dissidents qui penseront que la révolution française restait malgré tout l’aube de la liberté. Lors de sa venue au Mémorial de Vendée aux Lucs, le 25 septembre 1993, il avait rappelé le caractère profondément meurtrier de toute révolution. Si Soljenitsyne a disparu aujourd'hui aux yeux du monde pour se retrouver face à Dieu, il reste parmi nous grâce à son œuvre. Il faut lire et relire Alexandre Soljenitsyne.
 


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Catégorie : Société
Posté par : La rédaction le 30-06-2008

Devant des chiffres accablants, devant une actualité brûlante sur de nombreux sujets sensibles, au moment où notre pays prend la présidence de l’Union Européenne, au moment où notre pays s’apprête à prendre des décisions graves touchant à la vie, je ne peux garder le silence.
Évêque, successeur des apôtres, appelé à être témoin du Christ et de son l’Évangile, je voudrais inviter tous les chrétiens de mon diocèse, tous les hommes politiques, tous les hommes de bonne volonté et je pense tout particulièrement aux parents, tous je vous invite à avoir le courage de regarder la situation en face pour reconnaître tous les « non à la vie » qui ont marqué l’histoire de notre pays et de l’Europe depuis plus de quarante ans.
Nous avons une véritable conversion à opérer, mais n’ayons pas peur, Celui qui est la source de la Vie a commencé son ministère par ces mots : « Convertissez-vous et croyez à l’Évangile ». N’ayons pas peur d’entrer dans un chemin de conversion par rapport à toutes les cultures de mort qui traversent l’Europe d’aujourd’hui, n’ayons pas peur de redécouvrir la beauté et la grandeur de la Vie que le Christ nous donne, et soyons les témoins de cet Évangile de la Vie dans l’Europe d’aujourd’hui.
Dans l’Union Européenne, un avortement toutes les 27 secondes, 133 à l’heure ; l’avortement est la première cause de mortalité en Europe.

Dans l’Union Européenne, un mariage se rompt toutes les 30 secondes.

Dans l’Union Européenne, entre 1980 et 2006, le nombre de mariages a diminué de plus de 737000, une perte de 23,9 %.

Dans l’Union Européenne, sur 5 209 942 naissances, 1 766 733 se sont produites en dehors du mariage, soit 33 % et la France occupe la première place avec 419 192 naissances hors mariage, soit 50,5 %.

Dans l’Union Européenne, 80 % de la croissance démographique est due à l’immigration ; en 2006, le taux de fécondité était de 1,56 enfant par femme. En Allemagne, aujourd’hui, 100 parents ont 64 enfants et 44 petits enfants ; en deux générations la population allemande hors immigration diminue de moitié.

Les foyers européens sont de plus en plus solitaires : dans l’Union Européenne, un foyer sur 4 compte seulement une personne.

Le Parlement britannique vient d’autoriser les chercheurs à réaliser des embryons hybrides humains-animaux ; ils pourront ainsi transférer des cellules humaines dans des ovocytes animaux desquels a été retiré leur ADN de façon à disposer de cellules souches pour la recherche, cellules qu’ils seront cependant tenus de détruire avant le 15e jour de vie. L’union homme-animal, même si elle n’est pas sexuelle, représente une horreur qui a toujours été le plus fermement condamnée. Rompre cette barrière ouvre la porte à des monstruosités qui peuvent se révéler lourdes de conséquences pour l’humanité tout entière.
Toujours en Grande-Bretagne, la loi autorise les femmes à recourir aux techniques de la procréation artificielle sans qu’un père soit nécessaire (méthode réclamée par les couples de lesbiennes).
Toujours en Grande-Bretagne, dans les écoles, il n’est dorénavant plus possible de faire référence au père et à la mère, mais au géniteur A et au géniteur B. Le temps est fini où les premiers mots prononcés par un enfant étaient « Papa » et « Maman », désormais au nom de la loi, ce sera « A » et « B ».
Dans de nombreux pays européens s’amplifie l’idée que la famille naturelle est réactionnaire, homophobe et discriminatoire à l’égard de toutes les autres formes d’unions.
À un an de la révision de la loi de bioéthique, la question de la mère porteuse occupe actuellement la scène française. Interdite en 2004 et unanimement condamnée, aujourd’hui les instances médicales, juridiques et politiques ne s’interrogent plus sur la légitimité du recours aux mères porteuses, mais réfléchissent déjà à la manière de l’encadrer. Or, de telles pratiques remettent en cause un des principes les plus fondamentaux et les plus anciens du droit : « La mère est celle qui accouche de l’enfant. » Quand on sait tous les liens qui se tissent entre la mère et l’enfant qu’elle porte dans son sein, quelles seront les conséquences de telles pratiques sur l’enfant ? Quels seront ses liens de parenté avec tous ceux et celles qui auront participé à sa naissance ? Une telle pratique n’est-elle pas une instrumentalisation de la femme, une véritable chosification du corps humain ? Quant à l’enfant n’est-il pas également réduit à être un bien de consommation ?
Le vote au Conseil de l’Europe en avril dernier, d’une résolution intitulée « Accès à un avortement sans risque et légal en Europe » qui fixe trois objectifs : dépénaliser l’avortement si ce n’est déjà fait ; nécessité de garantir “l’accès effectif à ce droit” (nº 3) et lever les restrictions qui entravent l’accès à un avortement sans risque ; favoriser l’accès à la contraception et rendre obligatoire l’éducation sexuelle des jeunes (nº 7).
Parlons justement de l’éducation sexuelle des jeunes : que penser des catalogues publiés sous l’estampille de la République et qui présentent la gamme complète des préservatifs ou des contraceptifs avant ou après, le tout avec descriptif détaillé et en images de la mise en place et du retrait. Est-ce cela éduquer nos enfants et nos jeunes ?
Mais il est un autre phénomène envahissant, celui de la pornographie qui s’étale complaisamment dans les médias et qui s’expose à tous les regards sur les murs de nos villes. Il s’agit de véritables agressions subies sans pouvoir s’en défendre. De la même manière, si vous cherchez à utiliser internet pour commander un livre ou un vêtement, il est de plus en plus difficile d’éviter les fenêtres intempestives qui s’invitent à votre corps défendant pour vous provoquer, vous pousser à la tentation de surfer quelques instants sur des sites dont vous savez très bien qu’ils vous feront du mal même à nous les adultes. Mais qu’en sera-t-il de nos enfants et de nos jeunes fascinés par les écrans de leurs ordinateurs et de leurs portables. Cette déferlante de pornographie les encourage, les pousse à céder à toutes les pulsions qui habitent leur être en construction en faisant exploser tabous et interdits.
L’affaire Lydie Debaine du 9 avril 2008 : au-delà de la compassion nécessaire pour la souffrance de cette femme, comment ne pas s’interroger sur les déclarations de son avocate : « Cet acquittement ne doit pas être interprété comme un permis de tuer, mais comme la reconnaissance d’un acte juste, d’un acte d’amour ». Mais alors, un tel acquittement ouvre la porte à l’atteinte volontaire à la vie des handicapés ; mettre à mort un handicapé par amour n’est donc pas un crime. Une telle affaire pose la question de l’infanticide des handicapés, des nouveau-nés handicapés.
Les uns après les autres, les pays européens légalisent l’euthanasie et les médias profitent des affaires pour relancer le débat. Actuellement, en France, une proposition de loi visant à légaliser l’euthanasie circulerait parmi les parlementaires. Députés et sénateurs subissent, depuis plusieurs semaines de lourdes pressions de la part du lobby de l’euthanasie. Mais, la première question est d’abord de développer les soins palliatifs et de continuer à combattre la douleur et la souffrance, et beaucoup reste à faire en ce domaine, malgré l’aspect positif de récentes déclarations gouvernementales. Tout l’enjeu est l’accompagnement de la fin de la vie, quelque chose peut toujours être fait pour quelqu’un qui souffre, pour soulager, accompagner l’angoisse, prendre soin. Mais une société, qui veut éradiquer la souffrance, en vient très vite à éradiquer les souffrants.
Et la liste n’est pas close…

Les trois “non à la vie” qui ont marqué notre histoire depuis quarante ans
L’Europe a dit “non à la vie” une première fois il y a quarante ans en refusant l’encyclique “Humanae Vitae”.
Elle s’est fermée à la vie une deuxième fois en 1975 avec les lois sur l’avortement.
Elle s’apprête à dire un troisième non à la vie avec les menaces qui pèsent sur la famille.
Le Cardinal Christoph Schönborn déclarait récemment à la télévision autrichienne « L’Europe a dit trois fois non à son propre futur » et il ajoutait : « Ceci n’est pas d’abord une chose morale ; c’est une question de faits : l’Europe meurt pour avoir dit “non à la vie”.
Nous avons dit non à l’encyclique “Humanae Vitae”
Il y a quarante ans, dans la tourmente de mai 68, nous n’avons pas eu le courage de dire “oui” à “Humanae Vitae”, une encyclique qui, à de rares exceptions, a été jugée décevante, inadmissible, irrecevable, insupportable et pratiquement inacceptable.
Or Paul VI nous invitait à avoir confiance, à croire à la vie et il nous rappelait la grandeur de l’amour humain et du don de la vie. L’union d’amour qui unit deux personnes est inséparable de l’ouverture au don de la vie. L’amour comme tel ne saurait trouver sa finalité en lui-même, il a besoin de se donner, de se communiquer. Un amour qui exclurait l’ouverture à la vie, au don de soi, est contraire à la réalité même de l’amour et porte en lui un germe de mort.
Dès lors, Paul VI écartait l’utilisation de toute méthode artificielle de régulation des naissances comme contraire à la grandeur même de l’amour qui unit l’homme et la femme jusqu’à ne faire plus qu’un, car de telles méthodes excluaient l’ouverture au don de la vie.
Paul VI invitait les hommes et les femmes de notre temps à ne pas se laisser prendre par les mirages qu’offrent la technique et la culture hédoniste environnante, mais à vivre un amour véritable qui tout à la fois unit deux êtres dans un don total l’un à l’autre et s’ouvre au don de la vie qui est toujours reçu comme un don de Dieu.
Jean-Paul II et Benoît XVI à la suite de Paul VI auront le courage de rappeler cette vision merveilleuse de l’amour humain dans sa grandeur et sa beauté. Certes, une telle conception de l’amour et de l’acte sexuel est à des années lumières de l’ambiance dans laquelle nous vivons, de la vision de l’amour que nos écrans de télévisions ou nos ordinateurs nous renvoient continuellement.
Paul VI a eu l’audace des prophètes en affirmant la grandeur de l’amour humain et en refusant toute division entre l’amour qui unit deux êtres et l’ouverture au don de la vie, écartant par avance toute marchandisation du corps humain et toute dérive bioéthique.
Paul VI a eu l’audace du visionnaire pour refuser au nom de la grandeur de l’amour humain toute utilisation des pilules et des préservatifs qui ouvriraient la voie à un véritable tsunami du consumérisme des corps pour un plaisir éphémère sans lien avec la grandeur et la beauté de l’amour.
Aujourd’hui, n’ayons pas peur de dire un oui vrai à “Humanae Vitae”, ayons le courage de dire oui à l’amour humain et au don de la vie. Ayons confiance, croyons à la vie.
 

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Catégorie : Société
Posté par : le 30-06-2008

L’Union des Familles en Europe demande que, comme le SMIC, les retraites ou les allocations chômage, les prestations familiales soient revalorisées – au moins - de l’inflation au 1ier juillet prochain. Celles-ci n’ont été revalorisées que de 1% cette année alors que l’inflation sera de 3,

Il y a 20 ans, une femme seule élevant 2 adolescents et travaillant au SMIC percevait l’équivalent de 745 € de prestations familiales en plus de son salaire. De la sorte, elle maintenait sa famille sensiblement au dessus du seuil de pauvreté. Aujourd’hui cette femme ne perçoit plus que 595 € et vit 5% en dessous de ce seuil. Il y a 20 ans, une famille de 4 enfants dont le père était payé au SMIC percevait 1560 € de prestations familiales et de logement. Aujourd’hui elle ne perçoit que 1250 € ce qui la met 20% en dessous du seuil de pauvreté.Comme le soulignait récemment l’OFCE (Henri Sterdiniak) : « Les allocations familiales ont perdu 24,5 % de leur valeur relative depuis 1984 et cette baisse continue. Les enfants coûtent-ils de moins en moins cher à élever ? Peut-on justifier que le niveau de vie des familles avec enfants baisse continuellement par rapport au niveau de vie des personnes sans enfants ?»

C’est délibérément que les prestations familiales ont été maintenues en dessous de l’inflation (moins 4,6% depuis 1984) et encore davantage (moins 24,5%) en dessous du niveau de vie de la population. De la sorte, conclut l'UFE, comme les cotisations augmentent avec les salaires, la branche famille de la Sécurité sociale est chroniquement en excédent … et chroniquement pillée pour combler les déficits de la maladie et de la vieillesse.


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Catégorie : Société
Posté par : Daniel Hamiche le 18-06-2008

Alors que l’État se prépare à distribuer lors de la « Fête de la Musique » un million de préservatifs gratis mais pas pro Deo – ce qui en des temps meilleurs eut été considéré et poursuivi comme « incitation à la débauche » – une pharmacie de Chantilly, qui va ouvrir en août, a fait savoir qu’elle ne vendrait pas de préservatifs. Il ne s’agit pas, on l’aura compris, de notre Chantilly, dans l’Oise, mais d’une ville de Virginie (comté de Fairfax), qui compte un peu plus de 40 000 habitants, et sur le territoire de laquelle est situé le Washington Dulles International Airport…
La DMC Pharmacy qui va donc prochainement s’ouvrir à Chantilly, sera située dans un grand centre commercial jouxtant un grand axe routier. Les initiales de son enseigne signalent qu’elle est une création de la Divine Mercy Care (Fairfax, Virginie), une association pro-Vie procurant des soins médicaux en conformité aux enseignements de l’Église, et destinés aux personnes sans ressources ou sans couverture maladie – ce qui ne manque pas aux États-Unis. John Bruchalski, qui préside le conseil d’administration de Divine Mercy Care estime, à juste titre, « qu’il n’est pas question que nous laissions notre foi à la porte des officines » – car il existe sept autres pharmacies de ce type en Amérique – « Nous nous efforçons de créer un environnement où foi et professionnalisme aillent de paire ».
Le groupe DMC se compose également de Tepeyrac Family Center, qui offre un soutien en gynécologie-obstétrique, promeut les techniques de contrôle naturel des naissances et se refuse à la contraception, à la stérilisation ou à l’avortement.

 

retrouvez aussi cet article sur : americatho.over-blog.com
 


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Catégorie : Société
Posté par : Philippe Maxence le 04-06-2008

L’extrême-gauche française est en pleine mutation actuellement, dans l’espoir de trouver, enfin, le moyen de faire la grande révolution. Dans un débat avec Ségolène Royal, publié par le dernier numéro de Marianne, Olivier Besancenot répond à la question du rejet de toute forme de propriété privée.

 

Réponse surprenante :
« Vous rejetez toute forme de propriété privée ?
O.B. : Le capitalisme a eu ce talent de mettre dans nos esprits sur un pied d’égalité la propriété individuelle à usage personnel ou familial (la voiture, la maison de campagne, etc.) et la propriété privée des grands moyens de production. Moi, je veux que le fruit du travail de tous revienne entre les mains de tous. »

Comment ne pas être en accord avec un tel discours ? Pour un peu, on pourrait croire qu’Olivier Besancenot a lu les auteurs distributistes anglais, comme Chesterton ou Hilaire Belloc.

N’ayons crainte ! Les « distributistes » anglais voulaient simplement mettre en application la doctrine sociale de l’Église telle qu’elle avait été renouvelée par Léon XIII à partir de son encyclique Rerum Novarum. Ils mettaient en cause les grandes puissances financières et industrielles qui tiraient du développement économique davantage de profits que leurs employés.

Ils critiquaient fermement le renversement qui s’est opéré à la fin du XIXe siècle et qui mettait l’État sous la tutelle des puissances d’argent, qui représentaient des féodalités modernes, incontrôlables.

Surtout, ils préconisaient, derrière le Souverain pontife, que la société et que l’économie se restructurent autour de la famille et que le plus grand nombre d’hommes devinssent propriétaires. Très en avance sur leur temps, ils estimaient que le premier but de la vie n’est pas de participer au développement économique pour engranger sans cesse des bénéfices, non redistribués la plupart du temps, mais de subvenir au bien des familles. D’un point de vue matériel, mais aussi spirituel, moral, humain. Autant de données qui ne se chiffrent pas et qui ne rentrent pas dans les planifications à grande échelle.

La société qu’ils envisageaient était plutôt rurale et artisanale. Elle ne s’appuyait pas sur la vision dialectique qui a vu depuis le jour. Vision dialectique qui s’est développée en trois mouvements. Premièrement : on fait de l’homme un salarié, c’est-à-dire qu’il ne possède pas son outil de travail et dépend entièrement d’un autre ou d’une structure. Deuxièmement, on sépare l’homme de la femme, remisant d’abord celle-ci dans la réalité ou le rêve de rester à la maison sans emploi. Troisièmement, les féministes se servant de cette situation pour dénoncer la réduction de la femme, militent pour que la femme devienne à son tour une salariée. Ainsi, homme et femme ne travaillent plus ensemble pour la famille. Les enfants notamment sont confiés aux collectivités locales, jugées plus aptes à s'en occuper. La famille est disloquée, les parents ne possèdent plus l'outil de production.

La vision des distributistes étaient plutôt que homme et femme travaillent ensemble au bien commun de la famille, dont ils ont la responsabilité, trouvant la souplesse d’organisation nécessaire selon les circonstances. Vision d’une société tout à fait autre que celle que nous connaissons.
Est-ce cette société que désire Oliver Besancenot ? Absolument pas ! Il en est resté au dirigisme socialiste, rebaptisé « démocratie socialiste ». Il ajoute, en effet, après son développement sur la propriété privée : « Et ça implique la démocratie socialiste avec la révocabilité des élus et une économie dont on anticipe la satisfaction des besoins démocratiquement ».
Face à l’ultra-libéralisme qui développe une situation qui fait que seuls quelques-uns sont propriétaires et face au socialisme qui estime que seul l’État doit l’être, les distributistes estimaient que tous devaient être propriétaires.

Soulignons à ce titre, deux rappels du Compendium de la Doctrine sociale de l’Église. On se reportera aussi sur les chapitres concernant la propriété privée :
« 334 L'objet de l'économie est la formation de la richesse et son accroissement progressif, en termes non seulement quantitatifs, mais qualitatifs: tout ceci est moralement correct si l'objectif est le développement global et solidaire de l'homme et de la société au sein de laquelle il vit et travaille. En effet, le développement ne peut pas être réduit à un simple processus d'accumulation de biens et de services. Au contraire, la pure accumulation, même si elle se faisait en vue du bien commun, n'est pas une condition suffisante pour la réalisation d'un authentique bonheur humain. En ce sens, le Magistère social met en garde contre le piège que cache un type de développement uniquement quantitatif, car « la disponibilité excessive de toutes sortes de biens matériels pour certaines couches de la société, rend facilement les hommes esclaves de la “possession” et de la jouissance immédiate (...). C'est ce qu'on appelle la civilisation de “consommation” ».

335 Dans la perspective du développement intégral et solidaire, on peut correctement apprécier l'évaluation morale que fournit la doctrine sociale sur l'économie de marché ou, simplement, économie libre: « Si sous le nom de “capitalisme” on désigne un système économique qui reconnaît le rôle fondamental et positif de l'entreprise, du marché, de la propriété privée et de la responsabilité qu'elle implique dans les moyens de production, de la libre créativité humaine dans le secteur économique, la réponse est sûrement positive, même s'il serait peut-être plus approprié de parler d'“économie d'entreprise”, ou d'“économie de marché”, ou simplement d'“économie libre”. Mais si par “capitalisme” on entend un système où la liberté dans le domaine économique n'est pas encadrée par un contexte juridique ferme qui la met au service de la liberté humaine intégrale et la considère comme une dimension particulière de cette dernière, dont l'axe est d'ordre éthique et religieux, alors la réponse est nettement négative ».701 C'est ainsi qu'est définie la perspective chrétienne quant aux conditions sociales et politiques de l'activité économique: non seulement ses règles, mais aussi sa qualité morale et sa signification. »

 

Le Compendium de l'Église catholique est accessible sur le site du Vatican.


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Catégorie : Société
Posté par : La rédaction le 03-06-2008

Les visiteurs de ce nouveau site Internet de l’Homme Nouveau ont pu le découvrir en avant-première. Le dernier numéro du journal va arriver maintenant chez nos lecteurs. Il s’agit d’un numéro riche, qui comprend une analyse de Pierre-Olivier Arduin sur les clonages hybrides autorisés désormais en Grande-Bretagne. Mais, loin de se contenter de présenter cette nouvelle avancée de la culture de mort, Pierre-Olivier Arduin présente des solutions, conformes au droit naturel et chrétien.


Les Bénédictins sont discrets par vocation. Que dire de ceux de Fontgombault qui cultivent, derrière saint Benoît, la discrétion comme une vertu essentielle ? Pourtant, Dom Forgeot a accepté de répondre à nos questions, dans un long entretien qui forme le dossier de ce numéro. Pas de questions sur l’actualité religieuse ou sur les questions liturgiques. Nous avons voulu tenter d’approcher un mystère : celui de la vocation contemplative en plein XXIe siècle. Et notamment, exemple entre tous, comprendre la raison de l’existence de frères convers ou de la permanence à Fontgombault du petit office de Prime dans la Liturgie des Heures, alors qu’il a été supprimé par le Concile Vatican II.
A propos de Fontgombault, comment ne pas recommander le DVD de DCX dont voici un extrait :

 







En actualité, Annie Laurent, grande spécialiste de l’Islam, auteur de plusieurs ouvrages sur le sujet, analyse le document de la Commission doctrinale des évêques de France sur le dialogue islamo-chrétien. Un texte qui pose des bases claires, mais qui arrive bien tard.

Dans sa Carte blanche, Jean Sévillia analyse les remous causés par l’affaire Redeker et celle, plus récente, touchant Sylvain Gouguenheim. En France, l’Islam acquiert un statut d’intouchable alors que l’Église est constamment critiquée.

Les Pages cultures de ce numéro s’ouvre sur un portrait d’un écrivain silencieux et discret : Philippe Barthelet. Un beau texte signé Rémi Soulié.

Enfin, comme à chaque numéro, la publication d’un texte du pape, accompagné d’un commentaire. Cette fois, il s’agit d’un discours de Benoît XVI à Savone, en Italie, discours qui n’a pas été traduit jusqu’ici en langue française. Hasard ? Le Pape met en avant l’exemple de la résistance de Pie VII face à Napoléon, occasion pour lui de revenir sur la nécessaire résistance au sécularisme.
 


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Catégorie : Société
Posté par : La rédaction le 31-05-2008

 

 

Marche pour la vie le Dimanche 15 Juin à 15 h.
 
« La Vie est la Vie, défends-la »
                                        Mère Teresa
 
Commencée en Mai 1999, la grande neuvaine pour la Vie se terminera le Dimanche 15 Juin 2008 par la première « Marche pour la vie » à Lyon.
 
Son objectif : lutter, lutter sans cesse contre « la culture de mort ».
 
Ses modalités pratiques :
 
·         Rassemblement devant l'hôtel-Dieu, quai Jules Courmont - Lyon 2, l'un des centres d'avortement les plus importants de la région (2000 par an).
·         Montée à Fourvière par la place BELLECOUR et la cathédrale Saint Jean en méditant un rosaire pour la vie.
·         Consécration des Familles à Notre Dame.
·         Les pères (dont ce sera la fête) qui sont totalement ignorés par les textes législatifs sur l'avortement, auront à coeur de participer, nombreux et entourés de leur famille, à cette manifestation pacifique.
 
 
N’oubliez pas : MARCHE POUR LA VIE
DIMANCHE 15 JUIN - 15 heures  R.D.V devant l'Hôtel-Dieu
Quai Jules Courmont Lyon 2


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Catégorie : Société
Posté par : Philippe Maxence le 30-05-2008

La nouvelle fait la Une du Monde de ce vendredi 30 mai. Et, même, d’un dessin de Plantu, toujours en Une. L’info ? Elle est assez simple. Elle ne concerne pas le Président Sarkozy, ni les élections aux États-unis. Pas plus qu’elle n’évoque la Chine ou l’augmentation du coût de la vie. Non, la Une du Monde est consacrée à « l’expérience » menée à Strasbourg dans une école primaire. Pendant dix jours, et ce depuis le 20 mai, 254 élèves « s’efforcent » de vivre sans télévisions et sans ordinateurs. Et, même, sans consoles de jeux. Une semaine après le début de « l’expérience », il paraît que le taux de réussite est de 90%. Le directeur de l’école se félicite. Du lien social – oui, vous avez bien lu – a été créé. Entre enfants ! Entre des enfants qui jouent normalement dans la même cour de récréation ! De son côté, le secrétaire d’État à la famille, Nadine Moreno a même fait le déplacement.
Pas question, bien sûr, de remettre en cause le bien fondé d’un sevrage de télévision, surtout pour des enfants. Plusieurs questions se posent quand même.

– On parle par exemple « d’expérience ». D’expérience avec des enfants. Si, ici, la finalité de l’opération est bonne, on peut se demander si par ailleurs d’autres « expériences » sont menées avec des enfants qui deviennent ainsi des matériaux à expérience. Des petites souris de laboratoire.
– Depuis des années, les médecins, les psychologues et les spécialistes de l’enfance mettent en garde contre les dangers d’un rapport long et fréquent des enfants avec la télévision. Apparemment, sans effet jusqu’ici. D’autant plus sans effet que la télévision appartient désormais à la gamme des moyens pédagogiques. Des professeurs n’hésitent pas pour un devoir de demander à leurs élèves de regarder telle émission ou tel film. Mettra-t-on fin à cette habitude qui laisse croire que voir un film ou un documentaire remplace le travail personnel, la lecture d’un livre et la recherche de documents ?
– Plus globalement, c’est la place de l’outil télévision dans notre société de consommation qu’il faut pointer. Tout est organisé pour que l’être humain, déjà réduit depuis longtemps au stade d’homme économique, devienne de plus en plus un homme consommateur. La télévision est par excellence le moyen de la consommation. Non seulement parce que la publicité occupe une place de plus en plus grande et qu’elle détermine par sa manne les budgets des chaînes, mais aussi parce que face à la télévision nous consommons de l’image, du son, du temps, dans une attitude passive. Le fait paradoxal est que nous sommes passifs mais pas ce que nous recevons. D’où la tension et l’énervement qui naissent d’une trop longue pratique de la télévision. Sans parler des images qui restent.
– Fait intéressant de cette « expérience » strasbourgeoise : le bon sens revient. Des parents découvrent que la télévision a pourri leur vie de famille. Ils découvrent que leurs enfants ne sont plus aussi énervés le soir. On leur avait vendu la télévision comme une nounou agréable et ils découvrent que la sorcière habite leur foyer. C’est la confidence d’une mère de famille au Monde : « grâce à cette expérience, l’atmosphère est paisible à la maison. Je crois qu’il y a des choses que je vais conserver : ne plus regarder la télé en mangeant, jouer aux jeux de société, lire une histoire à mon fils le soir ». C’est un bon début, en effet ! On raconte qu’aux États-Unis, une longue panne d’électricité dans une ville un soir entraîna neufs mois plus tard un regain démographique. Entre vivre sa vie et regarder celles des autres, souvent virtuelles, le choix est simple. Notre défense de la culture de vie passe aussi par ce dépouillement télévisuel.
 


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Catégorie : Société
Posté par : Philippe Maxence le 29-05-2008

Pour nous réveiller et nous ramener à notre propre patrimoine face aux défis actuels, Patrice de Plunkett vient de publier L’Écologie, de la Bible à nos jours (1). Il a décidé d’en finir avec les idées reçues. Le catholicisme français est souvent schizophrène. Il défend l’enseignement romain en matière conjugale mais ferme les yeux le plus souvent sur le respect de la Création. Ou alors il s’occupe de la détresse humaine et de la pauvreté mais prend le large vis-à-vis des dogmes. Confortablement, les rôles sont partagés. Aux cathos de droite, la défense de la famille et des dogmes. Aux cathos de gauche, celle des pauvres ! Au total, un christianisme malade et complètement sécularisé.
Or, pourtant tout se tient. C’est la même logique qui guide l’application d’Humanæ vitæ et la défense de la Création ou des pauvres. Il faut donc tout tenir ! Le plus possible. En toute chose, n’être ni le valet de la droite ou de la gauche, ni le larbin du libéralisme ou du socialisme. Oublier les catégories du monde pour revenir à celle de l’Évangile. Être le « serviteur inutile » qui cherche à répondre au dessein de Dieu.
C’est pourquoi il faut s’empresser de lire ce livre. Du regard chrétien sur la Création, il dit tout. Sur les choix que nous devons poser, il indique des pistes. Ce faisant, il opère une salutaire libération de nos esprits. À nous de les traduire concrètement par l’adoption de modes de vie vraiment catholiques dans un monde sécularisé. ça aussi, c’est une idée neuve !

1. Éd. de l’Œuvre, 328 p., 20 €.
 


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Catégorie : Société
Posté par : Philippe Maxence le 07-05-2008

Non, à L’Homme Nouveau, nous ne commémorerons pas Mai 68. Non pas que l’évènement soit négligeable et ne mérite d’être analysé. Mais, regardez autour de vous ! Depuis des mois, journaux et magazines n’évoquent qu’un sujet, décliné sous tous les angles : 68 et ses conséquences. Depuis des mois, des centaines de livres sortent des presses pour nous donner le souvenir des uns ou les analyses des autres. Comme il fallait s’y attendre, les nouveaux marchands du Temple – celui de la « consommation » – ne sont pas en reste. La grande distribution avec ses affiches racoleuses exploitent le mythe 68 au service des prix. Les chaînes de magasins « selects » proposent des produits ciblés pour entrer dans le grand bazar mémoriel. Un exemple ? Fauchon offre désormais un thé « Mai 68, au parfum de la révolution ». Il fallait y penser !

Au-delà de la nausée qui nous prend devant ce flot de marchandises, révélateur de ce que fut finalement Mai 68 dans ses conséquences – l’alliance libéral-libertaire –, notre refus du tic mémoriel s’appuie sur d’autres raisons. Plus profondes ! Et plus justes !
– Quand les anciens combattants ventripotents de Mai 68 se retrouvent dans des banquets pour arroser leurs exploits, nous préférons, nous, parler de la réalité passée sous silence aujourd’hui : la montée en puissance des nouvelles persécutions antichrétiennes.
– Quand les journaux et les médias audiovisuels apportent leur nouvelle pierre décennale à la construction du « mythe » 68, nous choisissons de donner toute sa place aux discours et aux homélies de Benoît XVI aux États-Unis. L’histoire des hommes et celle de l’Église, sans même parler de certitude surnaturelle, nous assurent que Mai 68 sera oublié depuis longtemps quand le message évangélique sera toujours là pour annoncer la grande nouvelle de la mort et de la Résurrection du Christ.
– Quand des auteurs vieillissants se pensent encore comme la fleur de la jeunesse et les parangons de la littérature révolutionnaire, nous assumons pour notre part d’offrir à nos lecteurs le portrait d’un écrivain qui dresse un diagnostic sans appel sur les fossoyeurs de la littérature ou celui d’un théologien anglo-saxon qui travaille – vraiment – à un renouveau de la culture catholique.
C’est un choix, clairement assumé ! Voulu ! Histoire de ne pas se payer de mots et prendre nos lecteurs en traître. Nous ne pouvons pas servir la cause
du Christ, le mettre à la première place de nos préoccupations et vivre les yeux braqués sur les effluves médiatiques du monde. Nous ne pouvons pas tenter d’essayer de suivre le Pape dans son refus du relativisme et de la sécularisation, en nous greffant sur une actualité artificielle, qui se rejoue par décade, depuis quarante ans !
 


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Catégorie : Société
Posté par : Denis Sureau le 07-05-2008

Le Père Alain Dumont recommande la lecture d'Être consommé dans le dernier numéro de mensuel Il est Vivant! :

 

Voici une analyse d’une force peu commune sur la société de consommation, écrit par un jeune théologien catholique améric

ain. Récusant le libéralisme comme l’étatisme absolus,

W. Cavanaugh revisite les logiques matérialistes de la loi de marché pour dessiner un modèle chrétien de consommation juste et aisément praticable par tout un chacun dès aujourd’hui, en Église. Le discours est solide, juste et novateur, dans une remarquable articulation entre le naturel et le surnaturel. Ce livre, à travers une vision de l’homme pleine d’espérance, redéfinit le rôle essentiel des chrétiens dans la reconstruction d’un monde que le consumérisme mène inéluctablement à la mort. On ne peut rester indifférent à certaines analyses de l’auteur dont l’ouvrage mérite, à n’en point douter, de faire date.


Disponible dans notre boutique :
Etre consommé

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