Les 3 messes

Rédigé par Un moine le dans Religion

Les 3 messes
Dom Guéranger

Le jour de Noël chaque prêtre célèbre trois messes, cas unique avant que Benoît XV ait permis à chaque prêtre de célébrer également trois messes le 2 novembre. Voici comment L’Année Liturgique de Dom Guéranger présente cette coutume liturgique.

« La première messe honore la Naissance de Jésus selon la chair, en pleine nuit à Bethléem. C’est l’heure où, selon le prophète Isaïe, le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu une grande lumière, et où le jour s’est levé sur ceux qui habitaient la région des ombres de la mort. La nuit est profonde : nuit matérielle, par l’absence du soleil ; nuit spirituelle, à cause des péchés des hommes qui dorment dans l’oubli ou la révolte de Dieu. À Bethléem, autour de l’étable, dans la cité, il fait sombre et les hommes qui n’ont pas trouvé de place pour l’Hôte divin, reposent dans une paix grossière ; mais ils ne seront point réveillés par le concert des anges. C’est cette heure qu’a choisie de toute éternité le Père éternel pour envoyer sur terre son Fils qui naît de la Vierge Marie qui enfante sans douleur en gardant sa virginité. C’est ce que commémore la première messe.

L’Office des Laudes est achevé et il est temps d’offrir le second Sacrifice, le Sacrifice de l’aurore. La sainte Église a glorifié, par la première messe, la naissance temporelle du Verbe, selon la chair ; à cette heure, elle honore une seconde naissance du même Fils de Dieu, naissance de grâce et de miséricorde, celle qui s’accomplit dans le cœur du chrétien fidèle et qui comme Marie conserve toutes les merveilles de Dieu en son cœur.

Nous sommes maintenant arrivés au jour béni. Le mystère que l’Église honore dans la troisième messe, est la Naissance éternelle du Fils de Dieu au sein de son Père. Elle a célébré, à minuit, le Dieu-Homme naissant du sein de la Vierge dans l’étable et, à l’aurore, le Divin Enfant prenant naissance dans le cœur des bergers. Il lui reste à contempler la naissance dont la lumière éblouit les regards des anges. L’Église proclame la gloire de cette ineffable génération du Verbe de Dieu Lumière de Lumière et consubstantiel au Père. »    

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