UADF 6 18 mai 2013

Catégorie : Culture de Vie / Contreculture de mort
Posté par : la Rédaction le 24-05-2011

 « C'est comme si on vous arrachait une dent ». Ce propos, les journalistes  de L'Homme Nouveau qui se sont rendues dans des centres du Planning familial l'ont souvent entendu.
Dans une enquête exceptionnelle que l'on pourra lire dans ce nouveau numéro hors-série de L'Homme Nouveau, on découvrira le discours tenu par le Planning familial sur le terrain et les préconisations données aux jeunes femmes enceintes dans des situations difficiles ou de détresse. Cette enquête confirme malheureusement le discours mortifère d'une culture fermée à la vie. C'est pourquoi des pages de réflexions sur la défense de la vie humaine, la question de l'eugénisme ou la vision de l'Église sur le sujet complètent ce hors-série. Enfin, des entretiens de responsables pro-vie et une liste d'adresses de mouvements agissant chacun dans son domaine (accueil, formation, dénonciation, prière, etc.) en faveur de l'enfant à naître permet d'avoir une large vision de cette question fondamentale aujourd'hui.
Encore un numéro sur la vie ? Oui encore ! Tant qu'il y aura 220 000 avortements par an en France (chiffre officiel), il ne peut être question de se taire.

 



Sommaire


Enquête
Pendant six mois, une équipe de L'Homme Nouveau s'est rendue au Planning familial. Choses vues et entendues.
 
Réflexion
Sous la question de l'avortement et de la contraception, se cache une vision déformée de l'homme et de la femme.
Avec : La vie humaine chez les Anciens, par Philippe Kersantin ; Il était une fois l'eugénisme, par Anne-Marie Libert ; Un Évangile pour la vie, par l'abbé Louis-Marie Rineau.


Pratique
Aider, soutenir, encourager, réagir, c'est possible. Les bonnes adresses pour la vie.
ADV : la vie, une priorité sociale ; Mère de Miséricorde : À l'écoute des femmes en difficulté ; TeenSTAR : un corps fait pour aimer ; Laissez-les-Vivre, S.O.S. Futures Mères : Montrer l'avortement dans sa réalité.


Disponible dans notre boutique :
J'ai voulu avorter

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Catégorie : Culture de Vie / Contreculture de mort
Posté par : La Rédaction le 08-12-2010

 NOTE À PROPOS DES DÉCLARATIONS ATTRIBUÉES AU SAINT PÈRE EN CE QUI CONCERNE LE PRÉSERVATIF 


Conférence des Évêques du Kenya

 

 

Nous avons pris connaissance de comptes-rendus récents de déclarations attribuées au Saint Père, faits par des médias locaux et internationaux, qui ont déformé les propos du pape Benoît XVI concernant la morale sexuelle et la lutte contre le virus HIV et le sida.

Tout d'abord nous voudrions dissiper les nuages et rendre clair pour tout le monde et pour les catholiques le point de vue de l'Église en ce qui concerne l'utilisation du préservatif, pour rendre la paix aux âmes et les guider comme il convient.

1. Nous répétons et nous réaffirmons que le point de vue de l'Église catholique en matière d'utilisation du préservatif – que ce soit comme moyen de contraception ou comme moyen d'affronter le grave problème du virus HIV et du sida – n'a pas changé et que [cette utilisation] reste comme toujours inacceptable.

2. Les comptes-rendus des médias ont, de manière incorrecte, cité le pape en sortant ses propos de leur contexte et ils ont banalisé les très délicates questions médicales, morales et pastorales que posent le virus HIV et le sida ainsi que l'accompagnement des personnes infectées ou malades, réduisant la discussion sur les exigences de la morale sexuelle à un simple commentaire sur les préservatifs.

3. Le livre en question, "Lumière du monde. Le pape, l'Église et les signes des temps. Un entretien avec Peter Seewald", est le résultat d'une interview. Il n'a pas été écrit par le pape, même s'il exprime les idées de celui-ci, ses préoccupations et ses souffrances au cours de ces années, ses projets pastoraux et ses espoirs pour l'avenir.

4. Réduire "l'interview tout entière à une phrase sortie de son contexte et de l'ensemble de la pensée du pape Benoît XVI serait une offense à l'intelligence du pape et une manipulation gratuite de ses propos".

5. Le pape n'a pas parlé spécifiquement de l'aspect moral de l'utilisation du préservatif, mais plus généralement "des grandes questions auxquelles est confrontée la théologie moderne, des divers événements politiques qui ont toujours marqué les relations entre les états et enfin des thèmes qui occupent souvent une bonne partie du débat public".

6. Il est important d'expliquer que la moralité des actions humaines dépend toujours des intentions de l'individu. C'est notre manière d'utiliser les choses qui fait qu'une action est mauvaise ou bonne. L'utilisation des préservatifs est inacceptable parce qu'elle est souvent une manifestation extérieure de la mauvaise intention qui est à la base de l'action et une vision déformée de la sexualité.

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Catégorie : Culture de Vie / Contreculture de mort
Posté par : Daniel Hamiche le 26-08-2008

 

On trouvera, si on le désire, tout l’arrière-plan de cette déclaration de l’archevêque de Denver (Colorado) et de son auxiliaire, dans un article détaillé sur mon blogue personnel (http://americatho.over-blog.com) qui, évidemment, n’engage pas celui de L’Homme Nouveau. Des déclarations de Nancy Pelosi, Présidente “catholique” de la Chambre des députés des États-Unis, et donc troisième personnage de l’État, dimanche 24 août, dans le contexte de la Convention nationale du Parti démocrate qui se tient jusqu’à jeudi à Denver, justifient pleinement cette “remise d’équerre” à laquelle se livrent l’archevêque et son nouvel auxiliaire. Il s’agit de rappeler à des responsables politiques de confession catholique que leurs positions politiques ne sont pas en cohérence avec l’enseignement de l’Église, notamment les “questions non négociables” qui touchent à la vie. Il est à noter que l’archevêque Chaput a également critiqué l’incohérence du “catholique” Joe Biden que Barack Obama vient de choisir pour son “ticket”. Tout indique que la campagne présidentielle qui va connaître un nouveau palier, sitôt que les deux candidats principaux et présomptifs seront officiellement désignés par leurs conventions respectives, ne fera pas l’impasse sur les “valeurs” – comme on l’avait peut-être imaginé trop vite voici quelques mois. L’Église catholique a son mot à dire. Elle le dit et elle va le redire grâce à de courageux évêques comme ceux dont on va lire les commentaires.

 

*



Sur la séparation du bon sens et de l’État.
Un éclaircissement pour les fidèles de l’Église du Nord du Colorado

Denver, Colorado, lundi 25 août 2008

Aux catholiques de l’archidiocèse de Denver :

Des responsables politiques catholiques gênés par le débat sur l’avortement ont tendance à adopter une ligne dure en parlant de « séparation entre l’Église et l’État ». Mais leur conception de la séparation semble souvent ne fonctionner qu’à sens unique. En vérité, certaines personnalités politiques semblent assez à l’aise dans un rôle de théologien. Et ceci mérite quelque intérêt, non comme une affaire “politique”, mais comme affaire relevant de la précision et de la justice.

Nancy Pelosi, Présidente de la Chambre des députés, est un femme politique brillante possédant de fortes convictions et bien des talents professionnels. Malheureusement, sa connaissance de l’histoire et de l’enseignement catholiques ne semblent pas en faire partie.

Lors d’un entretien qu’elle a eu avec Meet the Press, le 24 août, on a demandé à la Présidente Pelosi quand commençait la vie humaine. Voici ce qu’elle a répondu :

« Je dirais qu’en tant que catholique fervente, et pratiquante, c’est un problème que j’ai longtemps étudié. Et ce que je sais c’est que, au long des siècles, les docteurs de l’Église n’ont pas été capables de la préciser (…) Saint Augustin parle de trois mois. On n’en sait rien. La question c’est, c’est que cela ne devrait pas avoir d’incidence sur le droit de la femme à choisir. »

Puisque la Présidente Pelosi a, selon ses propres mots, étudié ce problème depuis « longtemps », elle doit très bien connaître un des ouvrages de tout premier plan sur ce sujet du jésuite John Connery : L’avortement. Le développement du point de vue catholique [1] (Loyola, 1977). Voici la manière dont Connery conclut son étude :

« La tradition chrétienne dès ses tout premiers jours révèle une attitude fermement anti-avortement (…) La condamnation de l’avortement ne dépendait pas des – et n’était en aucune façon limitée par – théories relatives à l’instant de l’animation fœtale. Même au cours des nombreux siècles où la pratique pénale et pénitentielle de l’Église était fondée sur une théorie de l’animation retardée, la condamnation de l’avortement n’en a jamais été pour autant affectée. Quoi qu’on ait pu soutenir sur l’instant de l’animation, ou sur le moment où le fœtus devenait un être humain au sens strict du terme, l’avortement dès l’instant de la conception était considéré comme mauvais, et l’instant de l’animation n’a jamais été considéré comme une ligne de partage moral entre avortement permis et avortement interdit ».

Pour le dire avec les mots plus abrupts du grand pasteur luthérien Dietrich Bonhoeffer :

« La destruction de l’embryon dans le sein de sa mère est une violation du droit à la vie que Dieu a offert à cette vie commençante. Soulever la question de savoir si nous avons là déjà affaire ou non à un être humain c’est obscurcir le problème. Le simple fait c’est que Dieu avait assurément l’intention de créer un être humain et que cet être humain commençant à été délibérément privé de sa vie. Et cela ce n’est rien d’autre qu’un meurtre. »

Les catholiques fervents et pratiquants [2] apprendront très vite des annales historiques que dès les temps apostoliques, la tradition chrétienne a incroyablement tenu que l’avortement est un mal grave. N’ayant pas les connaissances médicales modernes, certains, chez les premiers Pères, soutenaient que l’avortement était un homicide ; d’autres qu’il équivalait à un homicide ; et de nombreux clercs ont émis des théories sur le quand et le comment l’enfant non né pouvait être animé et son âme “insufflée”. Mais aucun n’a amoindri le mal exceptionnel que constitue l’avortement en tant qu’agression contre la vie elle-même, et l’Église primitive lia de manière intime l’avortement et l’infanticide. En bref : depuis l’origine la communauté des croyants chrétiens a tenu que l’avortement était toujours et de manière grave un mal.

Bien sûr, nous savons désormais, et avec une certitude biologique, quand exactement la vie humaine commence. Dès lors, les alibis religieux en faveur de l’avortement et du soi-disant “droit au choix” ne sont rien d’autres que des alibis qui rompent radicalement avec la croyance historique chrétienne et catholique.

L’avortement tue un enfant à naître, une vie humaine en développement. C’est toujours un mal grave et le sont aussi les esquives qu’on emploie pour le justifier. Les catholiques qui fabriquent des prétextes pour le justifier – qu’ils soient célèbres ou non – ne font que se duper eux-mêmes et trompent la fidélité des catholiques qui cherchent sincèrement à suivre l’Évangile et à vivre la Foi catholique.

Le devoir de l’Église et des autres communautés religieuses, est d’être un témoin moral. Le devoir de l’État et de ses responsables est d’être au service du bien commun qui est toujours enraciné dans la vérité morale. Comprendre convenablement ce qu’est la “séparation de l’Église et de l’État” n’implique pas d’y voir une séparation entre la foi et la vie politique. Mais, bien sûr, il est toujours important de sa voir ce que notre foi enseigne vraiment.

+ Charles J. Chaput, O.F.M. Cap.
Archevêque de Denver

+ James D. Conley
Évêque auxiliaire de Denver



[1] Titre original en anglais : Abortion : The Developement of the Roman Catholic Perspective (non traduit en français).
[2] Le texte reprend les mots mêmes dont Nancy Pelosi a auto-qualifié son catholicisme…
 


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Catégorie : Culture de Vie / Contreculture de mort
Posté par : Daniel Hamiche le 21-08-2008

Le long texte que l’on va lire en version PDF est de S.É.R. le cardinal James Francis Stafford, cardinal pénitencier majeur de la Pénitencerie apostolique. Il s’agit là d’un témoignage de première main et d’une réflexion d’intérêt sur la “réception” de l’encyclique Humanæ Vitæ de Paul VI dans un diocèse américain, en l’occurrence l’archidiocèse de Baltimore (Maryland), le premier diocèse érigé aux États-Unis, en 1789.

Le cardinal Stafford est né en 1932 à Baltimore et a été ordonné prêtre pour cet archidiocèse en 1957. Il fut nommé successivement évêque auxiliaire de Baltimore en 1976, évêque de Memphis (Tennessee) en 1982,     archevêque de Denver (Colorado) en 1986, puis président du Conseil pontifical pour les laïcs en 1996. Créé cardinal et nommé cardinal pénitencier majeur par Jean-Paul II en 1998, le cardinal Stafford nous livre de précieuses informations sur l’été 1968 et le début de la contestation cléricale du Magistère pontifical.

Ce texte, écrit à la demande de L’Osservatore Romano, a été publié en langue anglaise dans le California Catholic Daily du 29 juin 2008, avec l’autorisation de la Catholic News Agency. Il eut été dommage que le public francophone fût privé de la lecture attentive de cette contribution. C’est pourquoi L’Homme Nouveau en a entrepris la traduction qu’il vous offre aujourd’hui.

 

medias/fichier/1968_Stafford.pdf

 


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Catégorie : Culture de Vie / Contreculture de mort
Posté par : Daniel Hamiche le 19-06-2008

L’excellent blogue catholique américain Rorate Cæli a mis hier un coup de poing sur la table ! Il faut dire que l’événement qu’il raconte dans son éditorial, et qui remonte au tout début de cette année, dépasse l’entendement. Il traite de Catholic Charities, la plus grande organisation charitable privée, car catholique, fondée en 1910 aux États-Unis. Je suis ses compromissions et ses dérives depuis quelques années pour L’Homme Nouveau à qui j’ai déjà donné deux “papiers” sur cette organisation : « Lumières et ombres » (n° 1358 du 10 décembre 2005) et « L’amer dénouement » (n° 1366 du 1er avril 2006). Lisons l’éditorial de Rorate Cæli – ce qui est en gras l’est ainsi dans l’original –, et prions !

« Catholic Charities of Richmond, Inc., une agence du diocèse de Richmond (Virginie), est la première à avoir fait profiter d’un “dispositif contraceptif” à une jeune Guatémaltèque de 16 ans et sans ressources. Puis, selon les autorités fédérales, “des membres [de Catholic Charities] ont signé le formulaire d’accord requis pour qu’une mineure puisse obtenir un avortement, et l’un d’entre eux l’a menée en voiture jusqu’à la clinique d’avortement puis l’a ramenée chez elle” en janvier 2008.
C’est beaucoup plus scandaleux que la crise des abus sexuels sur des mineurs. C’est un meurtre ! Des têtes doivent tomber, et pas seulement celles des employés, mais d’abord celle de l’évêque qui supervise. Il doit démissionner.
De toute évidence, Catholics Charities de Richmond est hors contrôle ; celui qui doit superviser (episcopos en grec) toutes les activités catholiques dans le diocèse de Richmond, est son évêque, Mgr Francis Xavier DiLorenzo. Ce qui s’est passé sous son regard n’est pas qu’un simple “incident”. Ce fut la mort d’un être humain innocent, confié par la divine Providence aux soins d’une agence de l’Église, dont le superviseur était et demeure l’évêque. Il doit démissionner.
Le réseau national des Catholic Charities, Catholic Charities USA, a, à juste titre, désigné l’autorité responsable, Mgr DiLorenzo, remarquant que « [Catholic Charities of Richmond] est juridiquement sous la direction du diocèse de Richmond dont l’évêque appartient à [son] conseil d’administration ». Cet évêque est responsable de cette grande tragédie et de cette mort peccamineuse qui se sont déroulées sous son autorité. Il doit démissionner.
La culture de mort s’est retranchée dans les dispositifs d’assistance de ce diocèse. Une lettre d’excuses à ses frères évêques – une lettre secrète ! – ne saurait suffire. L’évêque est le superviseur d’une organisation meurtrière. Cet évêque est une honte pour l’Église catholique. Il doit démissionner ».

 


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