Une Jeune fille de Varsovie

Catégorie : Ethique et tac !, le rendez-vous d'Adélaïde Pouchol
Posté par : Adélaïde Pouchol le 14-06-2013

 

Entretien avec Ludovine de La Rochère, présidente de « La Manif pour tous »

Propos recueillis par Adélaïde Pouchol

 

 

 

 

 

Quel bilan faites-vous de ces derniers mois de mobilisation ?

La prise de conscience du bouleversement de civilisation qui s'opère s'est étendue au fil des mois. Par ailleurs, l'intensité de la mobilisation a été extraordinairement intense. Les Français ont même été plus que mobilisés : ils ont été pleinement impliqués, acteurs, et je crois qu'ils ne comptent pas du tout abandonner le combat !

De nombreux Français, qui se croyaient seuls à se désoler des dérives sociétales, ont découvert qu'ils partageaient cette inquiétude avec beaucoup d'autres. Autre signe d'espoir pour tous : le très fort engagement des jeunes. Tout cela a contribué à la dynamique extraordinaire du mouvement. Certes, la loi Taubira a été votée puis promulguée, mais nous avons remporté une victoire bien réelle avec le retrait de l'amendement du projet de loi Peillon qui prévoyait l'enseignement de l'idéologie du Gender à l'école primaire. En tout cas, nous ne lâcherons rien sur la loi Taubira et nous ferons de son abrogation (sans rétroactivité) un enjeu prioritaire pour les élections à venir.

 

« La Manif pour tous » entend-elle prendre une dimension politique ?

Non, il ne s'agit pas de se constituer en mouvement politique, mais d'agir auprès des élus pour peser dans le débat public. Nous sommes convaincus, en effet, que c'est notamment notre indépendance qui fait notre force.

 

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Catégorie : Ethique et tac !, le rendez-vous d'Adélaïde Pouchol
Posté par : Adélaïde Pouchol le 07-06-2013

 

 

 

 

 

Papa porte une robe. C'est le titre de l'un des ouvrages proposés aux classes de Grande section, CP et CE1, dès la rentrée prochaine.

Papa porte une robe et en attendant, son enfant apprend à déconstruire les stéréotypes mais ne sait pas lire. Papa porte une robe mais Maman n'a pas le temps d'aller en acheter de nouvelles pour elle puisqu'elle court entre le boulot et la crèche, pour gagner péniblement de quoi nourrir ses enfants. Ce Papa dans sa robe n'est qu'une partie du rouleau compresseur que le million et demi de manifestants venus battre le pavé parisien n'a pu arrêter. Le livre est paru en 2004 et, neuf ans après, le ministère de l'Éducation nationale a sans doute jugé que les mentalités étaient prêtes à accepter l'entrée de l'ouvrage dans les programmes scolaires.

La circulaire qui l'accompagne annonce que l'étude du livre en question doit permettre à l'enfant de « contribuer à détruire les stéréotypes, construire sa personnalité au sein de la communauté scolaire, mettre en évidences les références culturelles aux contes traditionnels ». Aux instituteurs, donc, de chercher dans Blanche-Neige et Cendrillon des héros mal à l'aise avec leur identité sexuelle qui pourraient laisser croire aux enfants que ce questionnement des « stéréotypes » est normal, traditionnel en somme. Les recommandations fournies par le ministère prévoient également un temps de réflexion et de discussion pour « aborder des thèmes d'ordre symbolique » et pour permettre à l'enfant de « s'exprimer librement dans le groupe classe ».

La fin de la circulaire détaille la durée de l'activité, les modalités d'enseignement, le rôle assigné à l'enseignant et enfin le rôle dévolu aux élèves : « écouter l'enseignant ».Consigne étonnante de la part d'idéologues qui serinent par ailleurs – notamment dans le cursus de formation des maîtres – que l'enfant possède déjà en lui la connaissance et que l'adulte n'est là que pour l'aider à faire advenir ces connaissances au grand jour… C'est toute la théorie innéiste qui voudrait que la connaissance ne nous vienne pas de l'expérience du monde sensible mais soit déjà présente en notre esprit, ne demandant qu'à être actualisée. D'où l'actuel engouement pour les leçons « interactives » et la haine du cours magistral comme de l'apprentissage par cœur. Des pratiques que le ministère de l'Éducation nationale estime relever d'un autre âge, celui de l'obscurantisme et de l'endoctrinement. Et pourtant… Il faut croire que cette connaissance des troubles du Genre et de la malléabilité de l'identité sexuelle, que la bisexualité, homosexualité ou transsexualité qui sommeillerait en chacun de nous ne sont pas choses si évidentes pour les enfants. Cela fait partie des choses qui, manifestement, n'étaient pas  proprement rangées dans leur esprit attendant d'éclater au grand jour à la moindre sollicitation. Exit donc les cours magistraux pour l'apprentissage de la lecture, du calcul, de l'Histoire et des sciences mais ils reviennent en force dès lors qu'il s'agit de « déconstruire les stéréotypes ». Mais ce n'est pas de l'endoctrinement…


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Posté par : Adélaïde Pouchol le 31-05-2013

Entretien avec Alain, père de famille de 58 ans et professeur d'université, qui a jeûné 19 jours pour la famille.

Propos recueillis par Adélaïde Pouchol

 

 

 

Vous achevez aujourd'hui 19 jours de grève de la faim contre la loi Taubira. Pourquoi cette démarche ?

Il ne s'agit pas d'une grève de la faim à proprement parler, mais plutôt d'un jeûne eucharistique. Ce n'est pas un acte mortifère, c'est au contraire une démarche de vie, spirituelle avant tout. Je communie tous les jours et veux ainsi témoigner de la place centrale du Christ dans ma vie, témoigner aussi de ce que la prière est une arme plus forte que l'on ne croit. J'ai participé aux différentes manifestations, signé d'innombrables pétitions mais voyais que nous n'étions pas écoutés. J'ai voulu poser un acte fort. Le choix n'a pas été facile, j'ai prié plusieurs mois avant de prendre cette décision. J'ai été accompagné par un prêtre dans ma démarche et, finalement, j'ai commencé mon jeûne le 13 mai dernier, jour de Notre Dame de Fatima. Un jeûne qui n'est pas focalisé sur la seule loi Taubira mais sur l'ensemble des lois mortifères et des atteintes à la famille qui sévissent aujourd'hui.

 

Ce jeûne n'est donc pas un acte désespéré !

Non, au contraire. C'est un acte qui est inspiré des quarante jours du Christ au désert et de la vie de Marthe Robin, même si je n'ai pas la prétention d'être le miracle vivant qu'elle a été ! J'ai perdu la foi dans ma jeunesse mais lorsque, en 1994, j'ai perdu l'une de mes filles dans des circonstances très douloureuses, la quiétude agnostique dans laquelle je me complaisais a été brisée par le choc. Je suis parti en pèlerinage à Medjugorje, à l'époque où la guerre sévissait en Bosnie. Je n'y ai pas eu d'illumination mais la réponse toute simple d'un prêtre français qui m'a expliqué que ma fille était une petite sainte qui intercédait désormais pour moi auprès du Père. Aujourd'hui, je sais qu'elle intercède pour moi et qu'elle m'accompagnait pendant mon jeûne.

 

Qu'ont dit les gens que vous avez rencontrés de ce jeûne ?

J'ai été très bien accueilli, par les membres de La Manif pour tous et les Veilleurs notamment. Je ne me suis pas caché de la dimension spirituelle de mon acte et j'ai été heureux de voir que l'exemple de Marthe Robin parlait à tous. Certains grands médias aussi ont su rapporter ma démarche avec honnêteté. J'ai témoigné auprès des Veilleurs dans la nuit du 26 au 27 mai, après la manifestation nationale et j'y ai reçu un accueil très favorable.

 

Espérez-vous que d'autres suivront votre exemple ?

Si je suis le seul à jeûner, ce n'est pas grave. Mais j'espère avoir amorcé quelque chose. J'ai encouragé les Veilleurs à jeûner car c'est un acte fort pour ceux qui souhaitent aller jusqu'au bout, qui souhaitent une certaine radicalité. Je les ai enjoins aussi à faire le serment, en leur for intérieur, de ne plus jamais laisser passer de loi mortifère, de ne jamais plus laisser l'État s'attaquer à la famille. Nous n'avons plus le droit de nous complaire dans la tiédeur ! Pour autant, ce jeûne doit être décidé en connaissance de cause, sous deux réserves expresses : un accompagnement médical et spirituel. Les deux sont fondamentaux. Pour ma part, j'étais porté dans la prière par une communauté religieuse et suivi par un médecin.

 

Et pour l'avenir ?

Le monde nous regarde, nous sommes en train de construire la France qui vient. Nous avons tous conscience de vivre des jours extraordinaires, à la veille de quelque chose de nouveau que nous ne saisissons pas encore, un peu comme pendant les jours qui ont précédé la chute du mur de Berlin où personne, pourtant, ne se doutait de ce qui allait arriver.  À nous, maintenant, de poser les fondations de ce renouveau, ce qui passe notamment par une solide formation. À ma génération aussi de transmettre le flambeau aux plus jeunes !


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Posté par : Adélaïde Pouchol le 24-05-2013

 

Entretien avec Patricia de Poncins, coordinatrice de la Journée nationale pour la Vie

Propos recueillis par Adélaïde Pouchol

 

 

 

 

 

En quoi consiste la Journée pour la Vie qui se tiendra le 26 mai prochain?

La Journée nationale pour la Vie est une journée marquée dans toute la France par la célébration de la valeur et de la beauté de toute vie humaine, de la grandeur de la maternité et de l'accueil de l'enfant. Ces manifestations peuvent revêtir des formes variées : collages d'affiches et distribution de tracts, autocollants et ballons ; tenue de stands d'exposition de peinture, photos ou posters ;veillée de prière pour la vie ; intentions de prière lues pendant la messe au moment de la prière universelle ;conférence ou prise de parole de courte durée ; quête paroissiale effectuée au profit d'un centre d'accueil pour femmes enceintes en difficulté (AFC). Chaque paroisse est ainsi encouragée à mettre sur pied ses propres actions.

 

Comment sont nées ces Journées pour la Vie et quand?

Cette journée a été proposée par Jean-Paul II dans L'Évangile de la Vie. Depuis 1995, à la demande du cardinal Angelo Sodano, secrétaire d'État au Vatican, le Conseil permanent de l'Épiscopat français a proposé que la journée de la fête des mères, fixée traditionnellement le dernier dimanche de mai, puisse être aussi une Journée pour la Vie. Il faut souligner que l'application des décisions du Conseil permanent, comme celles des assemblées plénières des évêques, quand elles ne font pas l'objet d'un décret, sont soumises à la responsabilité des évêques. Choisir la Vie promeut cette journée à travers une campagne d'affichage, de distribution de tracts et la diffusion d'une plaquette explicative donnant des pistes d'actions pour les particuliers, paroisses, institutions et associations.

 

Pourquoi organiser cette journée en même temps que la Manif pour tous? N'y a-t-il pas un risque de concurrence?

La date de la Manif pour tous a été fixée récemment et les deux ne sont pas incompatibles, loin de là, la Journée pour la Vie étant une journée de sensibilisation au travers de diverses actions.

 

Où peut-on trouver tous les renseignements pratiques sur cette journée?

Vous pouvez trouver toutes les informations pratiques sur cette journée sur le site de Choisir la Vie : www.choisirlavie.fr

 

 

 

 

 


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Catégorie : Ethique et tac !, le rendez-vous d'Adélaïde Pouchol
Posté par : Adélaïde Pouchol le 17-05-2013

 

 

 

 

Plongé depuis cinq ans dans le coma suite à un accident de la route, Vincent Lambert, du haut de ses 37 ans et du fond de son lit d'hôpital au CHU Sébastopol de Reims, a relancé le débat sur l'euthanasie. Une histoire dont les médias auraient bien voulu s'emparer, la situation était idéale, celle tragique d'une personne désormais condamnée à une vie jugée insupportable, une femme et une sœur convaincues de devoir le « laisser partir » par amour et des médecins ayant jugé, collégialement et selon les termes prévus par la loi, que le cas dudit patient permettait d'accélérer la venue de la mort.

L'affaire a été rapportée par Jeanne Smits, directrice de Présent, sur son blogue http://leblogdejeannesmits.blogspot.fr, révélant par la même occasion qu'une forme d'euthanasie par omission est pratiquée dans l'hexagone en toute impunité.

 

Vincent Lambert allait-il être le nouveau Vincent Humbert ? Une autre Chantal Sébire ? Il s'en est fallu de peu pour cet homme plongé dans un coma pauci-relationnel, comprenez à même d'entretenir une forme de relation minimale, de ressentir aussi émotions et douleur. La décision collégiale avait été prise par les médecins et la femme de Vincent Lambert le 8 avril d'arrêter l'alimentation et l'hydratation du patient, une manière de le laisser mourir à petit feu sans recourir à l'injection létale encore – pour combien de temps ? – interdite en France. Parce que mourir de faim et de soif, en revanche, est légal depuis que la Loi Leonetti de 2005 autorise à considérer l'alimentation et l'hydratation comme des traitements médicaux plutôt que des soins. Alors que d'aucuns croient encore qu'avoir un toit et manger à sa faim est un droit inhérent à tout homme, le législateur en a décidé autrement. Paradoxalement, l'eau et la nourriture ne sont pas encore remboursées par la Sécurité sociale…

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Catégorie : Ethique et tac !, le rendez-vous d'Adélaïde Pouchol
Posté par : Adélaïde Pouchol le 03-05-2013

 

 

 

 

Comme annoncé, la proposition de loi sur la fin de vie du député UMP des Alpes-Maritimes Jean Leonetti a été discutée à l'Assemblée le 25 avril dernier. « Dormir avant de mourir, c'est tout l'objet de cette proposition de loi », expliquait ce jour-là le père de l'actuelle loi sur la fin de vie adoptée en 2005, qui entendait faire adopter le droit à la sédation terminale. Une pratique des plus délicates sur le plan éthique qui, si elle apparaît comme l'ultime et parfois meilleure solution dans certains cas de souffrance extrême, pousse un peu plus loin encore la ligne à ne pas franchir. Car il s'agissait ni plus ni moins de légiférer sur la possibilité pour un patient conscient mais en phase terminale d'une maladie incurable de s'administrer lui-même la solution létale. Un geste difficile, à bien des égards, à distinguer du suicide…

Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales et de la Santé, a rejeté la proposition. Non que le gouvernement ait changé d'avis sur sa volonté de faire évoluer la loi sur la fin de vie mais parce que, selon les mots du ministre, la question mérite un débat plus approfondi. La motion de renvoi en commission déposée par le groupe socialiste a donc été adoptée ce 25 avril et, sans indiquer de calendrier, Marisol Touraine a précisé que le débat ne pourrait être mené tant que le Comité Consultatif National d'Éthique (CCNE), mandaté sur la question par le Président de la République, n'aurait pas rendu son avis. L'avis en question, initialement annoncé pour le mois d'avril, a été retardé à mi-juin, date à laquelle devrait aussi être rendu le bilan du Comité national de suivi du développement des soins palliatifs et de l'accompagnement. Deux contributions importantes qui devraient influencer très largement la suite des évènements.

Paradoxalement, les députés des deux camps ont invoqué à la fois la nécessité de faire évoluer la loi et le fait que celle-ci n'était pas encore suffisamment connue et appliquée. Paradoxalement encore, c'est le même Jean Leonetti qui déplore le fait que la mort soit aujourd'hui trop médicalisée et qui voudrait faire dépendre celle-ci d'une injection létale, d'une ultime piqûre accordée par le corps médical.

À lire le rapport de la séance du 25 avril, on sent la difficulté immense devant laquelle se trouve le législateur qui voudrait à la fois préserver la dignité de la personne, qu'il place essentiellement dans la sauvegarde de l'autonomie et l'absence de douleur, et ne pas faire du suicide un droit-créance. Autrement dit, comment permettre au patient d'abréger une vie devenue insupportable sans organiser le droit au suicide ? Autant chercher à résoudre la quadrature du cercle…


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Catégorie : Ethique et tac !, le rendez-vous d'Adélaïde Pouchol
Posté par : Adélaïde Pouchol le 30-04-2013

 

 

 

 « Ahhh des fleurs pr les filles et des costards pour les mecs!! C'est une pote a Frigide l'organisatrice??!! » (sic). Commentaire cueilli au hasard d'une recherche sur G-Day, le salon du mariage gay « 100% masculin » qui s'est tenu le 27 avril à Paris. L'internaute est fâchée, et pas seulement avec la langue française. L'organisatrice en question, Claire Jollain, explique ainsi le pourquoi du comment : « Les femmes sont plus discrètes dans leur communauté et peuvent trouver des choses qui leur correspondent dans les salons du mariage classiques ». Et de poursuivre en expliquant que les hommes veulent autre chose que « des roses et des pivoines », ce qu'ils ne trouvent nulle part ailleurs, et qu'ils ont bien droit, par conséquent, à un salon rien que pour eux avec, qu'on se le dise, des « professionnels du nœud papillon ».

 

« Les gouines vous emmerdent, Claire ! On ne va pas attendre un salon du mariage pour s'habiller en costard à notre mariage ! », s'énerve une autre commentatrice. Les exposants « proposeront du haut de gamme décontracté » car les homosexuels forment une communauté « à fort pouvoir d'achat avec des goûts haut de gamme » (sic), explique encore Claire Jollain, s'attirant ainsi les foudres des chevaliers de l'égalité qui voient dans ce discours l'incarnation même du sexisme et du patriarcat : les homosexuels masculins seraient riches donc les lesbiennes seraient pauvres… Clichés inacceptables. Au sein de la communauté LGBT, la colère monte. Il est même des internautes pour traiter d'hétéros les organisateurs de ce fameux salon.

 

 

 

 

 

 

 

« et pour ne rien arranger les anti on recuperer cet article en disant qu'on s'etriper entre nous et qu'on se traiter d'hetero. pfff ils sont pathetiques… » (sic). Un commentateur assiste, désemparé, au pugilat par écrans interposés et s'inquiète de ce que ce salon 100% masculin soient une aubaine de plus pour les défenseurs de la famille. Qu'il se rassure, nous n'en attendions pas moins de la communauté homosexuelle.

Ce salon exclusivement masculin serait-il une incohérence, un loupé sur le plan marketing des promoteurs de l'égalité des droits ?

Les homosexuels parlent eux-mêmes de communauté, leur sémantique est empreinte, à leur corps défendant, de ce repli identitaire propre aux minorités. Plus encore, ces mêmes personnes homosexuelles se définissent d'abord par leur orientation sexuelle, créant ainsi des groupes au sein du groupe entre ceux qui aiment les hommes, ceux qui aiment les femmes et ceux qui aiment les deux. L'homosexuel masculin, par définition, exclut la femme de sa vie affective. Ce salon n'en est que l'application concrète, somme toute assez cohérente avec le reste de l'idéologie qui les anime.

Le scénario aurait pu être écrit à l'avance.

Ce sont ces mêmes lesbiennes qui nous criaient lors des manifestations pro « mariage pour tous » que l'égalité des droits pour les homos n'enlèverait rien aux hétéros. De la même façon, que les homosexuels masculins fassent un salon du mariage n'enlève pas le droit aux lesbiennes d'en faire un si cela leur chante et d'y vendre des costumes d'hommes si tel est leur bon plaisir.

Qu'enfin, tout ce petit monde se rassure, la masculinité ne veut plus dire grand-chose et une femme qui se sent homme sera certainement accueillie à bras ouverts dans ce lieu 100% masculin.

 


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Posté par : Adélaïde Pouchol le 19-04-2013

 

 

 

 

« Embryons surnuméraires dépourvus de projet parental ». Un nom qui équivaut à un arrêt de mort. La technique de la congélation d'embryons en vue d'une réimplantation nous vient tout droit d'Australie où elle fut réalisée pour la première fois en 1984. Depuis, nous ne le savons que trop bien, la pratique est désormais courante en France. Mais pour qu'une grossesse aboutisse, il faut plusieurs essais… C'est pourquoi plusieurs embryons sont conçus in vitro puis congelés s'ils n'ont pas été utilisés, en attendant un éventuel projet parental. Ils sont conservés cinq ans maximum, délai au-delà duquel ils sont détruits sans plus de cérémonie.

En 2008, l'Académie pontificale pour la Vie avait rendu un avis sur les embryons congelés dont le statut est éminemment délicat. Comme on pouvait le prévoir, il est apparu qu'aucune solution, que ce soit la réimplantation ou la destruction, n'était morale. Un vrai casse-tête, donc, pour les personnes soucieuses de respecter la dignité humaine et confrontées à l'existence de ces milliers d'embryons dont on ne sait que faire.

Comme nous vivons une époque décidément formidable, d'aucuns, moins chagrinés par la notion de dignité, ont mis en place un processus bien huilé. Ainsi l'Institut Marquès, à Barcelone, spécialisé dans la Procréation Médicalement Assistée (PMA), explique :

 

« Adopter signifie s'occuper d'un être humain comme si c'était son propre enfant lorsque les parents biologiques de celui-ci n'ont pas la possibilité de le faire.

Adopter un embryon signifie réaliser un traitement en vue d'obtenir une grossesse grâce à des embryons dont leurs parents biologiques n'ont pas choisit leur affectation.

En ce qui concerne l'affectation des embryons congelés, la loi sur la reproduction assistée permet toutes les options possibles:

les implanter à la patiente même.

Les donner à d'autres patientes.

Les détruire.

Les donner pour la recherche. »

 

Outre-Atlantique, les promoteurs de la culture de mort ne perdent pas le nord. À l'aberration morale s'ajoute l'appât du gain depuis que la clinique de fertilité de Davis, en Californie, propose désormais à la vente des embryons surnuméraires aux couples stériles. Un procédé juteux et plus commode sur le plan technique puisqu'il permet d'échapper à la procédure de récolte des gamètes. Et résout facilement, par la même occasion, le problème des embryons congelés dépourvus de projet parental. Il faut faire de la place dans les congélateurs.

Plus d'adoption donc, mais ni plus ni moins l'achat de bébé, pour la modique somme de 7500 euros, peut être moins si l'on attend les soldes de l'été.

Le marché de l'être humain, ouvert avec les mères porteuses, se diversifie…

 

En France, d'aucuns attendent sagement que la vente d'embryons traverse l'Atlantique.


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Posté par : Adélaïde Pouchol le 12-04-2013

 

Le député UMP des Alpes-Maritimes Jean Léonetti, rapporteur de la loi sur la fin de vie de 2005, a récidivé en déposant le 27 février dernier à l'Assemblée nationale une nouvelle proposition de loi pour « renforcer les droits des patients en fin de vie », qui devrait être discutée à l'Assemblée nationale le 25 avril prochain.

 

    

 

Les études n'en finissent pas de paraître qui montrent que l'on meure mal en France, que les Français veulent finir leur vie « dans la dignité », que nos voisins qui ont déjà légalisé l'euthanasie s'en portent très bien… mais aussi que la loi Léonetti sur la fin de vie de 2005 est méconnue de la plupart des Français et d'une large part du corps médical. La France s'était pourtant doté d'un arsenal législatif permettant la mise en place des soins palliatifs, un vrai pas en avant, malgré quelques ambiguïtés, dans la prise en charge de la fin de vie. Le chantier est loin d'être achevé, conduit notamment Jean Léonetti et le professeur Didier Sicard, ancien président du Comité Consultatif national d'Éthique (CCNE) chargé par François Hollande de rédiger un rapport sur la question. Au cœur de ce travail, de légitimes préoccupations, partagées par les promoteurs de l'euthanasie comme par ses opposants, notamment tenir compte de l'aspect éminemment politique de la fin de vie, au-delà de la subjectivité à travers laquelle chacun aborde la question de sa propre finitude. D'où l'exigence d'une loi qui fixe précisément les responsabilités des patients comme du corps médical. Autre préoccupation largement partagée, celle de développer les soins palliatifs en même temps que limiter l'acharnement thérapeutique. Reste à savoir si la mort est un acte médical, un ultime soin qui entrerait dans le domaine de compétence du personnel soignant…

 

 

 

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Posté par : Adélaïde Pouchol le 05-04-2013

 

 

 

Depuis le 31 mars dernier – la délicatesse du gouvernement voulant que la chose soit officialisée le jour même de Pâques –, la contraception des mineures de 15 à 18 ans, jusqu'alors remboursée à 65%, est désormais intégralement prise en charge par la Sécurité sociale. Plus exactement, sont gratuits les pilules de première et deuxième générations, le stérilet et l'implant contraceptif. Depuis cette même date, l'avortement est gratuit pour toutes les femmes, toutes tranches d'âge confondues alors qu'il était auparavant gratuit uniquement pour les mineures et pris en charge à 70%, voire 80%, pour les femmes majeures. 13,5 millions d'euros. C'est le budget alloué à cette nouvelle mesure de promotion de la « santé sexuelle ». Une coquette somme prélevée dans nos poches pour financer la culture de mort.

La colère contre le gouvernement est depuis peu le sport national des Français, c'est depuis longtemps le passe-temps préféré des féministes, Planning Familial en tête. C'est pourquoi ladite association s'était fendue d'une lettre ouverte à Marisol Touraine, ministre de la Santé, lorsque celle-ci avait annoncé la gratuité de l'IVG et de la contraception le 23 octobre dernier. Le ton n'a pas changé et les invectives contre la politique du gouvernement en matière de santé sexuelle se multiplient depuis le 31 mars. Et pas seulement dans les rangs pro-vie. 

 

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Catégorie : Ethique et tac !, le rendez-vous d'Adélaïde Pouchol
Posté par : Adélaïde Pouchol le 22-03-2013

2012… L'on se souvient de la jeune Pakistanaise, Rimsha, jeune trisomique d'une dizaine d'années, accusée à tort de blasphème et gardée emprisonnée de longues semaines. 2012, c'est aussi l'affaire Kruzmane contre Lettonie. Déboutée par les autorités de son pays, la Lettone Anita Kruzmane, mère d'une petite trisomique, porta plainte devant la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) contre son médecin pour ne lui avoir pas proposé de test de dépistage lors de sa grossesse. Alors que sa fille est aujourd'hui âgée de 10 ans, Anita Kruzmane porte plainte pour violation du droit à la vie familiale… et attend toujours la décision de la Cour. 2012, c'est la mise sur le marché, au mois d'août, du Praenatest. Venue de Suisse, cette méthode de dépistage est non invasive, une alternative moins coûteuse et moins dangereuse que l'amniosynthèse pour traquer, en toute sécurité, une éventuelle anomalie du bébé à naître. 2012, enfin, c'est comme chaque année l'élimination de 96% des fœtus porteurs de la trisomie 21, c'est la volonté orchestrée par le gouvernement et concrétisée par nombre de scientifiques, d'éradiquer une bonne fois pour toutes non pas la trisomie 21 mais les trisomiques eux-mêmes. 2012, c'est l'indifférence quasi généralisée aux souffrances, aux inquiétudes, aux difficultés comme aux joies des parents d'enfants trisomiques.

 

2012… C'est, malgré tout, le lancement, officialisé par la résolution de l'Organisation des Nations unies (Onu) A/RES/66/149 datée de décembre 2011, de la Journée mondiale de la trisomie 21, fixée au 21 mars de chaque année.

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Catégorie : Ethique et tac !, le rendez-vous d'Adélaïde Pouchol
Posté par : Adélaïde Pouchol le 08-03-2013

 

 

 

« J'ai avorté, je vais bien, merci ! ». Elles se disent filles des 343 salopes, celles qui, en 1971, avaient signé dans Le Nouvel Observateur une tribune où elles affirmaient s'être fait avorter, pratique encore illégale à l'époque. Elles pensent que « si en France, on ne meurt plus en avortant depuis 1975, en revanche, on est encore sommée d'en crever… de honte et de culpabilité. » Elles ont créé le site www.jevaisbienmerci.net pour dire haut et fort que l'avortement est un droit et non un drame, pour dire qu'elles ont avorté et qu'elles s'en portent fort bien, merci pour elles.

 

 

 

Le 17 janvier, Najat Vallaud-Belkacem, ministre des Droits des femmes et porte-parole du gouvernement, s'était émue, lors de la célébration du 38e anniversaire de la loi Veil à la maternité des Lilas (Seine-Saint-Denis), de la présence massive sur Internet de sites de désinformation sur l'IVG, comprenez, de sites pro-vie. « Trop bien référencés », ces sites sont souvent les premiers consultés par les femmes qui désirent se renseigner sur l'avortement. Najat Vallaud-Belkacem, considérant toute pensée différente de la sienne comme de la désinformation, avait donc annoncé la création prochaine d'un site officiel sur la question et appelé à la mobilisation afin d'étouffer un discours « faux » et « culpabilisateur » sur l'avortement. 

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Posté par : Adélaïde Pouchol le 22-02-2013

 

 

 

 

Profitez des réductions de printemps, le « paquet tout compris, succès garanti » est à 9 900 € au lieu de 12 000 €. C'est vrai qu'à ce prix-là, on peut acquérir une belle Clio toute neuve, 2 000 paquets de cigarettes, ou même les lunettes à 12 000 € d'Audrey Pulvar.  C'est aussi le prix d'un bébé. D'un vrai.

Le centre médical ukrainien BioTex.com propose une gamme de services pour avoir un enfant. « Il n'existe pas de stérilité totale », lit-on sur le site de l'organisme, http://mere-porteuse.net, qui réserve bien des surprises. Que vous soyez hétérosexuel mais stérile, hétérosexuelle féconde mais refusant de prendre le risque d'avoir des vergetures après une grossesse, homosexuel assumé ou lesbienne revendiquée, vous pouvez trouver une formule adaptée à votre cas. On se croirait en rendez-vous avec son assureur, il se trouve que c'est avec un médecin. Le centre médical BioTex.com a bien compris où se trouvait le marché et des dizaines d'Ukrainiennes attendent de pouvoir louer leur ventre. Le site est en français et l'organisme donne un certain nombre de renseignements sur la législation actuelle en termes de filiation autant que sur les possibles évolutions de la loi… qu'il appelle de ses vœux. Sans complexe aucun, BioTex.com propose un service pourtant actuellement illégal et n'attend plus que la bénédiction du gouvernement français pour développer ce commerce en toute impunité.

Des centaines de donneuses sont répertoriées sur le site, photos et mensurations à l'appui. Il vous faut plutôt une rousse petite avec les yeux verts ? À moins que vous ne préfériez une grande blonde avec de petits pieds et de grandes oreilles ? Ils ont tout en rayon. Et, cerise sur le gâteau, il est indiqué pour chacune de ces loueuses d'utérus qu'elles ne boivent ni ne fument. Il faut faire les choses proprement ! Qu'on se rassure : la filiation est éclatée, des femmes sont réduites au rang d'esclaves, on achète des enfants comme on achète une paire de chaussettes… mais l'hygiène est préservée.

Les loueuses d'utérus affirment faire cela de plein gré, pour la bonne cause, pour l'égalité, et la générosité.

 

Évidemment, à 12 000 € le bébé, l'altruisme aide à supporter la misère…


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Catégorie : Ethique et tac !, le rendez-vous d'Adélaïde Pouchol
Posté par : Adélaïde Pouchol le 14-02-2013

 

 

 

 

Échevelées, le poitrail à l'air, le ventre en étendard, les Femen ont encore fait parler d'elles. On s'offusque, même à gauche, de cette irruption aussi indécente qu'hystérique à Notre-Dame. « Bye bye Benoît », « Crise de foi », avec d'autres messages tout aussi mémorables, écrits au marqueur noir sur le corps, elles tapaient autant qu'elles le pouvaient sur les nouvelles cloches encore exposées dans la nef de la cathédrale en hurlant « Pope no more ». C'était la provocation de trop, celle que même Bertrand Delanoë, maire de Paris, ne pouvait cautionner, c'est dire.

 Les Femen méritent-elles un énième article ? Qu'on les blâme ou qu'on les loue, les activistes féministes n'ont pour seul but que de faire parler d'elles. Et pour cause. Elles n'ont pour seul argument que leur haine. Exit donc la volonté d'un réel débat.

Elles ont pour seule esthétique leur indécence et leur vulgarité. Exit donc la portée artistique de la chose.

Ces dames entendaient fêter le départ de Benoît XVI… Qu'on se le dise, nous ne voulons pas de leurs fêtes, nous avons tout ce qu'il faut en boutique. Car nous pouvons nous targuer, de Noël à Pâques, en passant par la Pentecôte et l'Ascension, de savoir célébrer, de savoir fêter, de connaître la joie. Celle qui nous vient du Christ.

La barque de Pierre a connu de sacrées tempêtes, et huit poitrails à l'air ne suffisent pas à la faire naufrager.

Ces dames entendent encore nous faire des leçons sur la place de la femme. Mais qu'avons-nous à recevoir de féministes qui ne comprennent rien à la féminité ? Qu'avons-nous besoin de Femen pour nous expliquer ce qu'est la femme, nous avons la Vierge Marie. Si les femmes ne trouvent pas leur place dans la société, qu'elles viennent dans l'Église, elles y sont sentinelles de l'invisible. Si le regard porté sur le corps par la société leur pose problème, qu'elles viennent dans l'Église, le corps y est temple de l'Esprit. Si la conception post-moderne de la sexualité les chagrine, qu'elles viennent dans l'Église, la sexualité y est communion et co-création !

« C'est l'Église comme institution qui nous gêne », explique l'une des huit activistes, interrogée après leur fracassante mise en scène.

Quant à nous, c'est la haine comme seul argument qui nous gêne…


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Catégorie : Ethique et tac !, le rendez-vous d'Adélaïde Pouchol
Posté par : Adélaïde Pouchol le 08-02-2013

 

 

 

 

Par les temps qui courent, il est permis d'imaginer bien des choses et ce qui, pour nos grands-parents, tenait de l'absurde ou de la fiction, pourrait bien être notre futur. Un futur pas si lointain que cela.

Une femme peut désormais choisir de devenir homme.  L'homme qu'elle peut devenir pourrait aussi décider d'enfanter, par implantation d'un utérus artificiel, « égalité » que la science sera bientôt à même de réaliser.

Et puisque seul l'amour compte, critère désormais unique de reconnaissance de la valeur d'un couple, qui pourrait reprocher à un homme d'aimer un animal ?

Très vite après l'ouverture du débat sur la légalisation du « mariage » homosexuel, l'hypothèse de la polygamie comme possible conséquence de la dénaturation du mariage a trouvé de nombreux échos parmi les opposants au projet de loi Taubira.

Les plus audacieux ont évoqué aussi la zoophilie. Les choses pourraient aller plus loin encore. La pensée magique, qui veut que le réel soit modelé par le désir humain, n'est pas l'apanage des hommes qui se voudraient femmes ou des duos de même sexe qui se voudraient capables de procréer. Déjà, la notion de projet parental en est une manifestation évidente. L'enfant à naître n'aurait de statut humain qu'à partir du moment où ses parents ont formulé un projet à son égard. Un embryon de deux semaines désiré par ses parents est un enfant. Un embryon de 12 semaines dont ses parents ne veulent pas… n'est qu'un amas de cellules.

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Catégorie : Ethique et tac !, le rendez-vous d'Adélaïde Pouchol
Posté par : Adélaïde Pouchol le 01-02-2013

 

 

 

Qui, sinon la Fondation Lejeune, a su maintenir la mobilisation contre la recherche sur l'embryon ? L'esprit saturé par l'actualité du projet de loi Taubira, nous avons, pour beaucoup d'entre nous, abandonné ce front-là. Contraints et forcés de sélectionner et de hiérarchiser les combats. L'échéance pourtant se rapproche, et les différentes étapes du processus de légalisation sont franchies pas à pas. Le texte a été voté au Sénat le 4 décembre 2012 et Dominique Orliac, député PRG du Lot, a été nommée par la Commission des Affaires sociales le 30 janvier dernier rapporteur du projet de loi pour l'Assemblée nationale. La date a été rendue publique, le texte sera examiné le 28 mars prochain. Et si la majorité l'approuve, l'autorisation de recherche sur l'embryon sera légalisée.

C'est l'une des rares autant que funestes promesses de campagne que le candidat désormais Président Hollande entend vraiment tenir.

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Catégorie : Ethique et tac !, le rendez-vous d'Adélaïde Pouchol
Posté par : Adélaïde Pouchol le 30-01-2013

 

 

 

« Nous aussi, on veut congeler nos bébés ». Autour de la place de la Bastille, les slogans brandis par les partisans du « mariage » pour tous le 27 janvier dernier mériteraient pour certains de figurer dans une anthologie du mépris. Ou de l'insulte.

Les manifestants avaient reçu des consignes précises en terme d'habillement, c'est donc un cortège décent, à quelques Femen près, qui battait le pavé. Civitas avait publié, au début de la mobilisation, une affiche présentant deux homosexuels avec quelques chaînes pour seuls vêtements, commentant : « Confierez-vous vos enfants à ces gens-là ? ». L'affaire avait fait du bruit et poussé les militants homosexuels à donner une image plus compatible avec celle d'engagement et de responsabilité que renvoient mariage et filiation. Mais, incontestablement, les slogans n'avaient pas été soumis à la même censure. Faute de pouvoir déambuler en tenue d'Adam, les militants ont concentré leur besoin de provocation et de vulgarité dans les slogans. Pas de contrôle du message, donc, comme à la Manif pour tous du 13 janvier où les pancartes étaient toutes estampillées du sigle du Collectif.

Derrière leurs drapeaux couleurs de l'arc-en-ciel, les militants se disaient « fiers de marcher du bon côté de l'histoire ». Peu d'enfants dans le cortège (et pour cause !) mais de nombreuses personnes dont les cheveux blancs et le plaisir visible qu'ils avaient à manifester laissaient supposer qu'en Mai 68, ils étaient sans doute aussi « du bon côté de l'histoire ». Si la poésie du 27 janvier dernier, style « François, si tu recules, on t'encule » ou « Barjot au congélo », ne mérite pas un commentaire composé en bonne et due forme, quelques aspects méritent néanmoins d'être soulignés. Ils révèlent les trois moteurs du lobby gay : la revendication d'égalité, la provocation et la haine de l'Église.

 

 

 

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Catégorie : Ethique et tac !, le rendez-vous d'Adélaïde Pouchol
Posté par : Adélaïde Pouchol le 25-01-2013

 

 

La scène se passe au Palais de la découverte (Paris) où se tient l'édifiante exposition « Bêtes de sexe, la séduction dans le monde animal » depuis le 23 octobre et jusqu'au 25 août prochain...

« Les humains doivent-ils être monogames ? Oui, non, parfois ? » Une quinzaine de lycéens, sous le regard amusé de leur professeur, se pressent pour appuyer sur le bouton qui enregistrera leur vote. « C'est trop cool d'avoir plein de meufs », ricanent grassement les jeunes garçons tandis que les filles se forcent à glousser, sans pourtant pouvoir retenir une expression de dégoût : «  Ah non, c'est dégueu d'avoir plusieurs femmes ». Stéréotype d'une société hétéronormée ? Réalité surtout de la différence d'appréhension de la sexualité entre garçons et filles.

Dans cette vaste salle d'exposition la lumière est tamisée, les murs sont noirs, ornés seulement de lourdes tentures rouges. Le décor est planté.  

 

 

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Catégorie : Ethique et tac !, le rendez-vous d'Adélaïde Pouchol
Posté par : Adélaide Pouchol le 18-01-2013
 
 

C'est peu dire que le projet de « mariage pour tous » éclipse depuis plusieurs semaines le reste de l'actualité sociale et politique. Pourtant, la France ne s'est pas arrêtée de tourner et, sans bruit, le gouvernement avance sur d'autres sujets tout aussi graves...

Le 17 janvier 2013, les partisans de la culture de mort célébraient le 38e anniversaire de la loi Veil dépénalisant l'Interruption Volontaire de Grossesse (IVG). Un symbole fort pour le gouvernement en place, à l'occasion duquel une table ronde a été organisée à la maternité des Lilas, en Seine-Saint-Denis. Autour de la table, Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales et de la Santé, ainsi que Najat Vallaud-Belkacem, ministre des Droits des femmes et porte-parole du gouvernement.

La première a annoncé une revalorisation du tarif à hauteur de 50 % pour les établissements de santé pratiquant l'IVG. Après la mise en place en janvier du remboursement intégral de l'avortement, cette seconde mesure devrait être effective en mars prochain. Elle doit répondre à la baisse de la pratique de cet acte « médical » considéré comme déficitaire pour les établissements de santé...

400 €, car c'est le prix actuel de l'IVG, c'est donc trop peu pour tuer.

 

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Catégorie : Ethique et tac !, le rendez-vous d'Adélaïde Pouchol
Posté par : Adélaïde Pouchol le 11-01-2013

 

 

 

« Incontestablement ça a parfois brouillé le fait qu'il s'agissait d'une grande réforme, ça a empêché qu'on aille au fond des conséquences et du message de cette réforme », a déclaré le 11 janvier madame Taubira, ministre de la Justice, à propos du projet d'ouverture de la Procréation Médicalement Assistée (PMA) pour les couples homosexuels.
 
De fait, le gouvernement a annoncé le 9 janvier dernier que l'amendement sur la PMA serait retiré du projet de loi sur le « mariage pour tous » présenté le 29 janvier à l'Assemblée. Il faut dire que les sondages en faveur du droit à la filiation pour ces « couples » n'ont cessé de baisser au cours de ces derniers mois. Quoique la même madame Taubira ait annoncé que le gouvernement ne reculerait pas malgré la mobilisation du 13 janvier, ce retrait d'amendement est un signe de ce que la « réforme de civilisation » du président « Normal » passe mal. Le gouvernement est allé trop vite. Justement, la question de la PMA n'a pas « empêché qu'on aille au fond des conséquences et du message de cette réforme », elle a ouvert les yeux de nombre de Français, qui ont soudainement pris conscience que le « mariage pour tous » n'était pas qu'une question d'amour, d'égalité et de progrès, qu'il cache en réalité une injustice profonde faite aux enfants et un désordre moral grave.
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Catégorie : Ethique et tac !, le rendez-vous d'Adélaïde Pouchol
Posté par : Adélaïde Pouchol le 04-01-2013

 


 

Le ministère de la Santé pourrait se montrer plus ferme que prévu quant aux pilules contraceptives de troisième et quatrième générations, tristement célèbres depuis que des accidents graves leur étant imputés ont été révélés.


Les faits datent. Marion Larat est handicapée depuis 2006, suite à un AVC dû à la pilule de troisième génération Méliane qu'elle prenait depuis quatre mois. Son cas n'est pas isolé mais il a fallu du temps pour que l'enquête médicale confirme les raisons de l'accident. Désormais, les choses sont claires, établies par la Haute Autorité de Santé (HAS) : ces produits comportent un risque de complications thrombo-emboliques veineuses (constitution de caillots de sang dans le réseau veineux).


Marisol Touraine, ministre de la Santé, annonçait donc le 19 décembre dernier que ces pilules de troisième génération ne seraient plus remboursées dès septembre 2013, les pilules de quatrième génération n'étant déjà pas prises en charge par la Sécurité sociale. Les pilules de première et deuxième générations (qui ne sont pas fabriquées à partir du même type d'hormones) étant tout aussi efficaces sur le plan contraceptif, elles devront désormais être proposées en priorité par les médecins, sauf cas spécifiques. Mercredi 2 janvier, Marisol Touraine a finalement avancé l'arrêt du remboursement des pilules de troisième génération au 31 mars prochain. Plus encore, l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) a ajouté qu'elle n'hésiterait pas à « aller encore plus loin en retirant du marché des pilules de 3ème et 4ème génération si leur consommation ne baissait pas suffisamment vite ».


La diminution de consommation de ces produits espérée par le gouvernement sera-t-elle effective ? La pilule est sans conteste le moyen de contraception le plus répandu en France. Selon le Baromètre de la santé, 55,5% des femmes sous contraceptifs prenaient la pilule en 2010. La pilule est aussi utilisée comme médicament dans certains cas, et de plus en plus souvent pour résoudre des problèmes d'acné, de taille de poitrine ou de pilosité. C'est donc sans surprise que l'on apprend, de la même étude citée plus haut, que 83% des femmes sous contraceptifs et âgées de 20 à 24 ans sont sous pilule. Et justement, les pilules de première et deuxième génération étaient connues pour engendrer des effets secondaires indésirables, notamment la prise poids et l'augmentation de la pilosité… De quoi rebuter nombre de femmes et jeunes filles. Enfin, Marisol Touraine expliquait le 2 janvier dernier sa décision d'avancer les mesures gouvernementales et de favoriser la prise des pilules de première et deuxième générations : « le risque de complications thrombo-emboliques veineuses (phlébites) est deux fois moins élevé que chez les femmes sous pilules de troisième et quatrième générations ». Un risque deux fois moins élevé, certes, mais un risque quand même.

Que le ministère semble prendre sans complexe.


Que l'on ne s'y trompe pas, les médecins prendront-ils vraiment le temps de faire tous les examens nécessaires pour dépister d'éventuelles prédispositions aux complications thrombo-emboliques veineuses chez les femmes qui viennent se faire prescrire la pilule ?


 

 


 

 


 

 


 

 

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Catégorie : Ethique et tac !, le rendez-vous d'Adélaïde Pouchol
Posté par : Adélaïde Pouchol le 28-12-2012

 

 

Un millions de signatures. C'est le chiffre au-delà duquel les instances ad hoc de l'Union européenne sont contraintes de considérer sérieusement les pétitions et autres formes d'initiatives citoyennes. La mesure est en vigueur depuis le Traité de Lisbonne et les associations pro-vie qui fleurissent en Europe entendent bien en profiter.
Alors que le Conseil de l'Europe fait en ce moment même pression pour que la Pologne et l'Irlande modifient la législation sur l'avortement pour le libéraliser, 27 associations de défense de la vie issues de 20 pays européens ont lancé une pétition en ligne afin que la défense de la vie soit assurée par les gouvernements nationaux autant que par les instances internationales. « L'un de nous »,car c'est le nom de la pétition, exige « la protection juridique de la dignité, du droit à la vie et à l'intégrité de tout être humain depuis la conception, dans les domaines de compétence de l'UE où cette protection s'avère d'une importance particulière ».
Cela impliquerait que l'Europe cesse de faire pression sur les législations propres aux pays, qu'elle garantisse, sinon la mise en place d'une vraie politique familiale, au moins le respect de la clause de conscience due au personnel de santé. Elle devrait cesser aussi de subventionner les projets de recherche sur l'embryon. La Cour européenne des droits de l'Homme (CEDH) détient aujourd'hui un pouvoir tel que les lois propres d'un pays comme l'Irlande ou la Pologne ne suffisent plus à maintenir l'interdit de l'avortement puisque nombre d'affaires remontent jusqu'à la CEDH, laquelle se veut le héraut du « droit à l'avortement » et interprète à sa manière les critères d'accès à l'IVG. Les cas traités actuellement pourraient, à l'avenir, faire jurisprudence et rendre parfaitement inopérants les garde-fous prévus par l'Irlande ou la Pologne, derniers pays européens à n'autoriser l'IVG qu'en cas de danger pour la mère ou l'enfant.
À la tête du projet, le Français Gregor Puppinck (directeur du Centre européen pour le droit et la justice), l'Italien Filippo Vari, l'Allemand Manfred Liebner, l'Espagnole Alicia Latorre, l'Anglaise Joséphine Quintavaille, la Hongroise Edith Frivaldszky et le Polonais Jacub Baltroszewicz, tous présidents ou responsables d'associations pro-vie.
La pétition en ligne (https://ec.europa.eu/citizens-initiative/ECI-2012-000005/public/)  est disponible en 16 langues différentes et renvoie au site de l'association L'un de nous qui détaille de manière sobre et claire le but et les auteurs de cette initiative dont nous ne pouvons qu'espérer qu'elle prendra de l'ampleur. 

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Catégorie : Ethique et tac !, le rendez-vous d'Adélaïde Pouchol
Posté par : Adélaïde Pouchol le 21-12-2012

 

 


Les socialistes voudraient faire tenir à François Hollande les promesses qu'il n'a pas faites. L'ouverture du « mariage » et de l'adoption aux personnes homosexuelles figurait dans son programme de campagne, la Procréation médicalement assistée (PMA) pour les couples de même sexe n'y était en revanche pas mentionnée. Bon sens ou stratégie électorale ? Libre à chacun de répondre. En attendant, le groupe socialiste s'est prononcé le 19 décembre dernier par 126 voix pour, 61 contre et 9 abstentions, en faveur d'un amendement sur la PMA pour les couples de femmes mariées, qui devrait figurer dans le projet de loi qui sera discuté le 29 janvier à l'Assemblée nationale. 27 députés socialistes s'y sont opposés, dénonçant le détournement de la PMA, prévue pour pallier l'impossibilité pour les couples d'avoir un enfant quand l'un des deux conjoints est stérile. Pour les couples de même sexe, il ne s'agit pas de stérilité mais d'infécondité, due non pas à une maladie ou une malformation mais bien à la nature du couple elle-même.
Le médecin et député socialiste Jean-Marie Le Guen explique à juste titre qu'« il n'existe pas de droit à l'enfant, ni pour les homosexuels ni pour les hétérosexuels ». Il ajoute que « le recours à l'AMP sans raison médicale soulève la question de la rupture du lien entre sexualité et procréation et celle de l'utilisation de la médecine pour assouvir un désir ».
Mais n'est-ce pas un peu tard pour dénoncer le droit à l'enfant et la rupture du lien entre sexualité et procréation ? La machine s'est déjà mise en branle depuis bien longtemps, depuis le développement de la contraception et de l'avortement.
Conscients aussi que la question des mères porteuses est encore bien loin de recueillir les suffrages de la majorité des Français, les socialistes proposent dans ledit amendement l'ouverture de la PMA aux seuls couples de femmes. Car pour les couples d'hommes pour qui la PMA est techniquement impossible (que Dame Nature est injuste !), le recours aux mères porteuses est bien la seule alternative à l'adoption. D'ici là que les médias fassent leur travail de propagande pour faire oublier aux français l'horreur que représente l'instrumentalisation du corps d'autrui, une inégalité sera créée entre couples de femmes et couples d'hommes. Inégalité qu'il faudra bien sûr pourfendre au nom de l'égalité. Et le tour sera joué.
Les hétérosexuels ont droit au mariage… Pourquoi pas les couples homosexuels ?
Les couples hétérosexuels peuvent adopter … Pourquoi pas les couples homosexuels ?
Les couples lesbiens peuvent adopter mais aussi avoir un enfant issu à 50% des gamètes de l'un des partenaires… Pourquoi pas les couples homosexuels masculins ?
Les couples hétérosexuels peuvent se marier… Pourquoi pas ma grand-mère et son arrière-petit-neveu ?


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Catégorie : Ethique et tac !, le rendez-vous d'Adélaïde Pouchol
Posté par : Propos recueillis par Adélaïde Pouchol le 14-12-2012

 

Laurent Meeschaert vient de créer www.embryo-ethics.com, un site publiant les conclusions d'une enquête sur les laboratoires pharmaceutiques et cosmétiques. Une mine d'informations pour qui veut savoir lesquels de ces laboratoires versent ou non dans la recherche sur l'embryon.

 

 

 

 

 

En quoi consiste le site embryo-ethics.com que vous venez de lancer ?
Embryo-ethics.com est un site d'informations pour les investisseurs. Nombre d'entre eux s'intéressent à l'éthique, pour les questions de gouvernance ou de respect de l'environnement par exemple, mais la bioéthique est souvent la grande oubliée. Ce site propose donc les résultats d'une enquête que j'ai menée auprès des 44 principaux laboratoires pharmaceutiques du monde et cotés sur les marchés financiers pour connaître leurs méthodes de travail et savoir, en particulier, lesquels pratiquent la recherche sur l'embryon. Laquelle, comme chacun sait, implique la destruction de l'embryon. Embryo-ethics.com est donc un outil pour les investisseurs désireux de faire des placements financiers et soucieux de ne pas sacrifier l'exigence du respect de la dignité humaine à celle de la performance.
Quel a été votre parcours professionnel et comment vous a-t-il mené jusqu'à ce projet ?
J'ai été directeur des ressources humaines en entreprise pendant une dizaine d'années avant de monter mon cabinet de coaching, orientation et bilan de compétences il y a huit ans. J'ai vu combien la question du sens est au cœur de l'interrogation des personnes que je rencontre. Et cela ne vaut pas seulement pour le choix de l'orientation scolaire ou professionnelle mais pour tous domaines de la vie, dont celui des investissements financiers. J'en ai fait l'expérience pour moi-même, ayant été amené à investir pour des laboratoires pratiquant la recherche sur l'embryon. Je ne pouvais pas continuer, j'ai donc décidé de mener cette enquête. J'en ai publié les conclusions, assorties des coordonnées de chacun des laboratoires étudiés, des informations sur les techniques alternatives à la recherche sur l'embryon et sur la législation dans le domaine de la bioéthique ainsi que les raisons pour lesquelles je refuse d'investir dans certains laboratoires.
 

 

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Catégorie : Ethique et tac !, le rendez-vous d'Adélaïde Pouchol
Posté par : Adélaïde Pouchol le 06-12-2012

 

 

Le Téléthon (7 et 8 décembre) et le vote par le Sénat, dans la nuit du 4 au 5 décembre dernier, du projet de recherche sur les cellules souches embryonnaires mettent les petits d'homme sur le devant de la scène. Ici on court, là on débat, au mépris des principes éthiques les plus fondamentaux.
Sans grande surprise et avec l'appui du gouvernement, le Sénat a voté, à 203 voix contre 74, l'autorisation par principe et non plus par exception de la recherche sur l'embryon et les cellules souches embryonnaires, modifiant, ou plutôt bouleversant les dernières lois de bioéthique. Le projet a été voté par l'ensemble de la gauche, à l'exception de cinq sénateurs écologistes qui se sont abstenus. Au centre et à droite, les votes étaient plus divers. La prochaine étape est donc celle de l'Assemblée nationale, dont on espère qu'elle tiendra compte de la loi de bioéthique de juillet 2011 qui stipule qu'aucune modification ne peut être apportée à ces lois sans États généraux.
La Fondation Lejeune, mobilisée depuis que le projet de loi a été rendu public, a ouvert un site de sensibilisation (www.vous-trouvez-ca-normal.com) et d'information, appelant toutes les bonnes volontés à signer et à diffuser une pétition et à écrire à leurs députés pour exiger, sinon le respect de la dignité humaine dont peu sont encore capables, au moins le respect des règles du jeu démocratique afin que soient organisés de nouveaux États généraux de la bioéthique. Une très bonne initiative, donc, relayée par un site clair et précis.
« Le vote du Sénat est d'autant plus choquant que, dans les tests pour les nouveaux médicaments, la communauté scientifique internationale privilégie désormais les cellules souches reprogrammées découvertes par les Nobels Gurdon et Yamanaka. Comme l'a écrit le neurobiologiste Alain Privat, l'adoption d'une disposition autorisant par principe l'expérimentation sur les embryons humains "enverrait au monde un message de négation de l'éthique et d'anachronisme scientifique" », a expliqué Mgr d'Ornellas, archevêque de Rennes, dans un communiqué daté du 5 décembre.
Exit donc le Code civil et ce qu'il stipule sur le respect de la vie humaine, il s'agit pour la gauche de « rattraper le retard » qu'aurait la France en matière de recherche. Ce serait pourtant une formidable avancée, quelque chose d'inédit et de novateur, de résolument « en avance » en somme, si la France pouvait se défaire du matérialisme dont est pétrie la société occidentale pour décider une fois pour toutes d'ordonner la science à l'éthique et non l'inverse.

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Catégorie : Ethique et tac !, le rendez-vous d'Adélaïde Pouchol
Posté par : Adélaïde Pouchol le 30-11-2012

 

 
Le débat sur la fin de vie se poursuit, il s'intensifie même puisque le professeur Didier Sicard rendra le 18 décembre prochain les conclusions du rapport que lui a demandé le gouvernement sur la question.
Le 21 novembre dernier, le Français et député européen Philippe Juvin, du Parti populaire européen (PPE) organisait un débat sur l'euthanasie au Parlement européen. Furent donc réunis à sa demande le député belge Anne Delvaux, le député luxembourgeois Frank Engel (tous également membres du PPE), ainsi que Jean-Luc Romero, président de l'Association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD).
Philippe Juvin ne cache pas son hostilité à l'égard d'une possible légalisation de l'euthanasie mais il tenait à entendre les arguments des représentants de deux pays l'ayant légalisée et du président de l'un des plus importants lobbys français en faveur d'une modification de la loi sur la fin de vie. Plus qu'un simple débat, cette rencontre devait permettre aussi de dresser un bilan de la légalisation de l'euthanasie puisque la Belgique en 2002 et le Luxembourg en 2009 l'ont légalisée.

 

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Catégorie : Ethique et tac !, le rendez-vous d'Adélaïde Pouchol
Posté par : Adélaïde Pouchol le 16-11-2012

 

 
Les animaux font ce que bon leur semble, ou plutôt ce que leur instinct leur présente comme tel. L'escargot, outre sa fâcheuse tendance à baver, est hermaphrodite et les femelles de certaines espèces d'oiseaux, les cygnes par exemple, « s'accouplent »  régulièrement pour élever leur nichée. Le Gender à l'état de nature… C'est pourquoi notre opposition au « mariage » homosexuel ne naît pas de l'observation du mode de vie des fourmis ou des albatros, contrairement à ce que nos objecteurs nous assènent.
Nous sommes des animaux raisonnables, certes, mais suffisamment différents des autres pour manifester pour ou contre un projet de loi, pour discuter du sexe des anges, croire ou refuser de croire en Dieu,  pour disserter  - justement- sur l'exception humaine. Lorsque je verrai des bonobos tenir une séance au Parlement, ou des poules faire une procession pour la Fête-Dieu, peut-être faudra-t-il revenir sur cette idée…
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Catégorie : Ethique et tac !, le rendez-vous d'Adélaïde Pouchol
Posté par : Adélaïde Pouchol le 09-11-2012

 

 
D'aucuns rient lorsque les défenseurs du vrai mariage objectent que si toutes les formes d'amour sont permises, on aboutira, peu après le « mariage » entre deux personnes du même sexe, à la polygamie. Le polyamour plutôt. Car l'amour est très important dans toute cette histoire : sincère ou non, il est en tout cas le fondement revendiqué et brandi de ces couples nouveaux qui voudraient que l'Etat bénisse leurs sentiments… Au Brésil, il a fallu un an tout juste entre la légalisation du « mariage » homosexuel et la célébration du premier « mariage » à trois, par le notaire de Tupa, Claudia do Nascimento Domingues. Que l'on ne nous fasse pas croire que les Français seront plus raisonnables que les Brésiliens.
Ce bouleversement de civilisation est un engrenage, une folle machine qu'on n'arrête que très difficilement. C'est la légalisation du Pacs qui a préparé les mentalités au débat sur le « mariage » homosexuel, et c'est ledit mariage qui préparera les mentalités aux ménages à trois ou plus. La disparition des termes de père et mère au profit de celui de « parent » rend de toute façon la chose assez simple à mettre en place.
La revanche est des plus jouissives pour la minorité homosexuelle et militante, trop heureuse de renverser l'ordre hétérosexuel, patriarcal et dominant. Trop heureuse aussi de mettre à bas l'héritage judéo-chrétien. Réflexe infantile de rejet brut de ce qui est édicté par l'autorité du simple fait qu'il émane justement de cette autorité. Le mariage serait fondé sur un ordre transcendant ? A la poubelle donc !
Faudra-t-il continuer de jeter, un par un, tous les commandements du Décalogue, du simple fait qu'ils aient été donnés par Dieu à Moïse ? L'interdit de tuer, l'interdit de l'adultère aussi, ont déjà été bravés depuis longtemps. Mais combien de temps la société laïque pourra-t-elle souffrir l'interdit du vol et du mensonge, donnés, de la même manière, par Dieu ? Tout de même, on ne rigole pas avec ça ! Dans un pays où le voile intégral et les crucifix à l'école sont interdits, il serait de bon ton que l'on travaille le dimanche, que l'on vole, que l'on mente, que l'on tue… Il ne s'agit pas seulement de laisser libre court à l'humaine bassesse, la logique voudrait que ces préceptes figurent dans les lois de la République française. Laïcité oblige.

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Catégorie : Ethique et tac !, le rendez-vous d'Adélaïde Pouchol
Posté par : Adélaïde Pouchol le 31-10-2012

 

 

 

La mentalité moderne veut que de l'état de fait on tire un état de droit, indépendamment de toute considération morale. Aussi l'avortement a-t-il été légalisé pour donner un cadre légitime à ce phénomène qui existait déjà quoique de manière marginale. De la même manière, on voudrait que soient légalisés le mariage et l'adoption par les homosexuels, sous prétexte qu'en France, des couples homosexuels élèvent des enfants. On objecte à raison que ce n'est pas, par exemple, parce qu'il y a des viols – c'est un état de fait – qu'il faut dépénaliser et encadrer ces pratiques. Nos adversaires rétorquent que la comparaison ne tient pas, le mariage homosexuel ne causant aucun tort à un tiers. L'enfant, nous le savons, est le grand oublié du débat. Mais en attendant, sous prétexte d'égalité, la machine est en marche. Qu'il faille changer près de 200 articles du Code civil si les termes de père et mère venaient à être abolis ne semble pas poser de problème au gouvernement.
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Catégorie : Ethique et tac !, le rendez-vous d'Adélaïde Pouchol
Posté par : Adélaïde Pouchol le 26-10-2012

 

 

 

 

 

 

Grossesses non désirées, maladies sexuellement transmissibles, violences, pornographie, homophobie… Les enfants sont peut-être analphabètes, mais la priorité n'est pas là. Le ministère de l'Education nationale se fait ministère du bas-ventre et le ministère des Droits de femmes se fait ministère des revendications LGBT (Lesbienne, Gay, Bi et Trans).
Le 4 juillet 2001, l'avortement et la contraception étaient inscrits comme un droit dans le code de la santé publique, le délai de l'avortement était rallongé et les mineures pouvaient s'affranchir de l'autorisation parentale pour recourir à une IVG. C'est tout ? La loi en question précisait aussi que les écoles, collèges et lycées devaient dispenser un enseignement sur la sexualité à raison de trois séances par an minimum. Comment ne pas voir que l'éducation sexuelle à l'école telle qu'elle est conçue n'est qu'un vecteur de la culture de mort ? Vendredi dernier, les députés ont voté le remboursement à 100% de l'avortement pour toutes les femmes et le remboursement, intégral là encore, de la contraception pour les jeunes filles de 18 à 20 ans. Ainsi financées par la Sécurité Sociale, les lycéennes pourront se conforter dans l'idée que la grossesse est une maladie et pourront, à nos frais, mettre en pratiques leurs cours d'éducation sexuelle.
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Posté par : Adélaïde Pouchol le 17-10-2012

 

 

 

« ATTENTION !
Le Collectif pour l'Humanité Durable tient à informer les personnes qui ont reçu des tracts non signés pour une manifestation le dimanche 18 novembre 2012 (ministère de la Famille-Assemblée Nationale) qu'elle est organisée par l'Institut Civitas de la Fraternité Saint-Pie X.
Alors, maintenant, à vous de décider ! »

 

La mise en garde est signée Frigide Barjot et son Collectif pour l'Humanité Durable pour conclure son communiqué d'appel à la manifestation du 17 novembre prochain contre la légalisation du mariage homosexuel.

Quels ont pu être les différends et tensions entre Civitas et d'autres associations militantes ? Là n'est pas la question. Le vrai problème est d'abord de savoir quel est notre combat. Le mariage entre deux personnes de même sexe est en passe d'être légalisé et voilà que nous en sommes toujours à nous demander dans quel camp nous sommes. Que nous le voulions ou non, Civitas se bat contre le mariage homosexuel et – sur ce point là en tous-cas - , ceux qui se battent pour la même cause sont dans le même camp. Non pas dans le camp de Civitas car ce combat n'appartient à personne, mais dans le camp des tenants du respect du vrai mariage.

 

Ne pas partager les idées de Civitas et de la Fraternité Saint-Pie X est une chose, mettre en garde publiquement contre une manifestation de Civitas en est une autre. Marcher avec Civitas jetterait le discrédit sur notre revendication ? Dès lors que nous descendrons dans la rue pour défendre le vrai mariage, nous serons taxés d'homophobes, d'obscurantistes, voire pire. Le qualificatif d'intégriste, aussi peu vrai que les autres, doit-il nous effaroucher à ce point ?
Nous refusons la légalisation du « mariage » homosexuel pour des raisons anthropologiques, sociales et politiques et non pas parce que nous sommes traditionnalistes ou charismatiques. Ces manifestations ne sont pas des sorties de messe où nous nous retrouvons entre gens de la même chapelle, ce sont des mobilisations de citoyens décidés à prendre la place qu'on voudrait leur refuser dans le débat publique.

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Posté par : Adélaïde Pouchol le 11-10-2012

 

 

 

 

« Notre pays est très en retard sur les lois de bioéthique », déplore Catherine Lemorton, présidente PS de la commission des Affaires sociales de l'Assemblée nationale et fermement décidée à faire lever l'interdiction de recherches sur l'embryon. La commission en question a ainsi voté le 3 octobre dernier, à l'unanimité moins une abstention, une « proposition de loi tendant à modifier la loi n° 2011-814 du 7 juillet 2011 relative à la bioéthique en autorisant sous certaines conditions la recherche sur l'embryon et les cellules souches embryonnaires ». Une première étape de la procédure, avant le débat en séance publique prévu pour le lundi 15 octobre.
« Les lois de bioéthique ont fait l'objet de longues discussions et de larges débats démocratiques. Il avait été décidé de les réviser dans sept ans. Passer en force comme cela revient à nier le débat démocratique qui a eu lieu et qui a abouti à un compromis équilibré, entre interdiction et dérogations au coup par coup », remarque Philippe Juvin, secrétaire national de l'UMP. Qu'ont les parlementaires à faire de l'obligation légale qu'a l'Etat d'organiser des Etats-généraux avant toute modification des lois bioéthiques ?
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Catégorie : Ethique et tac !, le rendez-vous d'Adélaïde Pouchol
Posté par : Adélaïde Pouchol le 03-10-2012

 

 

Les faits rapportés sont réels et l'histoire se passe quelque part en France, il y a peu. Un homme, ancien légionnaire de son état et réputé pour son franc-parler, venait de récupérer ses deux filles à la sortie de l'école. Les deux têtes blondes, âgées tout au plus de 6 et 8 ans tenaient sagement la main de leur père et étaient arrêtées devant le feu rouge au passage piéton. Deux femmes ayant choisi une orientation sexuelle différente, loin de l'hétérosexualité patriarcale et sexiste, se trouvaient arrêtées au même endroit et profitèrent du moment pour s'embrasser langoureusement devant les yeux ébahis des deux gamines.

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Posté par : Adélaïde Pouchol le 12-09-2012

 

Ardent défenseur des enfants, grands oubliés de la revendication homosexuelle, le Collectif pour l'enfant a publié ce matin même une demande publique au Premier ministre ainsi qu'au ministre de la Famille d'ouvrir un vrai débat national – Etats généraux ou référendum - sur la question du mariage homosexuel. Pour que la démocratie ne soit pas qu'un vain mot, les 79 associations que regroupe le Collectif veulent faire valoir que le mariage et l'adoption pour les personnes homosexuelles ne sont pas approuvés par l'ensemble du peuple français, loin de là, quoiqu'on veuille tenter de nous faire croire.
Cette demande sera-t-elle entendue ? Et s'il y a référendum, sera-t-il pris en compte ? Le souvenir du référendum de 2005 sur la constitution européenne qui n'avait été qu'un vaste pied de nez au peuple français ne s'est pas effacé.
 
 
 
 
En attendant, le Collectif a pu faire valoir plusieurs des conséquences désastreuses de la possible ouverture du mariage et de l'adoption aux homosexuels par sa lettre ouverte, fidèle à son mot d'ordre : les droits de l'enfant avant le droit à l'enfant.
Il s'inquiète ainsi du mépris de la complémentarité du père et de la mère au profit de « parents 1 et 2 » (voire 3 ou 4) mais plus encore des conflits de parenté qui seront monnaie courante entre parents biologiques et adoptifs, « ex » et nouveau compagnons des uns et des autres. Il rappelle enfin le mensonge qui consiste à dire à l'enfant qu'il a deux pères ou deux mères, tout en sachant que ces « couples » ne peuvent engendrer.
Cette lettre ouverte, soucieuse de justice puisque faisant valoir les droits des enfants et des adultes plus que de la satisfaction des désirs de ces derniers, s'inscrit donc dans une démarche politique, au sens noble du terme, que nous ne pouvons que saluer.

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Catégorie : Ethique et tac !, le rendez-vous d'Adélaïde Pouchol
Posté par : Adélaïde Pouchol le 05-09-2012

 

 

 
« Nous avons des personnes qui se droguent dans des conditions sanitaires exécrables. Elles ne sont pas à même de retrouver le chemin du sevrage, d'être accompagnées »,expliquait le ministre de la Santé Marisol Touraine le 30 août sur LCI pour justifier son projet de « centre d'injection supervisée ». L'idée n'est pas neuve, elle nous avait déjà fait hurler et nous n'avons plus qu'à recommencer avant que les tests manigancés par le ministère et ses lobbies ne soient mis en place. D'aucuns avaient proposé que l'on prévoit aussi des salles où les criminels puissent violer proprement avec contraceptifs en tout genre et consultations pour I.V.G à disposition. Il se trouve que l'idée n'a pas été retenue…
« Nous allons voir dans quelles conditions il est envisageable d'expérimenter de telles salles mais il faut que le travail se poursuive avec des élus, avec des associations concernées en particulier », a ajouté la très démocrate Marisol Touraine. Mais, que tous les prudents et les peureux se rassurent, « il ne s'agit absolument pas d'ouvrir une espèce de supermarché de la drogue comme j'ai pu l'entendre. »Nous voilà rassurés. Mais, à bien y réfléchir,qui paiera la drogue proposée à la consommation dans ces centres ? L'Etat devra-t-il se fournir auprès de réseaux illégaux que par ailleurs ses troupes de police tentent de démanteler ? Ces centres pourraient bien être une première étape vers la légalisation de certaines drogues… Puisque le pseudo-argument de la liberté individuelle n'avait pas convaincu tout le monde, il fallait bien essayer celui de l'hygiène et de la sécurité.
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Posté par : Adélaïde Pouchol le 29-08-2012

 

 

 

Thibaud Collin, agrégé de Philosophie et professeur en classes préparatoires ainsi qu'à l'Institut de Philosophie Comparée, vient de publier un essai incisif sur le mariage homosexuel. Quand certains agacent par la violence de leurs jugements sur l'homosexualité, Thibaud Collin gêne plutôt par la pertinence de ses questions. Il est de ceux qui mettent le doigt là où ça fait mal, qui questionnent, encore et toujours, les fondements du politique jusqu'à trouver la contradiction, l'erreur et parfois le mensonge…


 

 
 

 

Anthropologie, connaissance de l'homme et de la nature fondaient habituellement le réquisitoire des tenants du mariage. Soit, quoique ce soit un pléonasme, du mariage hétérosexuel. Pourtant, c'est un tout autre paradigme qu'engendre la société des droits de l'homme et de la lutte contre les discriminations. L'homme des droits de l'homme n'a plus rien à voir avec celui de l'anthropologie chrétienne, le débat se fait dialogue de sourds. Sa nature n'est plus donnée mais construite et l'anthropologie comme science n'a plus lieu d'être sinon pour dire de l'homme qu'il est sa liberté, un point c'est tout. « C'est un peu court, jeune homme ! » Soit, mais nous sommes dans l'aire du tout politique, et c'est à ce niveau que le philosophe Thibaud Collin envisage la question.
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Catégorie : Ethique et tac !, le rendez-vous d'Adélaïde Pouchol
Posté par : Adélaïde Pouchol le 24-08-2012

 

 

 

 

Michel Menu écrivait : « Lorsque le monde tourne à l'envers, nous ne sommes pas de ceux qui marchent sur la tête pour se persuader qu'il va droit ». Les deux pieds fichés sur le sol, nous voyons bien, nous voyons trop bien que les choses sont sens dessus dessous. Et voilà que par arrêté du 20 août dernier, le gouvernement a nommé membre de la Commission nationale consultative des Droits de l'homme le Collectif interassociatif sur la santé, la Coordination française pour le lobby européen des femmes (CLEF) et l'Interassociation lesbienne, gaie (mais vraiment pas drôle), bi et trans – le dernier ferme la porte -, plus simplement nommée Inter-LGBT.

Bien évidemment, aucune association pro-vie ou pro-famille n'y a droit de cité.

Parce que tout le monde a le droit de revendiquer des droits de l'homme, des droits de forniquer comme ci ou comme ça, des droits à être subventionné… sauf le citoyen lambda conscient que la famille n'est pas polymorphe et que le respect de la dignité humaine n'est pas une option.

 

Faut-il s'attrister d'être évincés encore et toujours de la sphère publique ? Cet ostracisme est le signe évident d'un bouleversement de société que nous connaissons et déplorons et, à cet égard, cette mise au ban de la société est proprement insupportable.

Mais… à bien y regarder, ne sommes nous pas mieux loin de toutes ces commissions qui ne sont qu'un repaire de minorités revendicatrices qui ont besoin de la bénédiction de l'Etat pour légitimer ce qu'elles font le soir dans leur chambre à coucher ? Loin des minorités bruyantes qui se victimisent et revendiquent des droits tandis que, silencieux, nous sommes conscients d'avoir des devoirs avant que d'avoir des droits, que nous remplissons tant bien que mal tandis que dans les commissions droits-de-l'hommiste, on pleurniche aux frais du contribuable. Qu'avons-nous à faire de la bénédiction d'un Etat qui n'en a plus que l'apparence ?

Vouloir les mêmes droits et la même reconnaissance que les lobbies pro-mort et anti-famille serait nous placer sur le même plan, ce serait faire de l'hétérosexualité une option de plus parmi la large gamme des orientations sexuelles possibles.
Maigre consolation ? Faute d'avoir le pouvoir, nous avons au moins l'allure, un certain panache même, à ne pas nous victimiser sans cesse… alors que nous sommes les véritables parias,  à faire marcher nos écoles, nos associations pro-vie, nos églises et nos couvents sans le moindre sou de l'Etat.
« Ne pas monter bien haut peut-être, mais tout seul ! » aurait dit Cyrano.


 

 


 

 


 

 


 

 

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Catégorie : Ethique et tac !, le rendez-vous d'Adélaïde Pouchol
Posté par : Adélaïde Pouchol le 18-07-2012

 

 

 
 
« Un acte médical assumé ». Jolie périphrase de François Hollande en visite le 17 juillet au centre de soins palliatifs Notre-Dame-du-Lac de Rueil-Malmaison, concluant au terme de deux heures en compagnie des soignants, des malades et de leur famille, qu'il était sans doute temps « d'aller plus loin dans des cas exceptionnels, quand la douleur est irréversible et appelle un acte médical assumé ». Une manière diplomatique et rusée de relancer le débat sur la fin de vie. Un débat qui « doit être noble et digne », a-t-il ajouté. Heureuse nouvelle ! La réflexion sera menée par le Professeur Didier Sicard, président d'honneur du Comité National Consultatif d'Éthique, qui a au moins le mérite d'inquiéter l'ADMD pour ses convictions « proche de la morale catholique ».

 

Si le président de la République doit tenir une de ses promesses de campagnes, ce sera certainement celle de l'euthanasie et il s'y prend bien. Il n'a pas fait de visite officielle au docteur Bonnemaison (condamné pour plusieurs actes d'euthanasie), ni même à l'ADMD. Il s'est rendu dans un centre de soins palliatifs, l'antithèse même de l'acharnement thérapeutique en même temps que de l'euthanasie. Qui serait assez fou aujourd'hui pour remettre en cause la mise en œuvre croissante – quoique toujours insuffisante – des soins palliatifs ? Qui ne saluerait pas l'immense travail humain et médical accompli chaque jour au chevet des mourants ?

 

 
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Catégorie : Ethique et tac !, le rendez-vous d'Adélaïde Pouchol
Posté par : Adélaïde Pouchol le 11-07-2012

 

 

 
 
 
Les affaires se multiplient concernant les législations propres à chaque pays en matière de bioéthique, portées devant la Cour pénale internationale de la Haye (CPI) ou la Cour européenne des Droits de l'homme (CEDH).  Ici une femme qui porte plainte contre son médecin au motif que sa fille est née trisomique, là une autre pour un avortement qui a échoué et malgré lequel elle a mis au monde un petit garçon… Chaque jugement rendu pourra faire jurisprudence et les juges tiennent entre les mains les vies de plusieurs petits d'homme.
La situation parfois s'inverse et la mentalité moderne qui veut que l'individu laisse à l'Etat ou aux instances internationales le soin de régler tous les conflits et veut qu'au moindre préjudice, le citoyen fasse appel au législateur, pourrait profiter à la cause pro-vie. Comme en Nouvelle-Zélande où l'association de défense des personnes trisomique Saving Downs vient de porter plainte devant la CPI contre le projet du gouvernement néo-zélandais qui voudrait établir et financer un programme de développement du Diagnostic PréNatal (DPN) afin de limiter les naissances d'enfants porteurs de maladies génétiques. La Nouvelle-Zélande, pourtant, est signataire du statut de Rome qui stipule que « la persécution d'un groupe déterminé de la population civile par la prévention des naissances est interdite ».

Aussi étonnant que cela puisse paraître, la plainte n'a pas été rejetée et sera donc examinée selon la procédure habituelle. Reste à savoir si l'embryon, comme tel, sera considéré comme faisant partie d'une population déterminée. Ce serait lui accorder un statut de personne peut conciliable avec le droit à l'avortement…

Le DPN se développe et de nouvelles techniques non-invasives (qui, contrairement à l'amniocentèse, ne nécessitent pas d'introduction dans la cavité amniotique) voient le jour, moins dangereuses et plus efficaces. Contre elles, l'argument du risque de fausses couches ne pourra même plus être invoqué… Les législateurs, au niveau national autant qu'international, ont le pouvoir de faire de ce puissant outil de diagnostic une machine à tuer ou un moyen efficace de dépister pour mieux soigner. Il ne reste plus qu'à attendre les conclusions de la Cour…


 

 

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Posté par : Adélaïde Pouchol le 05-07-2012

 

 

 

 

Sur quelque 130 millions de naissances par an dans le monde, près de 350 000 enfants sont conçus par FIV (fécondation in vitro). Le chiffre a été rendu public le 2 juillet dernier lors de la conférence de la Société européenne de reproduction humaine et d'embryologie (ESHRE) à Istanbul. Cela représente 0,3 % des naissances au niveau mondial. En France, ce sont 1,5 % des enfants qui sont conçus selon ce procédé, c'est à la fois peu… et trop !
La FIV fait partie de ces techniques de procréation médicalement assistée (PMA), certes impressionnantes sur le seul plan technique, mais abusivement considérées comme un traitement de la stérilité. Pourtant les techniques de PMA ne soignent pas le corps défaillant mais s'en passent. Outre la question éthique que pose la séparation de l'acte d'amour de la procréation, la menace eugéniste se fait jour une fois de plus, à telle enseigne que, paradoxalement, le désir de la vie à tout prix se nourrit d'un refus de cette même vie.
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Posté par : Adélaïde Pouchol le 27-06-2012

 

 

 
 
Un demi-million de dollars ont été dépensés pour accueillir la Conférence de Rio sur le développement durable et pourtant l'évènement… n'en a pas été un, contre toute attente. Il y a 20 ans, le 12 août 1992, les Etats membres des Nations unies signaient la Déclaration de Rio, l'un des textes fondateurs de l'engagement des Etats dans la promotion du développement et de la protection de l'environnement. Vingt ans plus tard – date qui explique que la Conférence des 20, 21 et 22 juin derniers ait été baptisée Rio+20 – s'il est presque peccamineux de ne pas adhérer à la thèse du réchauffement climatique ou de s'opposer à la promotion massive du droit à la « santé reproductive », les hommes polluent toujours autant. Voire plus.

Le tri sélectif, les discours d'Eva Joly autant que les mesures prises au niveau international n'ont pas changé les habitudes du consommateur lambda ni modifié les moyens de production des pays développés. Le principe 15 de la Déclaration de Rio est toujours en vigueur, qui veut que « l'absence de certitude scientifique absolue ne doit pas servir de prétexte pour remettre à plus tard l'adoption de mesures effectives visant à prévenir la dégradation de l'environnement ».En l'occurrence, quoique le réchauffement climatique et l'hypothèse d'un prochain épuisement des ressources naturelles soient largement contestés dans le milieu scientifique, l'Onu et affiliés, à grand renfort de déclarations et directives, de temps et d'argent, ont pris sur eux de sauver la Terre de son plus terrible prédateur : l'homme.

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Catégorie : Ethique et tac !, le rendez-vous d'Adélaïde Pouchol
Posté par : Adélaïde Pouchol le 21-06-2012

 

 

 
 
Alors même que les recherches sur les cellules souches de sang de cordon ombilical ont fait leurs preuves, le sénateur radical de gauche Jacques Mézard a déposé au Sénat le 1er juin une proposition de loi pour autoriser sous certaines conditions la recherche sur l'embryon. Depuis 1994, date des premières lois de bioéthique, les barrières ont sauté petit à petit pour passer d'une interdiction absolue de la recherche sur l'embryon à une interdiction tempérée par quelques exceptions et, si le projet de loi devait être accepté, à une autorisation en bonne et due forme, pudiquement nommée « régime d'autorisation encadrée ».
Depuis qu'en 2004 le législateur avait autorisé pour cinq ans une dérogation à cette interdiction « sous réserve de progrès thérapeutiques majeurs », le ver était dans le fruit. Dès lors, cinquante-huit protocoles de recherche sur l'embryon ont été autorisés par l'Agence de biomédecine.
Cette interdiction qui n'en était pas vraiment une, maintenue par la révision de 2011, ne satisfait personne : ni les opposants aux recherches sur l'embryon, conscients que ces dérogations ont permis déjà la destruction de trop nombreux embryons, ni même les partisans de cette nouvelle transgression, freinés dans leur élan par plusieurs contraintes, celle par exemple de devoir apporter la preuve qu'il est impossible de parvenir au résultat escompté par le biais d'une autre recherche ne portant pas sur des embryons humains ou des cellules souches embryonnaires.

 

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Posté par : Adélaïde Pouchol le 13-06-2012

 

 

 

 
 
Le mot d'euthanasie n'est bien sûr jamais employé par les socialistes, croqueurs de personnes âgées et de malades incurables, qui ont voulu donner un aspect plus vendeur à leurs revendications. Le sénateur socialiste de l'Aude Roland Courteau, devançant toute initiative gouvernementale, a déposé ce 8 juin une proposition de loi « relative à l'assistance médicale pour mourir et l'accès aux soins palliatifs ». Il n'a pas le côté sentimental du Président qui promettait une mort, non seulement avec assistance médicale mais aussi - et surtout - dans la dignité. Roland Courteau use plutôt de flagornerie à la sauce démocratique et veut par sa proposition, répondre « aux souhaits lucides et responsables » de ses concitoyens, arguant du fameux sondage de l'IFOP d'octobre 2010 selon lequel 94% de Français seraient favorables à l'aide active à mourir.
Point d'arguments donc, point de référence au bien commun – cela fait bien longtemps qu'on n'en parle plus -, ni même de bien vivre ensemble ou de quelconques valeurs. Monsieur Courteau parle de vie et de mort et se contente d'invoquer quelques chiffres : la France serait l'un des pays où l'on meurt mal, où seuls 35% des décès auraient lieu dans des conditions acceptables (lesquelles conditions ne sont pas mentionnées), un pays aussi où chaque année sont cessés les soins sur plus de 15 000 personnes qui n'avaient pas exprimé leurs dernières volontés. On meurt mal… alors mourons plus vite et plaçons la dignité humaine au bout de la seringue.
La solution est efficace, peu coûteuse en temps, en argent et en compassion, quoique… nécessitant de nombreuses paperasses qui auront tôt fait d'exaspérer les médecins et de pousser ces derniers à euthanasier dans l'illégalité.
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Posté par : Adélaïde Pouchol le 07-06-2012

 

 

 

 
L'institutrice s'arrache les cheveux. Chaque année il lui faut déployer des efforts d'imagination et de patience à l'approche de la fête des mères pour que les bambins puissent offrir à leur maman l'attendrissant cadeau qu'elle rangera à côté du collier de nouilles jamais porté et de l'informe sculpture en pâte à sel du jeune Rodin en herbe.
Paul renifle au fond de la classe tandis que ses camarades, avec force rubans, perles et pampilles, s'essayent à la création de bijoux. Il n'a pas de maman mais il a deux papas… et le cœur lourd.
Claire est bien embêtée. Elle a justement un papa et deux mamans. Une vraie galère pour la gamine qui s'emmêle dans ses rubans et trouve qu'un seul bracelet était déjà un défi suffisant pour cette matinée de bricolage. Claire a une mère biologique et une mère adoptive qui, stérile, avait dû faire appel au ventre généreux d'une très humaniste prêteuse d'utérus.
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Posté par : Adélaïde Pouchol le 30-05-2012

 

 

 

 
 
Une vidéo tournée en caméra cachée dans les locaux du Planning Familial américain et publiée hier révèle que le gendercide ne s'est pas arrêté aux frontières de la Chine. Aux Etats-Unis aussi, les filles peuvent être tuées quand leur seul crime est… d'être une fille.

 

Lila Rose, à 24 ans, a déjà à son actif quelques sueurs froides du Planned Parenthood, Planning Familial de nos camarades d'outre-Atlantique. Cette jeune Américaine militante pro-vie catholique s'était introduite dans les centres dudit organisme avec micros et caméras cachés et avait diffusé les vidéos qui trahissaient les mensonges et graves entorses à la loi de ces champions de l'infanticide. L'organisme, fleuron de l'idéologie féministe, s'était vu retiré ses subventions dans plusieurs des Etats américains et fut attaqué en justice. L'affaire avait fait beaucoup de bruit et la belle jeune femme avait, avec de l'audace, de l'imagination et la foi chevillée au corps, fait trembler cette institution toute-puissante.
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Catégorie : Ethique et tac !, le rendez-vous d'Adélaïde Pouchol
Posté par : Adélaïde Pouchol le 23-05-2012

 

 

 

 

 

C'est vrai qu'un tout petit jour, ce 8 mars accordé aux femmes, faisait un peu pingre. Comme la confiserie que l'on donne en maugréant au gamin pour qu'il se taise enfin. François Hollande a donc fait renaître une vieille invention de Mitterrand que d'ailleurs aucun autre gouvernement n'avait jugé bon de garder après lui. Alors que la mode est au changement, surtout maintenant, à la transgression et la nouveauté, l'idée aurait paru réac et arriérée s'il ne s'agissait pas du « Ministère des Droits de la femme ». Le féminisme est périmé depuis bien longtemps mais c'est l'une des seules vieilleries que notre société de consommation et de zapping contemple toujours avec la même vénération, comme s'il s'agissait d'un combat d'avant-garde. Les mots « droit » et « femme » fascinent, accolés ils hypnotisent.
Poussée jusqu'au bout, la logique égalitariste telle que prétend la porter la démocratie à la française, aurait plutôt confié la diffusion de l'idéologie du Gender (car c'est bien de cela qu'il s'agit en réalité) à un Ministère de l'égalité entre les femmes et les hommes.
Ce Ministère des Droits de la femme est tout à la fois discriminant à l'égard des hommes et humiliant à l'égard des femmes, considérées comme une minorité incapable de se défendre par ses propres moyens. Merci pour elles. C'est enfin une graine de discorde de plus semée dans la société ou s'opposent hommes et femmes, parents et enfants, patrons et salariés, Français et immigrés… Diviser pour mieux régner, comme disait l'autre.
Ces ministères créés ou recréés d'un seul coup d'un seul risquent de coûter fort cher puisqu'il faudra bien, à terme, ou bien créer un Ministère de l'égalité entre tous ceux qui sont ou se sentent humains qui puisse réunir les revendications des uns et des autres, ou bien créer de multiples ministères, pour les enfants, les adolescents et les adolescentes, les trans, les bi, les un peu femmes et les pas trop hommes.

 

Comme le faisait remarquer très justement Nadine Morano le 18 mai dernier, la nomination de Najat Vallaud-Belkacem, qui s'était montrée à l'époque de la polémique favorable au port de la burqa, au Ministère des Droits de la femme, est pour le moins grotesque.
Quoique… la même Najat Vallaud-Belkacem, pressée d'œuvrer pour sa noble cause, travaille déjà à un projet de loi sur le harcèlement sexuel. Et, incontestablement, une femme en burqa se prête assez peu aux regards lubriques de ces messieurs. Serait-ce la ceinture de chasteté des temps modernes ?

 

Mesdames, haut les cœurs !


 

 

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Catégorie : Ethique et tac !, le rendez-vous d'Adélaïde Pouchol
Posté par : Adélaïde Pouchol le 16-05-2012

 

 

 

 
C'est l'histoire (vraie) d'une petite école, comme nous les aimons et comme notre président ne les aime pas beaucoup. Une petite école, dont on taira le nom, créée il y a peu et menant son petit bonhomme de chemin avec une trentaine d'élèves et sans doute plus encore l'année prochaine. Un bon niveau scolaire, des institutrices charmantes, épanouies et dévouées, des parents heureux pour leurs enfants et des élèves… turbulents certes, mais finalement tout à fait normaux. Mais une normalité libre et catholique ne plaît pas toujours.

Dans le paysage scolaire actuel, les écoles juives et coraniques hors contrat sont légions, plus nombreuses encore que les établissements catholiques. Difficile, donc, d'interdire l'enseignement hors contrat sans froisser certaines sensibilités disons… très susceptibles.

Mais voyez-vous, il y a des moyens beaucoup plus fourbes et bigrement efficaces. Dans notre société qui avorte 96 % des enfants dépistés trisomiques, la lutte pour l'intégration à bon dos, mobilise peu mais sert parfois. Dans un pays ou les communautarismes s'exacerbent à force de vouloir mélanger tout ce qui bouge, la lutte contre les sectes ressemble de plus en plus à une farce mais peut s'avérer utile de temps à autre.

Ainsi donc, notre petite école a reçu un beau matin le terrible papier les prévenant d'une prochaine inspection pour suspicion de dérives sectaires...

 

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Catégorie : Ethique et tac !, le rendez-vous d'Adélaïde Pouchol
Posté par : Adélaïde Pouchol le 09-05-2012

 

 

 

 

 

 
 
 
Entretien avec Thierry de la Villejégu, Directeur de la Fondation Lejeune


 

Propos recueillis par Adélaïde Pouchol


 

Pouvez-vous rappeler les grandes lignes de l'affaire Kruzmane ?

Il s'agit de la plainte d'une jeune mère de Lettonie qui s'est retournée contre son médecin au prétexte qu'elle aurait été mal informée des risques liés à sa grossesse. Le médecin aurait manqué à l'obligation de lui prescrire un test de dépistage de la trisomie. Après avoir accouché d'une petite fille trisomique, elle a porté plainte devant la Cour Lettone. Ayant perdu devant la juridiction de son pays, elle a porté plainte devant la Cour Européenne des Droits de l'Homme (CEDH). Selon elle, son enfant handicapée porte atteinte à la vie de famille. Ne nous trompons pas, derrière l'affaire Kruzmane, plane la tentation de l'eugénisme, qui demeure absolument contraire aux droits de l'homme tels qu'ils sont définis dans la Convention européenne.

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Catégorie : Ethique et tac !, le rendez-vous d'Adélaïde Pouchol
Posté par : Adélaïde Pouchol le 02-05-2012

 

 

 

 
 
 
Libération du 3 avril annonçait officiellement que Luc Chatel, ministre de l'Education nationale, autorisait finalement la diffusion du film « Le baiser de la lune » dans les classes de CM1 et CM2 alors même qu'il l'avait interdit en 2010 suite à la polémique que le court métrage en question avait suscitée. L'histoire de la « vieille chatte Agathe » qui refuse l'amour entre les deux poissons Félix et Léon avait réjouit les bien-pensants, inquiété certains parents et enseignants, et profité sans aucun doute à Nicolas Sarkozy, qui tout en assurant s'opposer au mariage homosexuel pour collecter quelques voix de droite dont il a bien besoin, s'assure en même temps la sympathie des homosexuels revendiqués et revendicateurs. Mais pendant que la classe politique se perd en calculs, les enfants, eux, apprennent que l'hétérosexualité est promise à la frustration tandis que l'homosexualité est gage de bonheur. A peine le film autorisé, Le Monde a publié le reportage d'une journaliste venue assister à la projection du film et au débat qui s'en est ensuivi avec les enfants.
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Catégorie : Ethique et tac !, le rendez-vous d'Adélaïde Pouchol
Posté par : Adélaïde Pouchol le 25-04-2012

 

 

 

 
Il y a des délinquants du divorce. Ceux qui ne paient pas la pension de leurs enfants, ceux qui les délaissent ou les accaparent… Il y a des gens qui se sont battus pour ce droit à délier sur la terre ce qui avait été lié devant le Ciel, s'il vous plaît !, point donc de remise en cause possible. Mais les dégâts sont là malgré tout et c'est l'enfant qui trinque. Nous connaissions les stages de citoyenneté pour les délinquants mineurs, pour les d'jeun's pas sages mais quand même pas au point de brûler les locaux et de violer l'animatrice du stage et les stages de récupération de points pour les délinquants de la route, nouveaux boucs émissaires solvables à merci. Voient aujourd'hui le jour des stages pour parents pas sages, les délinquants du divorce. On doit la trouvaille à Jean-Michel Cailliau, procureur de la République à Grasse, qui œuvre avec Montjoye, une association spécialisée dans l'action sociale et qui se présente elle-même comme étant d'inspiration chrétienne. Le projet, expérimenté dans les Alpes-Maritimes, pourrait bien être ensuite étendu à l'ensemble du pays.
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Catégorie : Ethique et tac !, le rendez-vous d'Adélaïde Pouchol
Posté par : Adélaïde Pouchol le 19-04-2012

 

 

 

 

 

L'argument dit de la pente glissante entraîne sur des sentiers difficiles. Il entend faire valoir l'application ou l'interdiction d'un principe en invoquant ses hypothétiques conséquences. Il consiste par exemple à dire qu'il ne faut pas légaliser l'euthanasie et le suicide assisté en France car les dérives seraient sans aucun doute inévitables et nombreuses, de la grand-tante piquée en douce au beau milieu de la nuit au jeune homme désespéré qu'une rupture amoureuse et la varicelle ont convaincu d'avaler quelques grammes de barbituriques. A moins d'être devin, d'hypothétiques conséquences peuvent être invoquées mais restent un bien faible argument. Par chance, le collectif promoteur des soins palliatifs Plus digne la vie a publié un bilan des 10 ans de légalisation de l'euthanasie en Belgique qui offre aux Français un aperçu de ce qui pourrait bien leur arriver. Car nos amis du grand Nord ont une civilisation semblable à la nôtre sur le plan des mœurs, à quelques kilos de frites et litres de bière près, et l'euthanasie à la française pourrait bien ressembler à l'euthanasie à la belge.
Des chiffres qui arrivent fort à propos en ces périodes électorales…
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Catégorie : Ethique et tac !, le rendez-vous d'Adélaïde Pouchol
Posté par : Adélaïde Pouchol le 11-04-2012

 

 

 

 

Rien de très catholique là-dedans si ce n'est le logo du site, choisi à dessein pour rappeler le péché originel, celui de la femme qui croqua la pomme. Gleeden est un site de rencontres extraconjugales qui s'est récemment payé le luxe d'une vaste campagne de publicité dans le métro parisien, aussi percutante que choquante.  C'est l'histoire d'un groupe de femmes très discriminées, très victimes des hommes, très peinées des inégalités dont souffrent les femmes et qui ont tapé du poing. Non ! Au nom de l'égalité, du Gender, du féminisme, de la liberté, du plaisir, de tout et de rien, il fallait que l'infidélité cesse d'être l'apanage des hommes.  Le premier « site de rencontres extraconjugales pensé par les femmes » avait vu le jour  en 2009 et revendique aujourd'hui « Déjà 1 216 117 membres, une discrétion totale, 100 % membres réels, une communauté mondiale ». Eve a croqué la pomme, encore une fois.

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Catégorie : Ethique et tac !, le rendez-vous d'Adélaïde Pouchol
Posté par : Adélaïde Pouchol le 04-04-2012

 

                   

 

 
 
Ce sont les mêmes qui se battent contre l'hypersexualisation des enfants, leur exploitation sexuelle et militent pour une éducation sexuelle de ces mêmes bambins dès la naissance et pour la reconnaissance de droits sexuels dès 10 ans. Ils se battent à grands coups de conférences, décrets, communiqués et directives efficaces car nourris des concepts magiques de droit, d'égalité et de développement, surtout s'il est durable. « Ils »… Ce sont la nébuleuse Organisation des Nations Unies (Onu) et toutes ses ramifications, spécialement l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS), la Conférence Internationale sur la Population et le Développement (CIPD), l'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture (Unesco) et l'Association Humanitaire pour la survie et la protection des enfants du monde (Unicef).
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Catégorie : Ethique et tac !, le rendez-vous d'Adélaïde Pouchol
Posté par : Adélaide Pouchol le 28-03-2012

 

 

 

L'histoire – vraie, faut-il le préciser ? – a lieu dans la file d'attente des cabines d'essayage d'une boutique de vêtements. Un jeune garçon, probablement de 15 ou 16 ans, attend comme tout le monde, à côté de sa « copine » qu'il a bien voulu accompagner. Cet univers féminin, ces chiffons et ces froufrous ne l'amusent pas et ça se voit mais il est là, seul représentant de la gent masculine. Une des cabines se libère, en sort une jeune fille de 12 ans, visiblement ravie de ses trouvailles, fort court vêtue, outrageusement maquillée et montée sur plusieurs centimètres de talon. Et le mâle de grommeler, dans un langage tout a fait poétique : « Ben tu m'étonnes qu'avec des gueules de pouffiasses pareilles, ça se fasse violer à 12 ans ». Voilà qui est dit.

 

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Catégorie : Ethique et tac !, le rendez-vous d'Adélaïde Pouchol
Posté par : Adélaide Pouchol le 21-03-2012

 

 

 

 

« Je garantirai l'existence d'un volet handicap dans chaque loi. Et je renforcerai les sanctions en cas de non-respect des 6 % de travailleurs handicapés dans les entreprises, les services publics et les collectivités locales. ».C'est la mesure 32 du programme du candidat socialiste François Hollande qui tient, vaille que vaille, à « lutter contre toutes les discriminations » à grands coups de pourcentage.

 

Cette vaillante mesure prend une saveur toute particulière en cette Journée mondiale de la Trisomie.

 

Car  6 %, comme d'ailleurs 200 % , ce n'est pas une vraie place dans la société. Ce ne sont certainement pas chiffres et menaces de sanctions qui rendront les Français moins handicapés du cœur et de l'intelligence, qui feront valoir l'inaliénable dignité de toute personne, fût-elle atteinte dans son corps ou son intelligence.

 

 

 

 

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