L'Hôtel national des Invalides se réveille
et vous raconte son histoire

Rédigé par Odon de Cacqueray le dans Culture

L'Hôtel national des Invalides se réveille <br>et vous raconte son histoire

Cette année encore, L’Hôtel national des Invalides sort de sa torpeur et s’illuminant, il nous raconte son histoire. Une histoire faite d’épopées grandioses. Bien que la construction ne date que du XVIIe, l’histoire dans laquelle nous plonge le grand spectacle de Bruno Seillier : Lutèce 3000 ans d'histoire, La Nuit aux Invalides, débute en -52 avant Jésus Christ lors de la fameuse bataille de Lutèce, perdue par les Gaulois au bénéfice des Romains. Cette bataille se serait déroulée non loin de l’emplacement actuel du monument. C'est ensuite une histoire de France à traver un monument qui nous est contée.

Initié par Louis XVI pour honorer et soigner les blessés, l’Hôtel national fut d’abord un hôpital. Saccagé lors de la Révolution, l’édifice a été remis à l’honneur par Napoléon qui en a fait une nécropole pour ses plus grands soldats, lui-même y repose. S’est greffée plus tard une mission de sauvegarde de la mémoire, lorsque le Musée de l’Armée y a élu son domicile. Enfin, comment oublier que c’est au cœur de ce monument que se dresse cathédrale Saint-Louis des Invalides de l’évêque aux armées.

Pendant 50 minutes, une fois la nuit tombée, les voix magnifiques de Jean Piat, André Dussolier et Céline Duhamel nous content une histoire, celle d’un monument. Le vidéo-mapping géant que nous proposent Bruno Seillier et la société Amaclio nous fait voir un des lieux emblématiques de France, sous un autre jour. Le spectateur n’est pas dupe, ce qui se joue devant ses yeux ne lui est pas extérieur. C’est un morceau de l’histoire de France, de notre histoire. 

Projeté à 180 °, presque 360 °, le spectacle de La Nuit aux Invalides nous fait entrer dans chacun de ses tableaux. Les couleurs chatoyantes se reflètent sur la pierre restaurée dans son teint d’origine. La qualité impressionante des projecteurs est bluffante. La musique nous porte, au gré des grands compositeurs. Tout est au service du beau et élève le spectateur. 

L’émotion est forte, le retour au réel dans la tourmente parisienne est trop contrasté. Il faut un sas pour redescendre doucement et se préparer à rentrer tranquillement dormir. Ce sas est fait par la promenade dans l’église du Dôme, dernier séjour de l’empereur. Là, déambulant au milieu de 1000 chandelles, le spectateur profite, encore un peu de ce lieu d’exception. Si vous êtes de passage à Paris, laissez-vous tenter. À noter cependant que le spectacle est en grande partie similaire à celui qui avait été projeté il y a trois ans. 

Lutèce 3000 ans d’histoire, La Nuit aux Invalides, jusqu’au 30 août, tous les soirs le mercredi, jeudi et vendredi, à 23h. 

 

 

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