La Bonne Nouvelle de l’Eglise sur le Mariage

Rédigé par Louis Henri, suite à un entretien avec l'abbé Michel-Jean Pillet le dans Culture

La Bonne Nouvelle de l’Eglise sur le Mariage

L’Église, en France aujourd’hui, apparaît comme la seule institution à croire encore et toujours au mariage et à le promouvoir comme l’union sacrée d’un homme et d’une femme pour la vie. La fragilisation même du mariage et de la famille a contribué à remettre en valeur la bonne nouvelle, la vision transcendante que l’Église seule est en mesure d’apporter aux époux. Ce petit livret de l'abbé Pillet pourra rejoindre et conforter les convictions de tous ceux et celles qui croient, plus que jamais, au mariage et à son sacrement. Henri Louis l'a interrogé pour en savoir plus.

 

Quelles sont vos intentions en écrivant ce petit livre et à qui voulez-vous vous adresser spécialement ?

A l’évidence, ce modeste livret ne prétend pas être un traité sur le mariage. Et on peut trouver aujourd’hui beaucoup de bons livres sur les fondamentaux de la vie conjugale. 

Mais il me paraît important de rappeler la nouveauté chrétienne du mariage, la bonne nouvelle de l’Eglise sur le mariage, parce qu’aujourd’hui on manque beaucoup de foi et d’espérance à l’égard de ce sacrement. Je rencontre des confrères prêtres plutôt désabusés qui célèbrent des mariages à contrecœur et à reculons, en mettant en avant la fragilité du mariage. Un couple me confiait que, lors de leur rencontre avec le prêtre, celui-ci leur avait surtout parlé… du divorce ! C’est donc important de conforter les convictions de tous ceux et celles qui accompagnent la préparation au mariage. Et aussi d’annoncer cette bonne nouvelle aux couples qui souvent n’ont reçu aucune catéchèse sur ce sacrement mais sont prêts à la recevoir en pressentant confusément la dimension sacrée de leur union. 

 

Que pensez-vous de l’interdépendance entre mariage civil et mariage religieux ?

C’est la première question que je pose au couple qui demande un mariage religieux. Si la salle des mariages ne leur suffit pas pour solenniser leur union, c’est déjà le signe d’une attente plus spirituelle. Et la fragilisation du mariage civil – pour ne pas dire sa dénaturation – a sûrement contribué à revaloriser la démarche à l’église.

 

Il semble bien qu’aujourd’hui les jeunes se marient par conviction ; le mariage en est-il pour autant plus solide ?

On peut faire une double constatation. D’une part, les couples qui se présentent à nous sont moins nombreux mais peut-être plus motivés et plus demandeurs pour une bonne préparation. Mais il y a aussi une grande fragilité de l’engagement. Du fait du climat social, où cette génération n’a pas été formée à construire dans la durée. Du fait aussi de leur propre situation où ils se trouvent déjà souvent en concubinage. Se retrouver ensemble n’est pas forcément un facteur de liberté…

D’où l’importance de la préparation au mariage qui doit être un temps fort, pour prendre du recul et de la hauteur, et pour permettre à l’un et l’autre de se re-choisir mutuellement en toute liberté et connaissance, avec un projet commun bien élucidé.

 

Quels sont donc les accents de votre livre ?

Je reprends l’enseignement du Catéchisme de l’Eglise Catholique sur le sacrement du Mariage, en insistant sur le message fondamental que nous donne, dès l’origine, le poème de la Création dans le livre de la Genèse : ce projet initial du Créateur que Jésus vient confirmer et consacrer dans l’Evangile.

Puis j’insiste sur la dimension sacramentelle du mariage où Dieu a l’initiative : ce ne sont pas les mariés qui font leur show !

Enfin, je « livre » – en toute modestie – mon homélie de mariage à tous ceux et celles qui sont prêts à recevoir cette bonne nouvelle…

Et je termine en évoquant cette étonnante et paradoxale complémentarité et complicité qu’il y a entre le mariage consacré et le célibat consacré !

 

La Bonne Nouvelle de l’Eglise sur le Mariage, Abbé Michel-Jean Pillet, Collection FOCUS, Edition de l’Homme Nouveau, 9€. 

 

 

 

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