Trump innocent : le « putsch mou » échoue

Rédigé par Armelle Signargout, notre correspondante aux États-Unis le dans International

Trump innocent : le « putsch mou » échoue

Aucune collusion avec la Russie, aucune preuve d’obstruction à la justice : les ennemis de Trump, amers depuis la défaite d’Hillary Clinton il y a deux ans et demi, se retrouvent au tapis. Leur monumentale fumisterie vient de s’écrouler. Il va falloir trouver autre chose…

 

Difficile de trouver un scandale politique plus choquant dans l’histoire des États-Unis. Depuis deux ans, les médias les plus réputés l’affirmaient sans relâche : le gouvernement américain était dirigé au plus haut niveau par une puissance étrangère. Des espions à la solde du Kremlin s’étaient infiltrés à la Maison Blanche. Le Président ? Un traître. La démocratie ? En péril. Des millions d’Américains y ont cru, à ce message terrifiant, répercuté sans arrêt sur CNN par les membres du Parti démocrate et leurs puissants alliés. Mais tout serait bientôt révélé ; le monstrueux conspirateur, honteux et confus, serait promptement destitué. Il fallait seulement attendre que le procureur spécial Robert Mueller, homme irréprochable selon lesdits médias, termine son rapport, entamé en mai 2017. Mais voilà…

Le dimanche 24 mars, lorsque William Barr, le ministre de la Justice, publia en quatre pages les conclusions du fameux rapport – qui en compte, dit-on, près de 400 et sera rendu public à la mi-avril – consternation : pas la moindre preuve ! Donald Trump n’avait pas, finalement, conspiré avec la Russie. Avant de parvenir au terme de cette monumentale imposture, qui a coûté aux contribuables plus de 25 millions de dollars, il a fallu interroger plus de 500 témoins, lancer 2 800 assignations à comparaître, demander l’aide de 13 pays étrangers, mobiliser 40 agents du FBI et 19 avocats. En vain.

« La supercherie russe est morte, enfin ! » Trump, qui entamait trois jours après la révélation de son innocence une victorieuse tournée pré-électorale dans le Michigan, est désormais un homme neuf. Si le scrutin national avait lieu demain et non en novembre 2020, l’opinion unanime est qu’il gagnerait haut la main. « C’est une honte, a-t-il lancé, que notre pays ait eu à subir une telle chasse aux sorcières ». Blanchi par ceux-là même qui souhaitaient le perdre, Trump exulte et fonce en avant. Désormais, ce sera à Lindsey Graham, l’élu républicain de Caroline du Sud qui dirige le comité judiciaire au Sénat, de s’assurer que l’arroseur arrosé – ceux qui ont réellement manigancé illégalement pour couler sa présidence – soit traîné devant la justice. 

Une enquête va commencer au sein du FBI, du département de la Justice et parmi les alliés de l’ex-président Obama. Car avant que Mueller n’entame son rapport, il fallait bien une piste… Qui l’a imaginée ? Qui a financé l’idée ? On parle de surveillances électroniques de Trump durant la campagne de 2016, assorties d’une opération clandestine dont le héros anglais serait un ancien espion (un vrai ?) du nom de Christopher Steele, le tout financé par Hillary Clinton avec l’aval de James Comey, l’ex-directeur du FBI (et ex-communiste) limogé par Trump. Tout cela aura besoin d’être vérifié.

« L’histoire des accusateurs qui ont failli assassiner la présidence de Trump à coups de mensonges doit apparaître au grand jour », insiste Patrick Buchanan, journaliste et ex-candidat à la Maison Blanche. Beaucoup d’Américains sont du même avis : les véritables coupables doivent être dénoncés et punis. Trump, lui, aux commandes de la nation, a d’autres priorités : contenir l’immigration, protéger la vie humaine, réorganiser l’assurance santé, négocier avec la Chine, installer des juges intègres… Les défis ne manquent pas. Comme l’explique Christopher Ferrara, président d’American Catholic Lawyers : « C’est parce que Trump représente notre dernière chance d’éviter l’abîme de la modernité politique post-chrétienne, qu’il n’a cessé depuis le début d’être accablé par toutes sortes d’investigations criminelles. » Ses ennemis fulminent. Ce n’est pas fini.

 

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