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Catégorie : Humeur
Posté par : Karol Magne le 25-04-2013

 
 

Cela se répand comme une brume, sur un marais, un soir de grisaille et de novembre, poisseuse, angoissante et nauséabonde sur le pays. Comme une nuit polaire qui n'en finit pas et pèse sur l'âme et oppresse le cœur. Ce ne sont pas seulement ces quelques cartouches de gaz lacrymogène, dont le ministre de l'Intérieur a dû découvrir un stock dans les surplus d'un dictateur parti à la retraite, tant, nonobstant les réductions budgétaires, il les utilise pour un oui, pour un mais, avec la générosité d'une nourrice normande. Non, ce qui écœure, ce sont les mensonges, cet épais brouillard qui s'insinue par tous les pores de la société, obscurcissant le ciel de l'intelligence jusqu'à la nausée.

Tout un chacun, quel que soit son camp, prend des libertés, que dis-je des libertés, chacun se livre pieds et poings liés au mensonge, en échange d'une couarde facilité pour dissimuler de petits ou de grands travers, par paresse car il est toujours plus facile de céder que de résister.

Chaque fois que la vérité semble trop pâlotte, trop terne ou alors au contraire, trop brillante, trop lumineuse, chacun d'une façon ou d'une autre prend la liberté de réécrire le réel pour essayer de plier celui-ci à ses caprices. Alors bien sûr, lorsque l'on est à la manœuvre, on a toujours d'excellentes raisons de rebroder, de dissimuler, de travestir la vérité. Et chacun alors, avec souvent beaucoup plus d'éloquence que lorsqu'il faut défendre ce réel, qui se dresse comme un rempart contre nos chemins de traverse et autres élucubrations fruits de la perversion de nos âmes, chacun fait preuve de beaucoup d'ingéniosité pour défendre l'indéfendable, et s'offusque de voir que ses amphigouris ne soient pas repris en chœur par tous et que même, certains, par esprit, forcément de contradiction (en langage médiatique : par fascisme et traîtrise réactionnaire), s'opposent à ce travestissement du réel en chimères aussi vaines que nuisibles.


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Catégorie : Humeur
Posté par : Pasquin le 09-02-2013
 
La pétition auprès du CESE et les signatures pour lutter contre cette foutue loi, c'est maintenant ! C'est possible, ça afflue et ça doit affluer encore ! Le moment n'est pas aux ronchonnements, aux questions de pertinence stratégique, de calculs et de conjectures. Que les dépressifs systémiques nous les lâchent, et que les « ça-ne-marchera-jamais » prennent leur carte à gauche, au moins ils enquiquineront les autres. Pour l'heure et pour les autres, nous devons y aller, aller chercher une par une ces signatures. L'internet, c'est fait. Et, comme nous n'aurons pas dix minutes au 20 heures pour expliquer la démarche à nos concitoyens, c'est donc à « la mano » qu'il faut aller les chercher.

Comme cette mère de famille qui a fait signer son boucher, lequel a demandé un paquet de feuilles car, dit-il, « je connais des clientes qui devraient être d'accord »... et voilà quinze pétitions supplémentaires postées ! Il y a aussi cette vielle dame qui s'est coltinée les résidents de sa maison de retraite. Allez zou ! Trente signatures. Là au moins, ils étaient tous majeurs ! La subsidiarité, c'est aussi ça, chacun dans son domaine de compétences et de relation.

Au-delà des signatures et du nombre de pétitions que nous devons impérativement avoir, c'est la redécouverte de l'action de proximité, du militantisme « de paroisse », de la certitude que je change le monde quand, ici et maintenant, je fais ce que je dois faire ; c'est ça l'action chrétienne, et si la rue appartient à celui qui y descend, alors elle doit être à nous.

Allez mes bons amis, vous n'avez pas épuisé toutes les possibilités autour de vous, il y a encore des « pétitionneurs » à dénicher ! Non, nous ne militons pas quand nous nous scandalisons devant les déclarations des uns et des autres, nos états d'âme devant l'écran d'ordi ou de télé ne changent rien. Les blogs et les forums Internet, bravo à eux, font un remarquable travail de suivi et d'information en temps réel, L'Homme Nouveau, un vrai travail de réflexion et d'analyse. Donc voilà votre ordonnance : deux à trois fois par jour les blogs et forums de réinformation, et deux fois par mois L'Homme Nouveau. Et entre-temps, la rue, le militantisme, les pétitions,… Bref… « l'action directe ». Allons les amis ! J'vous laisse, j'ai des pétitions à aller chercher.

 

Télécharger et signer la pétition CESE à adresser à la Manif Pour Tous, 15 rue Pottier – 78150 LE CHESNAY avant le 12 février.

 
 

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Catégorie : Humeur
Posté par : Pasquin le 22-01-2013

 

 

Depuis une semaine nous lisons les posts et autres papiers qui remercient participants et organisateurs. Mais il y a tous ceux à qui nous n'avons pas dit merci, il serait dommage de clore le chapitre en les oubliant.

Merci donc :

Aux lobbies homosexuels militants, à la gauche en général et à nos loges préférées ; grâce à eux une immense chaîne d'action, de prières, de solidarité intergénérationnelle s'est mise en marche. Grâce à eux nous étions heureux et nombreux et heureux d'être nombreux, fiers de ce que nous sommes ; nous avons assumé notre style, notre foi, nos familles, nos diversités et nos gueules. Et on a adoré ça. Oui, quel renforcement du sentiment d'appartenance, quelle fierté et en même temps de quel sens de la responsabilité sociale nous nous sentons tous pleinement investis ! Nous savons qu'ensemble nous ne lâcherons rien. Merci.

Merci au Président de la République : il a redonné espoir à tous les parents d'enfants porteurs de handicaps: on peut être sourd et aveugle et gouverner un pays.

Merci à madame Taubira : elle a montré à tous nos adolescents en crise que l'on pouvait être de mauvaise foi, d'humeur de dogue, dans le déni de la réalité et pontifier comme ministre.

Merci aussi au préfet de police : c'est toute une génération de cancres qui sourit. Ils ont repris le chemin de l'école légers ; ils savent maintenant que l'on peut faire une grande carrière dans la police sans savoir compter.

Merci aux journalistes (de gauche) qui montrent à tous les élèves et étudiants studieux et appliqués mais inquiets pour leur avenir que l'on peut mettre n'importe quoi dans sa copie, ça n'empêche pas d'avoir un boulot.

Merci à Bertrand Delanoë : c'est tout le monde agricole qui reprend espoir… 100 000 euros pour planter 20 hectares d'herbe ! C'est toute la profession qui applaudit. On va s'enrichir dans les chaumières! À ce prix-là les graines sont noires et viennent de chez Petrossian, le tracteur, lui, sort des ateliers Rolls-Royce. Monsieur l'maire, on est un million deux cent mille bouseux à être d'accord pour vous l'refaire vot'gazon ; à ce prix-là on va rentrer dans nos frais.

Merci enfin au chiffre « 340 000 » : grâce à lui nous devenons une minorité. Nous serons enfin entendu !

Merci au chiffre 340 000 : nous nous sentons forts comme si nous étions un million deux cent mille!

Merci au chiffre 340 000 : le nombre on s'en fout ; c'est à douze que le monde a été bouleversé.

Et merci encore à vous tous….

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Catégorie : Humeur
Posté par : Karol Magne le 21-01-2013


 

À cause de la ponctualité de plus en plus déficiente des compagnies d'aviation, dont les prétentions philosophiques vont plutôt vers les théories de l'aléatoire temporel que vers des certitudes chronographiques, et sans doute aussi par l'atavisme républicain de la compagnie nationale, l'exactitude étant la politesse des rois, je dus subir en attendant un possible embarquement, et ce pendant près d'une heure qui n'en finissait pas, les couinements d'une chaîne de télévision qui débitait au kilomètre et sur un tempo abrutissant quelque chose qui par mégarde est encore rangé dans la rubrique musique. Bien sûr, me direz-vous, tous les goûts sont dans la nature mais dans le cas présent, il s'agirait plutôt de dégoût. Imaginez une succession de clips vidéo où l'on vous présente des pantins sous ecstasy, débitant un charabia sans queue ni tête, sur un rythme à vous provoquer un arrêt cardiaque. Jusque-là me direz-vous, rien de répréhensible, si ce n'est l'impossibilité sauf aux sourds d'échapper à cette cacophonie et la stupeur de penser que ce tintamarre à faire tourner le lait dans le pis des vaches puisse avoir des adeptes prêts à dépenser leurs maigres salaires dans l'acquisition de supports audio voire vidéo, alors que n'importe quel individu normalement constitué irait naturellement vers la demande de dommages et intérêts pour atteinte au bon sens en général et à l'art musical en particulier.

Non, là où le bât blesse, où l'absurde le dispute au vulgaire, c'est le caractère quasi pornographique de ces courts-métrages qui ravalent la femme au rang de pièce de boucherie. Il semblerait qu'aucune de ces artistes ne considèrent possible de chanter autrement que déguisées en péripatéticienne, le sous-vêtement réduit à la portion congrue, la pose lascive voire suggestive. Pour les hommes, s'ils ne peuvent pas user de leur charme de façon semblable, ils sont entourés de ces pauvres femmes qui servent de leurre pour aguicher le passant et étalent un luxe où le mauvais goût le dispute à l'ostentatoire.

Pourriez-vous imaginer Piaf ou la Callas en string se trémoussant perchée sur des talons tellement hauts que tenir debout dessus doit être une épreuve qualificative de l'école du cirque? Pas besoin, leur talent, leur voix suffisait à remplir l'espace. Mais pour celles qui ont la prétention de leur succéder, il semblerait que le défaut de talent musical les oblige à compenser l'absence de voix par des artifices fort éloignés de l'art.

Mais ce qui est encore plus affligeant est de penser que cette chaîne de télévision entièrement consacrée au genre musical se fait le vecteur insensé de l'abrutissement de la jeunesse en propageant un idéal où seul compte l'assouvissement des désirs les plus vils, la jouissance comme seule ambition, créant par là même des générations de frustrés, déprimés permanents car incapables d'atteindre le paradis artificiel que décrit en boucle la programmation proposée.


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Catégorie : Humeur
Posté par : Karol Magne le 18-12-2012

 

 

Il serait temps d'utiliser quelques subsides du ministère de la Culture pour restaurer d'urgence les champs catalauniques car il va bien falloir un jour nous atteler à l'ouvrage et renvoyer dans le désert aride de leur conscience atrophiée par une consommation abusive de psychotropes et d'égocentrisme, les hordes de Huns verts et leur Attila en jupon, dont même le patronyme est une faute de syntaxe : Duflot. La donzelle, sans doute émoustillée par son titre tout neuf de ministresse (soyons moderne et versons dans le néologisme féministe), n'en peut mais, et se répand en âneries, sans doute pour se rapprocher de la cause animale.

Le dernier avatar de la bredine écologue est de nous servir une resucée de la nationalisation des biens de l'Église au nom de la charité républicaine. C'est un peu Madoff donnant des leçons de charité à saint Vincent de Paul ! Évidemment, après avoir effacé des consciences toutes traces de nos saints, ils réinventent le fil à couper le beurre et l'eau tiède. Les restos du cœur sont une bonne chose mais enfin au XVIIe siècle, l'abbé de Paul et ses Filles de la charité, avec plus de trois cents ans d'avance sur monsieur Colucci, avait déjà inventé le concept. À la différence que les « people »de l'époque, n'en profitaient pas pour se pousser du col et redonner du lustre à leurs ventes de disques, mais au contraire dans un humble anonymat, participaient financièrement et physiquement, comme Louise de Marillac, aux distributions de vivres et de vêtements aux plus démunis.

Il faut quand même que les lecteurs sachent que si un petit nombre d'artistes participent par réelle charité, et donnent de leur temps et de leur argent, la plupart de ces donneurs de leçons, compagnons de route de toutes les billevesées et calembredaines utopiques et néfastes de l'internationale des « yaka-fokon » à la rose, caparaçonnés d'une générosité de façade, ne font que suivre un plan de marketing qui case une charité en toc, entre deux entretiens et un plateau de télé, et que certains artistes, parce qu'ils sont catalogués de droite, n'ont pas accès, même si il y a de leur part un véritable altruisme, à ce qui est devenu un festival des ego.

Pour en revenir à notre bergère d'opérette, la gourgandine et tous ses semblables du cercle de la jugeote disparue, n'ont en fait qu'un seul but : l'éradication de la culture chrétienne. Et pour cela tous les moyens sont bons même les plus grotesques, ce qui n'est pas sans rappeler les dessins animés de feu Tex Avery, avec le coyote s'évertuant, mais avec une bêtise confondante, d'attraper le volatile surnommé « mip-mip ». Mais le chrétien n'est pas une proie facile, et ces chasseurs du dimanche, plus proche de Tartarin de Tarascon que de Buffalo Bill, le décimateur de bisons, ne pratiquent le tir à tuer qu'affalés dans les moelleux sofas des « talk-shows » télévisuels, prudemment protégés dans les aquariums vitrés des studios de radio ou dans l'atmosphère feutrée des salles de rédaction. Il suffit bien souvent de leur administrer, comme à des garnements mal élevés, une bonne fessée ou une paire de claques médiatiques, pour les faire revenir, non pas à la raison, car à l'impossible nul n'est tenu, mais à une posture un peu moins bravache.

 

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Catégorie : Humeur
Posté par : Karol Magne le 04-12-2012

 

    

 

Après l'éparpillement façon puzzle, comme aurait dit feu Bernard Blier, le PS du congrès de Reims a su recoller les morceaux à la colle Ubu, citoyenne et républicaine, une sorte de torchis malodorant qui mêle dans un improbable syncrétisme les innombrables coteries de camarades, qui pour les unes frôlent un attachement fanatique à la pensée des Khmers rouges et pour les autres un centrisme honteux façon Bayrou. Ce carnaval bigarré, on le sent bien, n'était qu'un vernis supposé tenir le temps de la campagne électoral, et même si l'on voit que les coutures après six mois passés à la tête du char de l'État sont au bord de l'explosion. Mais le grassouillet de Tulle a beau rentrer le ventre avec tout son gouvernement, il ne va pas pouvoir retenir sa respiration très longtemps, et l'illusion de l'homme normal mais providentiel va se vautrer avec la bedaine, serait-elle la première de France, sur la sous-ventrière en peau de catho (c'est la seule matière qui résiste au prurit marxiste).

Bref, nous savions que nous avions la gauche la plus bête du monde, la mode étant au pléonasme, mais nous venons de voir après deux semaines d'un « soap opéra » dans le plus pur style hollywoodien, la droite française nous donner le spectacle navrant de la compétition égotique de deux olibrius, qui voudraient bien nous faire accroire de leur amour de la France, mais dont la seule chose qui transpire de leurs gesticulations de foldingues sous amphétamines pour le sieur de Meaux et sous Prozac pour l'éclopé de Sablé-sur-Sarthe, c'est un nombrilisme qui tourne à la caricature de Narcisse. Aux dernières nouvelles ils organiseraient un référendum pour savoir s'il faut revoter ! Claude Pieplu est mort; mais pas les Shadoks !

Un tel désintérêt pour la cause publique de la part de ces autoproclamés républicains nous fait comprendre l'insistance de notre Saint-Père à redonner au latin ses lettres de noblesse, car ces nouveaux barbares, ignorant du sens des mots qu'ils emploient, confondent bien souvent l'intérêt de tous avec le leur.

Par exemple, la res publica n'est pas un contrat social en vue de créer des associations de malfaiteurs mais est en vue du bien commun. Il faudrait aussi expliquer à ces prévaricateurs de tous poils que l'on peut faire le bien mais que l'on ne peut pas le posséder, ce qui est à peu de chose près l'inverse de la ligne de conduite de ces goinfres à l'ambition protéiforme et illimitée.

 

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Catégorie : Humeur
Posté par : Karol Magne le 29-11-2012

 

 

Le brave homme accoudé sur le rebord de la fenêtre de son échoppe, regardait l'œil en coin s'éloigner la frêle silhouette de l'écolier, en pensant : Merci, bonne fée d'avoir, en donnant la vie à Pinocchio, permit que, lorsqu'il transige avec la vérité, son nez s'allonge.

Geppetto avait comme tout un chacun une confiance toute relative dans les promesses de sagesse et d'assiduité à l'école que son pantin de fils proclamait la main sur son petit cœur. Et comme le vieil ébéniste, nous sommes en permanence confrontés à la taraudante question de confiance dans la parole de l'autre. Rien ne nous permet en effet de séparer le bon grain de l'ivraie, et il serait fort bien venu parfois de voir le museau de l'imposteur s'allonger en proportion de l'iniquité.

Que ce soit face au corps médical – car l'adage dit bien : menteur comme un arracheur de dents –, ou face à l'homme politique dont on sait bien que les promesses sont comme les roses de Malherbe, elles ne durent que l'espace d'un instant électoral. Mais il est curieux de constater que les plus grands menteurs, sûrement parce qu'ils connaissent toutes les ficelles de la fourberie, sont bien souvent ceux qui exigent des autres la plus grande droiture morale.

 

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Catégorie : Humeur
Posté par : Karol Magne le 23-11-2012

 

 

 

Le Torquemada plus vrai que nature qui officie à la tête du ministère de la propagande nationale et accessoirement de l'éducation, ne sait plus quoi inventer de nouveau pour extirper une fois pour toutes les racines chrétiennes de la France de la tête de nos chères têtes, de moins en moins blondes. Pourtant depuis le petit père Combes, des progrès ont été faits, mais les racines vivaces de la foi renaissent sans cesse de leurs cendres, comme un phénix.

Là où l'on croit que le scientisme a enfin fait fuir les derniers malheureux, forcément incultes, pour verser avec une conviction quasi pathologique dans une aventure digne des contes de Perrault ou des frères Grimm, ne voilà-t-il pas que certains de ceux que l'on pensait thuriféraires patentés de l'athéisme le plus virulent se mettent à proclamer leur foi en un Dieu d'amour.

Des chanteurs, des comédiens, qui depuis fort longtemps s'étaient rangés dans le camp des mécréants, font tout à coup, face aux mines déconfites de leurs coreligionnaires, profession de leurs convictions chrétiennes. Bref, ma pauvre dame, c'est la débandade dans les rangs des troupes d'élite des libres penseurs. L'œil hagard, les spécialistes de la cause religieuse, c'est-à-dire des ennemis les plus farouches de l'Église, en avalent la crosse et le goupillon de leurs certitudes béates. Comment après avoir finalement accepté que le père Noël était une invention commerciale pour soda hallucinogène, des gens d'une grande culture et de bonne réputation peuvent-ils se prêter à de tels reniements de la cause rationaliste ? Les maîtres du petit écran essayent bien d'enrayer la contamination en réunissant des aréopages de marauds et de faquins, qui, la haine de Dieu en porte-voix et la conscience atrophiée, tentent par d'oiseuses considérations sociologiques et des sondages équivoques, de nier jusqu'à l'évidence pour ne pas avoir à rentrer en contact avec la réalité. Une réalité qui leur parle de ce Dieu qu'ils nient pour ne pas réveiller cette conscience qu'ils ont plongée dans un profond coma en se berçant d'illusions au fort parfum de soufre.

 

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Catégorie : Humeur
Posté par : Pasquin le 09-11-2012

 

 

 

Les Gaulois avaient, paraît-il, très peur que le ciel leur tombe sur la tête. Les millénaristes craignaient la fin du monde. Nous, les cathos bourgeois, les Christo-mondains, ce que nous redoutons plus que tout, notre tétanie, notre angoisse systémique et récurrente, c'est l'amalgame ! Cette crainte absolue d'être mis dans le même sac que les brutes, les violents, les épais, les imbéciles, les dogmatiques et les obtus intégroïdes et fascisants. Nous aimerions tellement « bien passer », être aimés, reconnus comme fins, intelligents, sympas et cools par le monde médiatique, que nous sommes prêts à toutes les circonvolutions. Et nous voilà encore bien plus préoccupés à nous distinguer, nous démarquer, à montrer du doigt et condamner nos plus proches alliés sur d'insignifiantes différences, qu'à assumer notre propre position. Mais quelle chimère ! Si le catho était média-compatible, Jésus aurait fini comme directeur d'une agence de média-training et non pas accroché à une croix entre deux délinquants minables au point de se faire prendre. Si les cathos étaient média-compatibles, alors les premiers chrétiens, doux comme des agneaux, n'auraient pas été condamnés comme « bouffeurs d'enfants » et incendiaires de Rome. Si les cathos étaient média-compatibles, alors Pie XII, juste parmi les nations, ne serait pas aujourd'hui traité de collabo pro-nazi. Ce que nous avons à dire dérange le monde et le monde n'aime pas être dérangé. Alors ne perdons plus notre énergie à nous justifier, à démontrer que nous ne sommes pas ceux qu'ils disent que nous sommes… Imaginez-vous le Christ à son procès tortiller et commencer à répondre : « Mais non, ce n'est pas ce que j'ai voulu dire » ?

Allez zou ! Laissons tout ça, il y a une civilisation à ressusciter.

 

Ce billet est extrait du dernier numéro de L'Homme Nouveau que vous pouvez commander à nos bureaux (10 rue Rosenwald, 75015 Paris. Tél. : 01 53 68 99 77, au prix de 4 euros), ou télécharger directement sur ce site en cliquant sur le lien ci-dessous.


Disponible dans notre boutique :
Journal n°1529 du 10-11-2012

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Catégorie : Humeur
Posté par : Karol Magne le 08-11-2012

 

 

 

 

Dans des temps pas si éloignés de nous où l'on appelait sans crainte un chat un chat et un chien un chien, lorsque l'on croisait un homme tenant en laisse une brosse à dents, la société entière, du bas en haut de l'échelle sociale, s'accordait sur le fait qu'une case du chef d'icelui devait être manquante, voire après la révolution industrielle qu'un fusible avait dû sauter sous son couvre-chef. Dans les cas les plus sérieux l'établissement de Sainte-Anne prenait alors en pension le malheureux.

Puis soudain, dans les vapeurs de l'après-guerre, les membres des académies germano-pratine d'ici ou d'ailleurs noyèrent leur ennui morbide dans les fumées de pharmacopées orientales et dans des pratiques que la morale réprouve et qui d'après un récit biblique coûta cher aux villes de Sodome et de Gomorrhe. Bref si l'histoire ne manque pas de sel et pour cause, essayant de créer quelque chose de nouveau ils s'enfoncèrent dans une vie de stupre réinventant ce qui dans toute l'histoire de l'humanité est le prodrome maintes fois répété d'une apocalypse.

Seulement impossible pour ces intellectuels autoproclamés de vivre seuls leur immuno-dépression, cela eût été contraire à leur activiste charité. Il fallait donc prouver que le navire amiral qui transporte l'humanité vers son destin était semblable à leur radeau de la Méduse voire pour les plus farouches à la nef des fous qui les conduit de la gay pride à la trithérapie, d'un vice à l'autre et vice versa !

De même que le fou pense que ce sont les autres qui sont fous, ils décidèrent de renverser la situation et décidèrent en congrès à Pékin en 1995 qu'il était urgent d'appeler un chat un chien. Le principe du Gender était né et le monde indifférent à l'apparition de cette chimère diabolique fit entendre un silence assourdissant (après tout Néron jouait de la lyre en regardant l'incendie de Rome qu'il avait lui-même ordonné).

 
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Catégorie : Humeur
Posté par : Karol Magne le 31-10-2012

 

 
Les philippiques des nouveaux néroniens prêts à crucifier du chrétien par paquets de douze pour crime contre l'inhumanité se font de plus en plus assourdissantes. Pas une télévision, une radio, un journal qui ne nous rappelle quotidiennement, non pas ce qu'il faut penser, mais ce que l'on doit penser.

Et pour cela, ils ont inventé un concept à l'efficacité redoutable chez nos contemporains, dont la capacité de jugement est inférieure à celle de l'huître parce que si celle-ci gobe tout, du moins elle filtre et rejette les aliments dangereux ou inutiles pour sa survie.

 

 

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Catégorie : Humeur
Posté par : Karol Magne le 24-10-2012

 

 
 

Au temps où le pouvoir politique tenait sa légitimité du Ciel, il y avait, dans une sagesse qui n'a plus cours, adjoint au souverain, une éminence grise pour rappeler la fugacité du pouvoir, s'assurer de son bon ordonnancement à la finalité du pouvoir politique, c'est-à-dire le bien commun en vue du Ciel, et un bouffon pour empêcher au souverain de se prendre lui-même pour l'autorité dont il n'était que le dépositaire. Enraillant les petits travers du monarque et des grands du royaume, le fou du roi redonnait une dimension humaine à l'omnipotence royale dont la pente naturelle tend vers une sorte de divinisation. Ainsi balancé entre le ciel et la terre, le pouvoir pouvait s'exercer sans une trop grande tyrannie et vaille que vaille s'orienter vers le bien commun.

 

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Catégorie : Humeur
Posté par : Philippe Maxence le 28-07-2012

 

 
 

Le viol est-il assimilable à l'avortement ? D'emblée, la question ne me serait pas venue à l'esprit. C'est Clémentine Autain qui m'y a fait penser, l'autre jour, en lisant son appel dans Le Nouvel Observateur (12 juillet 2012). Pour ceux qui auraient un trou de mémoire, rappelons que Clémentine Autain a été conseillère municipale de Paris, apparentée PCF et qu'elle est aussi une féministe militante. Elle ne manque pas de courage ! Si elle lance un « appel », c'est parce qu'elle a été violée et que non seulement elle a décidé de ne pas le cacher mais aussi de mener la lutte contre le viol. Cause légitime.

Son appel se revendique du « Manifeste des 343 salopes », publié en son temps par Le Nouvel Obs. Pour Clémentine Autain, les signataires de ce texte « menaient le combat qui a conduit au droit d'avorter en toute légalité. Finissons-en avec le tabou du viol ».

Je me demande si elle s'est bien relue en écrivant une telle phrase. Avant sa légalisation, l'avortement était un tabou, ce qui veut dire selon l'étymologie du mot, un interdit sacré. La loi à laquelle se réfère Clémentine Autain a fait sauter cet interdit et a désacralisé du même coup la vie.

Le viol reste quant à lui un tabou. C'est un interdit, et un interdit sacré, parce qu'il touche au plus intime de la personne.

Clémentine Autain veut-elle vraiment en finir avec ce tabou ? Bien évidemment, non ! C'est sa comparaison avec l'avortement qui ne tient pas. Ou, plutôt, elle tient, mais en sens inverse de ce que veut dire la militante aveuglée par l'idéologie féministe. À sa manière, l'avortement est une forme de viol. Radical ! Il viole l'enfant à naître en l'expulsant du ventre protecteur. En toute logique, il faut donc s'opposer au viol comme à l'avortement.

 

* Normalitude : normalisation voulue par un président de la République qui entend être normal et qui utiliserait le « code de langage » mis au point en Chine par son ex-compagne alors candidate à l'élection présidentielle.

 


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Catégorie : Humeur
Posté par : Philippe Maxence le 20-07-2012
 
 

L'adoption des enfants par les couples homosexuels est un sujet à la mode. Si la possibilité du mariage pour cette catégorie de la population est retenue, celle de l'adoption d'enfants suivra inévitablement, renforçant au passage l'idée qu'un mariage implique procréation.

Mais seulement, voilà ! Les lois de la nature, que l'on nie d'un côté, se rappellent à notre bon souvenir de l'autre. Qu'on le veuille ou non, deux personnes homosexuelles ne peuvent procréer ensemble. Il faut donc passer par l'adoption, étape que connaissent des milliers de couples dits hétérosexuels, lesquels butent bizarrement le plus souvent devant des tracasseries administratives sans nom. 

Mais, on peut penser que les couples homosexuels auront quelques facilités de ce côté-là. Il faudra donc créer à leur intention des réserves d'enfants, dans lesquels ils pourront aller faire leur marché. Une solution pas étonnante et qui caractérise bien notre société libérale-libertaire, où l'absence de limites au plan économique s'associe (j'ai manqué écrire s'accouple) fort bien avec l'absence de limites au plan moral.

Comment appellera-t-on ce grand marché de l'enfance ? Comme il faut toujours s'inspirer de l'Histoire, proposons ce simple nom : Lebensborn, autrement dit, fontaine de vie. Si vous hésitez sur le précédent historique, allez voir du côté de l'Allemagne de 1935…

 

 

* Normalitude : normalisation voulue par un président de la République qui entend être normal et qui utiliserait le « code de langage » mis au point en Chine par son ex-compagne alors candidate à l'élection présidentielle.


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Catégorie : Humeur
Posté par : Philippe Maxence le 13-07-2012
 
 
L'hebdomadaire Minute a publié dans sa dernière édition une photo d'une manifestation d'homosexuels. On y voit deux hommes, quasiment nus, les fesses à l'air. On me permettra, j'espère, de passer très vite sur le côté esthétique de la chose.
Mais, alors que l'on annonce l'imminence du « mariage » civil pour les couples homosexuels, prélude à l'adoption d'enfants par les mêmes, une petite question s'impose. Pour une fois, ne nous arrêtons pas sur les aspects moraux, psychologiques, sociaux de la question. En cette période intense de « normalitude », faisons seulement un petit effort d'imagination.
Quelle serait, en effet, la réaction des médias et du monde politique, dont la proximité ne s'est jamais autant affichée qu'aujourd'hui (d'accord, c'est une autre histoire…), si l'on voyait des couples de ceux que l'on appelle désormais « hétérosexuels » se balader quasiment nus lors de manifestations pour réclamer notamment la possibilité d'adopter des enfants ?
Gageons que l'on penserait qu'ils manquent au mieux de maturité et de cette « décence commune » dont parlait George Orwell, pour élever des enfants. Et qu'on leur refuserait le soin de s'occuper de conduire ces enfants à l'âge adulte.
Mais évidemment, il s'agit de couples « hétérosexuels ». Ce qui change, en effet, tout à l'affaire…
 
 

* Normalitude : normalisation voulue par un président de la République qui entend être normal et qui utiliserait le « code de langage » mis au point en Chine par son ex-compagne alors candidate à l'élection présidentielle.


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Catégorie : Humeur
Posté par : Philippe Maxence le 26-04-2012

 

 

 

Le monde ne suit pas une ligne droite, sans courbe, ni brisure, sans surprise surtout. Un grain de sable, une paille que l'on prend pour une poutre, à moins que cela ne soit le contraire, un mauvais réveil ou un retard, et le cours apparemment si tranquille des choses change. Décidément ! Radicalement ! Enfin, parfois.

Sans aller jusque-là, sans prétendre même qu'il s'agit d'un évènement d'une ampleur mondiale, admettons quand même que ce genre de petit évènement inattendu vient de se produire.

Alors que deux experts préparaient la mise en vente d'un paquet de lettres et d'autographes confiés par un collectionneur, ils sont tombés sur un brouillon, inconnu jusqu'ici, du Petit Prince de Saint-Exupéry. Le retour miraculeux de la poésie – et de quelle façon ! – dans notre quotidien bien brumeux.

On croyait tout savoir du Petit Prince, livre exploré par des générations d'écoliers, le plus souvent imperméables à ce texte écrit pour des adultes, et par une quantité d'experts, qui se révèlent être fréquemment à la littérature ce que sont les sexologues à l'amour. Et voici que la nouveauté débarque sans crier gare. Magnifique !

Pour la petite histoire, ce brouillon contient un chapitre inédit et des variantes des chapitres XVII et XIX du Petit Prince que nous connaissons. Il est antérieur (probablement 1941) au tapuscrit du livre détenu par la Bibliothèque nationale de France. Il révèle, surtout, à sa manière que rien n'est définitivement écrit et que Dieu nous réserve encore quelques beaux étonnements.

S'il te plaît, Petit Prince, dessine-moi encore une surprise…

 

 


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Catégorie : Humeur
Posté par : Pasquin le 23-02-2012

 

 

 

Il fut un temps où la Grèce dominait le monde, où son empire brillait, civilisant par sa suprématie les contrées lointaines, un temps de souffle politique et d'intelligence contemplative. Être alors reconnu comme citoyen était un privilège et conférait le droit de décider de son sort et de se prononcer sur celui du pays. Un temps où ceux qui décidaient de la destinée collective avaient fait la preuve qu'ils pouvaient défendre par les armes la souveraineté de leur cité, un temps où la démocratie était aux citoyens et aux sages. Un temps où la Grèce était tout et l'Europe rien. Dans cette Grèce antique, les marchands n'étaient pas citoyens et l'argent des artisans enrichis ne leur conférait pas le droit de cité, l'usure était méprisée. Ce tempsa marqué le cœur et l'intelligence de l'Europe ; ce temps est notre Histoire. Comme à l'époque où les pays « modélisaient » sur cette partie du monde leur culture et leur démocratie, regardons le sort d'Athènes, la contemporaine. Sa destinée actuelle est aux « normes européennes », rien donc de ce qu'elle subit ne nous sera épargné : une souveraineté asservie par des technocrates lointains à des oligarchies financières, un peuple qui ne décide plus de son sort, à qui l'on refuse les référendums, un peuple que l'on dépouille de son patrimoine

en le vendant, comme le port du Pirée cédé aux Chinois, des ouvriers à qui on baisse les salaires, des retraités dont on réduit les pensions, des malades qu'on ne rembourse plus, le peuple entier croule sous l'impôt. Bruxelles, qui a déjà refusé notre héritage chrétien, lamine maintenant le legs hellénique. Sans Dieu et sans héros, que restera-t-il de nos contrées ? Un marché délabré, des consommateurs abusés et trop pauvres pour consommer… Mais que renaissent donc les titans et les temps épiques !            


Disponible dans notre boutique :
Journal n°1512 du 25-02-2012

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Catégorie : Humeur
Posté par : Pasquin le 17-01-2012

 

 

 

Pendaison de crémaillère dans ce très bel appartement parisien ! « Oui, c'est vraiment un appart très sympa ! On a beaucoup de chance, saint Joseph est généreux ! », dit la maîtresse de maison, « coktailisant » avec bonheur, allant des uns aux autres : « C'est cadeau », « Saint Joseph nous gâte », « Nous sommes vraiment privilégiés », « Franchement, depuis le temps que nous en rêvions, la Providence donne en surabondance. Franchement nous allons faire dire une neuvaine de messes » (plus facile qu'une neuvaine tout court, là il suffit de « raquer » et c'est le curé qui s'y colle !).

Lui, il est dans la finance. Il a dégagé des bénéfices énormes, des plus-values phénoménales, surfant sur la dette grecque, italienne et française. « Il a un don pour faire travailler l'argent », dit sa femme primesautière (ce qui en clair veut dire mettre les Occidentaux au chômage et les Chinois en esclavage !). Dans une logorrhée providentialiste ils abandonnent tout à saint Joseph (sauf le choix des placements financiers et l'adresse de l'appart). Ils lèvent les mains en action de grâce… Mieux vaut, en effet, prétendre qu'on doit sa richesse au Ciel que de se demander qui on a dépouillé sur terre.

Il est plus confortable de croire que c'est saint Joseph qui régale, que d'assumer des bénéfices issus directement de la réduction de pension de retraite d'une veuve grecque ou d'un artisan italien. Saint Joseph est certes généreux mais il ne pratique pas le blanchiment d'argent, et remercier Dieu pour les trente deniers ne les transforme pas en deniers du culte ! Le catho mondain contemporain cultive tellement le déni de réalité dans la pseudo-louange que sortant d'une maison close, plutôt que de se confesser, il rendrait grâce au Ciel de lui avoir fait rencontrer des anges. Non !

Ce monde génère de l'argent sale et asocial, et nous catholiques ne pouvons l'ignorer !


Disponible dans notre boutique :
Journal n°1509 du 14-01-2012

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Catégorie : Humeur
Posté par : Philippe Maxence le 19-08-2008


Les vacances, c'est bien connu, réservent toujours des surprises. Les hasards d'un voyage en famille m'ont entraîné cette année du côté de Toulouse et de Carcassonne. La région est superbe et les trésors architecturaux ne manquent pas. Pas plus d'ailleurs que le bon accueil des gens de la région. Cependant, j'ai pu faire là une découverte étonnante. Mes souvenirs ne sont pas assez précis pour indiquer à partir de quel endroit exactement s'est manifestée la chose. Grossièrement, je dirais donc entre Toulouse et Carcassonne.
Une surprise, mais quelle surprise, me direz-vous, surtout si vous êtes un habitué de la région ? J'y ai tout simplement découvert que la fameuse « laïcité » républicaine s'arrêtait là. Si les autres lois de la République semblent bien y être en vigueur, la séparation des Églises et de l'État, et tout son cortège d'implications concrètes, n'y ont visiblement pas droit de cité. À mon grand étonnement, en effet, des panneaux m'ont annoncé, de manière ostentatoire, que nous étions entrés en « pays cathare ».
Au premier abord, l'affirmation ne surprend pas. On pense à une revendication régionale. Et, personnellement, si je me sens Français, c'est aussi par la médiation d'un attachement à ma petite patrie provinciale. Mais s'agit-il de cela ici ? Est-ce la même chose de saluer le touriste arrivant en Bretagne, en Bourgogne et en « pays cathare » ?
Voici la définition que donne Wikipédia du « catharisme ». C'est une définition commune, qui n'entre pas dans les détails de l'histoire. Elle a pour elle d'exposer l'essentiel : « On appelle “Cathares” (du grec ancien καθαρός / katharós, « pur ») les adeptes d'un mouvement religieux dualiste chrétien médiéval. Le nom a été donné par les ennemis de ce mouvement, jugé hérétique par l'Église catholique et adopté tardivement par les historiens. “Communauté à deux niveaux”, les adeptes de ce mouvement se nommaient eux-mêmes “Bons Hommes”, “Bonnes Dames” ou “Bons Chrétiens”. »
Dans toute la région visitée, ce n'était qu'une succession de panneaux manifestant la soi-disante appartenance de cette région à ce mouvement religieux. Dans la superbe cité médiévale de Carcassonne, lors de la visite, le catholicisme était mis en cause directement parce qu'il avait osé combattre cette hérésie, oubliant au passage l'aspect politique du problème. Sans intervention du pouvoir temporel, c'est la société elle-même qui disparaissait.
C'est alors que je me suis demandé si, ici, notre fameuse et très prégnante République laïque n'avait pas abdiqué les prétentions et la philosophie religieuse (soi-disant « neutre ») qu'elle impose dans le reste du pays ? Et c'est ici que je me suis demandé également ce que faisait la Halde, ce service de l'inquisition laïcard. Car, après tout, n'ai-je pas été agressé pendant ce séjour dans mon honneur de catholique et de Français ?


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