Le grand AIME de Marie

Rédigé par Clarisse Nicolas, propos recueillis par Odon de Cacqueray le dans Religion

Le grand AIME de Marie

Ils étaient 12 jeunes catholiques, l’année dernière, à avoir parcouru en vélo tout ou partie des 2300 kilomètres reliant les principaux lieux d’apparitions, en France, de la Sainte Vierge au XIXe siècle. Cette année l’aventure continue et Clarisse Nicolas, une des participantes de l’année dernière, a repris le flambeau pour la deuxième édition. Elle a accepté de répondre à nos questions pour nous présenter ce pèlerinage un peu particulier...

 

Comment est né votre projet de pélerinage ?  

A l’origine, Isabelle, qui faisait partie des trois organisateurs originaux, a vu passer il y a cinq ans, une carte de France sur laquelle figurait la lettre M reliant cinq grands lieux d’apparitions de la Sainte Vierge en France : Lourdes, Pontmain, Pellevoisin, La rue du Bac et La Salette. Elle avait dès lors à cœur de relier un jour ces 5 grands sanctuaires sans savoir de quelle façon. Lors des JMJ de Cracovie, Isabelle donc, avec sa sœur Marie et un de leurs amis, Xavier, ont pris très à cœur une des paroles du pape : 

« Le temps qu’aujourd’hui nous vivons n’a pas besoin de jeunes-canapés, mais de jeunes avec des chaussures, mieux encore, chaussant des crampons. Il n’accepte que des joueurs titulaires sur le terrain, il n’y a pas de place pour des réservistes. »

Isabelle s’est dit que c’était le moment ou jamais de réaliser son projet ambitieux, elle en parle donc à Marie et Xavier qui acquiescent et l'aident à démarrer cette aventure.

Pour que ces 2300 kilomètres ne soient pas une ballade en voiture et puissent être réalisés dans un temps raisonnable, ils décident donc de les parcourir en vélo. Nous avons choisi de pédaler pour la France et de faire de chaque rencontre un moment d’évangélisation et de partage. Du 14 juillet au 15 aout 2017, nous avons été cinq à faire le pèlerinage en totalité et sept autres jeunes nous ont accompagné sur différents tronçons. 

 

Cette année c’est vous, Clarisse, qui vous occupez de l’organisation de ce pèlerinage, vous avez-bien sûr comme objectifs les différents lieux d’apparitions, comment se concrétise en-dehors de ces lieux votre démarche de pèlerinage ? 

Nous avons à coeur de prier ensemble tous les jours, que ce soit lors de la prière du matin ou de celle du soir, nous prions le chapelet quotidien et en fonction des églises que nous croiserons sur la route, nous ne nous interdisons pas de nous arrêter pour prendre un temps de prière. 

Pendant ce pèlerinage nous prions pour la France et pour sa conversion, mais nous sommes conscients que cette conversion nationale passe aussi par notre propre conversion, c’est pourquoi je pense que ce pèlerinage est également un cheminement personnel. 

Cette année nous aurons la chance d’avoir des prêtres qui nous accompagneront sur une partie du trajet, deux au moins, peut-être trois, ils viendront une semaine chacun, ce qui nous permettra d’avoir la messe quotidienne et des temps de partages plus riches. 

Dans ces prêtres il y a l’ancien recteur de Pellevoisin, qui y a été pendant neuf ans, il connait d’autant plus les lieux dans lesquels nous allons passer. 

 

Il y a une démarche de pèlerinage mais aussi une dimension sportive indéniable. Comment gérez-vous cette partie ?

Nous faisons quotidiennement entre 40 et 120 kilomètres, c’est donc en effet un aspect important à prendre en compte. Nous adaptons ce nombre en fonction du dénivelé et de l’avancée de notre pèlerinage. Le total de 2300 kilomètres peut faire peur, mais il est tout à fait abordable en un mois. 

Nous ne nous mettons pas un chronomètre à tenir, l’aspect sportif est bien entendu après le pèlerinage et de temps en temps, il faut se mettre à l’école de la patience pour adapter son rythme à celui des autres. 

C’est pour pouvoir rentrer véritablement dans cette démarche de pèlerinage que nous demandons aux participants de faire au minimum une semaine avec nous. 

 

Pour l’intendance, que ce soit pour la nourriture, le toit, les vélos… Comment vous organisez-vous ? 

Les organisateurs ont inscrit l’année dernière le pèlerinage dans une démarche de providence, sans se croiser les bras pour autant. Nous prévoyons donc de dormir chez l’habitant tous les soirs, ou dans des sanctuaires ou des presbytères, et dans un esprit de partage et d’aumône, nous demandons à ceux qui nous hébergent, s’ils en ont la possibilité de nous préparer un repas et le petit-déjeuner. Lorsque ce n’est pas possible, soit que les personnes ne peuvent pas, soit que le lieu ne s’y prête pas, nous prenons le relais, et nous achetons de quoi nous nourrir. 

Pour les vélos, nous demandons à chaque participant de venir avec son propre vélo, en cas de problème nous nous adaptons. Nous prévoyons bien sûr le matériel de base pour les réparations habituelles. 

 

Vous dites sur votre tract avoir un nombre de pèlerins maximum, qu’en est-il ?  

Nous avions prévu de limiter à dix le nombre de participants, mais nous trouvons dommage de dire non à quelqu’un qui ferait la démarche de nous contacter. Nous restons donc ouverts, dans la limite du raisonnable, nous ne dépasserons sûrement pas 15 pèlerins pour ne pas être un poids vis à vis des personnes qui voudront bien nous héberger.

 

Concernant les personnes qui seraient intéressées par votre démarche et qui souhaiteraient vous rejoindre, quelles sont les informations pratiques dont vous voudriez leur faire part ? 

La qualité du vélo joue, il faut qu’il soit en bon état général pour ne pas retarder le groupe. Il faut prévoir des sacoches. Les billets de train pour rejoindre le point de départ sont à la charge du cycliste. 

Nous avons lancé une levée de fond sur Credofunding afin de fiancer notre budget de communication, affiches et flyers que nous distribuerons sur la route.Concernant notre démarche évangélisatrice, partie intégrante du projet, nous avions emmené l’année dernière sept kilos de chapelets, des centaines de médailles, beaucoup de prières pour la France imprimées, des neuvaines à Marie qui défait les noeuds, etc. Nous distribuions largement et nous distribuerons cette année encore, aux personnes que nous croiserons. Par notre appel aux dons, nous souhaitons également financer nos dépenses en nourriture et le coût de certains de nos hébergements, je pense aux sanctuaires souvent assez chers. 

Nous proposons à ceux qui ne peuvent pas péleriner à s’unir à nous par la prière avec notre groupe Hosanna. 

 

Avez-vous une anecdote particulière qui vous a touché l’année dernière ?

Nous avons fait énormément de rencontres l’année dernière, des rencontres touchantes, les gens venaient vers nous par curiosité et nous pouvions avoir de vrais échanges quand nous leur parlions, j’aurais beaucoup d’anecdotes à raconter. Pour n’en raconter qu’une, on a rencontré un  vieux monsieur alors qu’on faisait nos courses, il nous a demandé ce qu’on faisait, lorsqu’on lui a parlé de notre pèlerinage, il nous a raconté son histoire, très difficile, avec sa femme, nous avons senti qu’il nous avait ouvert son coeur. Il nous a dit qu’il n’arrivait pas à pardonner, qu’il ne comprenait pas le pardon. Il nous a demandé d’apprendre à prier, on lui a appris une prière et nous lui avons donné un chapelet. Il a pleuré, il nous a dit qu’il voulait prier et réciter le chapelet jusqu’à réussir à pardonner à sa femme. 

 

Site internet consultable ici

Inscriptions possibles en envoyant un mail à :

legrandaimedemarie@gmail.com

 

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