L'exposition | De Donatello à Michel Ange, "Le corps et l'âme" au Louvre

Rédigé par Céline Vicq le dans Culture

L'exposition | De Donatello à Michel Ange, ''Le corps et l'âme'' au Louvre
Agostino di Duccio, Sainte Brigitte de Suède recevant la règle de son ordre (1459). New York, Metropolitan Museum, John Stewart Kennedy Fund, 1914 © New York, the Metropolitan Museum of Art.

Le Musée du Louvre avait rouvert ses portes après le premier confinement. À la fin de l’été une exposition d’œuvres du peintre Altdorfer a été installée puis, quelques semaines après, ce fut « Le Corps et l’Âme », superbe présentation montrant des sculptures de la Renaissance italienne allant de Donatello à Michel Ange. Malheureusement les portes du musée furent à nouveau fermées, toujours à cause de la crise sanitaire. Elles devaient rouvrir le 15 décembre, mais cela est de nouveau reporté au 7 janvier 2021, aussi faudra-t-il encore patienter pour aller voir tous ces chefs-d’œuvre.

En Italie, pendant la Renaissance, l’observation des sculptures antiques, grecques et romaines si nombreuses sur le territoire, amène un changement dans le travail du volume et de l’expressivité. Selon les historiens, c’est à Donatello (1386-1466) que l’on doit cette transformation. Aussi l’exposition du Louvre confronte de magnifiques œuvres antiques à des réalisations d’artistes divers, parfois peu connus, influencés par ce grand maître dans la seconde moitié du quattrocento. Un superbe marbre d’Agostino di Duccio (1418-1481), Sainte Brigitte de Suède recevant la règle de son ordre, témoigne de cette influence identifiable sur les drapés ondulants de ces personnages. Ailleurs le spectaculaire foisonnement de corps de guerriers mêlés, sur un sarcophage romain en marbre où l’on reconnaît Achille et Penthésilée, est confronté à un bronze intitulé Bataille de Bertoldo di Giovanni qui enchevêtre ses cavaliers d’une façon similaire…

De superbes anges aux ailes déployées, en terre cuite, d’Andrea del Verrochio (1435-1488) sont donnés à contempler… Des scènes religieuses, des saints, représentés dans une dimension parfois plus théâtrale que mystique sont aussi montrés.

Parmi ces 140 œuvres, en marbre, en bronze, en bois polychromé ou en terre cuite, on découvre quelques peintures et de très beaux dessins. Le parcours s’achève autour des extraordinaires esclaves de Michel Ange, aux corps puissants et sensuels qui manifestent que l’homme est devenu centre du monde à la Renaissance. En est-il plus heureux ? Pas certain ! L’un des esclaves, « enchaîné à ses passions », semble regarder avec douleur vers le Ciel…

Du 16 décembre 2020 au 18 janvier 2021, Musée du Louvre, Rue de Rivoli, 75001 Paris. Hall Napoléon.
Rens. : 01 40 20 53 17. Ouvert tous les jours de 9h à 18h. Fermé le mardi.

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