Au quotidien-n°43 (Revue de presse du confinement)

Rédigé par la rédaction le dans Politique/Société

Au quotidien-n°43 (Revue de presse du confinement)

Qu’ont-ils gagné ? C'est la question que pose Christine Sourgins sur son blog et dans son « grain de sel » du 4 mai 2020 :

L’empaquetage de l’Arc de Triomphe par Christo est reporté à l’automne 21 : en plein dé-confinement (on l’espère) se mettre à confiner l’Arc eût mal augurer du triomphe sur l’épidémie. Officiellement, l’opération est entièrement autofinancée par Christo grâce à la vente d’études préparatoires, maquettes, lithos etc. Mais le report à une date ultérieure de la Grande expo Christo, prévue au Centre Pompidou, laisse à penser que celle-ci était une forme de contrepartie. (…) Le monde de l’art compte déjà des victimes définitives comme Germano Celant, critique d’art et père fondateur de l’Arte Povera, mort en Italie le 29 avril, à 80 ans, du Covid-19. Et des victimes collatérales : nos évêques, ceux qui chantèrent les louanges de l’AC (Art Contemporain NDLR) le plus transgresseur, comme Mgr Di Falco qui, à Pâques 2009, accueillait au sein de sa cathédrale de Gap, un Christ sur une chaise électrique, la Piéta de Paul Fryer, chouchou de F. Pinault. Ces cigales ecclésiastiques se trouvèrent fort dépourvues quand le temps du Corona fut venu : avoir courtisé César, fait tant de concessions pour être "modernes", ne leur a pas donné le moindre égard ni le droit d’entrouvrir leurs parvis le 11 mai… Vraiment ce Corona va découronner beaucoup d’illusions. »

Valeurs actuelles (7 mai) rapporte que des professionnels du droit appellent la Cour européenne des droits de l’homme à appliquer ses propres règles. Banal ? Oui, sauf que c'est tout un système idéologique qui est l'œuvre :

« Juristes, professionnels du droit, universitaires ou magistrats, nous exprimons notre étonnement et notre inquiétude devant les situations de conflits d’intérêts que révèlent les relations existant entre des juges siégeant à la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) et des ONG actives devant cette même Cour, tels qu’ils apparaissent dans » un rapport de l’ECLJ qui « démontre en effet que 22 des 100 juges ayant siégé depuis 2009 sont d’anciens collaborateurs ou dirigeants de 7 ONG actives à la CEDH. Il prouve que 18 d’entre eux ont siégé, à 88 reprises durant cette période, dans des affaires impliquant l’organisation dont ils avaient été collaborateurs. Les recherches nécessaires pour établir ces faits, qui, à ce jour, n’ont pas été contestés par la Cour, établissent en outre que l’action des ONG auprès de la Cour manque significativement de transparence. » De graves conflits d’intérêt au sein de la CEDH et ses liens avec George Soros ont été récemment mis au jour par l’ECLJ.

Exemple singapourien : du volontariat à l'oligation, c'est la preuve par Singapour. Il est désormais obligatoire d'être tracé rapporte Le Temps (6 mai). Bienvenu dans le meilleur des mondes :

Au début de l’épidémie, Singapour avait mis en place une application de traçage sur la base du volontariat : « De nombreux experts pensaient que les Singapouriens, réputés pour leur discipline, leur acceptation des règles et leur utilisation importante des technologies, allaient utiliser en masse TraceTogether. Il n’en est rien: un peu plus d’un million de personnes la téléchargent, soit environ 20% des 5,6 millions habitants de la cité-Etat. On est loin des 60% espérés » Après cet échec, l’État lance une nouvelle application :« Fini la base volontaire. La cité-Etat annonce une mesure drastique: l’obligation de s’enregistrer lorsque l’on pénètre dans un bâtiment public, via le système SafeEntry. Depuis le 23 avril, les Singapouriens doivent scanner, avec leur smartphone, un code QR lorsqu’ils entrent et qu’ils sortent d’un tel bâtiment. Cette obligation sera étendue aux centres commerciaux et aux entreprises dès le 12 mai. Et le gouvernement veut aussi que les gares et les parcs soient équipés de tels lecteurs de codes QR. »

Covid-19 aidant, les populations refusent de plus en plus l'immigration. C'est le cas en Grèce rapporte Breizh-info (8 mai) :

Les évacuations des camps de migrants surpeuplés des îles de la mer Égée vers la Grèce continentale suscitent de l’hostilité de la part des populations autochtones. Ces dernières ont organisé plusieurs manifestations le 5 mai afin de protester contre ces arrivées de migrants. Dans la région de Pella, située au nord du pays, près de 150 personnes ont empêché 57 migrants de parvenir à l’hôtel où ils devaient être hébergés. (…) Si le confinement mis en place en Grèce n’autorise pas les rassemblements de plus de 10 personnes, les locaux ont donc décidé de passer outre pour faire part de leur colère. (…) Le bus avec à son bord la cinquantaine d’extra-Européens a dû rebrousser chemin et se réorienter vers un autre hôtel dans un autre village de la région.

 

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