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Catégorie : Éditorial
Posté par : Philippe Maxence le 13-03-2013

 

 

La période que nous vivons dans l'attente de connaître le nouveau souverain pontife est un temps d'intense bruissement médiatique. Le monde cherche à imposer son propre tempo à la vie de l'Église à laquelle il reste pourtant étranger quand il ne s'en déclare pas un adversaire résolu. À nous catholiques, il revient de rappeler que l'Esprit Saint agit à travers les décisions et les passions des hommes, lesquelles ne sont pas toujours d'une pureté absolue. S'il convient d'éviter le piège du naturalisme, il faut se garder également de tout angélisme.

Plus que jamais notre arme est donc celle de la prière. Nous n'avons pas de candidat parce que l'Église ne ressort pas du champ de la foire démocratique. Mais nous pouvons demander à Dieu qu'Il nous donne un pape d'une sainteté exceptionnelle et qui saura, à la manière d'un saint Pie X, affronter les attaques du monde et réformer en profondeur l'Église dans la fidélité à la Tradition.

Pour le successeur de Benoît XVI, les défis seront nombreux. J'en vois cependant trois principaux : l'affrontement avec le laïcisme agressif, présent aussi bien en Europe qu'aux États-Unis ; la confrontation avec l'islam et l'activisme des sectes protestantes, (c'est le cas notamment au Brésil et en Afrique) ; la réforme de la Curie afin qu'elle travaille dans le même sens.

À ces trois défis, j'ajouterais ce qui doit constituer l'armature d'une vraie réponse et que Benoît XVI avait bien perçu en décrétant une Année de la foi : la réaffirmation et la transmission de la doctrine catholique. Oui, plus que jamais, saint Pie X, priez pour nous !


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Catégorie : Éditorial
Posté par : Philippe Maxence le 01-03-2013

 

 
Depuis hier soir à 20 h 00 nous sommes officiellement orphelins, même si nous savons que la chrétienté bat encore au rythme du cœur de Benoît XVI. Dans le numéro spécial que L'Homme Nouveau vient de publier, aux rubriques habituelles un peu bousculées, nous retraçons cette étonnante destinée, exemple sans précédent d'humilité et de science, de piété et de proximité, de bousculement aussi des attentes trop humaines. Fidèle à lui-même, Benoît XVI aura jusqu'au bout échappé aux images toutes faites.
 
C'est maintenant le moment du grand silence, comme une sorte de Samedi saint avant l'heure. Le Siège de Pierre est vacant et nous devons vivre à la lumière de la foi dans le recueillement de l'espérance.
 
C'est, pour l'instant, la dernière leçon de Benoît XVI, bien en consonance avec cette Année de la foi, qu'il a lancée pour le renouveau de l'Église. Sa grande œuvre aura été le retour aux fondamentaux du christianisme, que nous avions perdus de vue depuis cinquante ans. Au fond, c'est une invite à rompre définitivement avec le naturalisme. « La destinée du genre humain est une destinée surnaturelle »rappelait déjà dom Guéranger dans son essai sur Le Sens chrétien de l'histoire. C'est aussi la leçon actuelle de Benoît XVI. Nous sommes donc appelés à vivre ce moment historique, ce Carême inédit, dans la foi et l'espérance. Nous attendons maintenant son successeur, en confiant à Dieu le conclave qui va se dérouler. Oui, tout est grâce. 

Disponible dans notre boutique :
Journal n°1537 du 01-03-2013

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Catégorie : Éditorial
Posté par : Philippe Maxence le 26-01-2012

 

 

 

 

 

Nous ne cessons de le dire : une autre économie est possible. Il faut pour cela commencer par faire tomber les murs intellectuels qui sont les nôtres. Non, il ne suffit pas d'un soupçon de moralité pour rendre l'économie de marché conforme au bien de l'homme et à la doctrine sociale de l'Église. On ne peut isoler quelques aspects de celle-ci pour baptiser d'emblée l'ensemble du système économique. Non, il ne suffira pas d'en appeler à un cercle vertueux pour que la finance le devienne à son tour.

 

Dans le prochain numéro de L'Homme Nouveau (en date du 28 janvier), comme en écho à la Semaine de l'Unité des chrétiens qui s'est déroulée du 18 au 25 janvier, nous donnons la parole à Ovidiu Hurduzeu, orthodoxe roumain. Sur le terrain de la construction d'une autre organisation sociale et économique, il souligne combien l'entente entre chrétiens est possible dès lors que l'on ne se laisse pas séduire par les sirènes contemporaines. Son verdict est sévère, mais il sait de quoi il parle : son pays a été défiguré par le communisme puis par l'ultra-libéralisme. C'est pourquoi il dénonce cette économie moderne qui profane le monde et appelle à changer de perspective.

Dans le même sens, Denis Sureau livre une analyse essentielle du rôle de la monnaie, qui d'instrument de stabilité est devenue une marchandise, objet de spéculation. Vous trouvez qu'il y va fort aussi ? Lui aussi s'appuie sur l'enseignement social de l'Église et notamment sur la doctrine des corps intermédiaires. Dépassé cet aspect du discours de l'Église ? Relisez, par exemple, le n. 14 de Laborem exercens de Jean-Paul II, vous serez peut-être surpris.

 

 

Pour en savoir plus sur ces articles et beaucoup d'autres, vous pouvez vous procurer L'Homme Nouveauauprès de nos bureaux (10, rue Rosenwald, 75015 Paris, tél. : 01 53 68 99 77) ou télécharger ce numéro en cliquant sur le lien ci-dessous.


Disponible dans notre boutique :
Journal n°1510 du 24-01-2012

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Catégorie : Éditorial
Posté par : Denis Sureau le 11-01-2012

 

 

 

 

Dans son homélie du 31 décembre, Benoît XVI a déclaré : « Dans le tissu de l'humanité déchiré par tant d'injustices, de méchancetés et de violences, fait irruption de manière surprenante la nouveauté joyeuse et libératrice du Christ Sauveur qui, dans le mystère de son Incarnation et de sa naissance, nous fait contempler la bonté et la tendresse de Dieu. Dieu éternel est entré dans notre Histoire et demeure présent de façon unique dans la Personne de Jésus… ». À la lumière d'un tel enseignement, nous sommes invités à regarder autrement les évènements passés et à venir.

 

La véritable nouveauté, l'évènement qui doit retenir notre attention, ce n'est pas la crise ou la préparation des élections du printemps prochain. C'est la présence de Dieu dans notre Histoire et dans nos vies. La crise passera, les élections seront vite oubliées, le Christ demeurera. C'est notre seule certitude. Et cette nouveauté, nous dit le Pape, est joyeuse et libératrice. La victoire du Christ est acquise, malgré les grondements des principautés et des puissances. Elle peut nous libérer de la peur du lendemain et des misères de notre condition.

Que puis-je vous souhaiter d'autre, cher ami lecteur, qu'une année sous le regard de Dieu, pour reprendre le titre du beau livre de dom Bélorgey (Traditions monastiques, 176 p., 16 €) ? Une année où nous tenterons de faire nôtre le regard de Dieu. Une belle et bonne et sainte année 2012, riche en joies et en grâces partagées !

 


 

N.B. : Ce texte est l'éditorial du dernier numéro de L'Homme Nouveau que vous pouvez commander à nos bureaux (10 rue Rosenwald, 75015 Paris. Tél. : 01 53 68 99 77, au prix de 4 euros), ou télécharger directement sur ce site en cliquant sur le lien ci-dessous.


Disponible dans notre boutique :
Journal n°1509 du 14-01-2012

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