Au quotidien-n°25 (Revue de presse du confinement)

Rédigé par la rédaction le dans Politique/Société

Au quotidien-n°25 (Revue de presse du confinement)

Evoquant sur le site de La Revue des Deux Mondes (3 avril), le discours présidentiel du 12 mars dernier, Tsolag Paloyan se livre à un petit exercice de logique pratique :

le président de la République a déclaré que nous « dev[i]ons éviter deux écueils » : le « repli nationaliste » et le « repli individualiste ». Pourtant, l’un et l’autre procédaient, respectivement, du refus et de la sollicitation d’une seule et même notion : celle de la limite. Car c’eut été égoïste que d’appeler au confinement d’un pays, mais égoïste encore de déroger au confinement de chacun. Nationales, les barrières sont un repli à proscrire ; individuelles, elles sont des gestes qui « sauvent des vies, des vies », répétait le Président. Question d’échelle, donc. Évidence sanitaire en-deçà du cadre national, erreur identitaire au-delà. Cela en dépit des règles de l’analogie, qui ne désigne pas une ressemblance de caractères – quoi de commun en effet entre un tracé sur une mappemonde et un mètre de distance autour de mon petit monde…– mais bien une identité de rapports : soit ici l’isolement de A [territoire, groupe, individu infecté] et de B [non-infecté] par l’intermédiaire de C [barrière, collective ou individuelle]. En politique cependant, la taille compte et la disproportion vaut renversement du pour au contre. Qu’on ne nous accuse pas ici de juger injustement un quelconque aveuglement passé avec les lunettes du présent, car c’est bien « en même temps » que ces deux propositions contradictoires ont été énoncées, et admonestées, à l’ensemble des Français, selon le principe orwellien bien connu de double pensée. Sous ses dehors de lapalissade, le sophisme selon lequel « le virus n’a pas de passeport » a donc permis d’enjamber allègrement l’antilogie selon laquelle il se transmet d’individu à individu, mais pas d’un individu d’un pays donné à celui d’un quelconque autre. Évidemment, une « barrière » nationale n’aurait pas fait de miracle. Mais comme les « gestes » du même nom, elle aurait pu contribuer grandement à ralentir la propagation du virus et limiter la saturation des hôpitaux. Dans le cadre d’une crise spécifiquement épidémique, on était en droit d’attendre que la question des frontières fût enfin détachée des idéologies dans le cadre desquels les bretteurs de tous les camps se plaisent à l’inscrire. En la circonstance, le protectionnisme n’aurait peut-être jamais si bien, si simplement, porté son nom.

Si nous sommes « en guerre » pourquoi ces informations de déstabilisation permanentes de l’appareil d’Etat s’interroge Rivarol (22 avril) :

Mystérieux, ce flux d’infor- mations qui ne cessent d’irriter les bons Français. En temps « de guerre » (comme dit l’autre marionnette présidentielle), on avait coutume, auparavant, de mener une politique de censure radicale dans le but de ne pas saper le moral des troupes et des civils. En 1914 les défaitistes étaient neutralisés généralement par l’appareil d’Etat. Aujourd’hui, « en temps de guerre », pour parler encore comme Macron, les radios, même les radios d’Etat, les grands sites, diffusent des informations quotidiennes sur la débilité de certains membres de la maréchaussée, sur Tartempion ou Bitru réprimandés pour une cigarette, sur l’homme faisant 300 km pour dire adieu à son père agonisant mais qui se fait stopper par la police au dernier moment. (…) Il ne faut pas douter de l’existence d’une propagande forte, intelligente, subliminale en partie, et séquencée, calculée sur une période longue, évolutive, mais dont le déploiement progressif est prévu, calculé. Il ne faut pas douter de son existence et de son efficacité sous prétexte que les informations qui fusent partout, à chaque minute, donnent une image catastrophique de l’administration française et de ses institutions. (…) Une brutalité policière imbécile, gratuite, n’éclaboussant pas seulement l’équipe dirigeante en place mais le pouvoir en tant que tel, la verticalité du pouvoir d’une manière générale et ses bras, la police en particulier, qui aujourd’hui, comme nous le disions, est perpétuellement la cible de la diffusion de faits divers qui paraissent aux yeux de tous (aux nôtres également) comme inadmissibles. Répétons-le, comment dans une situation de guerre, des media publics peuvent-ils faire sensation en diffusant tous azimuts des actes policiers qui ressemblent tout simplement à de méchantes provocations ?

Dans une brochure publiée sur le site Réinformation.tv sous le titre Coronavirus, dans la matrice globalitaire, l’auteur ou les auteurs (anonymes) explique(nt) point par point les conséquences de ce virus en mettant en avant une volonté mondialiste :

On a présenté le coronavirus comme l’Apocalypse. Chacun sait qu’en grec apocalypse signifie révélation. Ce petit livre entend révéler, sans fanfare, mais avec des informations précises, ce qui se dessine derrière l’apocalypse annoncée. (…) Le constat des faits d’abord. Les incohérences de la communication sur le coronavirus, le mensonge avéré du gouvernement chinois, le trucage général des données médicales par les grands médias, mènent à conclure sans risque d’erreur que la menace incarnée par le coronavirus chinois a été sciemment et volontairement exagérée. Par une entreprise de propagande et de sidération, une opération psychologique comparable à celles des prétendues « armes de destruction massive » ou des couveuses du Koweït pendant les deux guerres d’Irak.  Cela, avec la collaboration intéressée de certains chefs d’Etat. Un Emmanuel Macron, une Angela Merkel encore plus, dans les choux à la fin de 2019, ont retrouvé des couleurs, les sondages le disent. La peur rapproche les esclaves des maîtres qui la leur inspirent.  Mais la direction de cette opération internationale est supranationale. Ses grands agents visibles sont l’OMS et l’ONU, dont les dirigeants avouent sans retenue leur appétit d’un gouvernement mondial. (…) Aujourd’hui, le Covid-19 est un ennemi commun de l’humanité parfaitement choisi pour la pousser à entrer dans la dernière étape vers le gouvernement mondial.? (…) L’écologiste Inès Leonarduzzi a attribué Ebola, Zika, Marburg etc... à la déforestation massive de l’Afrique. Jane Goodall, l’increvable amie anglaise des primates affirme que « C’est notre mépris pour la nature et notre manque de respect pour les animaux avec lesquels nous devrions partager la planète qui ont causé cette pandémie, qui avait été prédite de longue date ». Et pour cause !  Ici, nous entrons dans une sorte de spiritualité New Age où voisinent le droit imprescriptible du vivant, la mauvaise conscience de l’occidental industrialisé, la conviction que l’homme n’a aucun droit de maîtriser la nature : c’est une sorte de panthéisme encore gentillet, mais radicalement opposé à la Bible et aux enseignements traditionnels de l’Eglise catholique. Cela se comprend : le but de la Révolution mondialiste est la naissance d’un homme nouveau sur une Terre nouvelle. Ce n’est pas un hasard si le confinement a fermé les églises, interdit aux chrétiens de se réunir et fait taire les cloches. L’homme nouveau n’est plus un enfant de Dieu, c’est un enfant de Gaïa.

 

Chaque matin, la rédaction de L'Homme Nouveau vous propose une courte revue de presse, principalement axée sur la réflexion (sans dédaigner l'information pure). Nous ne cherchons pas d'abord à faire du clic, pour nourrir des statistiques et l'auto-satisfaction. Notre démarche est plus simple et repose sur une conviction presque simpliste : « demain se prépare aujourd'hui ». Dans ce sens, depuis des années, L'Homme Nouveau propose un regard différent, loin des clivages faciles dans le but d'offrir les outils conceptuels, les habitus de réflexion pour reconstruire une société humaine et chrétienne. cette Revue de presse ne se contente pas de proposer des informations éphémères, mais vous offre aussi de découvrir des réflexions. Elle est là pour nous inviter à réfléchir. En ce sens, elle ne perd (presque) rien de son actualité. Elle se lit et se relit.

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